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Mercure passera devant le Soleil le 11 novembre, un spectacle rare à observer depuis la Terre

mercure-1.jpgLe passage de Mercure devant le Soleil, un phénomène très rare, ne se reproduira pas avant 2032.

Un spectacle rare, Lundi 11 novembre, la planète Mercure, la plus petite de notre système solaire va passer devant le Soleil, un événement qui ne se reproduira pas avant 2032. À cette occasion, la plus petite planète de notre système solaire et ses 2349 km de rayon (6371 pour la Terre) apparaîtront comme un petit point devant le Soleil, 300 fois plus gros avec un rayon de 700.000 km.

Le passage de Mercure devant notre étoile sera partiellement visible en France métropolitaine. Pour profiter pleinement de l’événement, il faudra se rendre aux Antilles, en Amérique du Sud, à l’ouest de l’Afrique, en Australie en Asie et à l’est de l’Amérique du Nord. Et pour apercevoir Mercure, minuscule par rapport au Soleil, il faudra être équipé et préparé.

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Comment profiter du phénomène en toute sécurité
Car l’observation du phénomène n’est pas sans risque étant donné qu’elle consiste à regarder directement vers le Soleil et ses rayons éblouissants. Et pour admirer le trajet de Mercure devant l’étoile, l’Observatoire de Paris conseille de se munir d’un « solarscope ».

L’utilisation d’une lunette astronomique ou d’un télescope est possible mais ceux-ci doivent obligatoirement être équipés « d’un filtre solaire de densité 5 de type ‘mylar’, pour éviter tout accident ophtalmique irréversible », prévient l’Observatoire de Paris.

Le phénomène doit débuter à 13h15 en France Métropolitaine et ne sera pas visible dans sa totalité, le Soleil se couchant avant la fin de l’événement. En Guadeloupe, à Saint-Pierre et Miquelon, en Guyane et en Martinique en revanche, il sera possible de profiter du spectacle pleinement dès le matin.

Pour permettre au plus grand nombre de personnes d’admirer le passage de Mercure devant le Soleil, l’Observatoire de Paris met à disposition du public des télescopes mobiles avec l’équipement adéquat sur le site de Meudon. Enfin, l’événement sera à suivre sur le site internet de l’Observatoire, filmé depuis le Pic de Château-Renard à Saint-Véran (Hautes-Alpes), situé à 2.936 mètres d’altitude.

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Le Black Friday boycotté par plus de 200 marques

Black FridayÀ trois semaines de cette journée de grosses promotions dans la plupart des enseignes françaises, le 29 novembre, plus de 200 d’entre elles ont lancé un appel à « une consommation raisonnée ».

Lancée en 2013 dans l’Hexagone, cette journée de fortes promotions  qui s’étend en fait au week-end  est attendue avec impatience par des milliers de Français. D’après une étude de RetailMeNot, 5,9 milliards d’euros de dépenses sont prévues en France du 29 novembre au 1er décembre, date de la prochaine édition du Black Friday. Soit une augmentation de 4,1 % par rapport à 2018.

Des chiffres qui donnent le vertige ou la nausée, selon les points de vue. Plus de 200 marques, réunies dans un collectif appelé « Make Friday green again » ont en effet décidé de boycotter cette journée qui incite à leurs yeux à une « surconsommation artificielle. » Parmi celles qui ont adhéré à ce mouvement, on retrouve notamment Nature & Découvertes, Jimmy Fairly, Emoi Emoi, Jamini, Bergamotte, Tediber ou encore Manfield.

« Un lourd coût social et environnemental »
« Nous avons des entreprises de tous les secteurs qui nous rejoignent. Et elles sont plus nombreuses de jour en jour », se réjouit Nicolas Rohr, le fondateur du collectif, à la tête de Faguo, une entreprise de mode qui se veut écoresponsable et revendique un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros et 70 salariés.

« Pendant cette période, certaines enseignes soldent à des prix complètement délirants des collections actuelles. Du point de vue du consommateur, c’est peut-être l’occasion de faire de bonnes affaires. Mais cette journée rend précaires les emplois en ne rémunérant pas les fabricants, les marques et les magasins au juste prix. Elle participe aussi au dérèglement climatique en encourageant la surproduction », explique-t-il.

Romain Raffard, fondateur de Bergamotte, un fleuriste en ligne qui emploie 80 salariés, dénonce aussi ce « lourd coût social et environnemental » : « Cette journée a créé de toutes pièces un besoin marketing qui est une aberration. Le Black Friday n’existait pas il y a dix ans, et en quelques années, les Français en sont devenus accros. A-t-on vraiment besoin de s’acheter six T-shirts ? », interroge-t-il.

Nature et découvertes met l’accent sur la biodiversité
Le collectif lance d’ailleurs un appel aux consommateurs. « Qu’ils en profitent pour faire le tri dans leur placard, qu’ils réparent ce qui peut l’être, donnent ou vendent à d’autres particuliers ce qu’ils ne mettent pas. Environ 60 % des Français ont en effet des vêtements ou des objets qu’ils n’utilisent pas », rappelle Nicolas Rohr.

Une vision que partage aussi Nature et découvertes qui appartient pourtant depuis peu au groupe Fnac-Darty, l’un des acteurs majeurs du Black Friday. « On nous a laissés complètement libre dans notre démarche, signale-t-on au sein de l’entreprise. Dès qu’on a eu vent de cette initiative, on l’a aussitôt soutenue. »

Consommer avec du sens
L’an dernier déjà, l’enseigne qui compte 1 200 salariés et un chiffre d’affaires, en 2018, de 203 millions d’euros s’était déjà opposé au Black Friday en lançant son « Fair Friday ». « Il s’agit de mettre en avant sur les vitrines des magasins les réductions qui comptent vraiment, celles de la biodiversité ». L’opération est renouvelée cette année. Le 29 novembre, 17 000 sachets de graines seront également offerts dans les magasins pour nourrir « les rouges-gorges, mésanges, et autres chardonnerets dès les premiers froids ».

« On ne peut pas nous permettre de fermer nos magasins ce jour-là. Mais on veut en profiter pour poser le débat et inciter les gens à remettre du sens dans leur consommation », indique l’enseigne.

Plutôt que de « participer à cette frénésie de promotions », Bergamotte a aussi prévu de reverser la totalité des bénéfices de cette journée à l’association Un Toit pour les Abeilles pour la construction de ruches. Et Romain Raffard d’appuyer : « Nous appelons à une consommation raisonnée. Autrement on ne va pas s’en sortir ».

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Privatisation de la Française des jeux : «Le prix de l’action sera entre 16,50 et 19,90 euros»

francaise des jeuxLe coup d’envoi est donné. Dès ce jeudi 7 novembre, les particuliers pourront acheter des parts dans la Française des jeux (FDJ). Voilà des mois que le gouvernement prépare cette privatisation historique.

Alors que l’Autorité des marchés financiers (AMF) va annoncer que l’action sera mise en vente entre 16,50 € et 19,90 €,  le prix définitif du titre sera établi le 21 novembre prochain, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire détaille en exclusivité au Parisien Aujourd’hui enFrance cette introduction en Bourse ouverte aux Français.

Pensez-vous que cette privatisation sera un succès populaire ?
Bruno Le Maire :  Je le souhaite. Pour les Français, c’est l’occasion de diversifier leurs placements, à un moment où les taux sont bas et où les livrets A et les comptes épargne rapportent peu. Placer son argent dans les entreprises françaises comme la FDJ est un bon moyen pour avoir un meilleur rendement.

L’État met en vente ses parts. Quelle proportion des actions sera réservée aux particuliers ?
Actuellement, l’État possède 72 % de la FDJ. Il va en garder 20 % car cela nous permettra de continuer à peser sur la gouvernance et les choix stratégiques. Nous allons donc céder 52 %. Sur cette cession, nous sommes prêts à en réserver jusqu’à un tiers aux particuliers (NDLR Soit environ 17 %). C’est une part très significative.

Quelle est la marche à suivre pour les particuliers qui souhaitent acheter des actions FDJ ?
La souscription est ouverte à compter du jeudi 7 novembre et jusqu’au mardi 19 novembre à 20 heures, pour les particuliers. Pour pouvoir acheter des actions FDJ, vous devez avoir un compte titre ou un plan d’épargne en actions (PEA). Enfin, les particuliers bénéficieront de conditions préférentielles.

Lesquelles ?
Nous avons prévu des conditions très incitatives pour les particuliers : une décote de 2 % pour toute action achetée et une action gratuite pour dix actions achetées dès lors que l’on s’engage à les garder 18 mois. Nous avons fixé un seuil minimum de souscription à 200 €, soit un peu plus d’une dizaine d’actions achetées puisque la fourchette de prix de l’action sera de 16,50 € à 19,90 € avant décote. Les actions gratuites sont toutefois plafonnées à 5 000 € d’actions achetées.

Les salariés de la FDJ bénéficieront-ils d’avantages supplémentaires ?
Oui, les salariés peuvent profiter de plusieurs formules de souscription, proposées par la société. Il y a aussi des avantages spécifiques pour les détaillants  qu’il s’agisse des bars tabac, des maisons de la presse mais aussi des commerces de proximité qui participent à la distribution de la FDJ. Ils ont les mêmes avantages que les particuliers avec un plafond, non pas de 5 000 €, mais de 7 500 €, et une priorité dans l’attribution des titres.

Y a-t-il un risque à miser sur la FDJ pour le petit épargnant ?
Il y a toujours un risque quand on investit dans le capital d’une entreprise. Mais il reste mesuré car la FDJ a une croissance dynamique et les chiffres de la consommation de jeux en France sont en augmentation régulière.

Par le passé, des privatisations d’entreprises publiques, comme EDF ou Renault, ont donné des sueurs froides aux épargnants …
Les marchés ne sont pas comparables. Ceux de l’énergie et de l’industrie automobile peuvent varier davantage, notamment en fonction de facteurs mondiaux. Et il y a des exemples de progression considérables comme Airbus ou Safran.

La privatisation de la FDJ risque-t-elle d’affaiblir les garde-fous existants en termes d’addiction ou de lutte contre le blanchiment ?
Il y a davantage de garanties après la privatisation qu’avant. Nous mettons en place une Autorité nationale des Jeux indépendante (ANJ) qui n’existait pas jusqu’ici, avec des pouvoirs considérables pour lutter contre l’addiction aux jeux. C’est elle, par exemple, qui autorisera les jeux en s’assurant que le taux de retour aux joueurs (NDLR Le pourcentage des mises qui doit obligatoirement revenir aux joueurs) ne dépasse jamais les 75 % pour les jeux de loterie afin de limiter les risques d’addiction.

Le taux de retour aux joueurs pour les paris sportifs en ligne sera pourtant de 85 % à partir de 2020. N’y a-t-il pas un danger réel d’addiction ?
C’est depuis 2010 que le taux concernant les paris sportifs en ligne est de 85 % maximum pour tous les acteurs du secteur, donc rien à voir avec la privatisation.  S’il est nécessaire de baisser ce taux à cause de l’addiction, nous pourrons toujours le faire comme avant.

Et quelle sera la latitude de l’État pour faire entendre sa voix ?
L’État reste le premier actionnaire avec 20 % du capital. Il disposera de trois représentants au Conseil d’administration. Enfin, au cas où un autre actionnaire souhaiterait acquérir plus de 10 % de l’entreprise, il devra obtenir l’agrément de l’État. Il n’est pas question que la FDJ passe sous contrôle étranger.

Justement, beaucoup d’investisseurs privés ont-ils manifesté leur intérêt ?
Oui, ils sont nombreux. C’est la preuve que la FDJ suscite l’intérêt du marché. Mais tant que l’opération n’est pas faite, je ne peux donner aucun nom.

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La luminothérapie serait aussi efficace que les antidépresseurs

luminotherapieUne équipe de chercheurs français a récemment publié une étude prouvant l’efficacité de la luminothérapie, non seulement dans le traitement de la dépression saisonnière, due notamment à la baisse de luminosité en automne et en hiver, mais aussi dans le traitement d’épisodes dépressifs modérés et sévères.

La luminothérapie, qui consiste à s’exposer entre une demi heure et une heure à une lampe dont la lumière, spécifique, est proche de la lumière solaire, pourrait constituer un traitement sérieux remplaçant les antidépresseurs ou les complétant, comme le rapporte Le Monde.

Reconnue par la communauté médicale comme une option thérapeutique efficace pour les épisodes dépressifs saisonniers, dus en partie à la baisse de luminosité en hiver, elle a été réévaluée par des psychiatres français et est considérée comme une vraie alternative pour les autres types de dépressions. Pierre Alexis Geoffroy, psychiatre et médecin du sommeil à Paris, et des collègues du CHU de Strasbourg, ont mené une méta-analyse, publiée le 18 septembre dans la revue scientifique Sleep Medicine Reviews.

L’action antidépressive de la lumière solaire
La technique de la luminothérapie a été découverte à la fin du XIXe siècle et récompensée par le prix Nobel de médecine en 1903, pour le médecin danois Niels Ryberg Finsen, qui avait remarqué ses effets sur la stimulation du système immunitaire. Mais son usage en psychiatrie remonte à la fin du XXe siècle aux États-Unis, pour le traitement de la dépression saisonnière. Cette pathologie concerne 5% de la population en France, et 10% dans les pays du Nord, qui bénéficient de peu de lumière du jour l’hiver.

Alors qu’en été, le corps est exposé à environ 50.000 lux (l’unité d’éclairement), en hiver ce sont à peine 2000 lux qui nous parviennent. S’exposer à une lumière blanche d’une intensité de 10.000 lux, le matin, aurait un effet antidépresseur et synchroniserait notre horloge interne, selon Le Monde, d’où une utilisation concentrée sur les dépressions saisonnières, automnales et hivernales.

Par cette simulation de la lumière du soleil, la luminothérapie produit plusieurs effets, en particulier pour l’amélioration des rythmes du sommeil, la synchronisation des rythmes biologiques, l’amélioration de la vigilance, mais aussi du bonheur, avec une action sur la production de sérotonine. Une thérapie de surcroît accessible au grand public, avec des appareils disponibles en grandes surfaces et en ligne. Le diagnostic et le traitement d’épisodes dépressifs saisonniers ou sévères s’établit cependant avec des professionnels.

La luminothérapie peut compléter ou remplacer les anti-dépresseurs
L’équipe de chercheurs français a procédé à une méta-analyse, en sélectionnant des études comparant la luminothérapie et les antidépresseurs, et ont ainsi pu analyser sept essais représentant 397 patients souffrant d’un épisode dépressif modéré à sévère, selon Le Monde.

Ils concluent à la non-supériorité des antidépresseurs sur la luminothérapie, et affirment que l’association des deux thérapies est plus efficace que la seule prise d’antidépresseurs, et ce pour les autres types de dépression que la dépression saisonnière. Le quotidien rapporte que si le traitement d’une dépression dure 6 mois en moyenne avec des antidépresseurs, il durerait de huit à dix semaines avec la luminothérapie.

« Dans le cadre d’une dépression non sévère, on peut proposer en première intention des antidépresseurs ou une luminothérapie, en fonction des préférences du patient, de son profil et de sa tolérance aux médicaments. Dans les formes sévères, l’association peut être instaurée d’emblée, pour obtenir un effet plus rapide qu’avec les antidépresseurs seuls », explique le psychiatre et médecin du sommeil Pierre Alexis Geoffroy au Monde.

Si cette option thérapeutique peut paraître moins invasive et préférable pour certains patients, le psychiatre précise que la luminothérapie et le traitement d’un épisode dépressif doit se faire en accord avec son médecin, en utilisant des lampes classées « dispositif médical », ce qui n’est pas le cas de toutes les lampes commercialisées. D’autres traitements non pharmacologiques ont été recommandé par la Haute Autorité de Santé, en octobre 2017, comme la méditation de pleine conscience ou le yoga.