Publié dans Texte Histoire, Légende

le pot fêlé

pot feleUne vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transportait, appuyée derrière son cou.

Un des pots était fêlé, alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n’était plus qu’à moitié rempli d’eau.

Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et demi d’eau.

Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé lui avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il s’adressa un jour à la vieille dame, alors qu’ils étaient près du ruisseau. « J’ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison.

» La vieille dame sourit : » As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu’il n’y en a pas de l’autre côté ?   J’ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais.

Pendant deux ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison ».

Nous avons chacun nos propres manques,  nos propres fêlures. Mais se sont chacun de ces défauts qui rendent nos vies ensembles si intéressantes et si enrichissantes, il faut simplement y trouver ce qu’il y a de bon en eux.

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La légende des deux faucons

légende fauconLe roi d’un pays lointain reçut un jour comme offrande deux jeunes faucons qu’il remit sans tarder au fauconnier pour qu’il les dresse.

Au bout de quelques mois, le roi demanda au maître fauconnier des nouvelles concernant le dressage des deux précieux oiseaux.

Celui-ci l’informa qu’un des deux faucons répondait parfaitement au dressage, mais que l’autre n’avait pas bougé de la branche où il l’avait posé le premier jour.

Le roi fit venir des guérisseurs de toutes sortes pour qu’ils voient le faucon, mais personne n’arriva à faire voler l’oiseau. Il confia alors la mission aux membres de la cour, mais rien de plus ne se passa.

Désespéré, le roi décida de faire savoir à son peuple qu’il donnerait une juteuse récompense à la personne qui arriverait à faire voler le faucon. Et dès le lendemain matin, il vit le faucon en train de voler élégamment devant les fenêtres du palais.

Le roi dit à sa cour : « Amenez-moi l’auteur de ce miracle ». Et un modeste paysan se retrouva alors devant lui.

Le roi lui demanda : « C’est toi qui as fait voler le faucon ?   Comment as-tu fait ?   Est-ce que tu es magicien ?

Intimidé, le paysan dit au roi : « Ce n’est pas de la magie ni de la science, Majesté, j’ai juste coupé la branche et le faucon a volé. Il s’est rendu compte qu’il avait des ailes et il a commencé à voler. »

La légende raconte que depuis ce jour, le faucon vola librement et sans restriction aucune et le roi simplement prenait plaisir à le regarder.

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Légende de la noix de coco

noix de cocoD’après la légende des îles Tonga, la noix de coco a une origine assez curieuse.

Il y a bien longtemps, dans les îles Tonga, une belle jeune fille prenait tranquillement un bain dans la mer, près de son village. Alors qu’elle se détendait tranquillement dans l’eau, elle vit s’approcher d’elle une murène.

Rebutée au début par l’aspect quelque peu ingrat de l’animal marin, elle n’en noua pas moins une conversation avec cette dernière. Il s’avéra que l’animal était un comble de gentillesse.

La jeune fille retourna plusieurs fois prendre son bain, en compagnie de la murène qui ne se plaignait pas d’une telle situation. Elles parlaient énormément à chaque fois qu’elles se voyaient. Le temps passant, et les bains se succédant, la murène et la jeune fille tombèrent amoureux. Les bains se firent de plus en plus fréquents. Un beau jour, la jeune fille se rendit compte d’un événement plutôt gênant : elle était enceinte.

Quand il eut appris la nouvelle, son père entra dans une colère noire. Il s’en fut près de l’endroit où sa fille prenait son bain, et attendit la murène. Quand celle-ci apparut, il l’attrapa et lui coupa la tête. La jeune fille, en proie à une profonde tristesse, enterra la tête de l’animal dans le sable. Le temps passa …

Lorsque le bébé naquit, on vit pousser à l’endroit où la tête de la murène avait été enterrée un arbre à nul autre pareil. Ses feuilles s’avérèrent être très utiles pour le quotidien, et son fruit était sucré et très nourrissant. C’est ainsi que naquit le premier cocotier.

C’était le dernier cadeau de la murène à son amante et son enfant.  En effet, la noix de coco se présente avec trois petits cercles clairs, les yeux et la bouche de la murène. Et l’on ne peut boire le lait de coco qu’en perçant la « bouche » du fruit.

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Le 5ème rêve

5eme reveUne merveilleuse légende Amérindienne sur la création du monde. Au début, le Grand Esprit dormait dans le rien, son sommeil durait depuis l’éternité. Et puis soudain, nul ne sait pourquoi dans la nuit , il fit un rêve, en lui gonfla un immense désir.

Ce fut le tout premier rêve, la toute première route. Longtemps, la lumière chercha son accomplissement , son extase. Quand finalement elle trouva, Elle vit que c’était la transparence et la transparence régna. Mais voilà qu’à son tour, ayant exploré tous les jeux de couleurs qu’elle pouvait imaginer, la transparence s’emplit du désir d’autre chose.

À son tour elle fit un rêve, elle qui était si légère, elle rêva d’être lourde.
Alors apparut le caillou et ce fut le deuxième rêve, la deuxième route. Longtemps, le caillou chercha son extase, son accomplissement, quand finalement il trouva, il vit que c’était le cristal et le cristal régna. Mais à son tour ayant exploré tous les jeux lumineux de ses aiguilles de verres, le cristal s’emplit du désir d’autre chose, qui le dépasserait.

A son tour il se mit à rêver, lui qui était si solennel, si droit, si dur. Il rêva de tendresse, de souplesse et de fragilité, alors apparut la fleur et ce fut le troisième rêve, la troisième route. Longtemps la fleur, ce sexe de parfum chercha son accomplissement, son extase. Quand enfin elle trouva, elle vit que c’était l’arbre. Et l’arbre régna sur le monde, mais tu connais les arbres, il n’y a pas plus rêveurs qu’eux.

L’arbre, à son tour fit un rêve, lui qui était si ancré à la terre, il rêva de la parcourir librement, follement, de vagabonder au travers d’elle. Alors apparut le ver de terre et ce fut le quatrième rêve, la quatrième route. Longtemps le ver de terre chercha son accomplissement, son extase. Dans sa quête, il prit tour à tour la forme du porc-épic, du puma, de l’aigle, du serpent à sonnette. Longtemps, il tâtonna et puis un beau jour, dans une immense éclaboussure au beau milieu de l’océan, un être très étrange surgit en qui toutes les bêtes de la terre trouvèrent leur accomplissement et ils virent que c’était la baleine. Longtemps cette montagne de musique régna sur le monde et tout aurait pu peut-être en rester là, car c’était très beau, seulement voilà. Après avoir chanté pendant des lunes et des lunes, la baleine à son tour ne pus s’empêcher de s’emplir d’un désir fou.

Elle qui vivait fondue dans le monde, rêva de s’en détacher. Alors brusquement, nous sommes apparus, nous les hommes. Car nous sommes le cinquième rêve, la cinquième route, en marche vers le cinquième accomplissement, ma cinquième extase. Dans la moindre couleur, toute la lumière est enfouie. Dans tout caillou du bord du chemin, il y a un cristal qui dort. Dans le plus petit brin d’herbe, sommeille un baobab et dans tout ver de terre se cache une baleine. Quant à nous , nous ne sommes pas «le plus bel animal», nous sommes le rêve de l’animal et ce rêve est encore inaccompli.

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Le combat avec l’astrologique

astrologieIl était une fois un jeune Bélier qui passait tranquille dans son pré. Il avait pour ami un Taureau appartenant à un fermier du hameau. Jean, fils du fermier, un Gémeaux luttait pour vaincre un Cancer.

Qu’il pleuve ou qu’il fasse beau, il se rendait à la prairie prendre l’air. Jean qu’autrefois avait la force d’un Lion se sentant chaque jour plus faible finit par accepter la proposition d’une jeune fille belle et Vierge.

Je m’en Balance , je ne peux me taire, quand tu t’es fait piquer par un Scorpion, je t’ai soigné avec du Sagittaire, je connais les plantes qui te soigneront avec la cendre de Capricorne, je te ferai des cataplasmes.

Je t’aimerai comme personne, nous allons vivre nos fantasmes. Jean sourit, en se remémorant, il se dit que tout n’est pas fini tant que l’espoir est à l’horizon. Cette fille, Verseau, c’est la vie.

Il prit la résolution de se battre, accepta de revoir la jeune fille, ils sont partis à la pêche au lac cuire les Poissons sur le gril. C’est le plus beau jour de notre vie, dirent-ils tous les deux en cœur. Ils vivent côte à côte depuis, au jour le jour en profitant du grand bonheur.

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Invitation de la folie

cache-cacheLa Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle. Tous les invités y allèrent.

Après le café la Folie proposa : On joue à cache-cache ?
– Cache-cache ?
C’est quoi, ça ?  demanda la Curiosité.
– Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. Quand j’ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.

Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.
-1, 2, 3, … la Folie commença à compter. L’Empressement se cacha le premier, n’importe où. La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre. La Joie courut au milieu du jardin. La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher. L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher. La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient. Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.

– CENT  cria la Folie, je vais commencer à chercher. La première a être trouvée fut la Curiosité, car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché. Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité …

Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda : Où est l’Amour ?  Personne ne l’avait vu. La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers. Mais elle ne trouvait pas l’Amour. Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri : c’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil. La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours. L’Amour accepta les excuses. Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours.

Auteur : Jean de la Fontaine

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L’île des sentiments

l-ile-aux-sentiments-Il était une fois, une île ou tous les différents sentiments vivaient :
le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l’Amour y compris.

Un jour on annonça aux sentiments que l’île allait couler. Ils préparèrent donc tous leurs bateaux et partirent. Seul l’Amour resta.

L’amour voulait rester jusqu’au dernier moment. Quand l’ile fut sur le point de sombrer, l’Amour décida d’appeler à l’aide.

La Richesse passait à côté de l’Amour dans un luxueux bateau. L’amour lui dit :
– « Richesse, peux-tu m’emmener ? »
– « Non car il y a beaucoup d’argent et d’or sur mon bateau. Je n’ai pas de place pour toi. »

L’amour décida alors de demander à l’Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau,
– « Orgueil, aide-moi je t’en prie »
– « Je ne puis t’aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau. »

La Tristesse étant à côté, l’Amour lui demanda,
– « Tristesse, laisse-moi venir avec toi. »
– « Ooh Amour, je suis tellement triste que j’ai besoin d’être seule »

Le Bonheur passa aussi à coté de l’Amour, mais il était si heureux qu’il n’entendît même pas l’Amour l’appeler.

Soudain, une voix dit :
– « Viens Amour, je te prends avec moi. »
C’était un vieillard qui avait parlé. L’amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu’il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu’ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s’en alla.

L’amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir
– « Qui m’a aidé ? »
– « C’était le Temps » répondit le Savoir.
– « Le Temps ? » s’interrogea l’Amour.
– « Mais pourquoi le Temps m’a-t-il aidé ? »

Le Savoir, sourit plein de sagesse, et répondit :
« C’est parce que Seul le Temps est capable de comprendre combien l’Amour est important dans la Vie. »