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La justice refuse à Tariq Ramadan de se rendre au Royaume-Uni

Tarik Ramadan, essayiste et philosophe, à Paris.Libéré mi-novembre après quasi dix mois de détention, l’islamologue demandait une modification de son contrôle judiciaire pour pouvoir se rendre ponctuellement à son domicile londonien afin de « reprendre sa vie professionnelle, médicale et familiale ».

L’islamologue suisse Tariq Ramadan, interdit de quitter la France en raison de sa mise en examen pour deux viols qu’il conteste, s’est vu refusé ce vendredi par la justice l’autorisation de se rendre au Royaume-Uni, a-t-on appris auprès de son avocat.

Libéré mi-novembre après quasi dix mois de détention, Tariq Ramadan demandait une modification de son contrôle judiciaire pour pouvoir se rendre ponctuellement à son domicile londonien afin de « reprendre sa vie professionnelle, médicale et familiale », selon son avocat Me Emmanuel Marsigny.

Sclérose en plaques
Au déclenchement de l’affaire fin 2017, l’intellectuel a été mis en congé d’un commun accord de l’université britannique d’Oxford où il était titulaire d’une chaire d’études islamiques depuis 2008.

Tariq Ramadan, 57 ans, faisait également valoir qu’il souhaitait reprendre les consultations auprès des médecins qui lui ont diagnostiqué en 2006 une sclérose en plaques. La juge d’instruction parisienne chargée des investigations avait refusé le 22 juillet cette demande de l’islamologue, qui avait fait appel.

Pour défendre son recours, Tariq Ramadan s’est présenté ce vendredi en personne devant la cour d’appel de Paris, mais la chambre de l’instruction a refusé qu’il assiste à l’audience. Elle a finalement confirmé le rejet initial de la juge.

Deux nouvelles plaintes
Figure longtemps influente mais controversée de l’islam européen, Tariq Ramadan est mis en examen depuis février 2018 pour le viol de deux femmes. Il avait d’abord nié tout rapport sexuel avec les deux premières plaignantes, avant d’être contredit par l’enquête et plaide depuis un an des « relations consenties ».

Il est également visé par deux autres plaintes pour viols, déposées en mars 2018 et juillet dernier, des faits pour lesquels il n’est pas poursuivi à ce jour. Accusé également de viol par une femme en Suisse, il doit être entendu cet automne à Paris par un procureur de Genève.

Au fur et à mesure des révélations de l’enquête, la défense et les parties civiles s’affrontent sur l’interprétation de l’abondante correspondance (messages, SMS, photos) à caractère sexuel de Tariq Ramadan avec de nombreuses femmes, dont ses accusatrices. Pour le camp Ramadan, elle prouve le consentement de ces femmes tandis que les parties civiles y voient la preuve de « l’emprise » exercée sur elles par l’intellectuel.

Un ouvrage, Devoir de vérité, signé par Tariq Ramadan, doit par ailleurs être publié le 11 septembre.

Publié dans Texte Recette Cuisine

Barigoule de brocolis au blanc de poulet et tomates

Barigoule de brocolis au blanc de poulet et tomatesIngrédients pour 2 personnes
– 1 blancs de poulet
– 1 brocolis
– 2 tomates
– 2 oignons bottes
– 13 g de beurre demi-sel
– 5 cl de vin blanc
– 6 cl de fond de volaille
– 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
– sel et poivre

Préparation
1) Tailler le brocolis en petits bouquets, le laver et le blanchir 2 à 3 minutes.
2) Égoutter et rafraîchir dans une eau glacée. Réserver.
3) Monder les tomates, les tailler en deux, les épépiner. Les couper en petits morceaux, réserver.
4) Éplucher, couper les tiges et laver les oignons. Les tailler en morceaux.
5) Tailler les blancs de poulet en lanières.
6) Faire fondre le beurre dans une poêle, y faire revenir les blancs de volaille, assaisonner. Les retirer et les maintenir au chaud.
7) Déposer les oignons dans la poêle, cuire 2 à 3 minutes.
8) Déglacer au vin blanc, porter à ébullition 3 à 4 minutes puis ajouter les bouquets de brocolis et verser le bouillon de volaille.
9) Cuire 3 à 4 minutes.
10) Ajouter les tomates.
11) Cuire de nouveau 2 à 3 minutes, rectifier l’assaisonnement.
12) Replacer la viande. Réchauffer 1 à 2 minute(s).
13) Servir sur assiette arrosé d’un trait d’huile d’olive.

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Brexit, « no deal », parlement suspendu, recours judiciaires

brexitSi aucune action en justice n’aboutissait, les anti-Brexit auraient quelques autres solutions pour tenter d’empêcher la suspension du Parlement.

La décision du Premier ministre Boris Johnson de suspendre le Parlement pendant plus d’un mois, de mi-septembre au 14 octobre, a indigné une bonne partie du Royaume-Uni. L’opposition y voit en effet une manœuvre en vue d’empêcher les députés de bloquer un Brexit sans accord, que le gouvernement britannique entend mettre en œuvre s’il ne trouve pas de compromis avec l’Union européenne sur les conditions de la sortie de l’UE le 31 octobre.

Jeudi, les opposants à un Brexit dur ont ainsi déclenché une offensive judiciaire, espérant obtenir l’annulation de la suspension du Parlement. Des actions en justice ont ainsi été lancées à Londres, Édimbourg et Belfast sur la légalité du choix du Premier ministre.

En Écosse, la suspension du Parlement validée pour l’instant
La première décision de justice, initiée par un groupe de parlementaires pro-européens devant la « Court of Session » d’Edimbourg, a été rendue ce vendredi. La plus haute instance civile écossaise a rejeté une demande de contrer la suspension du Parlement décidée par le Premier ministre britannique. Cette injonction provisoire doit toutefois encore être confirmée lors d’une audience sur le fond le 6 septembre.

Un autre recours introduit au nom d’un militant des droits de l’Homme nord-irlandais sera également examiné en urgence vendredi matin devant la Haute Cour d’Irlande du Nord. Une femme d’affaires, Gina Miller, a aussi engagé une action devant la justice anglaise, espérant une audience à Londres dès la semaine prochaine.

Pour autant, de nombreux spécialistes estiment que ces recours judiciaires ont peu de chances d’aboutir. Dans les faits, Boris Johnson n’empêche en effet pas les députés de débattre du Brexit, mais réduit simplement la durée durant laquelle ils peuvent le faire. Si aucune offensive judiciaire n’aboutissait, d’autres stratégies pourraient cependant permettre aux anti-Brexit de bloquer la suspension du Parlement britannique annoncée par Boris Johnson.

Une motion de censure ?
De son côté, Jeremy Corbyn, le chef du Labour party, principal parti d’opposition au Parlement, a prévenu qu’il tenterait dès la rentrée parlementaire, mardi 3 septembre, de « légiférer pour éviter un ‘no deal’ et empêcher Boris Johnson de fermer le Parlement pendant cette période particulièrement cruciale ».

Il prépare un vote de défiance à l’encontre du gouvernement, qui ne dispose que d’une faible majorité de 320 sièges contre 319 pour ses opposants. La motion de censure de Jeremy Corbyn n’aurait besoin que d’une majorité d’une voix pour passer. Si tel était le cas, l’opposition aurait quelques jours avant la suspension du parlement pour former un gouvernement. Les leaders des six partis d’opposition représentés au Parlement ont d’ailleurs condamné les actions « non démocratiques » de Boris Johnson dans un communiqué commun.

S’il n’arrivait pas à former ce gouvernement, Boris Johnson restera en place et devra remporter un vote de confiance dans les 14 jours. S’il n’y parvenait pas et que les députés ne s’accordaient pas sur le choix d’un autre Premier ministre, alors des élections législatives seraient organisées.

À l’inverse, si un gouvernement alternatif est formé, il aura également 14 jours pour remporter la confiance d’une majorité de députés. En cas d’échec, des élections législatives anticipées seraient organisées. Toutefois, il n’y a pas de garantie qu’elles se tiennent avant l’échéance du 31 octobre.

Un débat d’urgence ?
Dès la rentrée parlementaire, les adversaires d’un « no deal » pourraient réclamer au président de la Chambre des Communes un débat d’urgence, en utilisant une procédure appelée Standing Order 24, comme l’a annoncé le député travailliste Barry Gardiner.

Cela leur permettrait de prendre le contrôle de l’agenda parlementaire et de déposer un texte de loi imposant à Boris Johnson de demander un nouveau report du Brexit, prévu le 31 octobre. Le président de la Chambre, John Bercow, verrait sans doute avec bienveillance cette procédure, lui qui a vigoureusement dénoncé la suspension du Parlement.

Voter l’accord de Theresa May ?
Afin d’éviter une sortie sans accord, les députés pourraient finalement approuver l’accord de retrait de l’UE négocié par Theresa May, qu’ils ont déjà rejeté trois fois. Un nouveau vote sur le texte est rendu possible par l’ouverture d’une nouvelle session parlementaire le 14 octobre.

Du côté de l’opinion publique anti-Brexit et opposée à la suspension du Parlement, la colère ne semble en tout cas pas prête de s’apaiser. Mercredi, des milliers de personnes ont manifesté à Londres, Manchester, Edimbourg et d’autres grandes villes, scandant des slogans tels que : « Arrêtez le coup d’Etat ». D’autres rassemblements sont prévus ce week-end et mardi, pour la rentrée parlementaire. Une pétition contre la suspension du Parlement avait par ailleurs recueilli plus de 1,6 million de signatures ce vendredi. De quoi prédire une rentrée parlementaire particulièrement mouvementée.

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La ville de Bruxelles veut faire payer les automobilistes au nombre de kilomètres parcourus

bruxellesPour décongestionner son centre-ville, Bruxelles veut imposer une nouvelle taxe sur les déplacements en voiture. Son montant dépendra du nombre de kilomètres parcourus et du type de véhicule utilisé.

Faire payer les automobilistes au kilomètre, pour les dissuader de prendre leur véhicule, c’est la nouvelle politique que veut mettre en place la région de Bruxelles, en Belgique. D’ici cinq ans, une nouvelle taxe entrera en vigueur, a annoncé ce mercredi la ministre régionale chargée de la Mobilité, Elke Van den Brandt.

« Pour l’instant, on paie une taxe fixe par an, peu importe si on utilise beaucoup ou peu sa voiture. On veut modifier cela pour avoir une taxe liée à l’usage du véhicule. Si vous roulez dans les heures de pointe avec telle ou telle voiture, ce sera telle ou telle taxe au lieu d’une taxe annuelle fixe », explique la ministre écologiste au quotidien Le Soir.

Des caméras pour assurer les déplacements
Pour savoir quels véhicules circulent, sur quel trajet, les autorités comptent utiliser les caméras mises en place pour la zone basse émission, une zone qui comme à Paris interdit les véhicules les plus polluants.

Bruxelles a la réputation d’être une des villes les plus embouteillées d’Europe. Et les « navetteurs », les Belges des autres régions qui viennent chaque jour travailler en voiture dans la capitale, sont considérés en bonne partie responsables de cette congestion.

Elke Van den Brandt invite la Flandre et la Wallonie à se rallier à sa mesure, « le plus important étant de passer d’un tarif fixe à un tarif en fonction de l’utilisation », précise-t-elle à l’AFP. Il suffirait que 20% des automobilistes décident de se déplacer autrement pour régler le problème des embouteillages, estiment les autorités.

Bruxelles bientôt à 30km/h
La percée du parti Ecolo-Groen aux élections belges de fin mai lui a permis d’intégrer la majorité à Bruxelles et de cogérer désormais la région avec les socialistes et certains libéraux. Au programme du nouveau gouvernement régional, en place jusqu’en 2024, figure une panoplie de mesures pour favoriser les transports en commun ainsi que les déplacements à vélo et à pied.

Il a ainsi déjà été décidé de généraliser, à l’horizon 2021, la limitation à 30 km/h de la vitesse autorisée dans les 19 communes de la région Bruxelles-Capitale.

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Découverte d’une seconde mutation génétique résistante au virus du sida

recherche sidaDes chercheurs espagnols ont mis en lumière jeudi l’existence d’une seconde mutation génétique, liée à une maladie musculaire extrêmement rare, créant une immunité naturelle face au VIH.

Une mutation génétique extrêmement rare, responsable d’une maladie musculaire touchant une centaine de personnes, crée une immunité naturelle contre le virus du sida, ont rapporté jeudi des chercheurs espagnols qui espèrent que ce sera une piste pour de nouveaux médicaments anti-VIH.

Une première mutation était bien connue jusqu’à présent : celle découverte après avoir été transmise au fameux « patient de Berlin », Timothy Brown, guéri du VIH grâce à une greffe de cellules-souches contenant une mutation rare du gène CCR5, qui confère une immunité naturelle contre ce virus.

La nouvelle mutation concerne un autre gène (Transportine-3 ou TNPO3) et est beaucoup plus rare : elle a été découverte il y des années chez une même famille en Espagne, atteinte d’une maladie musculaire ultra-rare, appelée dystrophie musculaire des ceintures de type 1F. Les médecins se sont aperçus que des chercheurs sur le VIH s’intéressaient séparément au même gène, car il joue un rôle dans le transport du virus à l’intérieur des cellules. Ils ont donc contacté des généticiens de Madrid, qui ont eu l’idée de tenter d’infecter, en laboratoire, du sang des membres de cette famille espagnole avec le virus du sida.

Des informations sur le transport du virus dans la cellule
L’expérience livra une surprise : les lymphocytes de ceux qui avaient cette maladie musculaire ultra-rare étaient naturellement résistants au VIH. Le virus n’arrivait pas à rentrer dedans. « Cela nous aide à comprendre beaucoup mieux le transport du virus dans la cellule », explique en français à l’AFP José Alcami, le virologue de l’Institut de santé Carlos III à Madrid qui a mené ces recherches publiées dans la revue américaine PLOS Pathogens.

Le VIH est certes le mieux connu de tous les virus, dit-il, « mais il y a encore beaucoup de choses qu’on connaît mal. Par exemple, on ne sait pas pourquoi 5% des patients qui sont infectés ne développent pas de sida. Il y a des mécanismes de résistance à l’infection qu’on comprend très mal ». Le chemin est encore long pour exploiter cette faille afin de produire un nouveau médicament. Mais la découverte de cette résistance naturelle confirme que le gène TNPO3 est une autre cible intéressante pour barrer la route au virus.

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Gérald Darmanin rectifie son annonce de suppression en 2022 de la taxe habitation

Gérald DarmaninAlors qu’il avait annoncé dans un premier temps sur RTL la suppression de la taxe d’habitation pour tous les Français en 2022, Gérald Darmanin a finalement rectifié l’information dans un tweet : la suppression aura bien lieu en 2023.

« Tous les Français auront leur taxe d’habitation supprimée pour 2022. » Le ministre de l’Action et des Comptes public l’a affirmé hier matin sur RTL. avant de rectifier quelques heures plus tard dans un tweet. « 2022 sera la dernière année au cours de laquelle 20% des Français les plus aisés paieront le dernier tiers de leur taxe d’habitation. En 2023 elle aura disparu pour tous » a tweeté à la mi-journée Gérald Darmanin.

Dans son discours de politique générale de juin dernier, le Premier ministre Édouard Philippe avait en effet rappelé que la taxe d’habitation sur les résidences principales serait supprimée pour l’ensemble des Français, mais avec un nouveau calendrier. Pour 80% des « Français les plus modestes (…) leur taxe sera intégralement supprimée en 2020. Pour les 20% restants, la suppression se déploiera sur trois années », a indiqué le Premier ministre. Soit une suppression totale en 2023.

Promesse d’Emmanuel Macron, la suppression de la taxe d’habitation qui ne devait concerner initialement que 80% des Français les plus modestes a finalement été étendue à l’ensemble des contribuables. Le gouvernement, après avoir un temps promis de supprimer la taxe d’habitation pour l’ensemble des Français « au plus tard d’ici 2021 », évoquait depuis plusieurs semaine 2023 comme date butoir. Un report liée notamment des mesures de relance du pouvoir d’achat décidée en réponse au mouvement des gilets jaunes qui ont obligé l’exécutif à revoir sa copie, pour éviter une envolée du déficit public.

Permettre aux enfants d’hériter plus tôt
Par ailleurs, Gérald Darmanin a évoqué sur RTL ses ambitions en matière de fiscalité. Le ministre dit ainsi avoir proposé au président de la République « la suppression de la redevance audiovisuelle, qui n’a pas été retenue, il faudra y réfléchir pour les années prochaines. » Le ministre de l’Action et des Comptes public entend aussi réformer la fiscalité en ce qui concerne les donations afin de permettre aux parents de donner plus facilement du capital à leurs enfants.

« Aujourd’hui, on hérite à 50 ans, a expliqué Gérald Darmanin sur RTL. Dans 10 ans, on va hériter à 60 ans. Est-ce qu’à 60 ans, on a besoin de l’héritage de ses parents ?  Je pense que c’est plutôt à 25, 30 ou 35 ans. Donc il faut allier l’espérance de vie et notre fiscalité moderne. »

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