Publié dans Vidéo Musique

Need You Now

Publicités
Publié dans Texte Actualité divers

Des députés prônent une « légalisation contrôlée » du cannabis

cannabisUne quinzaine de députés de différents bords politiques vont déposer une proposition de loi favorable à la dépénalisation du cannabis à usage récréatif. Ils réclament une légalisation « contrôlée ».

Le débat sur la dépénalisation du cannabis va-t-il être relancé par l’Assemblée nationale ?  Paris Match révèle ce mardi qu’une quinzaine de députés s’apprêtent à déposer une proposition de loi relative à « une légalisation régulée du cannabis par la mise en place d’un monopole public de production et de distribution ».

D’après le magazine, les députés plaident pour le passage à « une politique d’encadrement régulé » de l’usage du cannabis, et estiment notamment que « la France doit sortir de ses postures répressives, hypocrites et morales pour en débattre avec sérénité et détermination ».

La politique de répression, « un échec complet »
Pour eux, il est nécessaire de mettre sur pied une société nationale afin d’avoir le monopole sur la production et la vente au détail du cannabis. Cette entreprise publique, qui serait baptisée « Société d’exploitation du cannabis », aurait ainsi pour but de fournir les semences aux agriculteurs et de « fixer les prix planchers aux débitants ».

Enfin, assurent ces élus, la fiscalité du cannabis serait alignée sur celle du tabac, « avec la création d’une taxe additionnelle ». Ce qui, selon les députés, permettrait de dégager une manne de « 1,8 milliard d’euros de recettes fiscales ».

La vente, par les buralistes, serait interdite aux mineurs. Un arrêté du ministre de la Santé fixerait le taux autorisé de THC, principale substance psychoactive de la plante. Et le produit des taxes sur le cannabis pourrait être pour partie « consacré aux politiques de prévention et de réduction des risques, notamment en direction des jeunes et des populations vulnérables ».

Soutien d’élus LaREM, Insoumis et PS
Paris Match indique que le député des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, du groupe Libertés et territoires, est à l’initiative de cette proposition de loi. Il considère que « la politique de forte répression est un échec complet ».

Mais d’autres élus, de quatre bords politiques différents, comptent soutenir cette proposition de loi, parmi lesquels des élus LaREM (Delphine Bagarry, Annie Chapelier, Hubert Julien-Laferrière, Pierre-Alain Raphan et Cécile Rilhac), deux Insoumis (Eric Coquerel, Loic Prud’homme), un socialiste (Régis Juanico) et plusieurs autres membres du groupe Libertés et territoire (Sylvia Pinel, Paul Molac, Jean-Michel Clément, Jeanine Dubié, Frédérique Dumas, François Pupponi).

« La politique française de lutte contre le cannabis, essentiellement répressive, n’a pas permis de juguler les trafics et de faire diminuer la consommation. Pire, la demande est en augmentation constante », font valoir ces élus.

Début avril, le Premier ministre Édouard Philippe avait estimé qu’il serait « absurde » de s’interdire d’étudier les possibilités du cannabis thérapeutique. Mais « il ne s’agit en aucun cas d’une légalisation de la vente de cannabis », avait précisé Matignon.