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Génétique, anatomie, reproduction : tout savoir sur la girafe

girafe.jpgLa girafe, considérée comme « vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), a perdu 40% de sa population entre 1985 et 2015.

Voici quelques faits étranges ou cocasses concernant l’une des icônes de l’Afrique, et plus grand animal terrestre au monde.

1) Des vertèbres de 25 centimètres de long
La girafe peut mesurer jusqu’à 5,5 mètres de haut, et impressionne particulièrement par la taille de son cou. Comme chez l’homme, le cou de la girafe ne compte que sept vertèbres, mais chacune d’entre elles mesure quelque 25 cm de long.

Ce cou est particulièrement utile pour atteindre les feuilles des arbres dont les girafes se nourrissent. Il est toutefois trop court pour permettre à la girafe d’atteindre le sol avec son museau pour boire de l’eau sans qu’elle plie ou écarte les pattes, une entreprise difficile pour cet animal longiligne. Heureusement pour elle, la girafe n’a pas besoin de boire tous les jours, car elle s’hydrate avec les plantes qu’elle ingère. Le cou est aussi utilisé pour un rituel très élaboré dans lequel les girafes s’affrontent en balançant leur cou pour établir leur domination.

2) « Tu as les taches de ta mère »
Avec son pelage tacheté, ses longues pattes et son cou, la girafe,  animal charismatique qui ne fait toutefois pas partie du célèbre « Big Five » (lion, éléphant, rhinocéros, buffle et léopard) a reçu le nom latin de « camelopardalis », qui veut dire chameau-léopard. Ces taches ne servent pas qu’à se camoufler.

Selon la Fondation pour la préservation de la girafe, chaque tache est entourée d’un système très élaboré de vaisseaux sanguins qui fonctionne comme une fenêtre thermique, permettant de réguler la température du corps. Comme une empreinte digitale pour l’homme, chaque girafe a un pelage au motif unique. Et selon une étude publiée dans la revue PeerJ, des chercheurs ont noté que deux caractéristiques des taches sur 11 semblent héritées de la mère : la circularité (taches sphériques ou plus elliptiques) et la forme des contours (lisses ou dentelés).

3) Un cerveau situé à deux mètres du cœur
Chez cet animal hors de proportion, la langue peut mesurer jusqu’à 50 cm et lui permet de brouter avec plus de facilité les étages supérieurs de son arbre favori, l’acacia. Les scientifiques pensent que la couleur bleue-noire de la langue la protège d’une exposition prolongée au soleil. Il est également largement accepté que la salive de la girafe a des propriétés antiseptiques pour protéger sa langue des épines de l’acacia. Le cœur d’une girafe pèse 11 kilos et est assez puissant pour relever le défi d’envoyer le sang jusqu’au cerveau, situé à environ deux mètres de lui.

Afin de protéger le cerveau de changements subits de pression sanguine lorsqu’elle se penche en avant pour boire, le système coronaire de la girafe comporte des valves qui régulent le flux sanguin. Il possède également des vaisseaux sanguins élastiques qui se dilatent et se contractent pour réguler ce flux. Les vaisseaux sanguins des pattes de la girafe ont été étudié par la Nasa pour la conception des combinaisons spatiales.

4) Un nouveau-né capable de courir moins d’une heure après la naissance
Parmi les mammifères, les girafes ont une des plus longues périodes de gestation : 15 mois. Elles accouchent debout, ce qui signifie que leur progéniture tombe de près de deux mètres de haut en naissant. Cette étonnante introduction à la vie met les nouveaux-nés sur leurs pattes. Ils sont prêts à courir en moins d’une heure. Un bébé girafe est plus grand que la moyenne des humains adultes. Dans la nature, les girafes peuvent vivre jusqu’à 25 ans, contre 35 ans en captivité.

5) Quatre espèces distinctes de girafes
L’ancêtre de la girafe est un animal ressemblant à une antilope de près de 3 m de haut, qui sillonnait les forêts d’Asie et d’Europe il y a entre 30 et 50 millions d’années. L’animal vivant qui lui est le plus proche est l’okapi. En septembre 2016, une étude scientifique a montré qu’il y avait en fait quatre espèces distinctes de girafes et non une seule séparée en neuf sous-espèces, comme on le pensait jusque-là. Des discussions sont en cours pour faire reconnaître cette taxonomie par l’IUCN, ce qui favoriserait la mise en place de mesures de protection spécifiques.

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La Chine crée une application pour reconnaître les pandas

pandaL’application permettra aux chercheurs de collecter des informations plus précises sur la population de pandas, à la fois en captivité et à l’état sauvage.

La Chine a développé une application qui permet aux scientifiques d’identifier les pandas individuellement grâce à la technologie de reconnaissance faciale, a annoncé vendredi l’agence étatique Chine nouvelle.

Les chercheurs ont également mis au point une base de données contenant plus de 120.000 photos et 10.000 vidéos de pandas géants pour leur permettre de mieux identifier les animaux, en captivité et à l’état sauvage.

« L’application et la base de données vont nous permettre de collecter des informations plus précises et plus complètes sur la population, sa répartition, son âge, la proportion par genre, les naissances et les décès des pandas sauvages, qui vivent dans des montagnes reculées et sont difficiles à suivre », a expliqué à Chine nouvelle Chen Peng, un chercheur du Centre chinois pour la conservation et l’étude des pandas géants.

L’année dernière, la Chine avait annoncé vouloir créer une réserve pour les pandas géants faisant trois fois la taille du Parc national américain de Yellowstone, pour rapprocher les animaux et encourager les croisements entre les populations de pandas sauvages, notoirement lents à se reproduire.

Moins de 2000 pandas à l’état sauvage
Un budget de plus de 10 milliards de yuans (1,3 milliard d’euros) est prévu pour le Parc national du panda géant, situé dans le sud-ouest montagneux de la Chine dont l’animal est un emblème national, selon le quotidien étatique China Daily.

Les pandas géants ont un taux de fécondité très bas, un facteur clé avec la disparition de leur habitat naturel de leur raréfaction, au point qu’ils sont classés comme espèce menacée.

Plus de 80% des pandas sauvages de la planète vivent dans la province du Sichuan (sud-ouest de la Chine), le reste se répartissant entre le Shanxi (centre) et le Gansu (nord-ouest). En novembre, 548 pandas géants étaient en captivité, tandis que la population sauvage est passée sous la barre des 2000 individus, selon Chine nouvelle.

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Espèces menacées : pourquoi la cause du panda fédère-t-elle plus que le ver de terre?

pandaDu majestueux lion à l’insignifiant ver de terre, les représentations des animaux dans l’imaginaire collectif influencent programmes de conservation, levées de fonds, jusqu’au nombre d’études scientifiques qui leur sont consacrées.

« Ce ne sont pas juste les grands animaux charismatiques qui comptent, mais bien le coléoptère, le ver de terre, la chauve-souris  qui sont la clé de voûte des écosystèmes », rappelle auprès de l’AFP Robert Watson, président de la plateforme scientifique sur la biodiversité (IPBES) qui se réunit à partir de ce lundi à Paris.

Est-ce parce qu’une chenille est moche qu’elle ne mérite pas d’être protégée ?  Absolument pas, mais elle est moins susceptible de s’attirer l’affection du grand public quand il s’agit d’évoquer sa survie; certains sont d’ailleurs prompts à simplement l’écraser s’ils croisent son chemin. L’image des animaux n’est pas neutre dans l’intérêt qu’ils suscitent, au détriment parfois de l’impact bénéfique qu’ils ont sur leur environnement.

Taille, rareté, ressemblance avec l’être humain ou forme étrange, intelligence, comportement, danger.  De multiples facteurs influencent notre réaction face un animal.

« Ils nous rappellent un bébé humain »
« Mais l’un des plus importants, c’est s’il est mignon : des caractéristiques physiques comme des grands yeux et des traits doux éveillent nos instincts parentaux parce qu’ils nous rappellent un bébé humain », explique à l’AFP Hal Herzog, professeur de psychologie à l’université américaine West Carolina.

Exemple : le panda avec son masque noir, ses roulades et son air un peu perdu. Mais comparez-le avec une autre espèce asiatique encore plus en danger: la salamandre géante de Chine, suggère le spécialiste des relations hommes-animaux : « Elle ressemble à un gros sac de 65 kilos de bave brune avec de petits yeux perçants ».

Quant aux vers de terre sans yeux ni jambes, « ils ressemblent plus à une vie extraterrestre primitive qu’à un animal avec lequel un humain peut s’identifier », poursuit-il.

Tout de suite, ça fait moins envie. Ils sont pourtant essentiels à la vie des sols, mais comme les asticots, rats ou serpents, ils inspirent souvent le dégoût. Au contraire du tigre, du lion ou de l’éléphant, jugés comme les animaux sauvages les plus charismatiques dans une étude publiée dans PLOS One en juillet 2018.

Un animal n’est pas jugé « charismatique » forcément parce qu’il est « beau », « mignon » ou « majestueux », relevait d’ailleurs le travail universitaire. Le tigre, le lion et l’éléphant apparaissent plus facilement « dangereux » ou « impressionnantes ».

La culture populaire est aussi à l’œuvre : entre Sauvez Willy et Les Dents de la Mer, il y a un monde de représentations conscientes et inconscientes, susceptibles de susciter instinctivement le dégoût ou la sympathie pour un animal.

Et le grand public n’est pas le seul concerné: une étude de Scientific Reports a montré en 2017 une corrélation entre les préférences sociétales et les espèces les plus étudiées par les scientifiques. Une étude publiée en mars 2016 dans Mammal Review faisait le même constat.

Plus l’animal est mignon, plus il récolte des fonds
« Peut-être parce qu’il est plus facile d’obtenir de l’argent » pour ces travaux, avance auprès de l’AFP l’un des auteurs de la première étude Frédéric Legendre, chercheur au Muséum national d’histoire naturelle en France. Plus facile aussi pour lever des fonds, assure Christo Fabricius, de l’ONG WWF, qui affiche depuis un demi siècle un panda comme logo. « Les reptiles par exemple ne sont pas très vendables. »

« Les programmes de conservation pour les espèces en danger fonctionnent mieux quand ils sont soutenus par le grand public (de même que les ONG et gouvernements) en termes de financement, de réglementation ou de programmes participatifs », rappelaient en 2018 les auteurs de l’étude sur les animaux charismatiques.

Et si certains peuvent parfois s’agacer de voir l’argent et l’attention se focaliser sur ces fameux pandas et d’autres grands mammifères charismatiques, les favoriser n’est pas absurde.

Les espèces emblématiques aident les moins populaires
« Quand on protège les espèces emblématiques, on protège leur habitat et tous les organismes qui sont dedans en bénéficient », souligne ainsi Frédéric Legendre.

« Personne ne va s’intéresser à mon très bel âne de Somalie, qui est pourtant en danger critique d’extinction », confiait en août 2018 à BFMTV.com Delphine Delord, directrice de la communication du zoo de Beauval. Mais, tempérait-elle, leur bébé panda Yuan Meng fait office d’ambassadeur pour les espèces moins charismatiques : l‘argent récolté via parrainages et autres va à la conservation de toutes les espèces.

De plus, œuvrer à la survie d’une espèce consiste aussi à sauver son environnement, ce dont peuvent à leur tour bénéficier d’autres animaux.

Mais être un éléphant ou un tigre n’est pas non plus une garantie de survie. Selon une étude publiée en avril dans PLOS Biology, la présence « virtuelle » massive de ces espèces charismatiques sur nos écrans, dans les livres pour enfants, sur les T-shirts ou les boîtes de céréales fait croire à la population qu’ils sont tout aussi répandus dans la nature.

Or, la plupart sont en danger. Et plus elles sont rares, « plus leur valeur est accrue pour la médecine traditionnelle, pour la chasse aux trophées, et donc elles sont d’autant plus chassées, comme le rhinocéros », commente auprès de l’AFP l’auteur principal Franck Courchamp, écologue au CNRS.

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« La plus grandes des épidémies » décime les grenouilles à grande vitesse

grenouilleKermit pourrait bientôt devenir le symbole d’une espèce disparue.

En effet, comme le révèle un collectif de 41 scientifiques dans un article publié, le 29 mars, dans la revue Science, les grenouilles sont en danger d’extinction. Victimes d’une panzootie dont la gravité avait jusque-là été sous-estimée, plusieurs centaines d’espèces d’amphibiens sont déjà touchées.

Un champignon très contagieux
Tout commence dans les années 70 quand les chercheurs constatent que les mêmes populations d’amphibiens déclinent rapidement alors qu’elles évoluent dans un environnement préservé, non pollué et n’ayant pas subi la déforestation. 10 ans plus tard, ils notent que certaines espèces ont carrément disparu.

Il faut attendre la fin des années 90, comme le rappelle le New York Times pour que les scientifiques découvrent que les grenouilles en Australie et au Panama sont infectées par le même champignon mortel qu’ils nomment le Batrachochytrium dendrobatidis (appelé également le Bd, ndlr). Ce parasite aquatique est alors repéré dans d’autres pays à travers le monde et les chercheurs remontent sa piste et situent son origine dans la Péninsule de Corée.

Le Bd, qui provoque la maladie de la chytridiomycose, se contracte au contact d’autres animaux ou par les spores fongiques laissées à la surface de l’eau. Le champignon microscopique atteint alors les cellules de la peau et se multiplie. Les créatures infectées ne peuvent plus respirer par la peau, se mettent à peler et à suffoquer. Mais avant de mourir, elles parviennent encore à propager le parasite en sautant de mares en mares.

Plus de 500 espèces déjà tuées
Jusqu’à présent les scientifiques avaient estimé que 200 espèces de grenouilles et de salamandres avaient été touchées par la maladie mais la nouvelle étude montre des chiffres beaucoup plus alarmants.

Au moins 501 espèces d’amphibiens ont été affectées par la chytridiomycose et 90 espèces auraient disparu à cause de l’épidémie liée au Bd. L’Australie, l’Amérique centrale et du sud sont les plus durement touchées mais les populations d’amphibiens d’Afrique, d’Europe et de l’Amérique du nord sont également concernées. Selon ce rapport, on serait face à la plus grande épidémie ayant causé le plus de pertes au niveau de la biodiversité.

« C’est stupéfiant, jusqu’à présent, nous n’avions jamais eu affaire à une seule et même maladie capable de provoquer l’extinction de multiples espèces, sur de multiples continents et tout cela en même temps », a réagi auprès du journal San Francisco Gate, Jonathan Kolby, co-auteur de l’étude et herpétologue à l’Université James Cook en Australie.

Afin d’enrayer l’épidémie, certains chercheurs et organisations préconisent l’interdiction d’importer des amphibiens dont le commerce international augmente la propagation de l’agent pathogène.

Le Canada a déjà fait un pas en ce sens en limitant, depuis le 12 mai 2018, l’importation de toutes les espèces appartenant à l’ordre des Caudata (comme les salamandres, les tritons et les nectures), à moins qu’elle ne soit autorisée par un permis afin de « protéger les espèces de salamandres sauvages du Canada d’un champignon nuisible », précise le site du gouvernement. Quels autres pays suivront le mouvement pour préserver la biodiversité ?

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Comment les moustiques sentent la sueur des humains

moustique.jpgLes femelles moustiques qui transmettent la dengue et le virus Zika repèrent les humains grâce à un récepteur sentant l’acide lactique contenue dans la sueur humaine, ont découvert des chercheurs américains.

Matthew DeGennaro, neurogénéticien à l’université internationale de Floride à Miami, et des collègues ont identifié un gène du nom de IR8a, sans lequel les moustiques perdent une grande partie de leur capacité olfactive.

Les moustiques mutants, privés de ce gène, étaient deux fois moins attirés par les humains que les moustiques sauvages, selon leurs expériences sur 14 personnes.  Les chercheurs ont publié jeudi dans la revue Current Biology leurs travaux réalisés sur des moustiques Aedes aegypti, qui transmettent Zika, la dengue ou la fièvre jaune.

Cela fait des décennies que l’on sait que les moustiques sont attirés par la sueur et l’acide lactique (en plus de la chaleur et du dioxyde de carbone expiré par les humains). Mais le mécanisme génétique et moléculaire exact échappait jusqu’à présent aux chercheurs.

« On cherchait le récepteur pour l’acide lactique depuis les années 1960 », dit à l’AFP le professeur DeGennaro, qui s’est reposé sur des manipulations génétiques et l’outil CRISPR/Cas9.

En théorie, on pourrait maintenant tenter de bloquer cette voie olfactive chez les moustiques, par un produit chimique ou l’équivalent d’un parfum, afin de devenir quasi-invisible pour les antennes des insectes (où se situent leurs organes olfactifs principaux).

Mais fabriquer cette substance reste un défi entier. « Cela prendra des années, mais nous avons vraiment fait un pas de plus », avance Matthew DeGennaro.

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Animal ou intelligence artificielle, qui est le plus futé ?

Animal ou intelligence artificielleLe mois prochain se tiendront les Animal-AI Olympics,  une compétition inédite qui verra s’affronter la machine et l’animal.

Des algorithmes d’intelligence artificielle auront en effet la lourde tâche de défier l’intelligence des bêtes. À la clé : une récompense de 10.000 dollars, mais aussi et surtout des pistes pour améliorer les capacités de l’IA.

On la savait déjà capable de composer de la musique, de prédire l’avenir, et même d’incarner un présentateur télé. Mais l’intelligence artificielle pourra-t-elle un jour dépasser l’animal ?  C’est tout l’enjeu des « Animal-AI Olympics »,  une compétition organisée conjointement par l’Imperial College de Londres, l’Université de Cambridge et l’Université de Valence, en Espagne,  en collaboration avec l’institut de recherche GoodAi, basé à Prague, en République tchèque.

L’IA encore limitée
« L’idée a germé après avoir discuté avec des chercheurs en intelligence animale. On peut prendre un animal, le placer dans un environnement qu’il n’a jamais vu auparavant, et lui donner un problème à résoudre, comme traverser quelque chose. Souvent, l’animal parvient bien à résoudre le problème.

Au contraire, si l’on entraîne une intelligence artificielle à être bonne dans une tâche spécifique, cela n’a aucun sens de la placer dans un nouvel environnement. Elle ne va même pas essayer de résoudre le problème. Elle ne parvient tout simplement pas à réagir », explique dans une interview accordée au site IEEE Spectrum Matthew Crosby, chercheur à l’Imperial College et membre du comité d’organisation de la compétition.

IA VS animal
Le principe de ces olympiades de l’intelligence artificielle qui se tiendront le mois prochain sera donc de confronter divers algorithmes d’intelligence artificielle, à l’intelligence animale. Objectifs principaux : classer ces algorithmes, et déterminer quelles approches sont les plus pertinentes pour permettre à la machine de réussir à effectuer des tâches dans lesquelles les animaux excellent.

« Remporter la compétition demandera un système d’intelligence artificielle capable de se comporter de manière robuste et de généraliser à des cas jamais vus. Un score parfait nécessitera un net progrès de l’IA, bien au-delà des capacités actuelles. Cependant, même des réussites modestes montreront que c’est possible, non seulement de trouver des modèles utiles dans les données, mais d’extrapoler à partir d’eux vers une compréhension de la façon dont fonctionne le monde », précise le site internet mis en ligne tout spécialement pour l’évènement.

En attendant le début de la compétition, les équipes de programmeurs ne manquent sans doute pas de s’échauffer.   À la clé en effet : une récompense de 10.000 dollars. De quoi motiver les troupes afin de rendre l’intelligence artificielle tout simplement intelligente

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Comment éviter les piqûres de tiques

tiquesLe printemps approche, et avec les beaux jours, les tiques vont sortir de leur léthargie hivernale et chercher à se nourrir. Elles se sont même déjà remises à l’affût dans certaines régions, comme en Alsace, profitant des températures exceptionnellement douces pour la saison.

En France, les tiques les plus répandues sont les tiques dures appartenant au genre Ixodes. Avant d’atteindre l’âge adulte, ces petits acariens passent par plusieurs stades de développement : larves, nymphes et adultes. À chacune de ces trois étapes de leur vie, elles font un unique repas de sang. Problème : au cours de ces repas, elles risquent de transmettre divers agents infectieux. Parmi ceux-ci, la bactérie Borrelia burgdorferi sensu lato, responsable de la maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme). Cette affection, qui peut s’avérer invalidante si elle n’est pas correctement diagnostiquée et traitée, est en passe de devenir un important problème de santé publique.

Depuis quelques années, nos contacts avec les tiques sont en effet de plus en plus fréquents, en raison de divers changements d’origine socio-économiques ou climatiques (nouveaux types de loisirs, modifications paysagères, climat différent …). De ce fait, les tiques constituent une source croissante de problèmes en santé humaine, et s’en protéger efficacement devient indispensable. Pour y parvenir, certaines solutions sont fonctionnent mieux que d’autres.

Pour ne pas se faire piquer
Après avoir passé l’hiver en diapause, une sorte d’hibernation, cachée dans l’humus ou la litière de feuilles mortes des forêts tempérées, les tiques vont se remettre en mouvement dès le mois de mars (voire plus tôt si les températures sont élevées), escaladant la végétation pour chasser à l’affût. Ixodes peut piquer plus de 300 animaux différents, des lézards aux oiseaux, en passant par les rongeurs et les cervidés, entre autres. L’être humain, quant à lui, n’est qu’un hôte accidentel.

Le meilleur moyen d’éviter d’être piqué est bien entendu de ne pas se rendre dans les endroits infestés lorsque les tiques sont les plus actives, c’est-à-dire de mars à juin, puis de septembre à novembre en climat continental (les tiques sont sensibles à la dessiccation et au froid, ce qui explique ces deux ralentissements d’activité, en climat océanique, elles ne marquent aucune pause). On a coutume de penser spontanément aux sous-bois ou à la campagne, mais les tiques sévissent aussi en ville, notamment depuis que les espaces végétalisés y sont de plus en plus fréquents.

S’il n’est pas possible d’éviter les lieux où vivent les tiques, les mesures de prévention élémentaires consistent à porter de vêtements couvrants, de couleurs claires pour bien les repérer. Une protection efficace, mais malheureusement rarement pratiquée, consiste à enfiler les bas de pantalon dans les chaussettes, ce qui évite que les tiques ne puissent remonter à l’intérieur des vêtements. Pour les enfants, dont la tête est à hauteur de broussailles, le port d’une casquette permet d’éviter les piqûres du cuir chevelu. Rappelons que les tiques ne tombent pas des arbres.

Les répulsifs les plus efficaces
Pour ne pas se faire piquer, il est aussi possible d’utiliser des répulsifs cutanés. Ces produits, surtout employés en zone tropicale pour lutter contre les moustiques, font l’objet d’une actualisation des connaissances concernant leur efficacité contre les piqûres de tiques.

Comme leur nom l’indique, les répulsifs ne tuent pas les tiques, mais les repoussent, et les empêchent ainsi de piquer l’être humain (ou les animaux). Ceux qui sont actuellement commercialisés sont des molécules à application externe, cutanée ou vestimentaire. Actuellement, quatre molécules ont été officiellement identifiées comme efficaces contre les piqûres de tiques:
– le PMD (P-menthane-3, 8-diol) : ce composé naturel est extrait de l’eucalyptus Corymbia citriodora.
– le DEET (Diethyl toluamide) : c’est le répulsif de référence, le plus largement utilisé depuis plusieurs décennies. Il présente l’inconvénient d’altérer certains tissus synthétiques (rayonne, spandex, vinyl …) et matières plastiques (branches de lunettes, bracelets-montres …). On lui connaît peu d’effets secondaires, qui sont d’ordre cutané. Commercialisé depuis 1957 aux États-Unis, ses effets toxiques sont bien documentés (ils se manifestent suite à une exposition excessive sur de grandes surfaces corporelles ou une ingestion). Il est conseillé de l’utiliser sur des surfaces du corps restreintes, en quantité modérée.
– IR35/35 (N-butyl, N-acétyl-3 éthylaminopropionate) : synthétisé en Allemagne en 1969, ce produit a été commercialisé à partir de 1973. Incolore et pratiquement inodore, il altère aussi les matières plastiques.
– KBR 3023 ou picaridine (1-piperidine carboxylic acid) : l’efficacité de ce répulsif, introduit dans les années 1990, est similaire à celle du DEET, tout comme ses effets indésirables. Il a l’avantage d’être inodore, moins huileux, et de ne pas détériorer les objets en plastique.

Ces deux dernières molécules, plus récentes, ont fait l’objet de recherches approfondies de la part de l’Organisation mondiale de la Santé. Elles sont déjà largement recommandées et utilisées dans la lutte contre les vecteurs de maladies tels que les moustiques. Cependant, les données scientifiques manquent concernant les risques de ces molécules pour une utilisation répétée chez les personnes régulièrement exposées aux tiques, comme les forestiers.

Des alternatives à l’étude
D’autres produits d’origine naturelle sont en cours d’évaluation, comme le 2-undecanone (BioUD) issu de la tomate, l’acide décanoique (Contrazek) aussi appelé acide caprique
– un dérivé huileux issu des noix de coco ou de palme, le géraniol, l’extrait de Margosa ou margousier (Neem) et l’extrait de lavande.

Les autres huiles essentielles sont en général peu ou pas recommandées, car très volatiles. En conséquence, leur effet répulsif est limité, il dure de vingt minutes à 1 heure seulement. En outre, certains composés de ces huiles sont des irritants de la peau (citral, farnesol, trans-2-hexenal …), voire sont carcinogènes (eugenol). Il ne faut jamais oublier que ce n’est pas parce qu’un produit est d’origine naturelle qu’il est inoffensif.

Si l’on souhaite éviter d’appliquer des répulsifs directement sur sa peau, il est possible d’imprégner ses vêtements avec des produits spécialement destinés à cet usage, telle que la perméthrine. Cette molécule de synthèse appartient à la famille des pyréthrinoïdes, des composés présents dans les fleurs de chrysanthème. Elle peut être appliquée en pulvérisation sur la face externe de vêtements que l’on laissera sécher avant de les porter.

Ce produit doit néanmoins être utilisé avec précaution, car il est très toxique pour les organismes aquatiques et les animaux à sang froid, ainsi que pour les chats. Par ailleurs, les conséquences de son contact répété avec la peau de l’être humain n’ont pas été clairement étudiées. Il faut souligner ici que les bracelets anti-tiques ne sont pas efficaces.

Entretenir la végétation et gérer la faune sauvage
Des mesures collectives peuvent aussi être pratiquées pour assainir notre environnement. Le traitement des zones d’habitation à risque est possible, en éliminant notamment les feuilles mortes dans lesquelles peuvent se réfugier les tiques et en tondant les pelouses.

La mise en place de barrières efficaces autour des habitations, afin de garder à distance les cervidés, principaux porteurs de tiques adultes, permet aussi de limiter les risques de piqûre dans les zones rurales, tout comme le contrôle des populations de gibier. Les animaux domestiques doivent aussi être surveillés, car ils peuvent présenter un risque, s’ils ramènent des tiques non fixées sur leur pelage.

Les tiques n’ont pas véritablement de prédateurs, bien que certains oiseaux puissent en manger, que les spores de certains champignons puissent détruire leur cuticule ou que certains nématodes ou guêpes parasitoïdes puissent les parasiter et les tuer. Aucune méthode de lutte biologique n’a donc encore été développée, même si certaines sont étudiées en laboratoire.

Avec le vous partez en balade en dans les champs faites attention les tiques sont déjà là. Suivez les conseils de prévention contre la maladie de lyme transmise par un tique infecté. Clique ici : sante.gouv.fr

En cas de piqûre
Après être passé dans une zone infestée, l’inspection corporelle est essentielle. Il s’agit de vérifier toutes les zones chaudes et humides du corps, qui sont des sites privilégiés de piqûres: plis des membres, nombril, organes génitaux, oreilles et cuir chevelu.

Les piqûres de larve et de nymphe sont les plus difficiles à détecter. À ces stades de développement, elles passent en effet souvent inaperçues à cause de leur petite taille (une larve mesure environ 1 mm, une nymphe 2 à 3 mm). La majorité de leurs piqûres ont lieu sur les membres inférieurs.

Si une tique est repérée, l’extraction mécanique est la plus efficace. Elle doit être pratiquée le plus rapidement possible afin d’éviter la transmission éventuelle de pathogènes, qui passent généralement à l’être humain en douze à vingt-quatre heures dans le cas de bactéries et de parasites (la transmission est immédiate pour les virus). Les crochets tire-tique sont particulièrement appropriés mais à défaut il est possible d’utiliser une pince à épiler. L’application de substance pour «asphyxier» la tique est inutile, car aucune étude scientifique n’en a démontré l’efficacité.

Une fois la tique extraite, le plus simple est de la coller sur un morceau de ruban adhésif puis de la jeter. Si les pièces piqueuses sont restées dans la peau, ce n’est pas grave, le nodule cutané finira par disparaître. La dernière étape en revanche est importante: il s’agira de surveiller la zone de piqûre pendant un mois, afin de détecter le développement éventuel d’un érythème migrant. Cette lésion cutanée rouge, centrée sur la piqûre, qui s’élargit progressivement, constitue le premier signe clinique d’une borréliose de Lyme. S’il apparaît, ou si un autre signe clinique se manifeste, il faut alors consulter un médecin.