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L’AFMPS n’autorise plus l’utilisation du Motilium chez les enfants

motiliumL’AFMPS n’autorise plus l’utilisation du Motilium chez les enfants, pas assez efficace

L’utilisation de dompéridone, qui compose notamment le médicament Motilium et qui soulage les symptômes de type nausées et vomissements, n’est plus approuvée au niveau européen chez les nouveau-nés, les nourrissons, les enfants (moins de 12 ans) et les adolescents pesant moins de 35 kilos, avertit l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) sur son site. Une nouvelle étude clinique a démontré un manque d’efficacité du médicament, explique-t-elle.

La dompéridone, un antagoniste de la dopamine, a fait l’objet, en 2013 et 2014, d’une procédure européenne d’arbitrage au sujet du risque cardiaque associé à son utilisation, rappelle l’AFMPS.

Il en est notamment ressorti la réduction de la dose recommandée pour les nouveau-nés, nourrissons, enfants et adolescents pesant moins de 35 kilos pour limiter le risque cardiaque : 0,25 mg/kg maximum trois fois par jour, contre de 0,25 à 0,5 mg/kg trois à quatre fois par jour auparavant.

Une étude clinique chez les enfants a également été demandée pour évaluer l’efficacité du médicament. Cette étude a été arrêtée prématurément, indique l’AFMPS: les résultats n’ont pas démontré un « bénéfice significatif par rapport à un traitement par placebo ».

Motilium, médicament de référence et titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, a dès lors proposé de supprimer l’indication de dompéridone chez ce public juvénile. Ce qu’a accepté l’AFMPS et les autres États membres européens concernés. En conséquence, à partir du 15 septembre prochain, le « Motilium 1 mg/ml suspension buvable ‘pédiatrie’ avec pipette doseuse, la seule spécialité qui ciblait la population pédiatrique de moins de 12 ans, est retirée du marché », précise l’Agence.

Pour les adultes et les adolescents (à partir de 12 ans pesant 35 kilos ou plus), la dose est de 10 mg jusqu’à trois fois par jour, avec 30 mg comme dose quotidienne maximale.

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Le Sidaction 2019 enregistre 4,5 millions d’euros de promesses de dons

SidactionUn quart de siècle après la première édition, le Sidaction 2019 s’est achevé dimanche soir avec 4,5 millions d’euros de promesses de dons. Un chiffre en hausse par rapport à l’an dernier.

« Dans un contexte économique parfois tendu pour la population et de baisse des dons aux associations, le public a été particulièrement engagé à l’occasion des 25 ans » du Sidaction, s’est félicitée Florence Thune, directrice générale de l’événement caritatif, évoquant un « succès populaire ». Le nombre de dons par SMS a par ailleurs atteint un record, a-t-elle relevé.

« Cette édition a de nouveau été marquée par un don exceptionnel d’un grand donateur », a indiqué l’association de lutte contre le sida, sans en préciser le montant. En 2018, le Sidaction avait récolté 4,4 millions de promesses de dons, notamment grâce à « un don exceptionnel d’un grand donateur ».

« Le virus est toujours là »
Le nombre de porteurs du virus du sida en France est évalué à environ 173 000. Selon les derniers chiffres officiels, publiés fin mars, 6400 personnes ont découvert leur séropositivité en France en 2017, un nombre qui ne baisse plus depuis plusieurs années.

« Nous voulons rappeler que le virus du sida est toujours là et qu’il concerne les jeunes et les moins jeunes. Vingt-deux pour cent des nouveaux diagnostics de séropositivité concernent les plus de 50 ans », selon Florence Thune. « Même cette génération qui a vécu cette période terrible des années 1980-1990 où les gens mourraient en nombre à cause du sida, a oublié que le VIH était toujours là », s’étonne-t-elle.

L’association « met l’accent sur les jeunes car s’ils sont contaminés à 20 ans, ils devront prendre des traitements à vie », en l’état actuel de la médecine, relève-t-elle. Si les traitements par trithérapie permettent aujourd’hui de rendre le virus indétectable et d’empêcher sa transmission, on ne sait toujours pas l’éliminer de l’organisme.

« Si on veut mettre fin à l’épidémie, il faut financer la recherche », insistait Françoise Barré-Sinoussi, présidente de Sidaction, juste avant le week-end. « Beaucoup de personnes encore ne se font pas dépister et continuent à transmettre le virus aux autres », a-t-elle souligné samedi sur Europe 1. « En France on estime à 24 000 le nombre de personnes porteuses du virus et qui ne le savent pas », a ajouté la scientifique, co-découvreuse du virus au début des années 1980 et prix Nobel de médecine 2008.

Recherche et prise en charge
Il y a 25 ans, le premier Sidaction, le 7 avril 1994, avait permis d’engranger 45 millions d’euros, récoltés pendant 9 heures de direct à la télévision. En 1996, les dons avaient été de 9,8 millions d’euros. Mais ils avaient plongé ensuite, avec l’apparition des trithérapies et n’étaient plus que de 1,5 million en 1998, retrace l’association Sidaction.

Ensuite, les dons lors de cet événement s’étaient redressés, pour atteindre les 6 millions d’euros. Mais ils avaient à nouveau baissé à partir de 2007. Depuis 2012, il y a une « stabilité globale de la collecte aux environs de 4 millions d’euros », précise l’association. Depuis près de 15 ans, le week-end du Sidaction représente environ 30% de la collecte de l’association éponyme qui recueille des dons toute l’année.

Les fonds collectés ce week-end seront reversés à des programmes de recherche et de soins et à des programmes associatifs de prise en charge et d’aide aux malades, en France et à l’international. Le numéro d’appel 110, gratuit, destiné à recueillir les dons du public reste ouvert jusqu’au 14 avril. Les dons sont possibles toute l’année par internet (www.sidaction.org) ou par courrier.

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La France interdit certains implants mammaires liés à un risque de cancer rare

Prothèse macrotexturée (labo sebbin)

Depuis 2011, 56 cas de LAGC, une forme rare de cancer, ont été recensés en France. Les retraits vont concerner les prothèses avec surface rugueuse, et deux dont l’enveloppe extérieure est en polyuréthane.

L’Agence nationale des produits de santé (ANSM) a finalement tranché. Elle va interdire plusieurs modèles de prothèses mammaires, soupçonnés de favoriser une forme rare de cancer, selon un courrier de l’Agence nationale des produits de santé (ANSM) dévoilé mercredi par Le Monde et Radio France.

Prothèses avec une surface macro-texturée
Dans ce courrier, l’ANSM annonce que les prothèses concernées sont toutes celles dont la surface est « macro-texturée », c’est-à-dire rugueuse, et deux dont l’enveloppe extérieure est en polyuréthane. Leur retrait a été décidé « au vu du danger rare mais grave que leur implantation est susceptible de constituer », selon ce courrier.

Un comité d’expertes réuni début février avait conclu qu’une interdiction généralisée des implants mammaires texturés n’était pas justifiée. Ce comité se prononçait seulement pour l’interdiction des prothèses Biocell du fabricant américain Allergan, principal modèle mis en cause dans la survenue de LAGC. L’ANSM avait alors indiqué qu’elle prendrait sa décision « dans les prochaines semaines », « sur la base » de l’avis consultatif du comité.

Surveillance renforcée
Depuis 2011, 56 cas de LAGC, une forme rare de cancer, ont été recensés en France parmi les 500.000 femmes porteuses d’implants mammaires. Trois en sont décédées.

Ces signalements avaient poussé l’ANSM à placer ces dispositifs sous surveillance renforcée et à réunir en 2015 puis 2018 un comité scientifique indépendant. Fin novembre, l’ANSM avait recommandé aux chirurgiens de poser « de préférence » des prothèses lisses, dans l’attente de ses conclusions sur le dossier.

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SGOT : définition, rôle, comment analyser les résultats ?

SGOTLe SGOT, qu’est-ce que c’est ?
Le dosage du SGOT est généralement préconisé par le médecin lorsqu’il suspecte une atteinte hépatique, cardiaque ou musculaire.

Mais, dans la majorité des cas, cet examen biologique est effectué dans le cadre d’un bilan plus complet, car sa seule mesure ne permet pas de conduire à un diagnostic précis.

Les transaminases ont pour mission principale de favoriser le transfert des acides aminés au cours des réactions métaboliques et chimiques qui se produisent au sein des cellules. Ainsi, l’augmentation de leur concentration représente un marqueur fort d’une atteinte organique affectant le foie, le cœur, les muscles ou le sang.

Le dosage du SGOT
Le taux de SGOT est déterminé par l’analyse d’un prélèvement sanguin réalisé simplement par prise de sang. Si cette analyse médicale ne fait pas partie des examens nécessitant un jeûne strict, de nombreux laboratoires préconisent souvent sa réalisation à plusieurs heures d’un repas pour éviter des fluctuations trop importantes.

En outre, il est important de savoir que les valeurs normales peuvent différer d’un établissement à un autre en fonction des techniques de mesure utilisées. Cependant, les normes indicatives sont les suivantes :
– Chez l’homme : entre 8 et 30 UI/l,
– Chez la femme : entre 6 et 25 UI/l.

Il faut savoir que le dosage du SGOT est pratiquement toujours associé à celui des ALAT. Un rapport ASAT/ALAT est d’ailleurs établi.

Taux de SGOT trop bas : qu’est-ce que cela signifie ?
La grossesse représente la principale explication d’une baisse du taux de SGOT en dessous des valeurs normales. Une carence en vitamine B6 peut également expliquer une diminution de la concentration enzymatique.

Taux de SGOT trop haut : qu’est-ce que cela signifie ?
Les variations pathologiques à la hausse sont plus souvent observées que celles tendant à la baisse. Un taux de SGOT élevé révèle généralement une atteinte hépatique ou cardiaque. Lorsque les valeurs s’envolent et sont plus de 10 fois supérieures à la normale, le médecin va s’orienter vers le diagnostic d’une hépatite virale aigüe.

Des augmentations plus modérées, en revanche, peuvent avoir de multiples origines :
– Hépatite chronique,
– Stéatose,
– Hépatite alcoolique,
– Hépatite toxique,
– Infarctus du myocarde,
– Insuffisance rénale,
– Cancer hépatique,
– Hémochromatose,
– Myopathie,
– Cirrhose …

Il est également possible de voir le taux de SGOT augmenter après un effort physique intense.

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Stabilisation mondiale du nombre de cancers de la prostate

cancer prostateLe cancer de la prostate est le cancer masculin le plus fréquent dans 96 pays, mais le nombre et la mortalité se sont stabilisés ou ont baissé dans des dizaines de pays depuis les années 2000, a rapporté mardi l’American Cancer Society.

Sur 44 pays pour lesquels les données étaient disponibles, l’incidence du cancer de la prostate s’est stabilisée dans 33 pays, a augmenté dans quatre pays dont la Bulgarie et a baissé dans sept pays, au cours des cinq dernières années disponibles (jusqu’à 2012 ou 2015 selon les pays).

Quant à la mortalité, elle s’est stabilisée dans 54 pays, a augmenté dans trois et a baissé dans quatorze, selon une présentation partielle de l’étude mardi à une conférence à Atlanta.

C’est aux États-Unis que le recul du taux de cancers de la prostate a été le plus notable. Cela s’explique par la baisse du recours à un test de dépistage controversé, qui identifiait trop de tumeurs non dangereuses, selon l’auteure principale de l’étude, MaryBeth Freeman.

L’incidence des cancers de la prostate dans ce pays a augmenté des années 1980 au début des années 1990, au fur et à mesure que le test de dépistage sanguin PSA (antigène spécifique de la prostate) se développait.

Mais ce test est imprécis et mène à trop de sur-diagnostics. Le dosage du PSA permet de repérer un taux anormal de cette protéine produite par la prostate, qui peut signaler un cancer mais est plus souvent le symptôme d’autres maladies. Il produit fréquemment de faux résultats positifs.

En outre, de nombreux cancers de la prostate ne sont pas agressifs et ne poseront pas de risque, les tumeurs ne se développant pas suffisamment. Un faux résultat positif peut avoir des conséquences néfastes sur le patient: anxiété, complications liées à la biopsie ou aux traitements anticancéreux.

En 2012, l’organisme de référence américain US Preventive Services Task Force a déconseillé le dépistage PSA. Depuis 2018, il a assoupli les recommandations et indique que pour les hommes de 55 à 69 ans, le test doit être une décision « individuelle ». Après 70 ans, le dépistage reste déconseillé.

En France comme dans de nombreux pays, il n’est pas non plus recommandé de façon systématique.

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TCK : définition, rôle, comment analyser les résultats ?

tck.jpgQu’est-ce que le TCK  ?
Le dosage du TCK est principalement préconisé chez les patients sous traitement anticoagulant (héparine, antivitamine K), mais il constitue également un outil d’exploration des différents troubles de la coagulation : déficit des facteurs utilisés par la coagulation, présence de l’anticoagulant lupique, syndrome hémorragique, maladie de Willbrand.

En effet, le TCK fait partie, avec le dosage de prothrombine et la numération des plaquettes sanguines, des principaux tests de dépistage d’une anomalie de l’hémostase.

Le dosage du TCK
Le temps de céphaline kaolin est obtenu à partir d’un prélèvement sanguin réalisé par ponction veineuse dans le pli du coude. S’il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour pratiquer cet examen en laboratoire, il est néanmoins conseillé de ne pas manger de repas trop riche les heures précédentes.

L’échantillon de sang est mis en présence de céphaline, qui est un substitut plaquettaire, ainsi que d’un activateur particulaire (kaolin, silice, acide éllagique …). Ces manipulations permettent ainsi d’explorer les différents facteurs de coagulation, que sont les facteurs I, II, V, VIII, IX, X, XI, XII.

Pour information, les facteurs IX et VIII sont à l’origine, respectivement, de l’hémophilie B et A. Le TCK est toujours comparé avec celui d’un témoin qui est obtenu en faisant la moyenne d’environ 50 patients « normaux ». Sa valeur normale est généralement comprise entre 30 et 39 secondes. À terme, le résultat obtenu est celui du rapport entre le temps du patient et le temps du témoin. La norme indicative fait état d’un rapport inférieur à 1,2.

TCK trop bas : qu’est-ce que cela signifie ?
Une diminution du TCK du patient par rapport à celui du témoin n’a généralement aucune signification clinique.

TCK trop élevé : qu’est-ce que cela signifie ?
Le TCK du patient est allongé lorsqu’il excède de 8 à 10 secondes celui du témoin, et ce, à deux reprises. Cette condition révèle un trouble de la coagulation dont il va falloir déterminer la nature.

Il est ainsi possible d’observer un allongement du TCK en cas de déficits congénitaux d’un ou de plusieurs facteurs de coagulation, du facteur Fitzgerald (déficit en kininogène de haut poids moléculaire) ou encore des facteurs II, V, X. Il peut également résulter d’un déficit acquis secondaire à une pathologie hépatique, à une fibrinolyse, à une coagulopathie de consommation, à un traitement anticoagulant ou à un traitement par les inhibiteurs de la thrombine.

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Lactate : définition, rôle, comment analyser les résultats ?

lactaseLe lactate, qu’est-ce que c’est ?
En temps normal, le sang humain contient une faible concentration d’acide lactique et, par conséquent, de lactate.

Il faut savoir que le lactate est produit au cours d’un effort musculaire intense lorsque les cellules ne sont pas suffisamment ou sont totalement privées d’oxygène. C’est ce que l’on appelle la glycolyse anaérobie. La sécrétion excessive de lactate survient lorsque les besoins des muscles en glucose sont supérieurs à l’apport en oxygène dont ils bénéficient. C’est le pyruvate qui est alors transformé en lactate.

Le dosage de la molécule est souvent pratiqué en milieu hospitalier face à des patients présentant les signes caractéristiques de l’hypoxie : douleurs abdominales, dyspnée, sueurs… Mais, l’examen peut également représenter un outil d’exploration pour certaines autres pathologies à l’image du diabète, de l’infarctus du myocarde ou de l’insuffisance rénale.

Le dosage du lactate
L’examen nécessite un prélèvement sanguin réalisé, dans la majorité des cas, par ponction veineuse dans le pli du coude. Mais, il arrive parfois que le dosage du lactate s’inscrive dans le cadre d’un bilan plus complet requérant la réalisation des gaz du sang. Dans ce cas précis, une ponction artérielle est privilégiée. Généralement, le patient devra être à jeun et avoir observé une période de repos avant que le prélèvement soit pratiqué.

Plus rarement, la concentration du lactate peut être mesurée dans le liquide céphalorachidien. Pour cela, il est nécessaire d’effectuer une ponction lombaire. Cette pratique n’est indiquée que dans le cadre du diagnostic d’une méningite et permet, entre autres, de déterminer l’origine de la pathologie (virale ou bactérienne). Le taux de lactate veineux est considéré comme normal lorsqu’il est inférieur à 2 mmol/l chez l’adulte.

Taux de lactate trop bas : qu’est-ce que cela signifie ?
Il n’existe pas de seuil de référence inférieur en dessous duquel le taux de lactate présente un caractère pathologique.

Taux de lactate trop haut : qu’est-ce que cela signifie ?
Le taux sanguin de lactate est généralement augmenté dans les cas d’hypoxie tissulaire que l’on retrouve, notamment, en cas d’ischémie, d’état de choc, d’insuffisance hépatique sévère, d’hyperthermie maligne, de sepsis ou encore de convulsions. On parlera d’acidose lactique lorsque le taux de lactate est supérieur à 5 mmol/l et qu’il est associé à une acidose métabolique, soit un déséquilibre acido-basique caractérisé par une baisse du pH. Généralement, plus la pathologie est sévère, plus le taux de lactate est élevé.