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Le Vans challenge : le nouveau challenge qui fascine Twitter

van's chalengeVous l’avez sûrement vu sur votre feed Twitter ou Instagram : partout sur Internet, les gens s’amusent à jeter en l’air leur paire de Vans. Mais qu’est-ce donc que ce « Vans challenge » qui affole la Toile ?

Il en faut peu pour faire démarrer un phénomène sur les Internets. En vrai, il suffit parfois d’un tweet, qui aurait somme toute pu passer inaperçu. Pas sûr que cet internaute s’attendait à un tel raz-de-marée en postant une courte vidéo accompagnée du message suivant : « Saviez-vous que peu importe comment vous lancez vos Vans, elles atterriront à l’endroit. »

Sauf que voilà, plus d’un a semblé surpris de l’information, au point de liker en masse, de retweeter à foison et surtout  de tester par eux-mêmes. Il n’aura pas fallu bien longtemps pour voir apparaître sur les réseaux sociaux des milliers de vidéo de Vans balancées dans tous les sens.

Et il faut bien avouer qu’elles ont tout d’hypnotisant, car peu importe comment sont envoyées valdinguer les chaussures, elles finissent (presque toujours, le fail n’est pas impossible) par retomber à l’endroit. Et ainsi est né le « Vans challenge ».

Un mystère résolu
Pourtant, tout cela n’a rien de bien étonnant, si on en croit la science. D’après un professeur de physique interrogé par le magazine Complex, il s’agit simplement d’une affaire de répartition de poids. « Cela est simplement dû à la façon dont le caoutchouc est distribué par rapport au tissu ».

Une explication scientifique qui ne rend pas les vidéos moins drôles à regarder. Pour l’instant, la marque Vans n’a toujours pas communiqué sur le phénomène, qui offre par la même occasion un très joli coup de pub à la mythique marque de baskets.

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Pourquoi aime-t-on écouter les mêmes chansons en boucle ?

music.jpgVous écoutez la même chanson des centaines de fois ? Vous n’êtez pas seul, selon une étude menée à l’université du Michigan, dont les membres de l’échantillon se repassent en moyenne leurs chansons préférées près de 300 fois.

On y apprend que 86% des personnes interrogées écoutent leur titre favori au moins une fois par jour; 43% d’entre elles vont même jusqu’à l’écouter trois à quatre fois dans la même journée; 60% la jouent plusieurs fois d’affilée.

«Il est possible de développer un genre de relation personnelle avec des chansons en particulier, qui fait qu’on peut les aimer longtemps malgré un très grand nombre d’écoutes», analyse l’un des auteurs de l’étude, Frederick Conrad.

Selon le panel, la mélodie, les paroles et le rythme sont les éléments déterminant une lecture à répétition. À noter que lorsque la chanson est associée à un sentiment de bonheur, un rythme soutenu est invariablement mentionné. «Les gens aiment entendre des chansons en boucle car cela les aide à retrouver certaines émotions. Cela peut être la joie, la tristesse, la mélancolie», indique Pablo Ortiz, professeur de composition musicale à l’université de Californie, qui explique qu’à l’écoute d’une chanson, notre cerveau est directement renvoyé aux émotions éprouvées lors de la première écoute.

Le plaisir de la répétition
Selon Elizabeth Margulis, psychologue de la musique et autrice du livre On Repeat: How Music Plays the Mind, 90% de la musique que nous écoutons, nous l’avons déjà entendue. Et ça, c’est à cause de ce que les psychologues appellent le sentiment de familiarité. Lorsque nous écoutons un morceau que nous connaissons déjà, notre cerveau, qui n’a pas à gérer d’éventuels imprévus, se détend et libère des endorphines. Mieux, il anticipe les paroles, le rythme, l’instrumentalisation, ce qui nous donne la sensation de participer activement à la création de la chanson.

Cet appétit pour les boucles musicales, les grands acteurs de l’industrie l’ont bien compris. Ils inondent chaque année le marché de chansons formatées, bien souvent des titres pop, pensés pour une lecture multiple. C’est le cas de nombreux tubes de l’été, de Call me maybe à Despacito : tous, quasiment, répondent à un schéma stratégique qui favorise une addiction de la part de l’auditeur ou de l’auditrice. On appelle cela des vers d’oreille.

Laura Taylor, compositrice, explique que l’instrumentalisation y est volontairement plus développée et plus forte lors des refrains que pendant les couplets, au contraire dépouillés au maximum. À l’arrivée, «une mélodie simple et facile à chanter même quand on ne sait pas chanter». Et qui reste dans la tête toute la journée.

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Les premières fraises françaises sont là avec deux semaines d’avance

fraiseLes records de températures du mois dernier ont fait fleurir bien plus tôt que d’habitude les fraisiers français. Les premières gariguettes arrivent ainsi dans les étals avec une nette avance. Mais à un prix quatre fois plus élevé que celui de la fraise espagnole.

C’est la conséquence d’un mois de février exceptionnellement doux. Les premières fraises françaises arrivent sur les étals avec deux semaines d’avance. Et évidemment, elles sont vendues à prix d’or.

Selon les données recueillies quotidiennement par FranceAgriMer, les producteurs de gariguettes du Roussillon la vendaient ce jeudi matin 10 euros le kilo (hors taxes). Un tarif quatre fois plus élevé que celui de la fraise espagnole importée en ce moment dans l’Hexagone.

Pour le consommateur, les premières fraises françaises sont donc presque un mets de luxe. Alors que la fraise espagnole est vendue en ce moment en grande surface 3 à 4 euros le kilo, la gariguette française -il est vrai bien plus goûteuse- s’achète, au mieux, autour de 3,50 euros la barquette de 250 grammes.

Les robots cueilleurs feront-ils baisser les prix ?
Cette différence de prix persiste d’ailleurs en pleine saison. Mi-mai, la fraise française reste deux à trois fois plus chère que l’espagnole. Et ce grand écart résume le problème de l’agriculture française. Les coûts de production des exploitations françaises sont plus élevés. Notamment pour les fruits et les légumes qui nécessite beaucoup de main d’œuvre.

Les choses pourraient changer avec l’arrivée des premiers robots cueilleurs de fraises. Ces machines ont fait leur apparition il y quelques années. Elles sont très efficaces mais elles coûtent une fortune. Et les premiers à avoir jeté leur dévolu sur ces robots sont les producteurs d’Andalousie qui peuvent plus facilement les rentabiliser dans la mesure où ils produisent des fraises quasiment toute l’année.

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Des prévisions toujours plus pessimistes pour la zone euro

Zone eurosPénalisée par le contexte international, la croissance dans la zone euro devrait fortement ralentir cette année, selon les dernières projections de la BCE et de l’OCDE. Le risque de récession reste en revanche très faible.

C’est de pire en pire. Après l’OCDE mercredi, la Banque centrale européenne (BCE) a, elle aussi, abaissé une nouvelle fois sa prévision de croissance pour la zone euro en 2019. Et la chute est assez vertigineuse. Après avoir prévu 1,8% dans ses projection de septembre puis 1,7% dans celles de décembre, l’institution basée à Francfort ne table désormais plus que sur 1,1% de croissance. L’OCDE est un petit peu plus pessimiste. L’Organisation prévoit 1% contre 1,8% auparavant.

Les indicateurs économiques demeurent à des niveaux faibles, notamment dans la production de biens industriels. La faute à une demande mondiale moins forte, qui réduit les débouchées des entreprises européennes à l’export, et à des problèmes intrinsèques à certains secteurs, notamment l’automobile. L’effet sur l’économie s’avère plus « durable » que prévu, soulignent les banquiers centraux européens. En conséquence, les prévisions pour les années suivantes ont également été revues à la baisse par la BCE : 1,6% de croissance en 2020 et 1,5% en 2021.

La zone euro est surtout pénalisée par l’incertitude pesant sur la confiance des acteurs économiques. Cette incertitude est nourrie par des facteurs géopolitiques, principalement l’issue toujours floue du Brexit, la menace protectionniste avec la guerre commerciale menée par les États-Unis et la vulnérabilités des marchés émergents (Chine, Inde, Brésil, Turquie…).

« La probabilité d’une récession est très faible »
Ces projections économiques sont calculées en fonction de la situation présente. L’équipe de statisticiens et d’économistes de la BCE n’ont pas pris en compte la possibilité que la Chine et les États-Unis, en guerre commerciale, trouvent finalement un compromis, pas plus qu’il n’ont envisagé un report du Brexit ou une sortie du Royaume-Uni sans accord avec l’Union européenne. Les prévisions pourraient donc changer au fur et à mesure que l’horizon s’éclaircit, pour le meilleur ou pour le pire, sur ces dossiers.

Enfin, à ce stade, les risques économiques et financiers ne sont toujours pas revus à la hausse. Autrement dit, « la probabilité d’une récession est très faible », estime le président de la BCE Mario Draghi. La zone euro est pénalisée par son environnement international mais, à l’intérieur les fondamentaux de l’économie (niveau de consommation, conditions financement, …) sont toujours à de bons niveaux.

La BCE invite néanmoins les pays de la zone euro à augmenter d’un cran la mise en œuvre des réformes structurelles, pour continuer à faire baisser le chômage et augmenter la productivité. Des éléments nécessaires pour augmenter la capacité de résistance des pays partageant l’euro, s’ils devaient être confrontés à d’éventuelles turbulences.