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Certaines assurances vie évacuent discrètement la garantie totale du capital

assurances vieAprès enquête, l’association de défense des consommateurs CLCV accuse certains assureurs de ne plus garantir à 100% le capital épargné sur les fonds en euros alors que cela a toujours été la règle.

Les contrats d’assurance-vie en fonds euros sont en plein bouleversement, une révolution qui touche une grande partie des épargnants puisque ces contrats représentent 80% des encours en France.

Avec des taux d’intérêt de plus en plus faibles, les grands assureurs baissent les rémunération et appellent les épargnants à diversifier leurs contrats avec des unités de compte plus risquées mais plus rémunératrices. D’autres ont même décidé de limiter l’accès à ces contrats à capital garanti comme Allianz qui n’ouvrira plus de contrats à 100% en fonds euros.

Et il semble que la notion même de « capital garanti » qui structure ces contrats depuis toujours soit remise en cause. C’est en tout cas une des conclusions d’une enquête de l’association de défense des consommateurs CLCV qui a envoyé 955 questionnaires, un par contrat d’assurance nouveau ou ancien, à 113 contacts, assureurs ou distributeurs.

« Les épargnants ont été trompés » par les acteurs du marché « sur les points majeurs du fonds en euros », dont certains contrats ont « perdu leur garantie intégrale en capital », accuse l’association.

Traditionnellement, les fonds « euros » fonctionnaient de la manière suivante: « Si un épargnant a investi 100 euros, après paiement des frais sur versement, il doit être assuré de récupérer 100, quoi qu’il arrive et quels que soient les autres frais », rappelle CLCV.

L’association vise les frais de gestion demandés par les assureurs : selon CLCV, la moitié des nouveaux contrats permet aux compagnies de prélever ces frais même si cela conduit l’épargnant à se retrouver in fine avec un montant inférieur à sa mise initiale.

Tour de passe-passe
« Si la quasi-unanimité des contrats fermés à la souscription propose une telle garantie, près de 49% des contrats ouverts à la souscription ne l’offrent plus. Dans ce cas, le plus souvent, l’assureur s’autorise à imputer tous les ans les frais de gestion sur le capital. Ainsi, la garantie du capital baisse avec le temps avec une garantie de l’ordre de 92 % seulement au bout de huit ans », peut-on lire. La CLCV note que les anciens contrats, fermés à la souscription, n’amputent eux presque jamais le capital initialement investi.

« Avec ce tour de passe-passe, les assureurs sont parvenus à transformer la garantie totale du fonds en euros en garantie partielle, mais aussi à s’assurer la perception des frais de gestion, quel que soit l’environnement économique », s’étrangle la CLCV.

L’association n’hésite pas à nommer les établissements qui de fait n’offrent plus une garantie à 100% du capital. « Sont concernés les contrats de notre panel proposés par HSBC, mais également par Prédica, la filiale assurance vie du Crédit Agricole. Floriane 2, LCL Vie ou encore Espace Liberté 3 n’ont pas de garantie intégrale en capital. Du côté des assureurs traditionnels : ces pratiques sont particulièrement visibles chez Generali et Spirica ».

Face à cette situation, l’association demande « la mention expresse de l’absence de garantie sur le fonds en euros dans les documents commerciaux, publicitaires et contractuels dès lors que l’assuré n’est pas sûr de récupérer 100 à tout moment s’il a investi 100 après frais sur versements ».

Contactée par l’AFP, la Fédération française de l’assurance n’était pas immédiatement disponible pour commenter les conclusions de cette étude.

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La fin des plastiques à usage unique en 2040 n’emballe ni l’industrie, ni les écolos

plastique.jpegAprès le vote par les députés de l’abandon du plastique à usage unique en 2040, les industriels déplorent une date « irréaliste », tandis que les écologistes la jugent trop tardive.

Les industriels de l’emballage plastique ont dénoncé mardi le vote la veille de l’Assemblée nationale, visant à une interdiction de mise sur le marché des emballages plastiques à usage unique d’ici 2040.

De son côté, l’association WWF France a jugé l’échéance « trop tardive » en réclamant des « objectifs ambitieux et à court terme« . Cette mesure figure dans un amendement au projet de loi contre le gaspillage et pour l’économie circulaire, actuellement examiné à l’Assemblée.

Françoise Andres, présidente d’Elipso, la fédération professionnelle des fabricants d’emballages plastiques rigides et souples en France, s’élève dans un communiqué contre une « interdiction irréaliste qui néglige les conséquences pour les 38.000 collaborateurs du secteur ».

« On ne peut pas attendre 2040 »
Cet amendement est « une mauvaise nouvelle pour les consommateurs » et « une mauvaise nouvelle pour le climat », ajoute la fédération. « Un tel bouleversement ne peut être pris à la va-vite, sans études d’impact environnemental ni économiques », affirme Françoise Andres.

Mais pour le WWF France, « l’urgence de la crise de la pollution plastique impose des mesures immédiates ». « On ne peut pas attendre 2040 pour interdire les sacs, les petites bouteilles ou les plastiques jetables dans les administrations publiques et lors des événements », affirme l’association dans un communiqué.

Le dispositif, s’il est définitivement adopté par le Parlement  prévoit la fixation tous les cinq ans d’objectifs successifs de réduction, de réutilisation ou de recyclage des emballages plastique à usage unique, jusqu’à mettre fin à leur mise sur le marché en 2040.

La secrétaire d’État Brune Poirson y a vu un « signal puissant » envoyé à l’industrie et un message adressé « aux partenaires européens » de la France. « L’avenir à long terme du plastique ne peut pas être celui de l’usage unique », a-t-elle déclaré.

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Sur ces sites français, refuser les cookies ne suffit pas à ne plus être tracé

cookkies pcLes sites de CDiscount et AlloCiné font l’objet d’une plainte auprès de la CNIL, pour violation de la législation européenne sur la protection des données.

Ils sont accusés de transformer le rejet clair des cookies par leurs visiteurs en « faux » consentement. Les sites français CDiscount et AlloCiné, mais également celui de Vanity Fair font l’objet d’une plainte déposée ce 10 décembre auprès de la CNIL.

En tout, le centre européen pour la défense des droits numériques, aussi connu sous le nom de NOYB (None Of Your Business) a déposé trois plaintes distinctes, contres six entreprises. L’organisation, fondée par l’autrichien Max Schrems, qui avait fait comparaître Facebook devant la Cour européenne, explique avoir identifié un dépôt illégal de cookies sur les pages de ces sites.

« Les sites CDiscount, AlloCiné et Vanity Fair transforment un clair rejet des cookies en « faux » consentement », dénonce l’association dans un communiqué. Pour rappel, les cookies, ou traceurs, permettent de suivre l’activité d’un internaute et son parcours en ligne, pour optimiser et personnaliser les contenus affichés.

Un oui pour un non
« Bien que les utilisateurs se sont donnés la peine de s’assurer que tous les innombrables cookies qui leurs étaient proposés étaient désactivés sur le site de vente en ligne CDiscount, le guide de cinéma Allociné et le magazine de mode Vanity Fair, ces pages Internet ont signalé à des centaines de sociétés spécialisées dans le ciblage publicitaire que ceux-ci avaient accepté qu’elles suivent leur activité en ligne », relève NOYB, en dénombrant jusqu’à 565 « faux » consentements par utilisateur. Les données récoltées sont par la suite envoyées à des acteurs publicitaires et sociétés de ciblage tels que Facebook, AppNexus et PubMatic.

D’après NYOB, ces pratiques contreviennent à la législation européenne sur la protection des données personnelles. Sur chaque site visité, le consentement à l’utilisation de cookies se doit en effet d’être libre, spécifique, et éclairé.

« Il est aberrant de constater que des sites internet remplacent simplement un rejet à l’installation de cookies par un accord dans le simple but de vendre nos données. Nous espérons que la CNIL agira rapidement afin de faire cesser ces pratiques », tranche NOYB. Les groupes visés risquent théoriquement une amende plafonnée à 4% de leur chiffre d’affaires annuel mondial, conformément au Règlement européen sur la protection des données personnelles.

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Déces de Marie Fredriksson, chanteuse du groupe Roxette

Marie FredrikssonLa chanteuse suédoise Marie Fredriksson, membre du groupe Roxette, à l’origine des tubes The Look, Listen to Your Heart, It Must Have Been Love dans les années 1980, vient de mourir à l’âge de 61 ans.

Marie Fredriksson, chanteuse suédoise, qui avait fondé en 1986 le groupe Roxette avec Per Gessle, vient de mourir. Elle était âgée de 61 et a succombé à un cancer, qu’elle combattait depuis 17 ans.

« C’est avec une grande tristesse que nous devons annoncer que Marie Fredriksson, du groupe Roxette, s’est éteinte dans la matinée du 9 décembre après un combat de 17 ans contre le cancer », a indiqué Dimberg Jernberg Management dans un communiqué.

Listen to your heart
On doit au groupe Roxette de nombreux tubes, comme Listen to your heart, The Look, en 1989, leur premier succès planétaire, Joyride, ou encore It must have been love, entendu dans la bande originale de Pretty Woman.

Le groupe, qui a publié dix albums au cours de sa carrière, a vendu plus de 75 millions de disques dans le monde. Marie Fredriksson, 61 ans, était soignée depuis 2002 pour une tumeur cérébrale. En rémission, elle était repartie en tournée et avait retrouvé les studios en 2010. En 2013, elle expliquait qu’elle avait dû réapprendre à parler et à chanter à cause de la maladie. Mais six ans plus tard, alors qu’elle participait à la tournée anniversaire du groupe (RoXXXette 30th Anniversary Tour) ses médecins lui avaient conseillé de prendre du repos.

Duo avec Anni-Frid Lyngstad d’Abba
En 1996, Marie Fredriksson avait enregistré un duo avec une autre chanteuse suédoise célèbre, Anni-Frid Lyngstad, ex-membre du mythique groupe Abba.

Per Gessle, l’autre moité du groupe Roxette, a salué sur Twitter la mémoire de la chanteuse.

Publiant ce message : « Le temps passe tellement vite. Il n’y a pas si longtemps, nous passions jours et nuits dans mon petit appartement, partageant nos rêves impossibles. Et quel rêve nous avons partagé.  Je suis honoré d’avoir pu rencontrer ton talent et ta générosité. (…) Rien ne sera plus jamais pareil ».

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L’application de la retraite à points retardée à la génération née en 1975 ?

retraitePrévue pour s’appliquer à partir de la génération 1963, la future réforme pourrait concerner en premier la génération née en 1975.

Une période de transition encore plus longue est envisagée pour les bénéficiaires des régimes spéciaux de retraite RATP et SNCF, selon Les Echos.

Alors que le Premier ministre doit présenter demain mercredi 11 décembre en détail son projet de réforme des retraites, parmi les éléments clés qui restent à trancher figure la date d’entrée en vigueur du futur système à points pour les générations déjà engagées dans la vie active.

L’application de la réforme à partir de la génération 1963 (celle qui aura 62 ans en 2025) a déjà été remise en cause. Le décalage dans le temps de la première génération à laquelle la réforme s’appliquerait est d’ores et déjà entériné par l’exécutif gouvernemental. Mais quelle serait la première classe d’âge à basculer dans le futur système de retraite à points ?

Quelle date de bascule pour ceux déjà engagés dans la vie active ?
Hier, lundi 9 décembre, le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye a esquissé un scénario en deux temps : « les jeunes générations pourraient commencer à s’affilier au système universel, si possible rapidement après la loi », tandis qu’une autre date de bascule serait fixée pour « la première génération concernée par l’intégration progressive » dans ce nouveau régime.

Selon Les Echos, après avoir étudié l’hypothèse d’un décalage de dix ans par rapport à la génération 1963 initialement envisagée, ce serait finalement la génération née en 1975 qui serait la première concernée par la bascule dans le futur système à points.

Une transition plus longue pour les régimes spéciaux ?
Concernant les régimes spéciaux dont bénéficient les salariés de la RATP et la SNCF, les cheminots de l’Unsa et de la CFDT demandent quant à eux une mise en oeuvre réservée aux seuls nouveaux entrants à la SNCF. Une « clause du grand-père » jugée « impossible » par Jean-Paul Delevoye par souci d' »équité » envers les autres professions.

Ferme sur la « disparition des régimes spéciaux », Édouard Philippe se montre toutefois ouvert à des « transitions progressives » pour éviter de « changer les règles en cours de partie ». Un décalage de 10 ans supplémentaire (par rapport l’hypothèse de la génération 1975 à l’étude) pourrait leur être appliquée. « À la SNCF, la génération 1985 et quinze ans d’ancienneté a été testée. Ce qui réduirait le nombre de cheminots concernés par la réforme à un peu plus de 30.000 » explique le quotidien Les Echos.

Mais les syndicats à la SNCF, en ce qui concerne les cheminots, reste très attachés notamment à leur droit à partir avant 62 ans, « cela semble acté, il va y avoir une clause du grand-père », croit savoir une source parlementaire LREM. Les détails du projet de réforme dévoilé demain mercredi 11 décembre, permettront de savoir où l’exécutif a placé le curseur en matière de concessions accordées aux défenseurs des régimes spéciaux de retraite.