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Facebook investit dans la blockchain à Genève

Facebook investit dans la blockchain à GenèveFacebook installe à Genève une société spécialisée dans la blockchain. Son projet : développer la crypto-monnaie du réseau social.

Top départ pour la crypto-monnaie de Facebook. Le réseau social a créé une société spécialisée dans les règlements financiers associés à la blockchain, selon HandelsZeitung, le principal journal financier en Suisse,

Site à Genève et baptisée Libra Networks, la société existe depuis le début du mois de mai. Le recrutement d’une dizaine de postes, avec des profils d’ingénieurs, est d’ores et déjà lancé.

Sa création fait écho aux révélation du New York Times sur un projet de création d’un Facebook Coin, une crypto-monnaie qui pourrait être exploitée par les applications du réseau social (WhatsApp, Facebook, Instagram).  Le projet (qui porte le nom de code … Libra) est piloté par David Marcus, ex patron PayPal qui dirige l’activité Blockchain de Facebook.

Libra Networks va développer le Facebook coin
Pour limiter les variations importantes de la valeur de sa crypto-monnaie, Facebook compter l’adosser aux monnaies traditionnelles.

En plus des paiements et échanges de fonds entre utilisateurs, cette monnaie virtuelle pourrait aussi servir à rémunérer les utilisateurs de Facebook pour leurs interactions avec des contenus publiés par la régie du réseau social.

Le projet devait aboutir à l’été 2019.
Les status déposés au registre du commerce de Genève mentionnent que Libra Networks peut créer des succursales et filiales en Suisse et à l’étranger. Son objet est « la prestation de services dans les domaines de la finance et de la technologie, ainsi que le développement et la production de logiciels et d’infrastructure (….) notamment en lien avec l’opération de paiements, l’analyse de données, le big data, la blockchain et d’autres technologies ».

Selon Le Temps, Libra Networks est hébergée dans un espace de co-working au centre de Genève et dirigée par la présidente de Facebook Switzerland qui commercialise la publicité pour l’audience suisse.

Le quotidien helvétique précise que deux cadres du cabinet d’audit et de conseils financiers BDO, qui héberge l’activité de Facebook en Suisse, sont gérants de Libra Networks.

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Comment faire votre procuration si vous ne pouvez pas aller voter ?

carte electoralLes électeurs sont appelés aux urnes dimanche 26 mai, afin d’élire leurs représentants au sein du Parlement européen. Mais pour les absents, il est toujours possible d’effectuer une procuration.

Vous prévoyez de vous absenter le dimanche 26 mai prochain, jour des élections européennes ?  Quelle que soit la raison de votre absence ce jour-là, sachez qu’il vous sera tout de même possible de voter grâce au vote par procuration.

Il vous suffit de choisir un mandataire de confiance pour voter à votre place et de vous rendre dans un commissariat, une gendarmerie ou un tribunal d’instance de votre domicile ou lieu de travail.

Une fois sur place, il faut présenter une pièce d’identité, un passeport, ou un permis de conduire, ainsi que le formulaire de procuration à remplir en ligne et à télécharger sur le site internet de Service-Public.fr.

Le jour du vote, la personne que vous avez choisie pour effectuer la procuration se présente avec sa pièce d’identité dans votre bureau de vote pour voter à votre place.

Jusqu’à quand est-il possible de faire une procuration ?
Il est en principe possible d’établir une procuration « à tout moment et jusqu’au jour du vote », indique le site Service-public. Mais en pratique, « le mandataire risque de ne pas pouvoir voter si la mairie ne l’a pas reçue à temps ». Il faut donc compter plusieurs jours entre le moment où vous faites la procuration et le jour du vote.

La procuration est établie pour une seule et même élection. Le mandant peut toutefois l’établir pour une durée déterminée: le mandant indique la date du scrutin et précise si la procuration concerne le premier tour, le deuxième tour ou les deux tours. Il est possible de choisir le même mandataire pour les 2 tours de l’élection ou bien un mandataire différent pour chaque tour. Pour les européennes, le scrutin se limite à un tour.

Possible de résilier sa procuration
Et si vous changez d’avis et souhaitez résilier votre procuration, c’est possible jusqu’au dernier moment. Il est donc possible d’aller voter par soi-même au dernier moment, même si une procuration a été faite. Tant que votre mandataire n’a pas déjà voté en votre nom.

Les résidents à l’étranger sont invités à s’y prendre plusieurs semaines à l’avance, et à effectuer leurs démarches au consulat ou à l’ambassade de leur pays d’origine.

Cette année, pas moins de 33 listes soit 2.607 candidats sont en concurrence pour les européennes : un record. Mais pour pouvoir voter, encore faut-il être inscrit sur les listes électorales. Cette démarche était possible jusqu’au 31 mars dernier.

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Des associations de consommateurs lancent une pétition pour que l’UE rende obligatoire le « Nutri-score »

Nutri-scoreSoulignant l’efficacité de ce dispositif dans les pays où il a été mis en place, les signataires la pétition espèrent recueillir un million de signatures, pour obtenir une réponse de la Commission européenne.

Plusieurs associations de consommateurs européens ont lancé ce lundi une pétition pour demander à la Commission européenne de rendre obligatoire le Nutri-score, un « étiquetage nutritionnel simplifié ayant fait la preuve de son efficacité » sur les produits alimentaires, et qui commence à être adopté par les industriels.

Déjà mis en place en France depuis l’automne 2017, mais de façon facultative en raison de la réglementation européenne actuelle, ainsi qu’en Belgique et en Espagne, ce système d’étiquetage est basé sur cinq lettres (A,B,C,D,E) et un code couleurs, du vert au rouge, selon la qualité nutritionnelle de l’aliment.

De par son caractère facultatif, il « peine à se développer dans les rayons », estime dans un communiqué l’association française UFC-Que Choisir, à l’origine de la pétition avec six autres : Test-Achat (Belgique), VZBV (Allemagne), Consumentenbond (Pays-Bas), OCU (Espagne), Federajca Konsumentow (Pologne) et EKPIZO (Grèce).

Un million de signatures nécessaires
Partant du principe que « la mauvaise qualité nutritionnelle d’un trop grand nombre d’aliments industriels est (l’)une des principales causes du taux élevé d’obésité, de maladies cardio-vasculaires et de diabète », et que « la complexité des tableaux (…) figurant sur les emballages aboutit à ce que 82% des consommateurs ne les comprennent pas », ces associations ont décidé d’agir.

« Un million de signatures sont nécessaires pour que la Commission réponde : alors, pour savoir ce que nous mangeons, protéger notre santé et inciter les industries à améliorer la composition de leurs produits, ensemble, exigeons de la Commission de rendre le Nutri-score obligatoire », exhortent-elles.

Selon ces associations, plusieurs études nationales et internationales ont souligné que le Nutri-score était « l’étiquetage nutritionnel simplifié le plus efficace » afin d’aider au quotidien les consommateurs dans leurs achats de produits alimentaires.

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Arrêt des traitements de Vincent Lambert : « soulagée », son épouse Rachel lance un appel à « la dignité »

affaire vincent lambert« Soulagée » de la décision des médecins qui ont lancé ce lundi l’arrêt des traitements de son mari, Rachel Lambert estime que le moment est désormais « à la dignité et à l’accompagnement ».

« Qu’on nous laisse en paix ». En opposition avec ses beaux-parents sur le sort de son époux Vincent Lambert depuis de longues années, Rachel Lambert lance un appel à « la dignité ». Au micro de RTL, la jeune femme, qui réclamait la fin de l’acharnement thérapeutique, confie « faire abstraction de tout » alors que l’équipe médicale de son mari vient d’entamer ce lundi l’arrêt de ses traitements.

« Le moment est à la dignité, à l’accompagnement, c’est le temps de l’accompagnement et de l’amour », estime Rachel Lambert, qui reconnaît que « chacun peut avoir son opinion et ses propres convictions ».  Elle rappelle toutefois que « la liberté de Vincent n’entrave en rien la liberté des autres ». « Le voir partir, c’est le voir en homme libre », assure-t-elle, tout en réclamant qu’on les « laisse en paix dans l’intimité et la dignité ».

« On a tout essayé »
Interrogé sur notre antenne, l’avocat de Rachel Lambert confie que sa cliente, désignée tutrice de son époux en 2016, est « vraiment soulagée ». « On n’a pas d’autre solution que d’accepter, puisqu’il n’y a aucun moyen de contacter Vincent Lambert et d’établir un dialogue avec lui », affirme Maître Francis Fossier, après avoir rappelé toutes les procédures qui ont été menées par diverses équipes médicales depuis 10 ans pour tenter d’entrer en contact avec lui.

« On a tout essayé pour essayer d’échanger avec Vincent Lambert, et c’est une fois que tous les médecins se sont aperçus que c’était de l’obstination déraisonnable et qu’on n’arriverait pas à entrer en contact avec lui que la décision d’arrêter ses traitements a été prise », rappelle Francis Fossier.

« Contre-vérités »
« Ce qui nous choque profondément, ce sont les contre-vérités qui sont diffusées en permanence depuis quelques jours pour essayer de s’attirer l’opinion à soi », déclare l’avocat qui évoque la diffusion, par les parents de Vincent Lambert, d’une vidéo de leur fils sur son lit d’hôpital dans laquelle il semble triste.

La dernière indignité est d’avoir diffusé une vidéo sans l’accord de la tutrice. Une plainte va être déposée ce lundi soir. Elle est rédigée, le procureur est prévenu, on attend l’accord de Rachel Lambert », déclare-t-il.

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Quand pourra-t-on voir les films présentés à Cannes cette année ?

festival de canneCertains films présentés sur la Croisette sortent en même temps dans les salles françaises. Voici le guide des films à ne pas manquer et leur date de sortie.

Chaque année, c’est la même chose : pendant une quinzaine de jours, en plein mai, journalistes et cinéphiles se retrouvent sous le soleil de la Croisette pour découvrir les meilleurs films de l’année. Heureusement, certains longs-métrages sortent pendant le festival ou dans les semaines qui suivent. Suivez le guide.

Les films qui sortent pendant le festival
Film d’ouverture en compétition, The Dead Don’t Die est une comédie horrifique qui se moque des clichés des films de zombies et dénonce la société de consommation. Le nouveau Jim Jarmusch, avec Adam Driver, Bill Murray et Selena Gomez est sorti le 14 mai dernier, en même temps qu’à Cannes.

Tout comme Douleur et gloire de Pedro Almodóvar, avec ses acteurs fétiches Antonio Banderas et Penélope Cruz, sorti vendredi 17 mai. Salué par la critique, le film est déjà un succès en Espagne, où il est sorti en mars. Film-somme du maître madrilène, il pourrait figurer au palmarès, à en croire les critiques.

Mercredi 22 mai sortent deux films. Le premier, Le Jeune Ahmed, marque le retour des réalisateurs doublement palmés Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne. Il raconte la radicalisation d’un jeune de 13 ans. Dans Les Plus belles années d’une vie, Claude Lelouch retrouve de son côté le tandem Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée, 53 ans après le succès planétaire d’Un homme et une femme. Un film solaire sur la fin de vie.

Le 24 mai, sera visible en salles, le troisième long-métrage d’une cinéaste à la jeune filmographie: Sybil de Justine Triet, trois ans après le succès de Victoria. En compétition officielle, il réunit Virginie Efira, Adèle Exarchopoulos et Gaspard Ulliel.

Les films bientôt au cinéma
Il faudra en revanche patienter pour voir ces autres films présentés cette semaine à Cannes, mais il faudra patienter quelques semaines. Rocketman, l’histoire rêvée d’Elton John racontée avec Taron Egerton de Kingsman, débarque le 29 mai, une dizaine de jours seulement après sa présentation à Cannes.

Juin sera truffé de pépites cannoises: Parasite du maître coréen Bong Joon Ho (5 juin) ; Too Old to Die Young de Nicolas Winding Refn, le réalisateur de Drive (14 juin sur Amazon Prime), Le Daim de Quentin Dupieux avec Jean Dujardin et Adèle Haenel (19 juin), la comédie burlesque Yves avec William Lebghil, Doria Tillier et Philippe Katerine (26 juin).

Cet été, les salles obscures accueilleront le documentaire d’Asif Kapadia (Amy) sur le footballeur Diego Maradona (31 juillet), le très attendu Once Upon a Time… in Hollywood de Quentin Tarantino (14 août) et Une fille facile, un récit initiatique avec Zahia Dehar dans le premier rôle (28 août).

La rentrée et l’automne verront débouler dans les cinémas des productions ambitieuses alliant exigence formelle et aspirations commerciales : Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma (18 septembre), la comédie politique Alice et le maire avec Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier (2 octobre), Hors Normes d’Eric Toledano et Olivier Nakache (23 octobre) et La Belle Époque de Nicolas Bedos (6 novembre).

Trois films d’animation made in France complètent le programme : Les Hirondelles de Kaboul de Zabou Breitman et Eléa Gobé Mévellec (4 septembre), La fameuse Invasion des Ours en Sicile de Lorenzo Mattotti (9 octobre) et J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin (6 novembre).

Les films sans date de sortie
Ils ne sont pas encore datés au calendrier des sorties, mais sont très attendus en raison de la renommée de leurs auteurs ou de leur retentissement lors du festival.

Parmi ces titres citons notamment Mektoub, My Love: Intermezzo d’Abdellatif Kechiche, Roubaix, une lumière d’Arnaud Desplechin, Matthias et Maxime de Xavier Dolan, Sorry We Missed You de Ken Loach, Une vie cachée de Terrence Malick et Les Misérables de Ladj Ly (dont les droits ont été acquis par TF1).

Plusieurs films atypiques comme Lux Æterna de Gaspar Noé, The Lighthouse avec Robert Pattinson et Vivarium avec Jesse Eisenberg ont eux aussi séduit les festivaliers et attendent des dates de sorties françaises.

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Acte II du procès Balkany

couple balkanyL’acte II du procès promet une plongée dans l’univers discret de l’offshore, avec ses montages virtuoses, de la Suisse au Panama, et ses comptes bancaires nichés au Liechtenstein ou à Singapour.

Après une première semaine consacrée à la fraude fiscale, le procès des époux Balkany a repris ce lundi à Paris pour un mois. Cette fois-ci s’ouvrira la page, bien plus lourde et complexe, du blanchiment et de la corruption. Isabelle Balkany, 71 ans, hospitalisée depuis une tentative de suicide début mai, n’est toujours pas là. Patrick Balkany, 70 ans, maire LR de Levallois-Perret, a perdu sa superbe de la première semaine.

L’air fatigué, les épaules légèrement voûtées, il fait soudain son âge, assis au côté de son fils Alexandre, venu répondre du blanchiment de la fraude fiscale reprochée à ses parents.

Au cours de cette nouvelle journée, Alexandre Balkany, costume sombre et mine grave, semble justement peu à l’aise. Il est soupçonné d’avoir « couvert » ses parents en souscrivant des baux fictifs.

Son avocat, ainsi que le collaborateur d’Eric Dupond-Moretti, Antoine Vey, ont tout deux demandé un renvoi au motif que les deux associations, qui s’étaient constituées partie civile et qui se sont à ce titre « exprimées longuement avant le procès » pour critiquer les Balkany, se désistent. La demande a été rejetée par le tribunal.

Acte II jusqu’au 20 juin
Le premier acte du procès s’est clos jeudi dernier par un réquisitoire cinglant contre un « acharnement à frauder »: le parquet national financier (PNF) a requis quatre ans de prison pour fraude fiscale, avec incarcération immédiate, contre Patrick Balkany, quatre ans dont deux avec sursis contre son épouse. Et l’inéligibilité maximale, dix ans, contre le maire et sa première adjointe.

L’acte II, qui occupera le tribunal jusqu’au 20 juin et dans lequel les Balkany encourent dix ans de prison, promet une plongée dans l’univers discret de l’offshore, avec ses montages virtuoses, de Suisse au Panama, et ses comptes bancaires nichés au Liechtenstein ou à Singapour.

L’audience a débuté avec l’examen de recours de la défense, demandes de renvoi du procès, requête en suspicion légitime, sursis à statuer  qui ont tous été rejetés par le tribunal, qui va maintenant s’attaquer à d’autres demandes procédurales.

Par ailleurs, après le rejet vendredi de la requête en récusation du président du tribunal correctionnel qui juge Patrick Balkany, le parquet général de la cour d’appel a refusé lundi de saisir la cour de cassation d’une requête en dépaysement. La défense du maire de Levallois a annoncé faire appel de ce refus.

« Blanchiment habituel »
Outre les Balkany, trois autres prévenus entrent en scène: l’homme de confiance des édiles de Levallois, Jean-Pierre Aubry, et l’ancien avocat Arnaud Claude. Les juges prêtent à ces fidèles un rôle central dans l’acquisition d’un somptueux riad à

Marrakech en janvier 2010
Manque à l’appel le richissime homme d’affaires saoudien Mohamed Al Jaber, représenté par son avocat à ce stade du procès et poursuivi pour corruption active.

Les Balkany, jugés notamment pour « blanchiment habituel de fraude fiscale aggravée », sont poursuivis pour avoir dissimulé au fisc plus de 13 millions d’euros d’avoirs entre 2007 et 2014, à l’aide d’un chapelet de sociétés écrans.

Enquête démarrée en 2013
En particulier deux somptueuses propriétés déjà au coeur du premier volet : le riad Dar Guycy de Marrakech, dont ils nient être propriétaires, et la villa Pamplemousse de Saint-Martin, qu’Isabelle Balkany a finalement reconnu avoir achetée grâce à un héritage.

Le promoteur Al Jaber est poursuivi pour corruption active, pour avoir réglé une partie du prix de la villa de Marrakech en échange de délais de paiement supplémentaires dans un juteux marché immobilier à Levallois. Ce qui vaut à Patrick Balkany d’être jugé également pour corruption passive.

Jean-Pierre Aubry et Arnaud Claude sont jugés pour avoir mis en place le montage opaque qui entoure le riad, cette enquête pour blanchiment et corruption avait démarré en 2013 après des révélations d’un ancien allié politique du couple, Didier Schuller. Elle avait conduit à l’ouverture d’une seconde enquête, pour fraude fiscale, après une plainte du fisc en 2015.

Dans ce premier dossier, il était reproché aux Balkany de n’avoir pas payé d’ISF entre 2010 et 2015, malgré des actifs estimés à 16 millions d’euros, et d’avoir déclaré des revenus amplement sous-évalués entre 2009 et 2014. Le jugement dans ce premier volet est attendu le 13 septembre.

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Arrêt des traitements de Vincent Lambert : un long processus très encadré jusqu’à son décès

affaire vincent lambertSes parents avaient saisi la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour demander le maintien des traitements prodigués à leur fils. Un recours rejeté par la Cour européenne, ce lundi.

Ce lundi matin, l’arrêt des traitements de Vincent Lambert, ancien infirmier psychiatrique devenu tétraplégique à la suite d’un accident de la route en 2008, et depuis maintenu dans un état végétatif, a débuté au CHU de Reims.

« C’est une honte, un scandale absolu, ils n’ont même pas pu embrasser leur fils », a réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) Me Jean Paillot, avocat des parents, farouchement opposés à l’interruption des traitements, et qui ont saisi quelques heures plus tard la Cour européenne des droits de l’Homme selon une procédure d’urgence pour demander le maintien des traitements prodigués à leur fils.

Dans l’attente d’une décision finale, le processus devrait se poursuivre. Comment va se passer l’arrêt des traitements de Vincent Lambert ?  Quelle différence avec l’euthanasie ?   L’arrêt des traitements obéit à un cadre strict, du point de vue de la loi comme de l’éthique.

Comment arrête-t-on les traitements ?
Les médecins vont arrêter la nutrition et l’hydratation artificielles qui sont prodiguées à Vincent Lambert, tout en mettant en œuvre une « sédation profonde et continue » jusqu’à sa mort. Cette procédure est encadrée par la loi Claeys-Leonetti de 2016, qui interdit l’euthanasie et le suicide assisté mais autorise l’arrêt des traitements en cas « d’obstination déraisonnable ».

Selon cette loi, les traitements peuvent être « suspendus » lorsqu’ils « apparaissent inutiles, disproportionnés ou lorsqu’ils n’ont d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie », toutefois cette décision doit être prise de manière collégiale par les médecins.

Dans le cas de personnes qui ne peuvent pas exprimer leur volonté, comme Vincent Lambert, la « sédation profonde et continue jusqu’au décès » est « une mesure de précaution » pour être sûr « que le patient ne souffre pas », selon des recommandations publiées l’an dernier par la Haute autorité de santé (HAS).

Pour la sédation, on utilise le midazolam en voie intraveineuse. Ce médicament de la famille des benzodiazépines est puissant et son action rapide. Avec l’arrêt simultané de l’hydratation et de l’alimentation, la mort survient aux alentours d’une semaine, explique le Dr Bernard Devalois, spécialiste des soins palliatifs à la maison de santé protestante de Bordeaux Bagatelle.

Vincent Lambert va-t-il « mourir de faim et de soif »?
C’est l’argument des opposants à l’arrêt des traitements, dont ses parents, soutenus par des associations catholiques. Au-delà du cas Lambert, l’argument est également utilisé dans un camp pourtant diamétralement opposé : les militants pro-euthanasie, qui jugent que la loi Claeys-Leonetti ne va pas assez loin pour les patients incurables.

Cet argument est en revanche réfuté par les spécialistes des soins palliatifs. « Vincent Lambert n’aura ni faim ni soif, il va mourir naturellement en quelques jours », fait valoir le Dr Devalois. « Les gens confondent la soif et la sécheresse de la bouche, poursuit-il. Dans le cas de M. Lambert, il n’y a pas de sensation de soif : pour avoir soif, il faut avoir conscience. »

Par ailleurs, la déshydratation peut renforcer le processus de sédation
Ainsi, Vincent Lambert ne devrait pas souffrir ?  « On pense que non. Mais il est vrai que symboliquement, l’idée de couper l’alimentation et l’apport en eau peut être choquant » explique une spécialiste des soins palliatifs dans les colonnes du Parisien de ce jour.

Quand les reins ne sont plus assez irrigués, ils cessent de fonctionner : c’est l’insuffisance rénale. Du coup, de nombreuses substances ne sont plus éliminées dans les urines et restent dans l’organisme. Or, certaines agissent sur le cerveau et entraînent des phénomènes naturels d’endormissement.

A quoi sera due sa mort ?
Au final, la mort de Vincent Lambert sera due à la défaillance des organes, qui cesseront de fonctionner après l’arrêt des traitements. Le rôle des reins est primordial : en raison de l’insuffisance rénale, le potassium s’accumulera dans le sang et finira par provoquer l’arrêt du cœur.

L’équipe soignante se doit d’accompagner le patient jusqu’au bout, avec des soins comme la toilette, le toucher-massage, les soins de bouche (compresses humidifiées contre la sécheresse…) ou des yeux (gouttes).  Le processus « n’est pas un arrêt des soins, c’est un arrêt du maintien artificiel en vie », corrige le Dr Devalois.

Quelle différence avec l’euthanasie ?
C’est le cœur du débat. Ses parents, un demi-frère et une sœur estiment que Vincent Lambert est un handicapé et que lui couper la nutrition et l’hydratation équivaut à une forme d’euthanasie.

A l’inverse, son épouse Rachel, cinq de ses frères et sœurs et son neveu dénoncent un « acharnement thérapeutique » en raison des lésions irréversibles causées à son cerveau lors de son accident de la route en 2008.

Leur point de vue a été conforté à plusieurs reprises par la justice, selon laquelle la poursuite du traitement traduirait bien « une obstination déraisonnable ».

« C’est une application exemplaire de la loi Claeys-Leonetti, qui interdit l’acharnement », selon le Dr Devalois. « Cela n’a rien à voir avec l’euthanasie par injection létale comme en Belgique », tranche-t-il pour conclure.