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Les prix des carburants poursuivent toujours leur hausse

carburantC’était l’étincelle qui avait mis le feu à la révolte des gilets jaunes. Le coût de l’essence et du diesel a encore progressé cette semaine.

Le coût des carburants était l’une des raisons de la colère des gilets jaunes. Leurs prix ont poursuivi leur hausse la semaine dernière, selon des chiffres officiels dévoilés ce lundi.

Les prix des carburants routiers vendus dans les stations-service françaises ont ainsi augmenté. Dans le détail, le gazole, carburant le plus vendu avec près de 80 % des volumes, s’affichait à 1,4597 euro le litre, soit 0,94 centime de plus que la semaine précédente, d’après ces données hebdomadaires publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

L’essence subit la plus forte hausse
La hausse est bien plus significative pour les essences. Le litre d’essence sans plomb 95 (SP95) a augmenté de 1,13 centime, à 1,4699 euro, tandis que celui du sans-plomb 95 contenant jusqu’à 10 % d’éthanol (SP95-E10) a pris 1,12 centime, à 1,4472 euro.

Enfin, le sans-plomb 98 (SP98) s’affichait à 1,5304 euro le litre, contre 1,5193 la semaine précédente.

Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres, comme le cours du baril de pétrole, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et de la demande, ainsi que des taxes.

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L’intégralité de la tribune d’Emmanuel Macron

emmanuel macron« Pour une renaissance européenne », la tribune d’Emmanuel Macron, président de la République.

Citoyens d’Europe,

Si je prends la liberté de m’adresser directement à vous, ce n’est pas seulement au nom de l’histoire et des valeurs qui nous rassemblent. C’est parce qu’il y a urgence.

Dans quelques semaines, les élections européennes seront décisives pour l’avenir de notre continent. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a été aussi nécessaire. Et pourtant, jamais l’Europe n’a été autant en danger.

Le Brexit en est le symbole. Symbole de la crise de l’Europe, qui n’a pas su répondre aux besoins de protection des peuples face aux grands chocs du monde contemporain. Symbole, aussi, du piège européen. Le piège n’est pas l’appartenance à l’Union européenne, ce sont le mensonge et l’irresponsabilité qui peuvent la détruire.

Qui a dit aux Britanniques la vérité sur leur avenir après le Brexit ?  Qui leur a parlé de perdre l’accès au marché européen ?  Qui a évoqué les risques pour la paix en Irlande en revenant à la frontière du passé ?  Le repli nationaliste ne propose rien,  c’est un rejet sans projet. Et ce piège menace toute l’Europe : les exploiteurs de colère, soutenus par les fausses informations, promettent tout et son contraire. Face à ces manipulations, nous devons tenir debout. Fiers et lucides. Dire d’abord ce qu’est l’Europe.

C’est un succès historique : la réconciliation d’un continent dévasté, dans un projet inédit de paix, de prospérité et de liberté. Ne l’oublions jamais. Et ce projet continue à nous protéger aujourd’hui : quel pays peut agir seul face aux stratégies agressives de grandes puissances ?   Qui peut prétendre être souverain, seul, face aux géants du numérique ?   Comment résisterions-nous aux crises du capitalisme financier sans l’euro, qui est une force pour toute l’Union ?

L’Europe, ce sont aussi ces milliers de projets du quotidien qui ont changé le visage de nos territoires, ce lycée rénové, cette route construite, l’accès rapide à Internet qui arrive, enfin. Ce combat est un engagement de chaque jour, car l’Europe comme la paix ne sont jamais acquises.

Au nom de la France, je le mène sans relâche pour faire progresser l’Europe et défendre son modèle. Nous avons montré que ce qu’on nous disait inaccessible, la création d’une défense européenne ou la protection des droits sociaux, était possible. Les nationalistes se trompent quand ils prétendent défendre notre identité dans le retrait de l’Europe. Mais ceux qui ne voudraient rien changer se trompent aussi.

Mais il faut faire plus, plus vite. Car il y a l’autre piège, celui du statu quo et de la résignation. Face aux grands chocs du monde, les citoyens nous disent bien souvent : « Où est l’Europe ?  Que fait l’Europe ?  ». Elle est devenue à leurs yeux un marché sans âme. Or l’Europe n’est pas qu’un marché, elle est un projet. Un marché est utile, mais il ne doit pas faire oublier la nécessité de frontières qui protègent et de valeurs qui unissent.

Les nationalistes se trompent quand ils prétendent défendre notre identité dans le retrait de l’Europe, car c’est la civilisation européenne qui nous réunit, nous libère et nous protège. Mais ceux qui ne voudraient rien changer se trompent aussi, car ils nient les peurs qui traversent nos peuples, les doutes qui minent nos démocraties.

Nous sommes à un moment décisif pour notre continent,  un moment où, collectivement, nous devons réinventer politiquement, culturellement, les formes de notre civilisation dans un monde qui se transforme. C’est le moment de la Renaissance européenne. Aussi, résistant aux tentations du repli et des divisions, je vous propose de bâtir ensemble cette Renaissance autour de trois ambitions : la liberté, la protection et le progrès.

Défendre notre liberté
Le modèle européen repose sur la liberté de l’homme, la diversité des opinions, de la création. Notre liberté première est la liberté démocratique, celle de choisir nos gouvernants là où, à chaque scrutin, des puissances étrangères cherchent à peser sur nos votes.

Je propose que soit créée une Agence européenne de protection des démocraties qui fournira des experts européens à chaque État membre pour protéger son processus électoral contre les cyberattaques et les manipulations. Dans cet esprit d’indépendance, nous devons aussi interdire le financement des partis politiques européens par des puissances étrangères.

Nous devrons bannir d’Internet, par des règles européennes, tous les discours de haine et de violence, car le respect de l’individu est le fondement de notre civilisation de dignité.

Protéger notre continent
Fondée sur la réconciliation interne, l’Union européenne a oublié de regarder les réalités du monde. Or aucune communauté ne crée de sentiment d’appartenance si elle n’a pas des limites qu’elle protège. La frontière, c’est la liberté en sécurité. Nous devons ainsi remettre à plat l’espace Schengen : tous ceux qui veulent y participer doivent remplir des obligations de responsabilité (contrôle rigoureux des frontières) et de solidarité (une même politique d’asile, avec les mêmes règles d’accueil et de refus).

Une police des frontières commune et un office européen de l’asile, des obligations strictes de contrôle, une solidarité européenne à laquelle chaque pays contribue, sous l’autorité d’ un Conseil européen de sécurité intérieure : je crois, face aux migrations, à une Europe qui protège à la fois ses valeurs et ses frontières.

Les mêmes exigences doivent s’appliquer à la défense. D’importants progrès ont été réalisés depuis deux ans, mais nous devons donner un cap clair : un traité de défense et de sécurité devra définir nos obligations indispensables, en lien avec l’OTAN et nos alliés européens : augmentation des dépenses militaires, clause de défense mutuelle rendue opérationnelle, Conseil de sécurité européen associant le Royaume Uni pour préparer nos décisions collectives.

Assumer, dans les industries stratégiques et nos marchés publics, une préférence européenne comme le font nos concurrents américains ou chinois.  Nos frontières doivent aussi assurer une juste concurrence. Quelle puissance au monde accepte de poursuivre ses échanges avec ceux qui ne respectent aucune de ses règles ?  Nous ne pouvons pas subir sans rien dire. Nous devons réformer notre politique de concurrence, refonder notre politique commerciale : sanctionner ou interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles, comme les normes environnementales, la protection des données et le juste paiement de l’impôt et assumer, dans les industries stratégiques et nos marchés publics, une préférence européenne comme le font nos concurrents américains ou chinois.

Retrouver l’esprit de progrès
L’Europe n’est pas une puissance de second rang. L’Europe entière est une avant garde : elle a toujours su définir les normes du progrès. Pour cela, elle doit porter un projet de convergence plus que de concurrence : l’Europe, où a été créée la sécurité sociale, doit instaurer pour chaque travailleur, d’Est en Ouest et du Nord au Sud, un bouclier social lui garantissant la même rémunération sur le même lieu de travail, et un salaire minimum européen, adapté à chaque pays et discuté chaque année collectivement.

Renouer avec le fil du progrès, c’est aussi prendre la tête du combat écologique. L’Union européenne doit fixer son ambition, 0 carbone en 2050, division par deux des pesticides en 2025  et adapter ses politiques à cette exigence : Banque européenne du climat pour financer la transition écologique,  force sanitaire européenne pour renforcer les contrôles de nos aliments,  contre la menace des lobbies, évaluation scientifique indépendante des substances dangereuses pour l’environnement et la santé …

Cet impératif doit guider toute notre action : de la Banque centrale à la Commission européenne, du budget européen au plan d’investissement pour l’Europe ,toutes nos institutions doivent avoir le climat pour mandat. Le progrès et la liberté, c’est pouvoir vivre de son travail : pour créer des emplois, l’Europe doit anticiper. C’est pour cela qu’elle doit non seulement réguler les géants du numérique, en créant une supervision européenne des grandes plateformes (sanction accélérée des atteintes à la concurrence, transparence de leurs algorithmes …), mais aussi financer l’innovation en dotant le nouveau Conseil européen de l’innovation d’un budget comparable à celui des États-Unis, pour prendre la tête des nouvelles ruptures technologiques, comme l’intelligence artificielle.

Une Europe qui se projette dans le monde doit être tournée vers l’Afrique, avec laquelle nous devons nouer un pacte d’avenir. En assumant un destin commun, en soutenant son développement de manière ambitieuse et non défensive : investissement, partenariats universitaires, éducation des jeunes filles …

Liberté, protection, progrès. Nous devons bâtir sur ces piliers une Renaissance européenne. Nous ne pouvons pas laisser les nationalistes sans solution exploiter la colère des peuples. Nous ne pouvons pas être les somnambules d’une Europe amollie. Nous ne pouvons pas rester dans la routine et l’incantation. L’humanisme européen est une exigence d’action.

Mettons en place une Conférence pour l’Europe afin de proposer tous les changements nécessaires à notre projet politique sans tabou, pas même la révision des traités. Partout les citoyens demandent à participer au changement. Alors d’ici la fin de l’année, avec les représentants des institutions européennes et des États, mettons en place une Conférence pour l’Europe afin de proposer tous les changements nécessaires à notre projet politique, sans tabou, pas même la révision des traités.

Cette conférence devra associer des panels de citoyens, auditionner des universitaires, les partenaires sociaux, des représentants religieux et spirituels. Elle définira une feuille de route pour l’UE traduisant en actions concrètes ces grandes priorités. Nous aurons des désaccords, mais vaut-il mieux une Europe figée ou une Europe qui progresse parfois à différents rythmes, en restant ouverte à tous ?  Dans cette Europe, les peuples auront vraiment repris le contrôle de leur destin ; dans cette Europe, le Royaume-Uni, j’en suis sûr, trouvera toute sa place.

Citoyens d’Europe, l’impasse du Brexit est une leçon pour tous. Sortons de ce piège, donnons un sens aux élections à venir et à notre projet. A vous de décider si l’Europe, les valeurs de progrès qu’elle porte, doivent être davantage qu’une parenthèse dans l’histoire. C’est le choix que je vous propose, pour tracer ensemble le chemin d’une Renaissance européenne.

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La famille de Carlos Ghosn saisit les Nations unies

carlos ghosnSelon les proches de l’ancien dirigeant de Renault et Nissan, emprisonné au Japon depuis plus de trois mois, ses « droits fondamentaux » ne sont pas respectés.

La famille de Carlos Ghosn, emprisonné depuis plus de trois mois au Japon, a décidé de saisir les Nations unies, estimant que les « droits fondamentaux » de l’ancien dirigeant de Renault et Nissan n’étaient pas respectés, a annoncé lundi son avocat.

Un lieu de détention « aux règles moyenâgeuses ». « Nous avons pris la décision de saisir les instances de l’ONU chargées de veiller au respect des droits fondamentaux pour tous », a annoncé la famille de l’ex-PDG de Renault, dans un communiqué lu par Me François Zimeray à Paris.

« Voilà plus de 100 jours que Carlos Ghosn est emprisonné au Japon » dans un lieu de détention « aux règles moyenâgeuses », ont dénoncé les proches de l’homme d’affaires dans ce communiqué dévoilé lundi par Me Zimeray, avocat au barreau de Paris. Il a précisé que cette saisine s’effectuait auprès du groupe de travail sur la détention arbitraire (WGAD) de l’organisation internationale.

L’avocat et son associée Jessica Finelle sont les représentants de la femme de Carlos Ghosn, Carole, qui avait dénoncé dans une interview récente à Paris Match les conditions de détention de son mari, les qualifiant de « déplorables, voire inhumaines », et des enfants du patron emprisonné, Caroline, Maya, Nadine et Anthony.

Carlos Ghosn est notamment inculpé pour abus de confiance. Il est inculpé pour avoir minoré ses revenus déclarés aux autorités boursières dans des documents remis par Nissan pour les années 2010 à 2018. L’ancien patron franco-libano-brésilien est en outre inculpé pour abus de confiance, sur des soupçons d’avoir tenté de faire porter à Nissan le fardeau de pertes financières personnelles et d’avoir rétribué, via une filiale du constructeur d’automobiles, un ami saoudien qui s’était porté garant pour le sortir de cette mauvaise passe.

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Affaire Dupont de Ligonnès : La maison du drame a été « bien vendue » à Nantes

Affaire Dupont de LigonnèsCette demeure située dans le centre de Nantes, où ont été retrouvés les cinq corps en avril 2011, a été vendue au prix du marché, soit près de 480 000 €.

« La maison a été bien vendue » , commente un agent immobilier. Huit ans après la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès, ainsi que de toute sa famille, la maison du 55, boulevard Schuman a de nouveau été vendue à Nantes. De source fiscale, cette propriété avait été cédée en 2015 pour un montant de 260 000 €.

Trois ans et demi plus tard, la maison est partie récemment au prix de vente indiquée dans l’annonce publiée en janvier, à savoir plus de 479 000 €. Une impressionnante plus-value de 200 000 € pour ce couple qui avait refait à neuf la totalité des pièces de « la maison de l’horreur » , comme certains la surnommaient.

« Ancienne et fraîchement rénovée »
L’annonce mise en ligne par un agent IAD de Nantes décrivait cette maison de 100 m2 comme étant « ancienne » et fraîchement rénovée « avec goût » , dotée d’un salon, d’un séjour, d’une cheminée, « avec terrasse et jardin » . Située dans un quartier très prisé, l’agence immobilière avait précisé à Ouest-France que, depuis la mise en ligne de cette annonce, les appels étaient nombreux. Au bout du fil, pas de suspense : la professionnelle annonçait immédiatement qui avait vécu dans cette propriété bien située à Nantes.

Ensevelis sous la terrasse
C’est dans cette maison que les corps sans vie d’Agnès Dupont de Ligonnès, 49 ans, et de ses quatre enfants, Benoît : 13 ans,  Anne : 16 ans , Thomas : 18 ans et Arthur : 20 ans avaient été retrouvés, ensevelis sous la terrasse en 2011. Xavier Dupont de Ligonnès est soupçonné d’avoir méthodiquement assassiné sa famille. Lui n’est jamais réapparu. Le mystère demeure : est-il en cavale ou mort ?

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Décès de Luke Perry, l’acteur de la série Beverly Hills

luke perryL’acteur américain, star de la série Beverly Hills dans les années 1990, vient de mourir à l’âge de 52 ans, des suites d’un AVC.

L’acteur américain Luke Perry, connu pour son rôle de Dylan dans la série Beverly Hills, vient de mourir ce lundi, selon les informations de TMZ et de Variety. Il avait été victime d’un accident vasculaire cérébral mercredi. Il était âgé de 52 ans.

Révélé par son rôle du beau ténébreux Dylan McKay, de 1990 à 1995, puis de 1998 à 2000, il avait joué en 1997 dans Le cinquième élément de Luc Besson, mais aussi dans la série L’incroyable Hulk, au côté de Lou Ferrigno. A l’orée des années 2000, on l’a vu dans la série carcérale Oz. Au cours de sa carrière, il est apparu dans de très nombreuses séries télé et téléfilms, d’Esprits criminels à Community  qui n’ont pas tous traversé l’Atlantique. Les plus jeunes téléspectateurs le connaissent pour son rôle de Fred Andrews, le père du héros dans la série Riverdale (depuis 2017).

Un rôle dans le dernier Tarantino
Luke Perry a été hospitalisé, note Variety, le jour même où la Fox a annoncé le vrai-faux reboot de Beverly Hills,  6 épisodes avec les acteurs de l’époque, Jason Priestley, Jennie Garth, Ian Ziering, Gabrielle Carteris, Brian Austin Green, et Tori Spelling. Ils joueront des versions romancées d’eux-mêmes qui veulent relancer Beverly Hills 90210. Ni Luke Perry, ni Shannen Doherty, ne devaient figurer dans ce reboot.

Luke Perry apparaîtra également de façon posthume dans le film de Quentin Tarantino, Il était une fois à Hollywood, en salles le 14 août prochain. L’acteur a deux enfants, une fille, Sophie, et un fils, Jack, lutteur professionnel.

Ian Ziering, qui incarnait Steve Sanders dans Beverly Hills, lui a rendu hommage sur Twitter, évoquant leurs « souvenirs heureux partagés au cours des trente dernières années ».