Publié dans Texte Actualité divers

La Norvège promet 100 millions d’euros pour la lutte contre les violences sexuelles

norvegeDans le monde, une femme sur trois subit au cours de son existence des violences sexuelles ou sexistes, selon les estimations de l’ONU, un phénomène exacerbé en période de crises humanitaires.

La Norvège s’est engagée ce vendredi à verser un peu plus de 100 millions d’euros sur trois ans à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans les crises humanitaires, un fléau qui affecte des millions de victimes à travers le monde.

« La violence à caractère sexuel et sexiste détruit les personnes, elle détruit les communautés locales et il est extrêmement difficile de réparer les dégâts », a déclaré la cheffe de la diplomatie norvégienne, Ine Eriksen Søreide.

« C’est pour cela qu’il faut faire plus en matière de prévention », a plaidé la ministre à l’ouverture d’une conférence internationale sur ce thème à Oslo. Le riche pays scandinave a promis de consacrer 1 milliard de couronnes (102,5 millions d’euros) à la lutte contre ce fléau entre 2019 et 2021, dont 350 millions dès cette année. Les Emirats arabes unis se sont aussi engagés à hauteur de 10 millions de dollars.

Éveiller les consciences
Coorganisée par la Norvège, l’Irak, la Somalie et les Emirats arabes unis, l’ONU et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), en présence du gynécologue congolais Denis Mukwege, colauréat du prix Nobel de la paix 2018, la conférence vise à éveiller les consciences et à lever des fonds.

Plusieurs participants ont insisté sur l’importance de la prévention et de la lutte contre l’impunité.  « Quand j’ai commencé à travailler dans les crises humanitaires à travers le monde il y a plus de 35 ans, personne ne parlait de la violence à caractère sexuel et sexiste. Ce n’est pas parce qu’il n’y en avait pas. Il y en avait. Mais c’était une horreur cachée », a confié secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock.

« Une des choses les plus importantes qu’on puisse faire (…) est de braquer une lumière éclatante sur ce problème », a-t-il affirmé. Selon Mark Lowcock, quelque 660 millions de dollars sont nécessaires cette année pour financer les programmes de lutte contre les violences sexuelles.

Une femme sur trois
Dans le monde, une femme sur trois subit au cours de son existence des violences sexuelles ou sexistes, selon les estimations de l’ONU, un phénomène exacerbé en période de crises humanitaires. Celles-ci touchent aujourd’hui 140 millions de personnes, dont environ 35 millions de femmes et filles en âge de procréer.

Fin avril, le Conseil de sécurité avait approuvé une résolution en faveur des victimes sexuelles largement amputée de sa substance par les États-Unis, la Russie et la Chine.

Publié dans Texte Recette Cuisine

Foie gras confit, prunes au vinaigre

Foie gras confit, prunes au vinaigreIngrédients pour 2 personnes
Prunes au vinaigre
– 1 kg de prunes (Quetsches)
– 250 g de sucre semoule
– 25 cl de vinaigre de riz
– 1 de bâton de cannelle
– 2 clous de girofle
– 1 feuille de laurier
Foie gras
– 150 g de foie gras de canard cru
– 10 cl de lait
– 1 pincé de sel
– 1 pincé de poivre
– 1 kg de gros sel

Préparation
Pour les prunes au vinaigre
1) Laver et essuyer les prunes.
2) Les déposer dans un saladier avec la cannelle, les clous de girofle et la feuille de laurier.
3) Faire bouillir le vinaigre avec le sucre, verser le liquide chaud sur les prunes.
4) Couvrir et laisser macérer 2 jours à température ambiante.
5) Le 3ème jour : verser le sirop de macération obtenu dans une casserole, le porter à ébullition. Le reverser sur les prunes. Couvrir et laisser macérer de nouveau une journée.
6) Le 4ème jour : transvaser le contenu du saladier dans une casserole. Porter à ébullition et cuire à frémissement 20 minutes. Retirer délicatement les prunes. Les placer en bocaux. Laisser épaissir le sirop avant de le reverser sur les prunes. Fermer hermétiquement.
Pour le foie gras
7) Plonger le foie gras dans le lait.
8) Le laisser reposer 2 à 3 heures au réfrigérateur.
9) Sortir le foie et l’exposer à la température ambiante 30 minutes avant de le travailler. L’essuyer.
10) Poser le foie gras sur une planche à découper.
11) Séparer les deux lobes.
12) Extraire la grosse veine centrale et ses petites ramifications en les tirant délicatement. L’assaisonner et le façonner en forme de boudin.
13) Déplier les compresses, y envelopper le foie et le ficeler à la manière d’un rôti sans trop serrer.
14) Couvrir de gros sel et laisser reposer 8 heures au réfrigérateur.
15) Retirer le foie du réfrigérateur.
16) L’essuyer afin d’enlever l’excédent de gros sel.
17) Retirer la compresse et le couper en portions.
18) Servir le foie gras accompagné de quelques prunes au vinaigre.

Note : Le fait de laisser tremper le foie gras dans du lait facilite son dénervage.

Publié dans Texte Santé

Des médecins alertent sur une pénurie de corticoïdes

pénurie de corticoïdesSelon l’Agence nationale de sécurité du médicament, les fabricants de corticoïdes ont pris du retard dans leur production. En attendant, certains patients sont obligés d’écumer les pharmacies pour se fournir en médicament.

Attention à la pénurie de médicaments. Le Syndicat national des médecins rhumatologues (SNMR) alerte sur la pénurie de corticoïdes faute de stock, après l’annonce du retrait de plusieurs produits des étals des pharmacies.

« Le 31 juillet 2019, avec l’accord de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, le laboratoire BMS retirera le Kénacort 40 mg et 80 mg du commerce. Cette nouvelle consternante survient alors que le Diprostène, commercialisé par le laboratoire MSD, est en rupture de stock et ‘serait’ au mieux à nouveau distribué en juillet, voire en début d’année 2020 », a assuré le SNMR dans un communiqué.

L’ANSM pointe du doigt les industriels
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait pourtant tenté d’anticiper la pénurie. Le 14 mai dernier, l’ANSM assurait dans un communiqué avoir rencontré les fabricants de médicaments qui avaient à leur tour promis d’approvisionner la France en puisant dans les stocks des pays voisins non touchés par la pénurie.

L’agence a également expliqué que l’origine de la pénurie incombait aux industriels, accusant des retards dans la production des corticoïdes manquants, en particulier à l’étape de leur fabrication. « Les corticoïdes, ce sont des médicaments qui ne coûtent rien. Les laboratoires qui les commercialisent n’ont pas un grand intérêt à investir pour qu’il y ait un suivi et un réapprovisionnement rapide de ces spécialités », avance de son côté à France Info le Professeur Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie de l’Hôpital Saint-Antoine à Paris.

De nombreuses maladies soignées à base de corticoïdes
Les mesures d’urgence prises par l’ANSM et les industriels n’ont toujours pas eu l’effet escompté : « Certains patients sont obligés de faire dix pharmacies pour trouver leurs comprimés », raconte le Professeur Francis Berenbaum

Utilisés pour traiter certains cancers et leucémies, les corticoïdes et la cortisone sont également employés pour soigner les asthmes sévères, les maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques, les problèmes rénaux et les maladies articulaires et tendineuses notamment.