Publié dans Vidéo Musique

Kiss The Rain

Publicités
Publié dans Texte Actualité divers

La suppression de la taxe d’habitation pour les ménages aisés encore reportée d’un an

taxe d'habitationPour 80% des Français, la suppression de la taxe d’habitation interviendra toujours en 2020. Mais pour les 20% de ménages les plus aisés, ce ne sera pas 2022, comme annoncé précédemment, mais en 2023.

Petit changement de programme, dans son discours de politique générale, le Premier ministre Édouard Philippe a rappelé que la taxe d’habitation sur les résidences principales serait supprimée pour l’ensemble des Français, mais avec un nouveau calendrier. Pour 80% des « Français les plus modestes (…) leur taxe sera intégralement supprimée en 2020. Pour les 20% restants, la suppression se déploiera sur trois années », a indiqué le Premier ministre.

La suppression intégrale de la taxe d’habitation pour les 20% de ménages les plus aisés interviendra en 2023. Le gouvernement, après avoir un temps promis de supprimer la taxe d’habitation pour l’ensemble des Français « au plus tard d’ici 2021 », évoquait depuis plusieurs mois comme date butoir la fin du quinquennat, soit 2022. Mais les contraintes pesant sur les finances publiques, en raison notamment des mesures annoncées face au mouvement des gilets jaunes, ont obligé l’exécutif à revoir sa copie, pour éviter une envolée du déficit public.

Ce jeudi 13 juin, Bruno Le Maire, ministre des Finances, s’est voulu rassurant au micro de Franceinfo : « La taxe d’habitation sera intégralement supprimée en 2023, et ce sera inscrit dans la loi. Nous faisons les choses progressivement ». Et il s’est justifié : « Qu’est ce qu’on n’aurait pas dit si on s’était précipité pour faire ça vite, avec un impact sur les finances publiques qui aurait été un impact très fort ».

Une mesure qui sera inscrite dans la loi
« L’engagement figurera dans le projet de loi de finances », a par ailleurs insisté le ministre, disant y voir une garantie pour le maintien de cette mesure en cas de changement de majorité présidentielle en 2022. Pour abandonner la suppression totale de la taxe d’habitation, il faudrait « défaire une loi ». « Ce n’est jamais très simple, vous savez, de revenir sur une baisse d’impôts qui a été accordée aux Français », a-t-il assuré.

Concrètement, la taxe d’habitation est déjà en cours de suppression pour 80% des ménages : 30% de la note a été effacée (même si c’est en réalité plus compliqué que cela) en 2018, 65% en 2019 et 100% en 2020. Pour les 20% les plus aisés, elle sera supprimée de la même manière en trois fois de 2021 à 2023. Pour un ménage appartenant aux 20% les plus aisés payant par exemple 1.200 euros de taxe d’habitation actuellement, si on prend l’hypothèse d’une suppression par tiers (et pour simplifier que le montant de la taxe ne bouge pas sur la période), cela signifie que ce foyer ne paiera plus que 800 euros en 2021, 400 euros en 2022 puis 0 euro en 2023.

Publié dans Texte Actualité divers

Au Royaume-Uni, la polémique enfle autour des nouveaux billets en partie composés de graisse animale

Au Royaume-Uni, la polémique enfle autour des nouveaux billets en partie composés de graisse animaleLa Banque d’Angleterre vient d’annoncer que le « papier » des nouveaux billets de 50 livres seront composés de polymère et d’un peu de suif.

De quoi provoquer l’indignation des adepte du vegan et de certaines communautés religieuses.

Comme la zone euro, le Royaume-Uni s’attelle depuis 2016 au lifting de ses billets. Après les coupures de 5, 10 et 20 livres sterling, c’est au tour de celles de 50 livres d’être renouvelées. Une opération anodine à première vue, sauf qu’elle est loin de faire l’unanimité outre-Manche.

En effet, la Banque d’Angleterre a confirmé que, comme les précédentes coupures, les billets de 50 livres seront fabriqués en polymère pour les rendre plus résistants, contrairement aux billets en euros produits, eux, en pure fibre de coton, rappelle Ouest-France qui relaye une information de The Independent.

Des billets composés de graisses animales
Problème, ces coupures composées de polymère contiennent, à hauteur de 0,05% du suif, un composant obtenu par la fonte de la graisse animale. De quoi déclencher la colère de la communauté vegane et religieuse. « C’est problématique que dans notre société, nous continuons de croire que nous pouvons utiliser les animaux comme bon nous semble », a expliqué Dominika Piasecka, porte-parole du groupe « The Vegan Society ».

La décision de la Banque d’Angleterre de remplacer le coton par le polymère pour produire ses nouveaux billets avait déjà suscité la polémique en 2016, année de mise en circulation des nouvelles coupures de 5 livres. Une pétition contre l’utilisation du suif avait recueilli 138.000 signatures.

« Les nouveaux billets de cinq livres contiennent de la graisse animale sous forme de suif. C’est inacceptable pour les millions de vegans, végétariens, hindous, sikhs, jaïns et autres au Royaume-Uni. Nous demandons que vous (la banque d’Angleterre, ndlr) cessiez d’utiliser des produits animaux dans la production de la monnaie que nous utilisons », pouvait-on lire sur la pétition.

L’huile de palme comme seule alternative
Malgré les nouvelles réactions hostiles, la Banque d’Angleterre ne modifiera pas son procédé de fabrication et le billet de 50 livres sera comme ses prédécesseurs à base de polymère.

Selon elle, la seule alternative à l’utilisation de graisses animales serait l’huile de palme qu’elle refuse toutefois d’utiliser pour des raisons environnementales. D’autant que le remplacement des composants qui entrent actuellement dans la fabrication des billets coûterait quelque 16,5 millions de livres sur les dix prochaines années.

Publié dans Texte Actualité divers

Quels sont les dispositif anti-fraude lors du baccalauréat ?

bacMalgré de la prévention, de nombreuses interdictions et moyens de surveillance, en 2018, 528 cas de fraude ont été sanctionnés lors du baccalauréat.

Quels moyens l’Éducation nationale met-elle en place pour lutter contre la fraude lors de cette épreuve notable ?

Parmi les 743.594 inscrits au baccalauréat 2019, certains ont certainement fait l’impasse sur des sujets ou matières, et préparé leurs anti-sèches afin d’éviter la copie blanche le jour J. Sur 753.148 candidats en 2018, 528 cas de fraude ont été recensés et sanctionnés (572 en 2017). Qu’a prévu le gouvernement pour palier les triches cette année ?

Pour prévenir toute fraude, les élèves sont informés dès le début de l’épreuve de ce qu’ils sont autorisés à faire, ou non. « Une notice d’information affichée à la porte de chaque salle d’examen est lue par les surveillants au début de chaque épreuve », explique le rapport 2019 du baccalauréat du ministère de l’Éducation nationale.

Quel est le rôle des surveillants ?
Les surveillants sont chargés de surveiller qu’aucun candidat ne communique avec un autre pendant l’épreuve, n’utilise aucune information, document ou matériel non autorisé par le sujet, et que personne ne s’est substitué à la personne inscrite. Les téléphones, mais également tous les appareils non autorisés, doivent être rangés dans les sacs des candidats.

Si le surveillant est témoin d’une tricherie, « il n’empêche pas le candidat de poursuivre l’épreuve mais saisit les pièces ou matériels qui permettront d’établir ultérieurement la réalité des faits (document papiers…) », explique le site Service-public.

Un procès-verbal est rédigé et « transmis au recteur qui saisit la commission de discipline du bac », qui prendra une décision sur ce cas. En attendant le délibéré de cette commission, l’élève n’aura pas ses résultats et ne pourra pas s’inscrire dans un établissement public d’enseignement supérieur.

Des détecteurs de téléphones depuis 2013
« Depuis 2013, toutes les académies sont équipées de détecteurs de téléphones portables dont le nombre et l’emplacement sont confidentiels », explique le rapport du ministère. « Ce dispositif a pour but de lutter préventivement contre l’utilisation frauduleuse des nouvelles technologies ».

Il ne s’agit pas de brouilleurs d’ondes, mais de moyens de détecter des échanges via un téléphone, alors que son utilisation est formellement interdite, quelle que soit l’épreuve. « Les recteurs sont chargés de répartir les appareils de façon aléatoire dans l’académie et veillent à les faire circuler entre les centres d’examen tout au long des épreuves », explique le ministère de l’Éducation.

Quelles sanctions sont prononcées pour fraude ?

Les sanctions administratives
Au menu des sanctions les moins graves : le blâme (rappel à l’ordre écrit et solennel), la privation de toute mention portée sur le diplôme finalement délivré au candidat admis. Puis viennent: l’interdiction de passer tout examen conduisant à l’obtention du baccalauréat ou du diplôme d’un établissement public post-baccalauréat pour une durée maximum de cinq ans. Le fraudeur avéré peut également être interdit de s’inscrire dans un établissement public de l’enseignement supérieur pour une durée maximum de cinq ans.

Les sanctions pénales
Des sanctions plus lourdes, avec amende et prison, sont aussi possibles en cas de triches plus graves, selon la loi du 23 décembre 1901 réprimant les fraudes dans les examens et concours publics.

Les fraudeurs sont passibles de trois ans de prison et 9000 euros d’amende s’ils communiquent « avant l’examen ou le concours, à quelqu’une des parties intéressées, le texte ou le sujet de l’épreuve, ou bien en faisant usage de pièces fausses, telles que diplômes, certificats, extraits de naissance ou autres, ou bien en substituant une tierce personne au véritable candidat ». Les complices de la tricherie encourent les même peines.

Quelles fraudes sont les plus commises ?
En 2018, 170 interdictions de deux ans assorties de sursis ont été prononcées, d’après les chiffres du ministère de l’Éducation Nationale diffusés ce jeudi, une baisse de 8% par rapport à 2017. 165 interdictions d’un an assorties de sursis (+ 32%). Le nombre de blâmes avait, lui, diminué de 14%, avec 160 blâmes.

Malgré le dispositif des détecteurs de portables, l’utilisation de nouvelles technologies (téléphones portables, lecteur mp3) pour frauder au baccalauréat reste la tricherie numéro une, avec 43,75% des cas en 2018 (40,38% en 2017). Les classiques anti-sèches se placent en deuxième position (31,82% en 2018, 29,54% en 2017).

Plus complexes, les falsifications de dossiers d’épreuves pratiques représentent 11,55% des fraudes (17,66% en 2017). La falsification de copies, « plagiat de documents tel que copie du manuel, copie du cours ou d’Internet », représente 4,17% (1,73% en 2017). Enfin les cas de communication entre candidats restent mineurs : 2,84% des cas en 2018, 4,55% en 2017.

Publié dans Texte Actualité divers

Netflix annonce l’arrivée de son nouveau jeu vidéo Stranger Things

Netflix annonce l'arrivée de son nouveau jeu vidéo Stranger ThingsAprès l’échec de son premier jeu Stranger Things sur mobile, Nefflix retente l’aventure. Le titre sera cette fois disponible sur toutes les consoles, y compris la Nintendo Switch.

Netflix a participé pour la première fois à l’E3, le célèbre salon du jeu vidéo organisé à Los Angeles. Le géant de la VOD (vidéo à la demande) a confirmé ses ambitions dans le secteur en dévoilant mercredi des titres tirés de séries originales, comme la série Stranger Things.

« On travaille sur du contenu original depuis longtemps chez Netflix (…), donc nous sommes à la recherche de nouvelles opportunités pour ouvrir l’univers de ces séries et de ces films à d’autres médias », a déclaré Chris Lee, directeur des jeux interactifs chez Netflix.

Sortie prévue en juillet
Parmi les titres dévoilés mercredi à l’E3, Stranger Things 3 : The Game, un jeu d’aventure au graphisme rétro, basé sur la troisième saison de la série, disponible le 4 juillet sur les principales consoles, notamment la Nintendo Switch, la Playstation 4 (Sony) ou la Xbox One (Microsoft). Une version mobile est prévue pour 2020. Netflix, qui ne crée pas de jeux en interne, collabore pour l’occasion avec un studio de création.

Ce n’est pas la première incursion de Netflix sur ce marché. Mais son premier jeu Stranger Things : The Game sorti en 2017 était passé plutôt inaperçu. Le géant entend visiblement faire oublier cet échec en sortant un nouveau jeu inspiré de la même série.

La série fantastique de Netflix Dark Crystal : Le temps de la résistance (The Dark Crystal: Age of Resistance) sera elle aussi déclinée en jeu vidéo de tactique militaire, avec une sortie prévue cette année.

Toucher un nouveau public
Investir dans le jeu vidéo est stratégique pour Netflix qui entend ainsi toucher un nouveau public: les gamers. Dans un processus inverse, Netflix a annoncé en début de semaine avoir acheté les droits d’un film adapté du jeu Ubisoft Tom Clancy’s The Division qui mettra en scène les stars Jessica Chastain et Jake Gyllenhaal (qui co-produisent également le film) dans un New York ravagé par un virus. De quoi régaler ses 150 millions d’abonnés dans le monde et en séduire de nouveaux.

Publié dans Texte Actualité divers

Le « Thermomix » de Lidl peut-il vous espionner avec un micro caché ?

Le Thermomix de Lidl peut-il vous espionner avec un micro cachéLe robot cuiseur star de Lidl, que les Français s’arrachent en magasins, est équipé d’un micro caché.

Ce dernier est certes inactif mais il pourrait, en cas piratage, servir à espionner les utilisateurs. Lidl assure de son côté qu’il ne peut pas l’activer sans l’accord de l’utilisateur.

Un micro caché dans le « Monsieur Cuisine Connect » de Lidl ?  C’est la découverte surprenante qu’a fait le site Numerama avec l’aide de deux passionnés d’informatique qui ont déverrouillé l’interface de l’appareil et l’ont démonté.

En piratant l’appareil, ils se sont aperçus que le robot ménager de Lidl, qui peut se connecter à votre Wifi, était en fait équipé d’une tablette sous une ancienne version d’Android, le système d’exploitation de Google, datant de 2015. Ils ont ainsi pu utiliser leur Monsieur Cuisine pour regarder des vidéos YouTube ou encore jouer au jeu vidéo Doom sur l’appareil.

Des utilisations amusantes et sans grand danger. Sauf qu’en démontant l’appareil et en découvrant la tablette tactile présente dans le robot et qui fait office d’écran tactile, ils se sont aperçus qu’elle était dotée d’un micro. Un micro dont la marque n’avait pas annoncé l’existence et qui est relié à un trou situé sur le dessous de l’appareil.

thermomix.jpeg

Un micro qui est inactif (le robot ne proposant aucune fonction de commande vocale) mais qui a néanmoins pu être utilisé par les bidouilleurs. Il est donc en parfait état de marche. Il a d’ailleurs pu être utilisé pour communiquer sur l’application Discord qui est un équivalent de Skype.

Autrement dit, même si le micro est inactif, il peut potentiellement être activé, par exemple par le biais d’une mise à jour logicielle déployée par Lidl. Plus grave, l’appareil pourrait être piraté pour écouter les utilisateurs à leur insu. L’entreprise ayant opté pour une tablette équipée d’une version d’Android datant de 2015, la dernière mise à jour de sécurité remonte à 2017. Plusieurs failles exploitables par des hackers pourraient donc compromettre l’appareil.

Pourquoi avoir intégré une tablette avec un micro ?  Fabriqué en Chine, l’appareil utilise des composants peu coûteux afin d’obtenir un prix de vente le plus bas possible (359 euros en France). Ainsi, pour l’écran tactile, le fabricant a fait le choix d’une ancienne tablette Android qui ne coûte que quelques dizaines d’euros, déjà équipée d’un micro. Mais le choix de déplacer et connecter cet élément sans l’utiliser reste pour l’heure inexpliqué.

Joint par BFMTV, Lidl assure ne pas être au courant de la présence de ce micro. « J’ai l’impression qu’on me parle de science-fiction, c’est incroyable », s’étonne Michel Biero, le directeur exécutif achats et marketing de Lidl en France qui a pris contact avec son fournisseur pour essayer de comprendre. Car Lidl en France ne fait que vendre l’appareil qui lui est fourni par sa centrale d’achat en Allemagne. Les équipes françaises ne sont chargées que de la partie commerciale et marketing.

C’est à Hong Kong, où Lidl dispose d’un bureau qui emploie une centaine de personnes, que la firme fait son sourcing et développe son appareil. Un robot qui est ensuite produit dans une usine chinoise qui travaille exclusivement à la production du Monsieur Cuisine, assure Lidl, puis vendu en Europe sous la marque Silvercrest. L’appareil, qui rencontre un énorme succès depuis quelques mois, a rapidement suscité l’intérêt des bidouilleurs informatiques. Ce que n’avait apparemment pas prévu le distributeur.

Edit : Lidl est revenu vers BFMTV en début d’après midi pour fournir une explication. « Il y a bien un micro et un haut-parleur car lorsque les développeurs ont lancé le Monsieur Cuisine, il était prévu que l’appareil soit pilotable par la voix et éventuellement par Alexa (NDLR. l’assistant personnel intelligent d’Amazon), assure Michel Biero de Lidl France. Nous avons laissé le micro mais il est totalement inactif et il n’est pas possible pour nous de l’activer à distance ». L’enseigne nous précise par ailleurs que lorsque la fonction sera implémentée, l’accord de l’utilisateur sera demandé.

Concernant les risques de piratage avec la prise en main du robot et donc du micro à distance, Lidl assure que le robot est proposé avec la dernière mise à jour d’Android 6.0. Pou rappel, il s’agit d’une version de 2017. « Les risques de piratage existent mais comme sur n’importe quel appareil tablette ou téléphone », tient à relativiser Michel Biero. Et si les développeurs ont choisi une version ancienne d’Android c’est parce que selon Lidl, « il n’y avait pas besoin d’une tablette plus sophistiquée pour faire fonctionner l’appareil ».

Publié dans Texte Actualité divers

Procès Balkany : 7 ans ferme et 10 ans d’inéligibilité requis contre le maire de Levallois

couple balkanyAu terme de quatre semaines d’audience, le parquet national financier a requis 7 ans de prison ferme et 10 ans d’inéligibilité contre le maire de Levallois. 4 ans de prison avec sursis et 500.000 euros d’amende ont par ailleurs été requis contre Isabelle Balkany.

Après les années fastes en politique et les vacances au soleil, place au pilonnage de l’accusation. A l’issue de plus de trois heures de débats, le parquet national financier (PNF) a requis ce jeudi 7 ans de prison ferme, avec incarcération immédiate, et 10 années d’inéligibilité contre le maire de Levallois.

Sanction à la « hauteur de la gravité des faits »
« Cette sanction doit être à la hauteur de la gravité des faits de corruption et de blanchiment », a tranché le parquet, peu convaincu par les arguments avancés par Patrick Balkany durant les semaines d’audience.

« Patrick Balkany a toujours voulu servir les autres, mais servir les autres pour se servir c’est être corrompu » avait déjà déclaré le substitut du procureur avant les réquisitions. « On marche sur la tête, a réagi Eric Dupond-Moretti, l’avocat de Patrick Balkany. On requiert 7 ans pour avoir dissimulé la fraude fiscale. Mais il n’y a pas un fraudeur au monde qui met l’argent qu’il a planqué à la lumière. »

Les deux procureurs ont fait preuve d’un peu plus d’indulgence envers Isabelle Balkany qui a dit sa vérité avec habileté, ont-ils estimé avant de requérir 4 ans de prison avec sursis et 500.000 euros d’amende.

Entrelacs de sociétés écrans
Jugés devant le tribunal correctionnel de Paris, les Balkany sont soupçonnés d’avoir dissimulé au minimum 13 millions d’euros d’avoirs au fisc entre 2007 et 2014, notamment deux somptueuses villas, Pamplemousse aux Antilles, et Dar Guycy à Marrakech. Le PNF a également demandé la saisie des biens du couple, en particulier le luxueux moulin de Giverny, dans l’Eure, dont ils conservent l’usufruit.

Contrairement à la villa Pamplemousse achetée en 1997 à Saint-Martin, pour laquelle les enquêteurs ont démêlé un entrelacs de sociétés écrans et retrouvé le nom des Balkany, un épais nuage entoure la transaction marocaine de 2010. Le riad est la propriété d’une SCI marocaine, Dar Guycy, elle-même détenue à 99% par une société panaméenne créée par une fiduciaire suisse et dont le bénéficiaire déclaré est Jean-Pierre Aubry, ancien bras-droit de Patrick Balkany.

Amende de 100.000 euros requise contre le fils Balkany
Le PNF a par ailleurs requis quatre ans dont deux avec sursis et 150.000 euros d’amende contre le milliardaire saoudien, qui « a sciemment corrompu un élu de la République ». Contre Jean-Pierre Aubry, alors directeur général de la société d’aménagement de Levallois, « prête-nom jusqu’au sacrifice » pour son « maître » Patrick Balkany, le parquet a demandé trois ans dont un avec sursis et 150.000 euros d’amende.

Les procureurs ont réclamé quatre ans de prison dont deux avec sursis et une interdiction d’exercer à l’encontre de l’avocat Arnaud Claude, pour son « rôle central » de conseiller, aux côté de Jean-Pierre Aubry, dans le complexe montage entourant l’acquisition du riad. Contre le fils Balkany, Alexandre, poursuivi pour avoir « couvert » ses parents en souscrivant des baux de location fictifs du riad de la palmeraie, le PNF a demandé une amende de 100.000 euros.

« Outrance » et « indécence »
Au cours de ce procès « nous avons navigué entre l’outrance et l’indécence jusqu’à basculer parfois dans le grotesque ». « N’importe quoi », grommelle Patrick Balkany alors que son épouse est toujours absente des débats. Le vice-procureur s’est fait plus mesuré et a concédé avoir parfois « souri » aux explications du maire de Levallois, devant ses explications « tantôt cyniques, tantôt sincères ».

L’État français, seule partie civile du procès a réclamé, avant les réquisitions, un million d’euros de dommages et intérêts aux élus de Levallois-Perret, mais aussi à leur fils et à deux autres prévenus jugés pour blanchiment de fraude fiscale. Le procès reprendra lundi avec la plaidoirie des avocats de la défense. Le délibéré est attendu au mois de septembre.