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Au premier jour du procès des époux Balkany, leur défense passe à l’offensive

couple balkanyLa première journée du procès Balkany a été marquée par une bataille juridique entre les deux parties.

Après une demande de renvoi rejetée, la défense de Patrick Balkany a demandé au président du tribunal de se dessaisir en mettant en cause son « impartialité objective ».

C’est un procès qui a bien du mal à s’ouvrir tant la tension est palpable. La première journée du procès Balkany a été marquée ce lundi par de vifs échanges entre les différentes parties, et ce dès les premières minutes. Si le public est habitué aux coups de sang de Patrick Balkany, jugé pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale », devant le tribunal, c’est son avocat qui est monté sur le ring, judiciaire.

« Patrick Balkany, ce n’est pas un chien », « il y a une telle volonté de mettre Patrick Balkany au trou ?« , s’est interrogé Me Eric Dupond-Moretti avant de mettre en cause « l’impartialité objective » du président du tribunal, faisant peser un épais silence sur la salle d’audience entièrement pleine. Un procès dont la tenue reste encore en suspens.

Balkany, « pas serein »
Avant même d’aborder le fond de cette affaire qui porte sur 13 millions d’euros qui auraient été dissimulés au fisc par le couple Balkany, la défense du maire de Levallois-Perret, souriant mais parfois tendu, a demandé au président du tribunal, Benjamin Blanchet, de se déporter, c’est-à-dire de se faire remplacer. « Le 15 septembre 2017, vous avez pris une décision qui me permet de discuter de votre impartialité », lance-t-il brutalement au magistrat. Et d’ajouter: « Si vous ne vous déportez pas, je saisirai la première présidente d’une demande de récusation. »

Pour appuyer cette demande, le ténor parisien rappelle que le juge Blanchet a déjà dû traiter d’une affaire de fraude fiscale et de blanchiment de fraude fiscale concernant « un député du sud ». Dans cette décision « qui fonde une peine plancher », « vous avez indiqué que la lutte contre la fraude fiscale est un enjeu de la politique du gouvernement », lance Me Dupond-Moretti qualifiant alors le magistrat de « bras armé du gouvernement », estimant que ce dernier pouvait être mis en cause dans son impartialité. L’avocat est également revenu sur ce jour où le juge avait tenu des « termes militants » lorsqu’il était interrogé sur l’affaire Fillon sur BFMTV.

« Patrick Balkany, qui est député, qui est jugé pour les mêmes faits, n’est pas très serein, excusez-moi de vous le dire », a insisté Me Dupond-Moretti, devant un Patrick Balkany marmonnant à plusieurs reprises des propos inaudibles.

Demande de déportation rejetée
Le vice-procureur qui représente le parquet national de Paris s’est opposé fermement à cette requête, évoquant une « lapalissade » de la défense qui rapporte une affaire « qui n’a rien à voir ». Du côté de l’avocat de l’État, partie civile dans ce dossier, le constat est le même. « Cela fait référence à une affaire qui n’a strictement rien à voir avec l’affaire qui nous occupe aujourd’hui », estime Me Xavier Normand-Bodard. « Je n’entends pas me déporter », tranche alors, d’une voix blanche, le président du tribunal, obligé toutefois de suspendre une nouvelle fois l’audience, tandis que Me Dupond-Moretti met sa menace à exécution: il va déposer une requête de récusation auprès de la première présidente de la cour d’appel de Paris.

Cette ambiance tendue n’est que la conclusion d’une bataille juridique qui avait commencé quelques heures auparavant, avec la demande de renvoi plaidée par l’avocat d’Isabelle Balkany. Dès l’ouverture du procès, Me Pierre-Olivier Sur, sur le terrain de l’émotion, a évoqué l’état de santé d’Isabelle Balkany, absente, toujours hospitalisée dans une unité psychiatrique après sa tentative de suicide le 1er mai dernier. « Malheureusement, et jusqu’à ce matin, nous étions dans le doute et l’espoir qu’elle puisse venir », a indiqué l’avocat.

Isabelle Balkany « pas capable » de venir à son procès
Le certificat médical fourni à la cour précise qu’Isabelle Balkany ne peut « marcher seule » et souffre « d’une paralysie partielle du côté droit ». Dans une courte lettre écrite par la prévenue, et lue par son avocat dans un silence religieux, elle explique ne pas se sentir capable de venir à son procès. Elle parle d’un « choc émotionnel insupportable », d’un « lynchage sur les réseaux ». Son avocat en veut pour preuve les 1.400 mails et 900 SMS que sa cliente a reçu au lendemain de sa tentative de suicide. Des messages pour certains haineux ou antisémites.

« Vous êtes dans la même veine que les Rothschild, vous avez le même sang, sale juive », « Voleuse, escroc, dommage que vous ayez échoué », « J’espère qu’elle est morte », lit laconiquement l’avocat. « Je n’ai pas d’exemple de lynchage médiatique aussi fort dans une affaire financière pénale », insiste l’ancien bâtonnier de Paris. Si le renvoi était rejeté, « j’accepterais d’être jugée en mon absence », a fait savoir Isabelle Balkany, par le biais de son avocat.

Me Dupond-Moretti a lui aussi appuyé cette demande de renvoi, estimant que Patrick Balkany, 71 ans, avait besoin d’être auprès de sa femme. « Ce n’est pas un chien, M. Balkany. Je ne vous demande pas la lune. Dans ces circonstances, c’est difficile. Même pour Patrick Balkany. A tous ces arguments, l’avocat de l’Etat s’est interrogé sur les ambitions réelles de la défense. « Il est clair que M. et Mme Balkany ne veulent pas être jugés rapidement », a raillé Me Normand-Bodard. A cette demande, le président du tribunal a également opposé une fin de non-recevoir.

La suite de ce procès repose désormais sur la décision de la première présidente de la cour d’appel de Paris, qui devra statuer sur la demande de récusation du président du tribunal déposée par l’avocat de Patrick Balkany. La magistrate a le choix, entre laisser se poursuivre les débats en attendant de trancher, ou les suspendre. La défense, elle, n’a pas dit son dernier mot. Me Dupond-Moretti va également déposer une requête en nullité de l’ordonnance et de la citation de renvoi. Les six prochaines semaines pendant lesquelles le procès a été programmé restent incertaines.

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Philippe Martinez seul candidat à sa succession

Philippe MartinezLa centrale, qui a perdu cette année son titre de premier syndicat de France mais reste en tête dans la fonction publique, ouvre son 52e congrès.

Philippe Martinez, candidat à sa réélection, devrait voir son mandat renouvelé à la tête du syndicat en fin de semaine.

Le 52e congrès de la CGT (Confédération générale du travail) démarre ce lundi à Dijon, où sans surprise Philippe Martinez, qui compte maintenir la ligne « contestataire » de la confédération, malgré un bilan mitigé, doit être réélu confortablement en fin de semaine.

« ‘On ne lâche rien’ sera mon mot d’ordre à ce congrès« , a assuré Philippe Martinez, dans une interview au Parisien diffusée à la veille du congrès. Un slogan d’autant plus justifié par le numéro un de la CGT depuis 2015 que « la méthode Macron c’est : je consulte, mais je décide seul », avance-t-il.

Un millier de militants, dépêchés par leurs fédérations et unions départementales respectives, doivent le réélire vendredi, de même que la direction du syndicat. Lors du congrès précédent, en 2016, 95,4% des militants avaient voté pour lui.

La CGT perd du terrain
« Le rôle d’un syndicat est de négocier à tous les niveaux où cela est possible. Et quand la négociation bloque, il faut créer un rapport de force, dans les entreprises ou dans la rue », résume le métallo qui a fêté ses 58 ans le 1er avril dernier. Pourtant, cette méthode a globalement échoué au niveau national : sa confédération est tombée fin 2018 à la deuxième place -derrière la CFDT- et les grèves et manifestations n’ont pas conduit au retrait des réformes décriées (loi travail, ordonnances Macron, réformes de la SNCF ou de la fonction publique).

« Les gilets jaunes ont obtenu plus en six mois que la CGT en 20 ans », tacle un représentant patronal, en référence aux mesures annoncées par Emmanuel Macron pour répondre à la crise, évaluées à 17 milliards d’euros par Bercy. « La CGT signe des accords au niveau des branches et des entreprises mais la ligne confédérale d’opposition systématique a touché ses limites », estime ce responsable.

Philippe Martinez trop mou ?
A l’inverse, des syndicats anarchistes de la CGT estiment que Philippe Martinez n’est pas suffisamment « contestataire ». Les mêmes syndicats (Info’Com-CGT, CGT Goodyear, CGT CHU Lille, CGT Bombardier…), une trentaine sur environ 30.000 que compte la CGT, avaient déjà vivement critiqué la décision du secrétaire général d’arrêter la fronde contre la loi travail à l’automne 2016, après treize journées de mobilisation.

Ils ont décidé de jouer le rôle de poil à gratter dès lundi, en organisant une conférence de presse en fin de matinée, juste en face du palais des congrès de Dijon, lieu de la grand-messe confédérale, pour évoquer leur document d’orientation « alternatif » réclamant une CGT « révolutionnaire », guidée par la « lutte des classes ».

Dans le document d’orientation officiel, plutôt que « luttes », la CGT évoque « l’opposition de classes », entre « ceux qui vivent de leur travail et ceux qui s’enrichissent de l’exploitation des travailleurs au profit du capital ».

Une autre frange de la CGT, également minoritaire, milite, elle, pour une convergence avec les « gilets jaunes ». C’est le cas des puissantes fédérations des industries chimiques, des commerces et services, ou d’unions départementales (Val-de-Marne, Val-d’Oise, Pyrénées-Orientales ou Nord). Le 27 avril, ils ont organisé une manifestation commune à Paris avec des partis politiques de gauche, des « gilets jaunes » et des associations, à laquelle le secrétaire général ne s’était pas associé.

Ce mardi sera une journée test
Depuis le départ, Philippe Martinez est mal à l’aise avec ce mouvement né en novembre. « La majorité, ce sont des citoyens, des retraités mais personne ne peut contester, d’ailleurs on le voit avec les listes aux Européennes, qu’il y a des gilets jaunes qui ne sont pas fréquentables », a-t-il expliqué récemment auprès de l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis).

Le débat cette semaine va aussi porter sur l’appartenance de la CGT à la Confédération européenne des syndicats, que doit présider à partir de fin mai Laurent Berger (CFDT). Des cégétistes « ultra-minoritaires », selon Philippe Martinez, réclament le départ de la CGT de cette confédération et son intégration au sein de la Fédération syndicale mondiale (FSM), classée très à gauche.

Le test pour Philippe Martinez interviendra dès mardi, avec dans la matinée le vote du rapport d’activité des trois années écoulées, puis dès l’après-midi et jusqu’à jeudi, l’étude du document d’orientation, des moments où les militants vont s’exprimer sur la ligne de la CGT.

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La gonorrhée peut être transmise par un simple baiser avec la langue, selon une étude

La gonorrhéeContrairement à l’idée répandue, cette infection ne se transmet pas uniquement lors de rapports sexuels, ont constaté des chercheurs australiens.

Un simple baiser avec la langue peut suffire pour contracter la gonorrhée, ont révélé des chercheurs australiens dans une étude parue le 9 mai 2019 dans la revue Sexually Transmitted Infections. Cette annonce va à l’encontre de l’idée largement répandue, selon laquelle cette infection, aussi connue sous le nom de blennorragie ou « chaude-pisse », se transmet exclusivement lors de rapports sexuels.

Causée par la bactérie Neisseria gonorrhoeae, cette infection sexuellement transmissible peut infecter les organes génitaux, le rectum et la gorge. Les chercheurs australiens ont étudié les questionnaires remplis par 3000 hommes gays ou bisexuels, dont 6% ont été testés positif pour cette infection. Ils ont constaté que les hommes qui ont embrassé un nombre élevé de partenaires, en ayant ou non un rapport sexuel, ont plus de risques de contracter une blennorragie au niveau de la gorge.

Un bain de bouche en prévention
« Ces données remettent en cause les modes de transmission de la gonorrhée connus depuis 100 ans, où le pénis d’un partenaire est considéré comme la source de l’infection de la gorge », a écrit Eric Chow, l’auteur principal de l’étude, dans un courrier électronique au Washington Post.

Cette nouvelle étude pourrait permettre de mieux comprendre la propagation de cette maladie, et donc d’améliorer les moyens de lutte contre sa transmission. Un enjeu capital alors que le nombre d’antibiotiques efficaces pour guérir de cette maladie est de plus en plus réduit, s’inquiète le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis.

« Nous savons qu’il est peu probable que les gens arrêtent de s’embrasser et notre équipe effectue déjà un essai clinique pour déterminer si l’utilisation quotidienne d’un bain de bouche pourrait prévenir la blennorragie. Si cela fonctionne, ce pourrait être une intervention simple et peu coûteuse pour tout le monde », espère Eric Chow, l’auteur de l’étude.

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Décès de la chanteuse et actrice américaine Doris Day

doris dayDoris Day, qui souffrait d’une pneumonie, est morte lundi à son domicile en Californie. Très populaire entre les années 1940 et 1960, elle a toujours incarné à l’écran des femmes saintes et vertueuses.

La chanteuse et actrice américaine Doris Day est morte à l’âge de 97 ans, a annoncé ce lundi sa fondation citée par les médias. Selon sa fondation, consacrée à la défense des animaux, Doris Day, qui souffrait d’une pneumonie, est morte lundi à son domicile en Californie.

Très populaire entre les années 1940 et 1960, elle a toujours incarné à l’écran des femmes saintes et vertueuses. Partageant l’affiche de comédies familiales avec Rock Hudson, elle a travaillé entre 1948 et 1968 avec les plus grands réalisateurs de son temps comme Michael Curtiz et Alfred Hitchcock.

Elle doit au maître du suspense son rôle le plus célèbre : celui de Jo, le rôle émouvant d’une mère dont l’enfant est enlevé par des espions venant du froid dans L’Homme qui en savait trop. Egalement chanteuse, elle y interprète dans une scène restée célèbre le standard Que será, será.

Aux côtés de James Stewart et de Daniel Gélin, Doris Day joue un rôle taillé sur mesure : celui d’une chanteuse célèbre qui interprète « Que sera, sera » à tue-tête pour signaler à son fils que l’heure de la libération est proche. Le morceau, signé Jay Livingston et Ray Evans, décroche l’Oscar de la meilleure chanson originale.

Adorée du public
Des Oscars, Doris Day n’en décrochera pourtant aucun, malgré une quarantaine de films et l’adoration du public. Son côté voisine sympa, joyeuse et sans histoires ne séduira pas la critique cinématographique et elle devra se contenter d’un « Grammy » pour sa carrière de chanteuse, avec 650 titres à son actif. Pour la critique de cinéma Molly Haskell, Doris Day est « l’actrice la plus sous-estimée, la moins bien reconnue qui soit jamais passée par Hollywood ».

Sur le plan personnel, la vie n’aura pas été facile pour Doris Mary Anne Kappelhoff, née le 3 avril 1924 à Cincinnati (nord), dans une famille d’origine allemande. Ses parents divorcent alors qu’elle a 13 ans et Doris se retrouve avec une mère qui la pousse à monter sur scène. Après un grave accident de voiture, elle doit abandonner la danse pour se consacrer au chant.

Sa carrière commence au début des années 1940. Doris Day chante pour le « big band » de Les Brown, avec qui elle interprète Sentimental journey, futur hymne du retour des soldats à la maison après la victoire de 1945. Mais la jeune femme a déjà divorcé d’un premier mari, violent, mettant fin au premier de quatre mariages dont aucun ne durera.

En 1948, elle tourne son premier film, Romance à Rio, qui sera suivi d’autres succès comme La Blonde du Far-West (1953), Les Pièges de la Passion (1955) ou Ne mangez pas les marguerites (1960).

Star du vaudeville
Doris Day brille surtout dans le vaudeville, un genre qui culmine en 1959 avec Confidences sur l’oreiller, où elle tourne aux côtés de Cary Grant et Rock Hudson. Le film est le seul qui lui vaudra une sélection aux Oscars. Le jour de ses 29 ans, elle épouse Martin Melcher, qui deviendra son imprésario. Mais lorsqu’il meurt en 1968, elle découvre qu’il l’a criblée de dettes.

La star obtient 22 millions de dollars de dédommagement d’un homme d’affaires embauché par Melcher pour gérer sa fortune. Elle garde de ce second mari son seul enfant, Terry Melcher, qui mourra d’un cancer en 2004. Tout au long de sa carrière, Doris Day s’efforce de défendre son image d’Américaine propre sur elle, refusant en 1967 le rôle de Mme Robinson dans Le Lauréat, qu’elle juge osé.

« J’aime être gaie. J’aime m’amuser sur un tournage. J’aime porter de beaux vêtements et être belle. J’aime sourire et que les gens rient. C’est tout ce que je veux », résume-t-elle lors d’une interview.

Depuis qu’elle ne tournait plus, Doris Day était devenue une amie des animaux, qu’elle accueillait dans son hôtel de Carmel, en Californie. En 2004, le président George W. Bush lui a remis la « médaille de la Liberté », la plus haute récompense civile américaine, pour avoir « ravi les cœurs des Américains tout en enrichissant notre culture ».

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Affaire Vincent Lambert : le médecin annonce l’arrêt des traitements la semaine du 20 mai

affaire vincent lambertVincent Lambert 42 ans, est dans un état végétatif depuis septembre 2008 suite à un accident de la route.

Le médecin traitant de Vincent Lambert a annoncé à la famille l’interruption des traitements de cet homme tétraplégique en état végétatif depuis plus de dix ans et dont le cas est devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France, ont annoncé samedi à l’AFP les avocats des parents.

« Le docteur Sanchez du CHU de Reims vient d’annoncer », vendredi, « à la famille de Vincent Lambert qu’il mettrait sa décision du 9 avril 2018 à exécution la semaine du 20 mai 2019, sans autre précision », ont indiqué les avocats Jean Paillot et Jérôme Triomphe dans un communiqué transmis à l’AFP.

Arrêt des traitements et de la sédation
Le 24 avril, le Conseil d’État a conclu qu’étaient « réunies les différentes conditions pour que la décision d’arrêter la nutrition et l’hydratation artificielles de Vincent Lambert puisse être mise en œuvre », a écrit le Dr Sanchez dans un courrier adressé à la famille Lambert et dont l’AFP a obtenu copie.

« Je vous informe que l’arrêt des traitements et la sédation profonde et continue évoquée lors de la procédure collégiale seront initiés au cours de la semaine du 20 mai », a-t-il ajouté.

Feuilleton judiciaire
Suite à la décision du Conseil d’État, les parents de Vincent Lambert avaient déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) et le Comité international de protection des droits des personnes handicapées de l’ONU (CIDPH).

La CEDH a rejeté cette requête, mais le CIDPH a demandé à la France de suspendre toute décision d’arrêt des soins de Vincent Lambert, dans l’attente d’une instruction sur le fond. La ministre de la Santé Agnès Buzyn a souligné que la France n’était « pas tenue » de respecter cette demande.

Un accident de la route en 2008
« Il n’y a aucune urgence médicale à arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert et rien ne justifie une violation aussi éhontée du droit international et des mesures provisoires réclamées par l’ONU », affirment les avocats des parents.

Depuis septembre 2008 et un accident de la route, Vincent Lambert, 42 ans, est dans un « état végétatif chronique irréversible ». Alité, il ne peut s’exprimer ni bouger et est nourri artificiellement.