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Succession de Juncker : impasse dans les négociations pour trouver le candidat idéal

JunckerLes délicates négociations engagées au sommet européen pour trouver une personnalité acceptable pour la présidence de la Commission semblaient dans l’impasse jeudi, car aucun des prétendants en lice ne fait consensus.

Le président du Conseil Donald Tusk, mandaté pour trouver un accord entre les chefs d’États et le Parlement, a refroidi les maigres espoirs de parvenir à une solution au cours de cette réunion. « Hier j’étais prudemment optimiste. Aujourd’hui je suis davantage prudent qu’optimiste », a-t-il dit dans un tweet, où on le voit dialoguer avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron.

M. Tusk a fait cette déclaration pessimiste après son entretien avec les deux dirigeants, a-t-on souligné dans son entourage. Le sommet s’est ouvert avec un développement majeur : les chefs des groupes Socialiste et centriste Renew Europe au Parlement européen ont annoncé jeudi matin au prétendant du PPE, l’Allemand Manfred Weber, qu’ils ne soutiendraient pas sa candidature en cas de vote, signifiant la fin de ses espoirs de présider la Commission européenne, ont indiqué à l’AFP le président du groupe des Verts Philippe Lamberts et des représentants du groupe PPE.

M. Macron, opposé à la nomination de Manfred Weber, s’est dit satisfait de ce lâchage. Mais Mme Merkel a refusé de le donner pour acquis. Elle a réaffirmé son soutien au système des « Spitzenkandidaten » désignés par chaque famille politique pour prétendre à la présidence de la Commission européenne et laissé entendre qu’aucune décision ne serait prise sur les nominations au cours du sommet.

Le PPE a décidé de maintenir la candidature de Manfred Weber, ont expliqué ses dirigeants à l’AFP. « Manfred Weber n’est pas mort, j’ai déjeuné avec lui », a lancé, caustique, le président du Parlement, l’Italien Antonio Tajani, membre du PPE.

Les deux autres prétendants sont le Néerlandais Frans Timmermans pour les Socialistes et la Danoise Margrethe Vestager pour les Libéraux-centristes de Renew Europe. L’élu, qui succèdera le 1er novembre au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, devra obtenir le soutien de 21 des 28 dirigeants européens et rallier une majorité d’au moins 376 voix au Parlement.

Un coup de Paris et Madrid
« La personne capable de réunir cette double majorité n’est pas encore connue », a confié un diplomate européen. Un accord se dessine pour la répartition des quatre postes de pouvoir. Le PPE, premier groupe au Parlement, revendique la présidence de la Commission européenne, et cette exigence n’est pas contestée mais il faudra un autre candidat que Manfred Weber, ont indiqué à l’AFP trois responsables.

Les Libéraux veulent la présidence du Conseil européen et les Socialistes obtiendraient le poste de chef de la diplomatie européenne et se partageraient les cinq années du mandat de présidence du Parlement avec les Verts, à raison de deux ans et demi chacun.

Restent à trouver les noms pour chacune des fonctions. Le Premier ministre libéral du Luxembourg Xavier Bettel a déclaré ne pas être candidat. Le Belge Charles Michel, cité pour la présidence du Conseil, n’a pas fait de déclarations.

L’accord devra respecter des exigences de parité et d’équilibre géographiques. Donald Tusk s’est engagé à faire nommer deux femmes. Plusieurs autres sujets difficiles ont été inscrits à l’ordre du jour de ce sommet. Des discussions animées sont notamment attendues sur l’objectif de neutralité carbone, un équilibre entre les émissions et les absorptions de gaz à effet de serre par les sols et les forêts  à l’horizon 2050.

Dans un projet de conclusions vu par l’AFP, cette date, réclamée par les défenseurs de l’environnement comme gage de bonne volonté politique après la forte progression du vote Verts aux européennes, apparaît, mais sous la forme d’une requête et non d’un engagement. Les dirigeants demandent aux ministres et à la Commission de travailler sur « les conditions, les incitations et le cadre à mettre en place, afin de déterminer comment assurer une transition d’ici 2050 » vers cette « neutralité climatique ».

L’Allemagne, qui a mis un peu de temps à se déclarer publiquement, a finalement rejoint le clan de ceux qui soutiennent 2050. « Je peux expressément soutenir cet objectif pour l’Allemagne », a déclaré la chancelière Angela Merkel.

Mais le sommet court à l’échec si les dirigeants européens s’écharpent pendant leurs discussion sur les nominations lors du dîner. Les prises de positions de la chancelière et des autres dirigeants du PPE montraient une irritation contre le mauvais coup porté contre leur prétendant.

« La prise de position des chefs des groupes Libéraux et Socialiste a été prise à Paris et à Madrid », accusaient jeudi les représentants de la famille PPE. En cas d’échec sur les noms jeudi, un sommet extraordinaire est envisagé le 1er juillet, à la veille de la session inaugurale du nouveau Parlement au cours de laquelle il doit élire son président.

« Il faut trouver rapidement un accord car nous devons avoir une Commission européenne opérationnelle pour gérer le Brexit, surtout si Boris Johnson devient Premier ministre du Royaume-Uni », a insisté un diplomate de haut rang.

Les discussions pourraient se poursuivre en marge du sommet du G20 à Osaka vendredi et samedi, où six dirigeants européens seront présents, a estimé un responsable européen.

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Murielle Bolle mise en examen pour « diffamation aggravée » après une plainte de son cousin

murielle bolleDans son livre sur l’affaire Grégory, Murielle Bolle accuse son cousin de faux témoignage. Elle assure qu’il a inventé des violences infligées par sa famille pour qu’elle se rétracte en 1984.

Elle accuse son cousin de faux témoignage, dans un livre donnant sa version de l’affaire Grégory. Murielle Bolle a été mise en examen à Metz (Moselle), mercredi 18 juin, pour « diffamation aggravée » après une plainte déposée par son cousin, a appris l’AFP de source judiciaire, confirmant une information de Vosges Matin.

« Dans un dépôt de plainte pour diffamation avec constitution de partie civile, la mise en examen est automatique, le juge d’instruction a très peu d’appréciation », a expliqué à l’AFP l’avocat du plaignant, Thomas Hellenbrand. « Ce n’est pas une procédure qui me préoccupe beaucoup. Cette mise en examen est automatique dès l’instant où il y a une plainte pour diffamation », a réagi l’avocat de Murielle Bolle, Jean-Paul Teissonnière, dans Vosges Matin.

Dans un livre intitulé Briser le silence et paru en novembre, Murielle Bolle, âgée aujourd’hui de 49 ans, accuse son cousin d’avoir inventé des violences infligées par sa famille pour qu’elle se rétracte après son témoignage. En 1984, l’adolescente de 15 ans avait raconté aux gendarmes puis au juge d’instruction que son beau-frère, Bernard Laroche, avait enlevé en sa présence Grégory Villemin, l’après-midi du 16 octobre 1984. Le corps de l’enfant de 4 ans avait été retrouvé quelques heures plus tard, mains et pieds attachés, dans la rivière la Vologne. Murielle Bolle avait fait volte-face quelques jours plus tard, en assurant avoir subi des pressions des gendarmes.

Vers un procès cette année
Le cousin avait déposé plainte fin décembre contre Murielle Bolle pour « diffamation publique aggravée », auprès de la doyenne des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Metz. La plainte vise également la romancière Pauline Guéna, qui a écrit le livre avec Murielle Bolle, et la maison d’édition Michel Lafon. Selon Thomas Hellenbrand, un procès devant le tribunal correctionnel de Metz pourrait avoir lieu d’ici à la fin de l’année.

En juin 2017, Murielle Bolle, ainsi que Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante de Grégory, ont été mis en examen pour « enlèvement et séquestration suivie de mort ». Au moment de cette mise en examen, ce cousin avait contacté les gendarmes, affirmant se souvenir que Murielle Bolle avait été à l’époque violentée par sa famille pour revenir sur son témoignage. Les trois mises en examen ont été annulées en avril 2018 pour des raisons de procédure.

En février, la Cour de cassation a reconnu que la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 avait été effectuée en application de dispositions « inconstitutionnelles ». La cour d’appel de Paris doit désormais examiner la question de son annulation.

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Les enfants boivent de moins en moins de lait

laitLa consommation de lait a reculé de 21% en 13 ans chez l’enfant et l’adolescent, principalement parce qu’ils prennent de moins en moins de petit déjeuner.

Le lait serait-il démodé chez les plus jeunes ?  A l’occasion d’un congrès de pédiatrie, le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (CNIEL) est revenu ce jeudi sur l’évolution des comportements alimentaires chez les enfants et adolescents français. Il s’est pour cela appuyé sur les données du Crédoc, publiées tous les trois ans, sur les Comportements et Consommations Alimentaires en France (CCAF).

20% des 3-5 ans et 37% des 6-8 ans en deçà des besoins moyens en calcium
Premier enseignement : entre 2010 et 2016, la consommation de lait est passée de 237 à 202 millilitres par jour chez les 3 à 5 ans et de 211 à 181 millilitres par jour chez les 6-8 ans. Les apports en calcium ont donc diminué et le nombre d’enfants en dessous du BNM (besoin nutritionnel moyen) en calcium a mécaniquement progressé. En l’espace de 6 ans, il a bondi de 4% à 20% chez les 3 à 5 ans. Et de 20% à 37% chez les 6-8 ans.

Selon le CNIEL, la diminution de la consommation de lait n’est pas compensée par d’autres produits laitiers ou aliments consommés à un autre repas. « Pour les enfants que je suis régulièrement, la consommation en lait infantile est correcte jusqu’à 2 ans et demi ou 3 ans. Après l’âge de 3 ans, ils consomment plutôt des laitages ou des fromage », explique à BFMTV le docteur Sandra Brancato, pédiatre à Nîmes et chargée de nutrition à l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA).

« En revanche, si l’apport en calcium est correct avec ces produits dérivés du lait, ils peuvent conduire une surconsommation de protéines et des lipides, c’est-à-dire de gras », met en garde la spécialiste.

Une baisse « multifactorielle »
Pour expliquer cette baisse de la consommation de lait chez les plus jeunes, le CNIEL avance d’abord « l’augmentation du nombre de petits déjeuners sautés au cours de la semaine, la baisse de la quantité de lait prise au petit déjeuner pour ceux qui en prennent et un désengagement des parents, les enfants se préparant eux-mêmes le petit déjeuner ».

« C’est multifactoriel », assure Sandra Brancato. « Certains enfants n’aiment pas le lait. Certains parents n’aimant pas le lait eux-mêmes, et n’en donnent pas à leurs enfants. Il y a aussi des familles qui ne prennent pas de petit déjeuner. Il y a probablement autant d’explications que d’enfants! », ajoute le médecin.

« Risque de carence pour la croissance de l’enfant »
Selon le docteur Brancato, « le lait a pu souffrir d’une mauvaise réputation chez certaines catégories de la population, mais il n’y a aucun danger à consommer des produits laitiers ou du lait de vache. Le danger serait plutôt d’avoir des apports trop faibles en calcium, avec des risques de carence pour la croissance de l’enfant ».

Pour rappel, les besoins nutritionnels moyens en calcium sont de 385 milligrammes par jour pour les 1-3 ans, 539 milligrammes par jour pour les 4-6 ans et 693 milligrammes par jour pour les 7-9 ans. Sachant qu’un verre de lait équivaut à un apport en calcium de 170 mg, un yaourt à 160 mg et une part de 20 g de fromage à 126 mg.

La pédiatre nîmoise préconise à sa patientèle de consommer un produit laitier à chaque repas jusqu’à l’adolescence : « un enfant peut boire du lait tant qu’il le tolère et le digère bien. Chez les enfants qui souffrent d’une intolérance partielle au lactose, ils ne peuvent plus boire du lait pur mais peuvent recourir à des produits dérivés du lait comme les yaourts ou le fromage. »

Parallèlement à la diminution de la consommation du lait chez les enfants, les spécialistes notent globalement une baisse de la diversité des aliments consommés. Près d’un enfant de 3 à 17 ans sur deux (45%) consomme moins de deux portions de fruits et légumes par jour.

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Légalisation du cannabis : qu’en disent les médecins ?

cannabisSi la question de la légalisation du cannabis divise sur le plan politique, les avis de spécialistes de la santé divergent tout autant. Quand certains appellent au « pragmatisme », d’autres tirent la sonnette d’alarme sur les limites d’un éventuel encadrement.

La question de la légalisation du cannabis est de nouveau sur la table. Ce jeudi les députés doivent déposer une proposition de loi pour une légalisation régulée du cannabis récréatif. L’objectif selon eux, sortir d’une posture « répressive, hypocrite et immorale » alors que 5 millions de Français consommeraient du cannabis. Surtout, ils souhaitent aligner la fiscalité du cannabis sur celle du tabac, ce qui rapporterait 1,8 milliards d’euros à l’État pour des actions de prévention ou de sensibilisation.

Mieux accompagner les fumeurs
C’est députés ne sont pas les seuls à faire cette proposition. Dans un rapport publié ce jeudi, le Conseil d’analyse économique (CAE), un groupement d’économistes rattaché à Matignon, se positionne clairement en faveur de sa pénalisation et appelle à créer un « monopole public de production et de distribution du cannabis », avec producteurs agréés et boutiques spécialisées. De même que les 70 personnalités qui ont signé une tribune à ce sujet publiée mercredi dans l’Obs, appellent les pouvoirs publics « à agir vite » pour légaliser le cannabis au nom du « pragmatisme ».

Mais outre le point de vue économique, les spécialistes de la santé,eux, n’ont pas tous le même son de cloche. Pour certains médecins, la légalisation du cannabis permettrait de mieux l’encadrer. C’est ce que pense William Lowenstein, médecin et président de SOS Addiction. Selon lui – alors que les adolescents français sont les plus grands consommateurs de cannabis en Europe, sa légalisation serait un moyen de dire « stop à l’hypocrisie », pour accompagner au mieux ces fumeurs : « Il ne faut pas envoyer le message que légaliser signifie favoriser l’accès mais plutôt le réguler et prévenir des méfaits des consommations », explique-t-il, tout en insistant sur le fait que le cannabis reste très dangereux pour les adolescents.

Les limites de l’encadrement
Pour le chef du service de toxicologie du CHU de Garches, Jean-Claude Alvarez, invité de BFMTV, il en est autrement. En effet légaliser le cannabis ne permettrait pas de résoudre totalement les problèmes liés à cette drogue selon lui, et aurait sans doute d’autres conséquences : « Aujourd’hui on essaie de faire diminuer la consommation d’alcool chez les jeunes, la consommation de tabac, et là subitement on se dit qu’on va autoriser la consommation de cannabis par un système légalisé (…) Je me pose des questions d’un point de vue santé publique », explique-t-il.

Récemment, le Canada ainsi que plusieurs États américains ont suivi l’exemple de l’Uruguay, premier pays du monde à avoir légalisé le cannabis récréatif en 2013. Mais pour Jean-Claude Alvarez, cet encadrement a des limites : « Aux États-Unis c’est interdit aux mineurs, et pourtant le marché parallèle existe toujours pour ces mineurs. Il ne faut pas l’oublier. »

Un volet préventif
Si le cannabis était légalisé, les produits mis en vente dans des boutiques spécialisées contiendraient moins de THC (Tetrahydrocannabidol) que le cannabis classique avec 0,2% maximum contre 15 à 30% pour les produits vendus de façon illicite. Mais pour certains, cette vente de produits « de meilleure qualité » sur le degré de THC ne servirait donc pas aux mineurs qui pourraient continuer à se procurer de la drogue, et encore plus nocive.

« Il faut communiquer sur la dangerosité du cannabis et dire à nos jeunes que c’est interdit. On n’entend jamais de campagnes expliquant que le cannabis c’est dangereux », regrette encore Jean-Claude Alvarez.

En décembre 2017, l’Académie nationale de médecine s’était dite inquiète de la progression de la consommation de cannabis dans un communiqué de presse. Elle y expliquait que la teneur en THC proposée à l’achat n’a cessé de croître, ce qui constitue selon les médecins un facteur aggravant des effets sur la santé physique et psychique. Elle recommandait même au contraire la totale banalisation de cette drogue.

Pour l’heure le gouvernement s’est dit quant à lui totalement opposé à une légalisation du cannabis récréatif, concédant simplement qu’il pourrait y avoir des « réflexions » sur un usage thérapeutique.

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L’Insee confirme une croissance qui tient le coup et un chômage en baisse pour 2019

L'Insee confirme une croissance qui tient le coup et un chômage en baisse pour 2019L’Insee prévoit une croissance de 1,3% en France cette année, principalement alimentée par la consommation des ménages. Cette performance est meilleure que la moyenne de la zone euro et devrait permettre de continuer à faire baisser le chômage.

Après une courte période d’accalmie, l’horizon s’est à nouveau assombri pour l’économie mondiale. Alors qu’en début d’année, les négociations entre la Chine et les États-Unis semblaient se détendre, Donald Trump a relancé la machine à taxes sur les importations. Les incertitudes se sont renforcées, le commerce mondial devrait sensiblement ralentir cette année, tout comme l’ensemble des économies.

Pour compenser ces effets négatifs, les principaux pays de la zone euro, dont la France, ont décidé de mettre en place des mesures de soutien budgétaire. Le pari est de maintenir l’économie à niveau grâce à la consommation intérieure. Quoi qu’il en soit, la croissance de la zone euro ralentirait à 1,2% cette année, après 1,9% en 2018.

Moins sensible que ses voisins à l’évolution du commerce mondial, la France devrait un peu mieux s’en sortir. Dans sa note de conjoncture publiée ce jeudi, l’Insee prévoit une croissance de 1,3%, portée principalement par la consommation, mais aussi l’investissement des entreprises, bien qu’il soit moins dynamique. La croissance tricolore poursuivrait ainsi son ralentissement, après 1,7% en 2018 et 2,4% l’année précédente, mais à un rythme modéré. Pour mémoire, la croissance tournait autour de 1% entre 2014 et 2016.

L’attentisme des Français va-t-il se poursuivre ?
La situation n’est donc pas catastrophique. Toutefois, les statisticiens s’attendaient jusque-là à mieux. Lors de sa précédente estimation en mars, l’Insee tablait sur une croissance de 0,4% au premier et au deuxième trimestre de 2019. Désormais, il ne compte plus que sur un rythme de 0,3% pour les quatre trimestres de l’année, soit le même depuis un an et demi.

Que s’est-il passé ?   « La consommation a accéléré, mais moins que ce qu’on aurait pu attendre », explique Julien Pouget, chef du département de la conjoncture de l’Insee. Le pouvoir d’achat a pourtant bondi de 0,9% au premier trimestre, sous l’effet des mesures d’urgences sociales, en particulier la prime exceptionnelle. Malgré ce gain, la consommation a progressé de 0,4%, contre 0,5% attendu.

Cette prudence des ménages reflète un certain « attentisme », observe Julien Pouget. La crise des gilets jaunes est sans doute encore dans les têtes, même si la mobilisation dans la rue a fortement chuté. De manière générale, les experts de l’Insee ont observé que lorsque les Français ont des gains de pouvoir d’achat, ils mettent entre 9 et 21 mois pour les dépenser.

Le comportement des ménages pourraient encore changer dans les prochains mois. Sur l’ensemble de l’année, leur pouvoir d’achat aura augmenté en moyenne de 2,3%, du jamais-vu depuis 2007. Les mesures ont certes été décidées fin décembre mais certaines, comme le remboursement de la CSG pour les retraités ayant une pension entre 1200 et 2000 euros, sont intervenues il y a peu. Par ailleurs, la seconde baisse de la taxe d’habitation, qui constitue un fort gain de pouvoir d’achat, ne sera visible qu’à l’automne. Sachant que, depuis le point bas de fin 2018, la confiance des ménages se redresse nettement ces derniers mois, « on n’est pas à l’abri d’avoir de bonnes surprises », estime Julien Pouget.

Le chômage à 8,3%
Même si la croissance progresse à un rythme de 1,3% sur l’année, cela devrait rester suffisant pour faire baisser le chômage. Après 182.000 créations nettes d’emplois en 2018, l’Insee en prévoit 240.000 pour cette année. L’industrie et la construction seront les principaux pourvoyeurs d’emplois et les experts ont observé une bonne surprise du côté de l’intérim, dont l’évolution est stable alors qu’elle était attendue en baisse.

Par ailleurs, la population active (autrement dit les salariés et les chômeurs) croît à un niveau moins élevé qu’auparavant, notamment à cause du vieillissement de la population. Cela signifie qu’il y a plus de nouveaux retraités chaque année que de jeunes qui arrivent sur le marché du travail. De plus de 100.000 par an, la population active ne devrait gagner que 70.000 personnes en 2019. Les créations d’emplois étant nettement supérieures à ce niveau, le chômage devrait continuer sa décrue. L’Insee table sur une baisse de 0,5 point par rapport à fin 2018, pour atteindre 8,3%.

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Harry et Meghan rompent avec William et Kate pour créer leur fondation

Harry et Meghan rompent avec William et Kate pour créer leur fondationLe duc et la duchesse de Sussex vont créer leur propre fondation.

Le prince Harry et son épouse Meghan vont créer leur propre fondation après avoir rompu avec celle dans laquelle ils œuvraient aux côtés du frère de Harry, le prince William, et de son épouse Kate, a annoncé jeudi le Palais de Kensington.

Cette prise de distance a alimenté la spéculation des médias britanniques sur un éloignement des deux fils du prince Charles et de Lady Di, alimenté par une supposée mésentente de leurs épouses.

En annonçant dans un communiqué ces changements dans leurs engagements caritatifs, Kensington palace a expliqué que ceux-ci « visent à ce que le travail et les responsabilités de leurs altesses royales soient les plus complémentaires possibles alors qu’ils se préparent à leurs futures fonctions, et ce que leurs activités caritatives correspondent mieux à leurs nouveaux foyers ».

Bien-être des militaires et des anciens combattants
Concrètement, « dans les prochains mois, la Royal Foundation va devenir la principale organisation caritative et philanthropique du duc et de la duchesse de Cambridge (William et Kate) », a indiqué Kensington palace. Cette fondation s’intéresse en particulier au bien-être des militaires et des anciens combattants, aux enfants et adolescents, à la protection des espèces menacées et de l’environnement, et à la question de la santé mentale.

De leur côté, « le duc et la duchesse de Sussex (Harry et Meghan) établiront leur propre fondation caritative avec le soutien opérationnel, pour une période de transition, de la Royal Foundation ». Harry et son frère, et leurs épouses, continueront à travailler ensemble à l’avenir, sur des sujets comme la santé mentale, précise le palais.

Les deux couples s’étaient déjà éloignés géographiquement puisqu’il y a quelques mois, Harry et Meghan ont quitté le palais de Kensington, à Londres, où ils vivaient avec William et Kate, pour s’installer dans un cottage sur les terres du château de Windsor à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de la capitale, où il élèvent leur premier enfant, Archie, né le 6 mai.

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Netflix augmente le prix des abonnements en France

NetflixL’augmentation des tarifs sera effective dès ce jeudi 20 juin pour les nouveaux abonnés et sera appliquée aux 5 millions de Français déjà abonnés dans les prochaines semaines.

Cela fait des semaines que des rumeurs circulent sur des augmentations des tarifs d’abonnement à Netflix. Selon Le Figaro, ce sera chose faite dès aujourd’hui. Un vingtaine de pays (Europe et Moyen Orient) seraient concernés, dont la France qui compte 5 millions d’abonnés.

L’offre Standard (deux écrans et haute définition) va passer à 11,99 euros, soit une augmentation de 1 euro. L’abonnement Premium (quatre écrans simultanés et de très haute définition) grimpe de 2 euros pour passer de 13,99 à 15,99 euros. Seul le montant du forfait de base (Essentiel) reste au même prix (7,99 euros). Sur le site, les prix affichés n’ont pas encore été revu à la hausse comme nous l’avons constaté ce jeudi matin.
Netflix augmente le prix des abonnements en France

« Cette augmentation reflète les améliorations constantes que nous apportons à l’expérience utilisateurs et nos importants investissements dans les contenus de qualité », a expliqué un porte-parole du groupe américain.

Comme le rappelle Le Figaro, depuis l’ouverture de son service de streaming en France 2014, Netflix a fortement augmenté ses prix pour les forfaits Standard et Essentiel. En cinq ans, ils ont respectivement grimpé de 37,5% et 33%.

Ces hausses sont sans commune mesure avec celle que les Américains ont connu en janvier dernier. Netflix les a surpris en annonçant l’augmentation de tarif la plus importante de son histoire. La formule Standard à deux écrans avait alors subi la plus forte augmentation de prix, en passant de 10,99 à 12,99 dollars par mois (soit +18,2%).