Publié dans Texte Actualité divers

Google de nouveau attaqué pour abus de position dominante

GoogleIdealo, le comparateur de prix du géant Axel Springer, a décidé d’intenter un procès à Google en Allemagne. Il réclame un demi-milliard d’euros de dommages et intérêts au géant américain pour abus de position dominante.

Une autre amende pourrait bientôt s’ajouter à celle de presque 3 milliards d’euros infligée par la Commission européenne à Google. Idealo, le comparateur de prix du groupe internet allemand Axel Springer, vient d’intenter une action en justice contre le géant américain du web. Avec exactement les mêmes griefs que Bruxelles envers Google : l’abus de position dominante.

Idéalo accuse en effet, le groupe américain de favoriser, dans son moteur de recherche, les résultats de son propre comparateur de prix, « Google Shopping ». Ce qui caractérise à ses yeux une violation des lois européennes et allemandes sur la concurrence.

« Depuis 2008, Google a donné un avantage illégal et anticoncurrentiel à son service de comparaison de prix en le plaçant éminemment en tête de ses résultats de recherche et en rétrogradant les offres concurrentes. De plus, le service de comparaison de produits et de prix de Google, en raison de sa faible qualité et de l’absence de contenu propre, n’aurait jusqu’à aujourd’hui légalement aucune possibilité d’obtenir le meilleur classement dans les résultats de recherche par pertinence de Google », écrit Idealo dans son communiqué.

Google et Axel Springer déjà en bisbilles
Le comparateur de prix allemand réclame ainsi un demi-milliard d’euros de dommages et intérêts à Google. Un montant qui pourrait augmenter au cours de la procédure, prévient Idealo qui s’attend par ailleurs « à ce que le différend juridique s’étende sur plusieurs années ».

En 2017, Google a été condamné à 2,74 milliards d’euros d’amende par Bruxelles pour la même raison : la Commission européenne a estimé que le groupe manipulait les résultats de son moteur de recherche pour systématiquement favoriser son service Google Shopping au détriment de la concurrence.

Au total, Google a été mis trois fois à l’amende en Europe pour abus de position dominante. Le géant américain s’est aussi vu réclamer 4,34 milliards pour avoir imposé son moteur de recherche aux smartphone qui utilisent son système d’exploitation mobile, Android, et 1,49 milliard pour les conditions anti-concurrentielles fixées à ses clients à travers sa régie publicitaire, AdSense.

De son côté Axel Springer, le propriétaire d’Idealo, n’en est pas à son premier bras-de-fer avec Google. Déjà en 2014, le géant allemand des médias avait volontairement déréférencé ses titres comme The Welt ou Computerbild, du moteur de recherche américain. Un moyen de dénoncer l’exploitation des contenus photos, extraits et résumé d’article dans « Google Actualités », sans aucune rétribution de ceux qui produisent ces contenus.

Finalement, Axel Springer dont les titres de presse avaient pâti d’une baisse de trafic de 40%, est revenu sur Google. Mais il a intenté avec d’autres médias allemands une action groupée, toujours pour abus de position dominante. L’Allemand a par ailleurs acheté 20% du capital de Qwant, un moteur de recherche français concurrent de Google dont il veut se différencier en restant respectueux de la vie privée de ses utilisateurs.

Publicités
Publié dans Texte Actualité divers

Faut-il dire « le » ou « la » Game Boy?

Game boyL’emblématique console portable de Nintendo fête ses 30 ans. Après trois décennies, le débat sur son “genre” est toujours ouvert.

A en croire un sondage très peu représentatif effectué au sein de la rédaction de BFMTV.com, seule une personne sur vingt-quatre prononce “le Game Boy”. Près de 96% de ce mince échantillon ont donc opté pour “la Game Boy”, accordant le genre féminin à la console de jeu de Nintendo, dont la première version, sortie le 21 avril 1989 au Japon (le 28 septembre 1990 en Europe), fête aujourd’hui ses trente ans.

“Jouez avec le vôtre”
Pourquoi définir l’appareil au féminin? Car il s’agit “d’une console”, répondent la majorité des personnes sollicitées. Mais s’interroger sur le genre de ce produit écoulé à près de 120 millions d’exemplaires, c’est aussi faire un retour en arrière, à une époque où, comme le rappelait Le Monde en 2017, les consoles commençaient à peine à être mentionnées comme telles. Pour les équipes de Nintendo, le choix a en tout cas été différent.

Vous jouez où avec le vôtre ?” s’interroge Nintendo dès la première campagne publicitaire de ce qui est alors baptisé “le” Game Boy, en 1990. Une erreur causée par la précipitation? Absolument pas. Malgré la sortie en rafale de consoles signées Sega puis Sony dans les années 90, Nintendo France campe sur ses positions.

Sur YouTube, plusieurs vidéos permettent de retracer l’histoire publicitaire de la console portable et de ses héritières. Diffusés entre 1990 et 2004, des dizaines de spots télévisés sont recensés. Dans l’immense majorité des cas, la filiale française du fabricant japonais évite le sujet, insistant sur des tournures de phrases telles que “votre Game Boy”. Mais tout au long des années, l’article masculin est prononcé, pour le modèle original comme pour ses successeurs.

Des publicités toujours au masculin
En 1996, une publicité Nintendo est alors fière de présenter “le nouveau Game Boy Pocket », 30% plus compact que la console originale. Quelques années plus tard, c’est bien “le” Game Boy Color” qui fait son arrivée. “Attrape un câble, un copain avec un Game Boy et avec les deux cartouches, tu peux tous les attraper” clame alors une publicité pour l’accessoire Câble Link, et évoquant les Pokémon.

L’histoire se poursuit avec l’arrivée de nouveaux produits. “Il y a un seul moyen de les faire taire : offrez-leur un Game Boy Advance Platine” moque Nintendo en 2001 dans un clip parodiant les boys band de l’époque. “Découvrez Zelda sur l’écran éclairé du Game Boy Advance SP” poursuit la marque en 2003. En réalité, le masculin poursuivra la console jusqu’au bout. En 2005, un nouveau spot publicitaire dédié au jeu Kingdom Hearts : Chain of Memories évoque “un Game Boy Advance SP”.

En 2016, un fan de Nintendo contacte l’entreprise pour en avoir le cœur net. La réponse est limpide. “Il faut dire: UN GAMEBOY. C’est masculin” réplique froidement Nintendo France. Vingt-six ans après la sortie française de l’appareil, la firme ne change toujours pas d’avis. Elle conforte les premières lignes de la notice d’utilisation de 1990, qui remerciait les clients d’avoir choisi “le Game Boy de Nintendo”.

Publié dans Texte Recette Cuisine

Tarte aux poires à la crème de pain d’épices

Tarte aux poires à la crème de pain d’épicesIngrédients pour 2 personnes
– 75 g de pâte brisée à étaler ou prête à l’emploi (230 g)
– 1 poires juteuses mais fermes
– 1 citron
– 1 blanc d’œuf
– 1 cuillère à soupe d’amandes effilées
– 5 g de beurre + 1 noix pour la tourtière
– 1 cuillère à soupe de sucre en poudre
– Crème fine au pain d’épices
– 19 g de beurre mou
– 19 g de sucre en poudre
– 1 jaunes d’œufs
– 1 cuillère à soupe arasée de fécule ou de maïzena
– 13 g de pain d’épices artisanal sans croûte
– 3 cl de crème fleurette

Préparation
1) Préchauffer le four (thermostat 7 – 210°C).
2) Si on utilise une pâte brisée à étaler, beurrer une tourtière et parsemer le fond d’une cuillerée à soupe de sucre en poudre. Abaisser la pâte au rouleau sur 3 millimètres d’épaisseur et en garnir la tourtière. Si on utilise une pâte prête à l’emploi, la mettre dans le moule non beurré avec son papier sulfurisé.
3) Piquer le fond avec les dents d’une fourchette et le badigeonner avec le blanc d’œuf légèrement battu. Laisser sécher pour isoler le fond, puis placer au réfrigérateur jusqu’à utilisation.
4) Mixer le pain d’épices pour le réduire en chapelure. En réserver un peu pour le décor.
5) Préparer la crème au pain d’épices : dans une terrine, travailler, au batteur électrique, le beurre mou en pommade avec le sucre en poudre, puis incorporer les jaunes d’œufs, la fécule, la chapelure de pain d’épices et enfin la crème fleurette.
6) Couper les poires en quatre, les peler, les évider pour éliminer le cœur et les pépins, puis les citronner aussitôt pour les empêcher de noircir.
7) Sortir le fond de tarte du réfrigérateur et y verser la crème de pain d’épices en lissant la surface.
8) Disposer alors les morceaux de poires en rosace, côté bombé vers le haut, en les enfonçant légèrement.
9) Parsemer d’amandes effilées, de petites noisettes de beurre, de la chapelure de pain d’épices réservée et d’un voile de sucre en poudre.
10) Enfourner à mi-hauteur et laisser cuire 10 minutes. Baisser alors le thermostat à 6 (180°C) et poursuivre la cuisson 20 à 25 minutes.
11) Au sortir du four, laisser tiédir avant de démouler avec précaution sur le plat de service.
12) Servir à température ambiante.

Note : on peut parfumer la crème au pain d’épices avec une cuillerée à soupe