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Pourquoi les pompiers sont-ils contraints de se raser la barbe ?

pompierA partir de juin, les pompiers des Pyrénées-Atlantiques n’auront plus le droit de porter la barbe. Une précaution, prise pour des raisons de sécurité, qui est déjà appliquée dans plusieurs départements français.

La barbe est à la mode depuis plusieurs années mais pas la bienvenue chez les pompiers. D’ici quelques semaines, les soldats du feu des Pyrénées-Atlantique seront priés de se raser, a appris BFMTV.com confirmant une information de France Bleu Béarn. Une mesure déjà appliquée par les Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) de l’Oise, dès octobre 2017 de Seine-et-Marne, en mai 2018 et du Rhône. Le Vaucluse prendra le pas à l’été prochain. Loin d’en faire une polémique, cette règle répond à une exigence de sécurité.

Une mesure qui se généralise
La mesure n’est pas nouvelle mais son application s’accélère avant d’être généralisée face au retour du port de la barbe ces dernières années. En cause, le fait que la barbe, notamment fournie, empêche une adhérence parfaite à la peau du masque respiratoire isolant que portent les pompiers lors des interventions.

Or les fabricants le précisent dans leurs recommandations: pour une étanchéité parfaite, et donc pour éviter que des fumées passent sous le masque et soient inhalées, il ne faut aucun obstacle entre le visage et les contours du masque. Outre la barbe, les lunettes sont également bannies.

« Chez les pompiers, ce sont d’abord les fumées qui tuent avant les flammes », rappelle le lieutenant-colonel de la sécurité civile Michaël Bernier.

Arrêté ministériel
Dans le cadre d’une réflexion plus globale sur la mortalité des sapeurs-pompiers menée depuis plusieurs années, la profession s’était interrogée sur les risques liés aux inhalations de fumées. Une étude menée entre 2009 et 2011 n’avait pas pu établir scientifiquement une surmortalité des pompiers.

Mais face aux conclusions livrées par des enquêtes menées dans d’autres pays, l’IGAS, l’Inspection générale des affaires sociales, s’est vue confiée par Beauvau et le ministère de la Santé en 2015 une étude épidémiologique sur les risques liés à la profession et leurs impacts sur la santé des sapeurs-pompiers. Les résultats seront bientôt connus.

Un arrêté du ministère de l’Intérieur datant du 8 avril 2015 sur les tenues, uniformes, équipements, insignes et attributs des sapeurs-pompiers a mis noir sur blanc cette consigne de non-port de la barbe. Tout comme les pompiers doivent avoir une longueur de cheveux « compatible avec le port d’une coiffe », pour des raisons d’hygiène et de sécurité « le rasage est impératif pour la prise de service, dans le cas particulier du port de la barbe ou de la moustache, celles-ci doivent être bien taillées et permettre une efficacité optimale du port des masques de protection ».

Responsabilité des directeurs départementaux
Cette règle est rappelée en novembre 2017 dans une note de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises. Le document s’adresse notamment aux directeurs des SDIS, qui ont pour responsabilité de faire respecter la consigne. Dans le Rhône, des hommes qui ne s’étaient pas rasés ont été renvoyés chez eux, précise à BFMTV.com un pompier. « Il y a beaucoup d’explication, de pédagogie, abonde Michaël Bernier. 95% des pompiers comprennent la mesure. »

« Certains trouvent que c’est intrusif, reconnait Michel Blanckaert, le directeur du SDIS 64. Personnellement je ne suis pas contre le port de la barbe, mais si la consigne répond à une question de sécurité, je suis contre. »

Dans les Pyrénées-Atlantiques, l’application de cette mesure a été réfléchie pour qu’elle s’intègre à un plus large ensemble de précautions, intégré au budget voté récemment. Elles ont été validées à l’unanimité par le CHSCT, le comité hygiène sécurité. Les pompiers du département vont être dotés de tenue de rechange pour se changer sur le terrain.

Outre le rasage de la barbe, l’accent est en effet mis sur la décontamination des tenues, des matériels et des véhicules au retour des opérations pour prévenir l’inhalation des fumées froides. Une autre problématique doit être abordée prochainement: les mesures de protection sur les feux de forêt, là où il est impossible pour les pompiers de porter un masque de protection étanche.

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Facebook condamné à 30.000 euros d’amende par un tribunal parisien

facebookLe tribunal de grande instance de Paris a condamné Facebook à payer 30.000 euros à l’UFC-Que Choisir. L’association de consommateurs jugeait « abusives » des clauses des conditions générales d’utilisation que Facebook s’est engagé à modifier d’ici la fin juin.

Dans son jugement du 9 avril 2019, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris condamne Facebook à payer à l’association UFC-Que Choisir, la somme de 30.000 euros « en réparation du préjudice moral ayant été occasionné à l’intérêt collectif des consommateurs ». L’ensemble des clauses visées, sauf sept, « sont réputées non-écrites en raison de leur caractère abusif ou illicite dans tous les contrats proposés par la société Facebook, y compris ceux qui ne sont plus proposés », ajoute-t-il.

L’UFC-Que Choisir s’est félicitée, sur son site internet, d’une « victoire d’ampleur » face à « 430 clauses jugées abusives et illicites ».  Saisi en 2014 par l’association de défense des consommateurs au sujet de ces clauses abusives, le TGI de Paris avait déjà condamné Twitter et Google à payer 30.000 euros à l’UFC-Que Choisir respectivement en août 2018 et en février.

Les nouvelles conditions d’utilisation dévoilées fin juin
Cette annonce intervient le même jour qu’une communication de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et la répression des fraudes (DGCCRF) selon laquelle la Commission européenne et elle « ont obtenu que Facebook modifie profondément ses conditions d’utilisation ». La DGCCRF précise que le travail qu’elle a mené « fait écho » aux décisions du TGI de Paris.

« Les conditions d’utilisation de Facebook préciseront désormais, dans un langage clair et compréhensible pour les utilisateurs, comment Facebook rémunère ses activités en permettant un ciblage publicitaire basé sur le contenu de leurs profils », explique l’instance. Les nouvelles conditions d’utilisation doivent entrer en vigueur avant fin juin 2019, « selon l’engagement pris par le média social », ajoute la DGCCRF.

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La déclaration d’impôts en ligne est désormais obligatoire : voici comment vous y prendre

déclaration de revenusCe printemps, tous les Français devront déclarer leurs revenus en ligne. Une nouveauté pour des millions de foyers fiscaux.

A partir de ce mercredi 10 avril, près de 40 millions de contribuables vont pouvoir effectuer leur déclaration d’impôts. Pour la première fois, tous devront la faire en ligne.

D’après le ministère de l’Économie et des Finances, 60% des foyers fiscaux sont passés par Internet pour effectuer leur déclaration d’impôts en 2018. Cette année, ce sont donc les 40% restants, soit 15 millions de personnes, qui devront s’y mettre. Voici comment utiliser le site Web officiel des finances publiques pour déclarer vos revenus.

Vous êtes à l’aise avec Internet
Sur le site Impots.gouv.fr, il faut tout d’abord créer un profil, au sein de l’espace “Particulier”. Il abritera par la suite les déclarations effectuées, mais également les avis d’impôts et l’ensemble des documents fiscaux. Pour s’y connecter pour la première fois, trois informations sont indispensables: votre numéro fiscal, votre numéro d’accès en ligne et votre revenu fiscal de référence. Heureusement, ces informations sont a priori rangées dans vos placards.

impot en ligne

Votre numéro fiscal (composé de 13 chiffres) est inscrit sur votre dernier avis d’impôts, au même titre que votre revenu fiscal de référence (logé quant à lui dans la case “Vos références”). Pour trouver votre numéro d’accès en ligne (composé de 7 chiffres), il faut consulter votre dernière déclaration de revenus. Il figure en haut de la première page. Une fois ces données renseignées, il suffira de d’indiquer votre adresse mail et de créer un mot de passe pour accéder à votre espace “Particulier”, où se fait la déclaration en ligne.

De nouvelles simplifications
Notons qu’une fois créé, ce compte permettra également de vous connecter à la plateforme FranceConnect. Il s’agit d’un portail officiel, qui est utilisé pour se connecter au site des impôts, mais qui pourra également être utilisé pour accéder à d’autres services publics en ligne, comme Ameli, le site de l’Assurance Maladie.

Par ailleurs, le gouvernement élargit cette année la “déclaration ultra-simplifiée”, qui ne présente que les zones du formulaire utilisées les années précédentes. Si votre situation fiscale est parfaitement identique à celle de 2018, vous pourrez cette année valider votre déclaration en une seule étape, par le biais de l’application Impot.gouv (disponible sur iOS et Android).

Vous n’êtes pas à l’aise avec Internet
Si vous ne désirez pas effectuer seul(e) votre première déclaration en ligne, il est possible de se faire conseiller dans un centre des finances publiques (voir ci-dessous). Mais d’autres prestataires proposent des solutions à domicile. Ainsi, La Poste commercialise désormais un service à domicile d’aide à la télédéclaration, facturé 29 euros. A ce prix, un agent de La Poste se rendra chez vous, pour vous aider à créer votre compte et effectuer votre déclaration.

Vous n’avez pas de connexion Internet
Bien que la déclaration en ligne soit obligatoire, des dérogations sont envisagées, notamment en cas d’absence de connexion Internet. Il est cependant possible d’effectuer une déclaration en ligne, à condition de se rendre dans un centre des finances publiques en charge des impôts des particuliers, où des postes informatiques sont mis à disposition du public.

Dans le cadre de son programme d’aide à la télédéclaration à domicile (voir plus haut), La Poste précise que son service est également proposé aux clients ne disposant pas de matériel connecté à Internet.

Vous avez fait une erreur
Depuis l’espace “Particulier” du site Impots.gouv.fr, il est possible de modifier sa déclaration, même si celle-ci a déjà été validée. Et ce jusqu’à la date limite de déclaration (différente selon les départements), par le biais de la fonction “corriger ma déclaration en ligne de 2019”.

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Salaire minimum : le grand écart européen

salaireNathalie Loiseau souhaite que les pays européens les plus pauvres augmentent leur salaire minimum. En 2017, le « smic » était six fois plus élevé au Luxembourg qu’en Roumanie selon l’OCDE.

La tête de liste LREM pour les élections européennes, Nathalie Loiseau, souhaite que le salaire minimum augmente dans l’Union Européenne, notamment dans les pays les plus pauvres.

Pour atteindre cet objectif, il faudrait déjà que le principe du salaire minimum soit appliqué dans les 28 États membres. Or ce n’est pas le cas actuellement pour six d’entre eux : Italie, Autriche, Danemark, Finlande, Suède et Chypre. Nous avons donc analysé l’écart entre les pays européens qui en possèdent un.

Selon l’OCDE, dans deux États sur trois, le salaire minimum était inférieur à 850 euros en 2017. Sur la carte ci-dessous, on remarque immédiatement un véritable clivage entre l’Europe du nord-ouest et le reste du continent.

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L’objectif de Nathalie Loiseau n’est cependant pas d’instaurer un Smic commun à tous les pays de l’UE. La tête de liste LREM pour les élections souhaite plutôt que le salaire minimum atteigne au moins la moitié du salaire médian dans tous les États membres. Et sur ce plan, les Français sont champions d’Europe.

Le salaire médian français très inférieur au belge
D’après l’OCDE, le salaire minimum équivalait à 62% du revenu médian national en 2017. Un score bien supérieur à celui affiché par nos voisins allemands (48%) ou belges (47%) mais qui n’est en fait pas très flatteur pour la France car il illustre avant tout la part importante des salariés français qui touchent de bas salaires.

En Belgique, plus de la moitié des salariés gagnent plus de 3276 euros par mois. En France, le salaire médian est seulement de 2396 euros,  un chiffre bien inférieur à nos voisins, mais trois fois plus important que celui des Hongrois (784 €).

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Dans ses données les plus récentes (2017), l’OCDE disposait d’informations sur uniquement 19 des 22 pays de l’UE ayant mis en place un salaire minimum.

Publié dans Texte Recette Cuisine

Goulache à la hongroise

goulache-c3a0-la-hongroise.jpgIngrédients pour 2 personnes
– 1 kg de paleron détaillé en gros cubes
– 83 g d’oignons
– 33 g de beurre
– 167 g de tomates
– 1 gousse d’ail
– 1 bouquet garni
– 1 kg de pommes de terre roseval
– 1 cuillère à soupe de paprika doux
– 83 g de crème fraîche liquide
– 1 citron
– Sel et poivre

Préparation
1) Épluchez l’ail, épluchez et émincez les oignons en rondelles. Pelez et épépinez les tomates.
2) Épluchez et coupez les pommes de terre en deux ou en quatre.
3) Faites fondre 100 g de beurre dans une cocotte et faites revenir la viande et les oignons jusqu’à ce qu’ils colorent légèrement.
4) Saupoudrez alors de paprika et laissez dorer quelques minutes avant d’ajouter les tomates, l’ail, le bouquet garni ficelé, du sel et du poivre.
5) Mouillez avec un peu d’eau à hauteur de la viande et portez à ébullition avant de réduire le feu et de laisser mijoter 2 h.
6) Lorsque la viande a bien mijoté, ajoutez les pommes de terre ainsi que 2 dl d’eau bouillante.
7) Portez de nouveau à ébullition puis baissez le feu et laissez cuire jusqu’à ce que les pommes de terre soient tendres. Avant de servir, ôtez le bouquet garni.
8) Servez la goulache accompagnée d’un bol de crème liquide mélangée avec le jus de citron.