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Les allocations chômage seront légèrement revalorisées le 1er juillet

allocations-chc3b4mage-e1561583081676.jpgL’Unédic annonce ce mercredi une hausse de 0.7% des allocations chômage au 1er juillet. L’allocation minimale passe ainsi à 29,26 euros par jour contre 29,06 actuellement.

Les allocations chômage seront revalorisées de 0,7% au 1er juillet vient d’indiquer l’Unédic. Les syndicats se sont abstenus car ils réclamaient plus. Dans un communiqué, la CFDT précise avoir demandé une augmentation de +1.5%.

L’allocation minimale passe ainsi à 29,26 euros par jour contre 29,06 actuellement. En 2018, la hausse avait été aussi de 0,7%, après une hausse de 0,65% en 2017 et une non revalorisation en 2016.

« Au vu de la reprise économique, des annonces sur un retour à l’équilibre des comptes de l’Unédic, et alors qu’avec la future réforme annoncée par le gouvernement des économies drastiques sont prévues par la diminution de leurs droits, les demandeurs d’emploi indemnisés ont aussi le droit de voir leur allocation chômage augmenter », a indiqué la CFDT.

Les syndicats contre la réforme
Cette revalorisation concerne près de 94% des demandeurs d’emplois indemnisés par l’assurance chômage au 1er juillet 2019, soit environ 2,6 millions de personnes, selon l’Unédic. Le coût pour l’Assurance chômage pour le deuxième semestre 2019 et l’année 2020 est d’environ 190 millions d’euros, a ajouté le gestionnaire de l’assurance chômage.

L’allocation minimale (29,26 euros par jour) et la partie fixe des allocations (12 euros par jour, auxquels s’ajoutent 40,4% de l’ancien salaire brut) sont traditionnellement revalorisées au 1er juillet.

La réforme de l’assurance chômage présentée la semaine dernière prévoit notamment de durcir les règles d’accès et d’indemnisation. A l’occasion de ce conseil d’administration, une centaine de personnes s’est réunie devant le siège de l’Unédic dans la matinée, à l’appel de la CGT.

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Les tarifs réglementés du gaz baisseront de 6,8% au 1er juillet

gazLes tarifs réglementés du gaz appliqués à 4,3 millions de foyers vont baisser de 6,8% au 1er juillet grâce à une forte baisse des coûts d’approvisionnement de 14,4% sur le marché du gaz naturel.

Comme attendu, les tarifs réglementés de vente du gaz, appliqués par Engie à des millions de foyers, vont baisser de 6,8% au 1er juillet, a annoncé ce mercredi la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Les tarifs « sont en baisse de 6,8% en moyenne par rapport aux tarifs en vigueur depuis le 1er juin 2019 », indique la CRE dans une délibération.

Cette évolution a été entraînée par une forte baisse de 14,4% des coûts d’approvisionnement, dans le sillage de la baisse des cours sur le marché du gaz naturel. Ces tarifs de vente sont aujourd’hui appliqués par Engie à quelque 4,3 millions de foyers.

Mais ils sont appelés à disparaître à terme car ils avaient été jugés contraires au droit européen par le Conseil d’État. Le gouvernement a ainsi prévu de mettre fin aux tarifs réglementés de vente du gaz naturel de manière progressive, jusqu’au 30 juin 2023. La mesure, initialement prévue dans la loi Pacte, a été intégrée au projet de loi énergie-climat.

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La « sécurité d’emploi des vaccins obligatoires » confirmée

vaccinsL’Agence nationale de sécurité du médicament confirme la « sécurité d’emploi » des vaccins : « Aucun nouveau signal de sécurité n’a été mis en évidence ».

« L’étude confirme la sécurité des vaccins obligatoires pour les enfants de moins de 2 ans ». L’Agence du médicament a publié mercredi son premier bilan sur la sécurité de la vaccination des bébés, un exercice de transparence destiné à rassurer « ceux qui se posaient des questions » sur les éventuels effets indésirables des vaccins. L’étude confirme la sécurité des vaccins obligatoires pour les enfants de moins de 2 ans.

Ni envol des effets indésirables, ni apparition de nouveaux effets non répertoriés, conclut l’ANSM. L’organisme a recensé les « événements indésirables » déclarés depuis 2012 suite à la vaccination de bébés de moins de deux ans, avant et après le passage de trois à onze vaccins obligatoires le 1er janvier 2018.

« Aucun nouveau signal de sécurité n’a été mis en évidence », conclut l’Agence nationale de sécurité du médicament, pour qui cela confirme la « sécurité d’emploi » des vaccins. C’est une information à même de « rassurer les professionnels de santé et les parents », a estimé Isabelle Parent, cheffe du pôle vaccins de l’ANSM.

962 événements indésirables
Ce rapport dresse d’abord le bilan de la période 2012-2017, puis se penche sur les six premiers mois de l’année 2018, après l’extension de l’obligation vaccinale. Entre 2012 et 2017, « pour près de 38 millions de doses de vaccins administrées », 962 événements indésirables ont fait l’objet d’une notification, soit une moyenne de 160 par an.

« Près de la moitié » de ces déclarations sont classées comme « graves », généralement parce qu’elles ont nécessité une hospitalisation. Ces déclarations ont pu être effectuées par des médecins ou des patients eux-mêmes, et ne préjugent pas de la responsabilité réelle du vaccin dans la survenue des troubles rapportés.

Au premier semestre 2018, on retrouve le même profil de déclarations, selon l’ANSM, avec 75 notifications, dont 42 graves et aucun décès.

Fièvre, affections et convulsions
Les cas les plus fréquemment déclarés sont des fièvres, des affections cutanées ou encore des convulsions et des épisodes d’hypotonie (diminution du tonus musculaire).

« Sur l’ensemble de la période [2012-2017], 23 décès ont été notifiés, parmi lesquels près de la moitié sont survenus chez des enfants souffrant de lourds antécédents ou d’affections sévères pouvant expliquer l’issue fatale », ajoute l’ANSM.

« Au cours des années les plus récentes, une tendance à l’augmentation du nombre de déclarations de cas d’effets indésirables post-vaccinaux est observée », mais c’est le cas pour l’ensemble des médicaments, ce que l’ANSM attribue à la simplification du circuit de déclaration et à la possibilité pour les patients de déclarer directement, depuis 2011.

Recherche de cas d’autisme
L’ANSM a aussi recherché des événements non attendus mais qualifiés de sensibles « en raison de préoccupations émanant des professionnels de santé ou des usagers sans qu’un lien de causalité ait été, à ce jour, scientifiquement démontré ». Cette liste inclut les troubles du neuro développement tels que l’autisme,  15 cas entre 2012 et 2017, aucun en 2018.

Une étude frauduleuse liant vaccin contre la rougeole et autisme alimente la défiance de certains parents envers les vaccins depuis sa publication en 1998, même si plusieurs études ont démenti ce lien. Elle comprend aussi la myofasciite à macrophages – aucun cas rapporté – que certains attribuent à la présence d’aluminium dans de nombreux vaccins, sans que cela n’ait été prouvé.

L’ANSM publiera d’ici la fin de l’année un bilan avec les données sur l’ensemble de l’année 2018 puis fera un nouveau bilan tous les ans. En attendant, « une augmentation de la couverture vaccinale des nourrissons a été observée en 2018, notamment pour les vaccinations contre le méningocoque C, la rougeole, les oreillons et la rubéole. »

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Chaud ou froid, que faut-il vraiment boire pendant la canicule ?

eauL’eau est notre meilleure alliée en période de canicule, mais attention à bien l’utiliser : ni trop fraîche, ni trop chaude, pour ne pas provoquer de choc thermique et perturber le corps.

La canicule est bel et bien installée dans l’Hexagone, avec 65 départements en vigilance orange ce mercredi. Les températures montent progressivement et les Français se préparent à un pic de canicule jeudi ou vendredi, selon les endroits. De nombreuses écoles sont fermées pour la fin de semaine et les maisons de retraite font preuve d’une vigilance accrue.

Premier réflexe à adopter : boire de l’eau. « Pour diminuer la température du corps, on élimine beaucoup. On peut tout à fait imaginer qu’on élimine un litre, un litre et demi par heure. Quand on dit de boire, en termes de quantité, c’est en gros un verre toutes les vingt minutes, globalement deux litres par jour », explique Alain Ducardonnet, médecin et consultant santé BFMTV.

Boire sans soif
Attention toutefois pour les personnes âgées. « Elles ont parfois un rein qui est un petit plus plus fragile, plus abîmé, et parfois le fait d’apporter trop d’eau peut provoquer des problèmes puisqu’on met plus d’eau que de sel et ce n’est pas très bon pour l’organisme », nuance le médecin.

« Le deuxième point important, c’est de boire sans soif », insiste-t-il auprès de BFMTV. « A partir du moment où on a soif, on a déjà une dette d’eau de 20%. L’organisme et les cellules n’aiment pas travailler à sec », pointe-t-il. Les urines sont un point de repère : si elles sont jaune clair, tout va bien, si c’est plus foncé, c’est que l’on ne boit pas assez.

Préférer l’eau à température ambiante, voire un peu plus fraîche
Une grande limonade glacée est-elle le meilleur moyen d’étancher sa soif par temps de canicule ?  Pas vraiment, répond Alain Ducardonnet. « L’idéal est de boire de l’eau à température ambiante ou un petit plus fraîche », explique-t-il.

« Si on boit quelque chose de frais une fois, ça va. Mais si on boit quelque chose de très glacé, on a la sensation de fraîcheur sauf qu’on donne à l’organisme, en particulier au niveau de l’estomac où il y a des capteurs, l’information que la température baisse brutalement, donc il va falloir relancer la chaudière », illustre le médecin pour BFMTV.com.

« C’est contre-productif, que ce soit l’eau très glacée, la douche très glacée ou la climatisation très glacée », déroule-t-il. Mieux vaut donc préférer les douches à température ambiante, puis ne pas se sécher pour pouvoir profiter de l’air.

Boire chaud, oui, mais attention aux chocs thermiques
« Quant à boire très chaud ou chaud, c’est en fonction des goûts personnels. Ça a un intérêt éventuel, comme les épices, c’est que ça fait transpirer. Donc ça augmente la transpiration, qui avec l’air ambiant ou un ventilateur, qui assure la diminution de la température du corps », explique le médecin.

Attention toutefois aux chocs thermiques: l’idéal est donc une boisson à température ambiante, ou par exemple un thé plutôt tiède, qui a légèrement refroidi. Comme le résume Alain Ducardonnet, « l’organisme n’aime pas avoir à s’adapter ».

« On ne peut pas vous interdire de boire une bière fraîche, mais pas plus. Le problème de l’alcool est que c’est diurétique, donc ça déshydrate, comme pour le café. Le thé est un peu plus tolérable car moins diurétique », conclut-il.

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Réchauffement climatique : tempéré, méditerranéen ou continental, le climat va-t-il changer en France ?

caniculeCanicule, réchauffement généralisé, inondations et précipitations, les épisodes extrêmes se succèdent dans le pays. Le climat tempéré français est-il appelé à se diluer et se transformer ?  Un climatologue de Météo France nous répond.

Des canicules de plus en plus fréquentes, des hivers moins froids mais parfois traversés d’épisodes extrêmes, le dérèglement climatique change en profondeur l’atmosphère française. Si le phénomène travaille le monde, et notre pays, depuis des décennies, il est désormais indubitable, au point de défigurer notre climat et de nous forcer à le redéfinir ?

Les cours de géographie l’apprennent aux jeunes Français de génération en génération : la France est dominée par un climat tempéré, porté par le régime océanique de l’Ouest, mâtiné au Sud d’un temps méditerranéen, et mordu à l’Est par l’air continental. C’est donc la question d’une possible fin, à petit feu, de notre climat tempéré qui se pose. David Salas y Melia, climatologue à Météo France, nous aide à y voir plus clair.

Définitions complexes
Selon lui, l’équation climatique ne se présente pas tout à fait en ces termes, en raison notamment de la complexité des définitions. « Qu’est-ce qu’un climat tempéré ?  C’est compliqué, il existe pas mal de réponses », pose-t-il en préambule. La principale se construit par la négative: est tempéré, ce qui n’est ni tropical, ni polaire. « Même en 2100, et peu importe le scénario, on sera toujours dans un climat tempéré en France. Car le climat ne sera bien entendu pas devenu polaire et le climat tropical connaît des températures d’au moins 18°C aux périodes les plus froides », fait-il valoir auprès de BFMTV.com.

Sans en arriver à ce stade, des changements atmosphériques plus nuancés mais également très significatifs pourraient peut-être transformer le fond de l’air tempéré océanique français. Mais là encore, David Salas y Melia pointe les limites d’une telle perspective.

« On peut imaginer une extension du climat continental, mais ce climat se définit par un hiver relativement froid. Or, on ne va pas vers ça », remarque-t-il. Un élargissement de la zone méditerranéenne ne lui paraît pas plus pertinent. « On peut définir le climat méditerranéen par le taux d’ensoleillement. Il faut au moins 2500 heures d’ensoleillement par an. Mais on devrait au contraire continuer à avoir des hivers relativement gris. Peut-être que la végétation méditerranéenne va investir des régions où elle n’est pas présente jusqu’à présent, mais ça ne veut pas dire que le climat serait méditerranéen ».

Des tendances de plus en plus marquées
D’autant que le Midi n’est pas exempt de bouleversements. C’est même dans le Sud qu’ils ont été les plus marqués, qu’on se souviennent des récentes inondations dans l’Aude ou de la neige sur les plages de Biarritz à la fin du mois de février 2018.

« Il semble qu’il y ait une augmentation de l’intensité des précipitations dans le pourtour méditerranéen, mais ça n’exclut pas une réduction des cumuls de pluie annuels. On peut avoir la double peine » poursuit David Salas y Melia.

Loin de la typologie du climat à laquelle la France pourrait être astreinte à l’avenir, le chercheur préconise de s’en tenir aux faits observés pour tracer, avec plus de précision, les grandes tendances des décennies se profilant devant nous. Il les esquisse, peignant des « vagues de froid moins fréquentes, avec des épisodes extrêmes qui vont se réchauffer, des vagues de chaud qui vont se réchauffer mais de façon moindre, et une baisse des précipitations ».  Autant de schémas que les Français connaissent déjà de mieux en mieux.