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La grasse matinée du week-end annule-t-elle le manque de sommeil de la semaine ?

La grasse matinéePour beaucoup d’entre nous, la semaine sert à accumuler de la fatigue et le dimanche à rattraper le sommeil que nous avons perdu.

Cette stratégie est-elle viable ?   Une nouvelle étude suggère que dormir plus durant les week-ends pourrait nous aider à compenser une partie de notre fatigue, mais aurait également des conséquences sur notre santé.

Dormir plus ou dormir mieux ?
Afin de tester l’efficacité de cette stratégie, les chercheurs ont rassemblé 36 participants, divisés en trois groupes. Le premier dormait 9 heures par nuit durant 9 nuits consécutives, tandis que le deuxième n’avait droit qu’à 5 heures. Dans le troisième groupe, les participants ont dormi 5 heures sur 5 nuits, autant qu’ils le souhaitaient lors des 2 suivantes (week-end), puis à nouveau 5 heures pour les 2 dernières nuits.

Durant ces tests, les chercheurs ont monitoré les habitudes alimentaires des sujets et mesuré leur sensibilité à l’insuline, dont la baisse a été corrélée à un manque de sommeil lors de précédentes études. Leurs résultats indiquent qu’un manque de sommeil ou des nuits inégales peuvent rapidement perturber l’organisme et mettre notre santé en danger, soulignant une fois de plus l’importance de dormir en moyenne sept à huit heures par nuit.

Plus de kilos, moins de repos
Le groupe dormant 5 heures par nuit a révélé une tendance accrue à grignoter la nuit, résultant en une prise de poids et une réduction de la sensibilité à l’insuline. Celui ayant eu le droit de se reposer durant le week-end grignotait moins après dîner, mais les mauvaises habitudes réapparaissaient dès la reprise de la semaine. Leur sensibilité à l’insuline pouvait également chuter bien plus que pour les autres groupes, indiquant un plus grand risque de développer du diabète.

« Nos résultats suggèrent que l’habitude répandue de se coucher tard le soir et d’essayer de compenser le week-end n’est pas une stratégie efficace pour notre santé », conclut Kenneth Wright, auteur principal de l’étude. « Il est possible que l’effet yo-yo  change l’heure à laquelle nous mangeons, changer notre rythme circadien pour finalement revenir à un sommeil insuffisant, soit particulièrement perturbant. »

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Le casse-tête du changement d’heure dans l’Union européenne

hotlogeBruxelles voudrait mettre fin au passage de l’heure d’hiver à l’heure d’été et inversement dès 2019. Mais pour beaucoup il faudra plus de temps.

Va-t-on encore changer d’heure en 2019, comme on le fait deux fois par an depuis plus de 40 ans ?   La Commission européenne souhaite mettre fin à cette pratique en 2019.

Pas moins de huit Européens sur dix souhaitent en finir avec le changement d’heure, selon une consultation européenne menée l’été dernier. Cette pratique serait non seulement énergivore, mais aurait aussi des effets sur la santé et la sécurité routière selon Karima Delli, la présidente de la commission Transports au Parlement européen.

« Lorsque nous passons de l’heure d’été à l’heure d’hiver, il y a un pic d’accidentalité de plus de 40% notamment sur les piétons parce qu’il y a moins de luminosité donc les gens font moins attention au volant. » Karima Delli

Mais la perspective de ne plus changer d’heure inquiète l’association internationale du transport aérien, qui organise deux fois par an l’allocation des créneaux horaires pour le décollage et l’atterrissage des avions.

« Il y a une allocation des créneaux horaires très stricte et ces créneaux sont rares. Ce sera vraiment un chaos total. Et puis au début, les passagers vont être dans la confusion totale, il y aura des vols ratés » s’inquiète Monique De Smet, la directrice régionale Europe de l’IATA.

Pour laisser le temps à certains secteurs de s’organiser, les Européens pourraient choisir de mettre fin au changement d’heure seulement en 2021. Verdict d’ici quelques semaines.

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Le combat d’Agnès Buzyn contre la cigarette

Agnès BuzynAprès sa 8ème hausse en deux ans, le prix du paquet de cigarettes frôle désormais les 9 euros. Une étape de plus dans la voie choisie par Agnès Buzyn, qui dès son arrivée au ministère de la Santé a affiché sa fermeté face au tabagisme.

L’objectif se voulait ambitieux mais atteignable. Il y a moins d’un an, le 28 mai 2018 sur RTL, Agnès Buzyn réitérait ce chiffre : « 5 millions de fumeurs en moins » d’ici 2027, soit à l’issue d’un éventuel second quinquennat d’Emmanuel Macron. Simple, mais ferme. Ce vendredi, avec sa 8e hausse en deux ans, le prix du paquet de cigarettes frôle dorénavant les 9 euros. Le résultat d’une volonté de la ministre des Solidarités et de la Santé d’agir avant tout sur le coût.

Entre la ministre, les hostilités ont été ouvertes très tôt. Pour cela, l’intéressée a pu s’appuyer sur l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron : faire passer le prix du paquet de cigarettes à 10 euros. Dès le mois de juin 2017, Agnès Buzyn affirmait dans Le Parisien ne pas être « contre cette hausse ». Dès lors, le bras de fer a pu s’engager.

Agnès Buzyn cible le cinéma français
Quelques mois plus tard, c’est sur Europe 1 qu’Agnès Buzyn annonce une augmentation en six étapes du prix du tabac sur une période de trois ans, afin que le seuil des 10 euros soit atteint en 2020. L’objectif est alors inscrit dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018, deux mois plus tard.

Durant les discussions qui précèdent l’adoption du texte au Parlement, l’ex-patronne de la Haute Autorité de Santé affiche sa fermeté sur le tabagisme. Une phrase de la ministre marque particulièrement les esprits, le 16 novembre 2017 au Sénat. Une sénatrice socialiste exhorte le gouvernement à « aller au-delà du porte-monnaie (…) en s’intéressant notamment aux incitations culturelles à fumer ».

Réponse d’Agnès Buzyn, qui provoque un petit tollé: « Je rejoins totalement ce qu’a dit Madame (…) je ne comprends pas l’importance de la cigarette dans le cinéma français. »

Tollé chez les artistes
Très vite, la ministre de la Santé est accusée de vouloir brider la liberté de création artistique. Dans un tweet, elle assure n’avoir « jamais envisagé ni évoqué l’interdiction de la cigarette au cinéma ».

Il n’empêche que dans sa déclaration à la Haute assemblée, Agnès Buzyn affirmait avoir abordé le sujet avec la ministre de la Culture de l’époque, Françoise Nyssen, ajoutant qu’il y aurait « des mesures » à prendre dans ce domaine.

Au Figaro, un membre de son cabinet précise que « la ministre souhaite prendre des mesures sur le sujet, mais de façon imminente« . Le couac ressemble d’ailleurs au différend qui oppose Agnès Buzyn à son collègue du ministère de l’Agriculture, Didier Guillaume, au sujet du vin.

« Prise de conscience »
Qu’importe, l’essentiel, à ce moment-là, se fait via les augmentations successives des prix, au grand dam des buralistes qu’Emmanuel Macron avait incités, durant la présidentielle, à « diversifier » leurs activités. Début février 2018, le gouvernement dégage 100 millions d’euros pour leur donner un coup de pouce dans ce sens.

Un mois plus tard, le paquet de cigarettes passe à 8 euros. Sur CNews, Agnès Buzyn fait le service après-vente. Elle affirme vouloir provoquer « une prise de conscience de ceux qui fument que ça représente un budget non négligeable ». « À une période où tout le monde a envie d’augmenter son pouvoir d’achat, peut-être que cette somme-là » pourrait être dépensée autrement, ajoute-t-elle.

Un million de fumeurs en moins en un an
Quelques mois plus tard, le ministère de la Santé annonce que le nombre de fumeurs en France a baissé d’un million en l’espace d’un an. Une nouvelle dont Agnès Buzyn s’empresse de se féliciter sur Europe 1 le 1er juin 2018. Et l’ex-cancérologue de promouvoir le recours à la cigarette électronique : « Chacun doit trouver son bon outil de sevrage. Il n’y a pas une recette unique: certains ont besoin de patchs, d’autres de chewing-gums, d’autres s’arrêtent du jour au lendemain, d’autres ont besoin de la cigarette électronique car ils sont attachés au geste ».

« Nous ne connaissons pas très bien la toxicité de la cigarette électronique à long terme, mais c’est clairement moins toxique que le tabac », martèle-t-elle alors. À l’aube du « Mois sans tabac », édition novembre 2018, le constat est établi que le taux de fumeurs est en baisse dans toutes les catégories, sauf celle des femmes de 45 à 64 ans. Un phénomène, là aussi, décrié dans des termes assez forts par Agnès Buzyn, qui souligne à ce moment-là que « les femmes ont souvent peur de grossir si elles arrêtent de fumer ».

Crise des gilets jaunes
Pas à pas, la ministre s’approche de son objectif. Problème : la crise des gilets jaunes rend beaucoup plus compliqué le discours anti-tabac du gouvernement. Toutes les mesures rognant le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires deviennent potentiellement incendiaires. On l’a vu avec l’imbroglio autour de hausses de taxes sur les carburants. Les propos attribués au porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, sur Laurent Wauquiez « candidat des gars qui fument des clopes et roulent au diesel », n’ont pas arrangé les choses.

Conséquence logique, Agnès Buzyn s’est faite beaucoup plus discrète sur le sujet de l’augmentation du prix du tabac. En témoigne le fait que l’arrêté gouvernemental portant la dernière hausse, daté du 30 janvier, n’a été publié au Journal officiel que jeudi. L’annonce ministérielle aurait dû intervenir, théoriquement, dans la foulée de l’arrêté. Comme l’a relevé LCI, le ministère de la Santé a attendu le 27 février pour annoncer une augmentation entrée en vigueur ce 1er mars.

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Pastilla de joues de boeuf et salade d’herbes

pastilla-de-joues-de-boeuf-et-salade-dherbes.jpgIngrédients pour 2 personnes
– 400 g de joues de bœuf
– 1 paquet de feuilles de filo
– 1 gousse d’ail
– 1 oignon
– 1 /2 poivron rouge
– 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
– 1 feuille de laurier
– 1 branche de thym
– 1 cuillère à café de paprika
– 1 boite de 250 g de concassé de tomates
– 1 morceau de sucre roux
– 1 cuillère à soupe bombée de concentré de tomates
– 5 olives noires dénoyautées
– 25 g de beurre demi-sel
– Sel et poivre
Accompagnement
– 1 bouquet de coriandre
– 1 bouquet de cerfeuil
– 1 poignée de feuilles de moutarde
– 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
– 1 cuillère à café de vinaigre balsamique

Préparation
1) Éplucher la gousse d’ail et ôter le germe.
2) Éplucher et émincer l’oignon.
3) Éplucher, épépiner et tailler en petits dés le poivron.
4) Verser l’huile d’olive dans une cocotte et faire dorer les joues avec l’oignon et l’ail.
5) Ajouter le laurier, le thym, le paprika, le concassé de tomates, les dés de poivron et le sucre.
6) Mouiller d’eau et délayer le concentré de tomates.
7) Saler, poivrer et cuire à feu doux pendant 4 heures en ajoutant de l’eau si besoin.
8) Préchauffer le four à 180 °C (th 6).
9) Retirer la viande et l’effilocher à la fourchette.
10) Émincer les olives et les ajouter à la viande.
11) Faire fondre le beurre et graisser au pinceau un moule à manqué. Le tapisser avec trois feuilles de filo. Beurrer. Placer en croix trois autres feuilles. Beurrer à nouveau. Faire de même avec trois dernières feuilles. Farcir avec les joues et rabattre les feuilles pour enfermer la viande. Beurrer une dernière fois et enfourner 30 minutes.
12) Pendant ce temps, laver et sécher les herbes et les feuilles de moutarde.
13) Prélever des pluches de cerfeuil et coriandre.
14) Mélanger le tout et arroser d’un filet d’huile d’olive et de vinaigre balsamique.
15) Dégraisser les joues avant de les cuire pour les effilocher plus rapidement et sans avoir besoin de retirer les parties gélatineuses.

Relaxnews

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Dictionnaires, correcteurs orthographiques : pourquoi l’influence de l’Académie est sur le déclin

Académie est sur le déclinL’Académie française a adopté ce jeudi un rapport sur la féminisation des noms de métiers. Un texte qui arrive tard, après des décennies de critiques, et pose la question du crédit des Immortels face aux évolutions de la société.

Auteure, autoresse, authoresse, autrice ?  Après des décennies à freiner des quatre fers face au vent de la féminisation des noms de métiers, l’Académie française s’est résolue à se pencher sur la question. Ce jeudi, elle a adopté « à une large majorité » un rapport sur la féminisation des noms de métiers et de fonctions qui, s’il ne tranche pas sur les mots à adopter, fait état des différentes manières de féminiser une profession et des incertitudes qui subsistent.

Après plusieurs décennies de critiques et sorties de ces Immortels contre la féminisation des noms de métiers, la prise de parole de l’Académie est marquante. Mais quelle est aujourd’hui son influence ?  Ce rapport va-t-il seulement changer quelque chose ?

« Elle est très précurseure dans l’invention du ‘masculin qui l’emporte' »
L’Académie se garde bien d’imposer une alternative à qui que ce soit. Elle se veut garante du « bon usage » et affirme ne faire qu’inscrire les évolutions naturelles de la langue pour la postérité.

Ce que nuance toutefois Eliane Viennot, professeuse émérite de littérature française : « Il y a toujours deux discours de l’Académie : le discours ‘De toute façon nous on arrive, on est la ‘voiture-balai’, on signale ce qui s’est imposé’, celui qu’on a dans ce rapport ». Puis, poursuit-elle : « L’autre discours qui est complètement contradictoire, c’est ‘Il ne faut pas dire ça, il faut dire ça’, le discours prescriptif ».

L'Académie contre la langue françaiseNotamment, au XVIIe siècle, lorsqu’elle s’est penchée sur les accords. »Elle est très précurseure dans l’invention du ‘masculin qui l’emporte’. Ça date du XVIIe siècle », rappelle à BFMTV.com Eliane Viennot, par ailleurs co-autrice de L’Académie contre la langue française : le dossier « féminisation ».

Plus tard, « ils ont été extrêmement opposés à la féminisation », martèle Bernard Cerquiglini, auteur, entre autres, de Le ministre est enceinte ou La grande querelle de la féminisation des noms. « D’une façon extrêmement hautaine, arrogante », ajoute l’éminent linguiste, qui cite notamment les propos de Maurice Druon.

En 1997, l’écrivain, alors secrétaire perpétuel de l’Académie, déclarait: « Libre à nos amies québécoises, qui n’en sont pas à une naïveté près en ce domaine, de vouloir se dire ‘une auteure’, ‘une professeure’ ou ‘une écrivaine’, on ne voit pas que ces vocables aient une grande chance d’acclimatation en France et dans le monde francophone ».

« Ils défendaient un usage du XIXe siècle »
« Ils défendaient un usage qui était au fond celui du XIXe siècle, l’usage de l’époque où les femmes n’avaient pas accès aux professions éminentes », résume Bernard Cerquiglini à BFMTV.com.

L’administration n’a pas attendu les Immortels pour harmoniser les noms de métiers à la présence des femmes dans leurs rangs. En 1984, dans les traces du Québec, est créée en France une « Commission de terminologie relative au vocabulaire concernant les activités des femmes ». Une première circulaire de Laurent Fabius, alors Premier ministre, est court-circuitée, avant que Lionel Jospin n’en fasse une nouvelle en 1998.

Les dictionnaires d’usage courant comme le Larousse ou le Petit Robert ont intégré les professionnelles dans leurs lignes bien avant que l’Académie ne se décide.

Non, le masculin ne l'emporte pas sur le fémininNéanmoins, le rapport des Immortels reste une étape significative. « Il n’apporte rien, mais pour moi il est important dans le sens où il donne le feu vert. Donc toutes les personnes qui s’accrochaient à l’avis de l’Académie pour pouvoir refuser les évolutions de la langue n’ont plus de rempart », salue Eliane Viennot, par ailleurs autrice de Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin. Petite histoire des résistances de la langue française.

Aujourd’hui, les chartes typographiques des médias et les auto-correcteurs de téléphones ont bien plus d’influence sur la perception et l’acceptation des mots que l’avis d’éminentes figures de la littérature francophone.

« A la prochaine réforme de l’orthographe, c’est facile: on réunit les fabricants de correcteurs orthographiques »
« Un jour, je disais, à la prochaine réforme de l’orthographe, c’est facile : on réunit les fabricants de correcteurs orthographiques, on tombe d’accord avec eux et puis voilà, c’est facile. C’est ça la vraie prescription », plaisante auprès de BFMTV.com Bernard Cerquiglini.

« Les faiseurs et diffuseurs de normes ont une énorme influence », confirme Eliane Viennot. « C’est eux qu’il faut convaincre aujourd’hui et c’est d’ailleurs grâce à eux que depuis dix ans, on entend autrice et que tous les ans il s’impose plus », salue-t-elle.

« Au plan du droit, c’est elle qui décide de l’orthographe »
Qu’est-ce que va changer ce rapport ? « Dans les faits, rien, puisque tout le monde féminise. Mais dans le symbole, tout », affirme Bernard Cerquiglini. « Au plan du droit, les statuts de l’Académie de 1635 sont toujours valables. (…) L’Académie doit donner des règles simples aux Français. Au plan du droit, c’est elle qui décide de l’orthographe », rappelle-t-il.

« Il faut bien dans un pays qu’il y ait une instance qui définisse le bon usage », estime le linguiste. « Et l’homme de la rue a une certaine révérence vis-à-vis d’elle. »  « C’est un symbole qui en ce moment est en train d’évoluer correctement, et on ne peut que s’en réjouir », poursuit-il. « Et Maurice Druon, ce sont ses propres confrères qui sont en train de l’enterrer. »