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Que pèse vraiment le « made in France » dans les achats des Français ?

Que pèse vraiment le made in France dans les achats des FrançaisSelon l’Insee, 81% de la consommation des ménages est « made in France ». Un taux qui masque d’importantes disparités entre les types de produits.

Le « made in France » est toujours en vogue. En 2015, la consommation de produits intégralement fabriqués dans l’Hexagone représentait 81% de la consommation totale des ménages, selon les derniers chiffres de l’Insee.

Soit plus de 1295 milliards d’euros sur un total de 1576 milliards. Dit autrement, seuls 19% des biens et services consommés par les Français étaient importés ou produits à partir de composants étrangers.

Mais ce taux masque de fortes différences entre les différents types de produits. Par exemple, la consommation de textiles, de produits de l’industrie de l’habillement ou du cuir et de la chaussure est importé à hauteur de 87%. À l’inverse, la consommation de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac est « made in France » à 60% (et donc importée à 40%).

Étant consommés en même temps qu’ils sont produits, les services « émanent souvent d’une chaîne d’activités située sur le territoire français » et sont donc mis en œuvre localement (restauration, santé, éducation, etc.), rappelle l’Insee. Résultat, leur consommation affiche logiquement le taux de « made in France » le plus élevé : 90,6%. Les 9,4% restants représentent les composants étrangers qui peuvent être importés pour satisfaire la production du service. Par exemple, un restaurateur qui servirait du steak argentin, du jambon de Parme ou des mangues andalouses.
infographie conso

Plus étonnant, les biens et services achetés par les ménages sont davantage « made in France » que ceux exportés par les entreprises françaises. La France est en effet un pays de transit important de biens qui seront directement réexportés (7%) chez nos voisins ainsi que de biens produits sur son sol mais avec des composants étrangers (27%).

Les retraités et les cadres consomment plus « made in France »
Certains ménages ont plus tendance à consommer du « made in France » que d’autres. C’est le cas des retraités mais également des cadres qui achètent généralement plus de produits « made in France » qu’un consommateur moyen. Il faut dire que les retraités ont des dépenses en logement plus élevées tandis que les cadres consomment davantage de services (culture, loisirs, hôtels, restaurants, etc …). Des postes de dépenses essentiellement « made in France ».

À l’inverse, les ouvriers et les agriculteurs consacrent une part plus importante de leur budget aux denrées alimentaires et aux boissons, et donc à des produits qui relèvent globalement moins du « made in France ». Même chose pour les familles nombreuses qui dépensent davantage dans l’habillement et dont la part du budget alloué au logement est plus faible.

Moins de 8% du contenu des produits consommés par les Français vient de Chine
Pour satisfaire intégralement la consommation des ménages, la France compte sur son principal partenaire commercial, à savoir l’Allemagne, qui fournit directement ou indirectement 13% des produits consommés dans l’Hexagone. Les États-Unis sont deuxièmes (8%) devant la Chine (7,7%) et le Royaume-Uni (6,7%), l’Espagne (6,5%), l’Italie (6,2%) et la Belgique (5,4%).

Les importations en provenance d’Allemagne sont particulièrement variées alors que celles d’autres pays sont davantage ciblées sur des produits spécifiques tels que les produits informatiques et le textile pour la Chine, les véhicules automobiles pour l’Espagne, les équipements électroniques et optiques pour la Suisse …

Et ailleurs ?
Avec une méthode de calcul quelque peu différente de celle l’Insee, l’OCDE fixe le taux de « made in » à 80% en France. Un niveau intermédiaire proche de celui du Royaume-Uni (79,8%), de l’Espagne (80,9%) voire de l’Italie (81,4%),

L’Irlande (56%), Malte (59%) et le Luxembourg (61%) ont les plus faibles taux de « made in ». À l’inverse, le Brésil (89%), les États-Unis (89%) et le Japon (87%) enregistrent la proportion la plus élevée de produits consommés fabriqués entièrement sur leur sol.

En moyenne, les pays dont la consommation intérieure est supérieure à 500 milliards de dollars ont un taux de « made in » plus fort que les autres (85,5% contre 75,5%). « Cela s’explique par un effet taille, c’est-à-dire la capacité du marché intérieur à satisfaire la demande finale intérieure », explique l’Insee.

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Bientôt des gels douche et déodorants estampillés Xbox

Bientôt des gels douche et déodorants estampillés XboxMicrosoft rend hommage à sa façon aux adeptes de sa console de jeux vidéo en lançant une ligne de produits d’hygiène corporelle.

Quel parfum vous inspire la vue d’une Xbox ?  Microsoft a sa propre réponse à cette question. L’entreprise associe à sa console de jeux vidéo une odeur citronnée. Ce parfum se déclinera dans une ligne de produits d’hygiène corporelle, a relevé le site spécialisé Gamespot.

Microsoft s’est pour l’occasion associé à Lynx, plus connu en France sous le nom d’Axe. Parmi les produits qui seront commercialisés, un déodorant, une eau de parfum et un gel douche. Le tout aux couleurs de la Xbox : noir et vert.

Des notes citronnées
Microsoft n’est pas davantage entré dans les détails de ce partenariat. En revanche, l’entreprise s’est distinguée par un niveau de précision étonnant quant à l’odeur des produits élaborés avec Lynx. Il s’agira d' »un parfum frais d’agrumes verts pulsés, avec des notes de citron vert et de citron d’hiver, des notes centrales aromatiques de menthe et de sauge, et des notes de fond boisées de patchouli et de bois clair », fait savoir sobrement le groupe.

Rares seront les gamers français à pouvoir se permettre un tel achat. Ces produits seront essentiellement vendus en Australie et en Nouvelle-Zélande, à partir de juillet. De nouvelles informations devraient être données à l’occasion de l’E3 (Electronic Entertainment Expo), le grand salon du jeu vidéo qui se tiendra du 11 au 13 juin à Los Angeles.

L’idée est loin de ravir Seamus Blackley, considéré comme le père de la Xbox. « Sérieusement et honnêtement, cela me laisse sans voix. Je ne vois même pas ce qu’on pourrait dire là-dessus », a-t-il réagi sur Twitter.