Publié dans Vidéo Musique

E Più Ti Penso

Publié dans Texte Humour

Ma femme

raymond devos.jpgMa femme est d’une timidité et moi aussi d’ailleurs je suis timide. Ma femme et moi, quand on s’est connu, on était tellement timides tous les deux, qu’on n’osait pas se regarder, maintenant, on ne peut plus se voir.

Remarquez je ne devrais pas dire du mal de ma femme parce que, au fond, on s’aime beaucoup, j’ai toujours peur qu’elle manque de quelque chose.

– Quelquefois, je lui dis : tu n’as besoin de rien ?
– Elle me dit : non, non
– Je lui dis :  tu n’as pas besoin d’argent ?
– Elle me dit : non, non, j’en ai
– Je lui dis : ben alors passe m’en un peu parce que moi j’en ai plus

Nous n’avons pas les mêmes goûts, par exemple, moi je dors la fenêtre ouverte, elle dort la fenêtre fermée. Alors la nuit, je me lève pour ouvrir la fenêtre, elle se lève pour fermer la fenêtre, je me relève pour ouvrir la fenêtre, elle se relève pour fermer la fenêtre, alors, je me relève pour ouvrir la fenêtre, elle comprend que je suis le plus fort.

Elle vient se blottir contre moi, elle ronronne, elle roucoule, alors, je vais fermer la fenêtre pour que les voisins n’entendent pas.
– Quelquefois, elle me dit :  je ne suis pas assez belle pour toi
– Je lui dis :  mais si. Si tu étais plus belle, je me serais déjà lassé. Tandis que là je ne m’y suis pas encore habitué.

Raymond Devos

Publié dans Texte Humour

Affichez-le dans vos waters

toilette

Malgré l’humour et la vertu, il faut ici montrer son cul
Malgré la haine et la fierté, il faut ici se défroquer
Malgré l’amour et la tendresse, il faut ici montrer ses fesses.
Poussez, poussez les constipés, le temps ici n’est pas compté
Venez, venez foules empressées soulager là votre diarrhée
Car en ces lieux souvent chéris même le papier y est fourni.
Soit qu’on y pète, soit qu’on y rote, tout est permis au sein des chiottes
Mais graine de vérole ou de morpion n’oubliez pas d’vous laver l’fion
De ces WC tant usités, préservez donc l’intégrité.
Rendons gloire à nos vespasiennes de faïence ou de porcelaine
Que l’on soit riche ou bien fauché, jamais de classe dans les WC
Pines de smicards ou de richards, venez tous voir mon urinoir
Qu’ils s’appellent chiottes, goguenots, waters,
tout l’monde y pose son derrière

On les dit turcs ou bien tinettes, tout est une question de cuvette
Quand celles-ci se trouvent bouchées, nous voilà tous bien emmerdés.
Entrez, entrez aux cabinets nous raconter vos p’tits secrets
Savoir péter c’est tout un art pour ne pas chier dans son falzar.
Si cet écrit vous semble idiot, torchez-vous-en vite au plus tôt
Si au contraire il peut vous plaire, affichez-le dans vos waters.

Publié dans Texte Poéme, Poésie

Le souffle du verbe

femme bruneAu souffle de l’inspiration qui m’embrase, les mots dansent devant mes yeux. Tu m’apparus au milieu de la phrase dans une robe de voyelles, tu avançais dans mes cieux.

Ton sourire en guillemets, les yeux en parenthèses, tes seins en virgule, tes cheveux d’encre noire, ton corps conjugué dans la genèse d’une poésie remplie d’espoir d’écrire avec le sang de l’esprit, ton verbe qui embellit ma vie.

Ma poésie composée, un collier d’alphabet, des perles de consonnes égrenées au comparatif de ma bien aimée où j’attribue dans le superlatif de sa beauté en accord avec nos deux prénoms possessifs, au verbe présent de l’indicatif et au plus que parfait, aimer.