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Comment aborder le sujet de la pornographie avec son enfant ?

Comment aborder le sujet de la pornographie avec son enfantAvec Internet, les adolescents ont accès à la pornographie de plus en plus jeunes.

Cette banalisation des relations sexuelles se ressent dans leur comportement : en Gironde, une directrice de collège a tiré la sonnette d’alarme face à l’attitude « hypersexualisée » des élèves. BFMTV.com a interrogé un psychologue et un médiateur scolaire afin de savoir comment aborder la question de la pornographie avec les enfants.

Les adolescents visionnent des images pornographiques de plus en plus jeunes. Mardi, la principale d’un collège de Mios, en Gironde, a tiré la sonnette d’alarme concernant « l’hypersexualité » des élèves de 6e et de 5e dans son établissement. Elle évoque le « visionnage de films à caractère pornographique, l’exhibitionnisme, la masturbation dans la cour de récrée » ou encore la « réalisation de vidéos à caractère pornographique » par une quinzaine de collégiens. La directrice constate, effarée, que dès 10 ans et demi, les enfants de son établissement ont accès à ce type de contenu via leurs ordinateurs et téléphones portables.

8% des ados regardent du porno plusieurs fois par jour
Le phénomène ne se limite pas à l’enceinte du collège de Mios. D’après une étude réalisée en 2018 par la Fondation pour l’innovation politique, le Fonds actions addictions et la fondation Gabriel-Péri, 8% des jeunes garçons de 14-15 ans affirment regarder du porno plusieurs fois par jour, et 21% en consomment au moins une fois par semaine.

« On peut estimer que ces chiffres sont en partie dus à la facilité d’accès des mineurs aux produits censés leur être prohibés; 92% des mineurs jugent qu’il est facile d’accéder à la pornographie », note l’étude.

Pourtant, l’article 227-24 du Code pénal français dispose que la diffusion d’un message à caractère pornographique « par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support […] est punie de trois ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ». Reste que, sur les sites de streaming, la loi est largement contournée.

« Les contenus pornographiques sont à la portée des enfants, ils n’ont même pas besoin de savoir lire pour y accéder. Il leur suffit de cliquer sur un onglet pour atterrir sur un site qui propose des vidéos en streaming », rappelle à BFMTV.com Christophe Butstraen, médiateur scolaire et auteur de Parlez du porno à vos enfants avant qu’Internet ne le fasse.

Limiter l’accès à Internet
« Avant, on découvrait la sexualité par les témoignages de nos copains qui nous racontaient leur premier baiser, leurs premières caresses. Désormais, notre référent c’est Google, sauf que le navigateur ouvre tous les champs des possibles et nous renvoie très rapidement vers la pornographie. Et les ados prennent ce qu’ils voient comme les pratiques à appliquer », nous détaille le psychologue Samuel Comblez.

Pour rétablir les standards de la sexualité, Christophe Butstraen recommande aux parents d’installer des logiciels de contrôle parental sur le matériel informatique qu’ils mettent à la disposition de leur enfant. « Dès qu’il a accès à Internet, il faut le limiter. Puis, petit à petit, on lâche un peu de lest. Comme quand on demande à un enfant de nous tenir la main pour traverser, au début on est strict puis on apprend à lui laisser plus de liberté », illustre-t-il.

Le médiateur scolaire souligne toutefois que tous les efforts mis en place dans le cadre familial pour limiter l’accès à la pornographie « seront anéantis par les copains qui eux ne sont pas bridés dans leur usage d’Internet. C’est pourquoi les parents doivent avant tout mettre l’accent sur le dialogue ».

Instaurer le dialogue le plus tôt possible
« Plus tôt on parle de sexualité avec son enfant, plus sa candeur lui permet d’entendre le message », affirme Christophe Butstraen. « C’est à l’adulte de faire le premier pas et de dédramatiser la situation car de toute façon l’adolescent finira par être confronté à la pornographie », abonde Samuel Comblez.

« Il faut lui expliquer qu’en allumant sa tablette ou son ordinateur il risque de tomber sur des photos de gens nus qui peuvent avoir des comportements qui le dégoûtent ou l’émoustillent mais que ce n’est pas grave », expose-t-il.

Une fois le tabou dépassé, il est nécessaire que les parents expliquent à leur enfant que l’univers pornographique ne correspond pas à la réalité. Christophe Butstraen note d’ailleurs que le porno d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec les films érotiques des années 1970.

« Les pratiques qui y sont présentées sont de plus en plus violentes. Dans les titres des vidéos on retrouve souvent la notion de ‘viol’, d’’inceste’ et autres fantasmes des plus bizarres. Ces vidéos diffusent des images que les enfants ne sont pas prêts à digérer et véhiculent des stéréotypes dont il est difficile de se défaire », déplore-t-il. Le médiateur scolaire constate que le porno développe des complexes chez les garçons concernant la taille de leur sexe, leurs performances. Les filles, elles, ont tendance à avoir une idée distordue du corps de la femme.

Remettre l’ado en phase avec la réalité
« Chez les adolescentes âgées de 13 à 15 ans, les esthéticiens constatent une explosion des demandes d’épilation intégrale. Un standard établi par les images pornographiques », assure Christophe Butstraen.

Pire encore, selon le médiateur scolaire, les films pour adultes annihilent l’importance du consentement dans les relations sexuelles. « Le porno fait croire aux garçons que quand une fille dit non elle veut en réalité dire oui. L’absence de consentement est très utilisée dans le porno : on nous montre une femme qui ne souhaite pas avoir de relation sexuelle mais qui finit par y prendre du plaisir. »

Il incombe donc aux parents d’expliquer à leur enfant que les films pornographiques sont à regarder comme un spectacle, « une fiction et non comme un manuel », assurent le psychologue ainsi que le médiateur scolaire.

« Les adolescents doivent comprendre que dans le porno, des acteurs sont payés pour jouer un rôle. C’est de la mise en scène. Les séquences qui durent 15 minutes sont parfois tournées en plusieurs heures, avec des reprises, des montages. On ne nous montre pas la réalité comme les pannes, l’envie ou le respect de la femme », ajoute Samuel Comblez.

Vérifier l’identité des visiteurs des sites porno
Pour lutter contre cette banalisation du sexe que les adolescents consultent et reproduisent de plus en plus tôt, le dialogue semble donc primordial. « La sexualité, tout le monde y pense mais personne n’en parle. Or, les parents ne doivent pas avoir peur d’aborder le sujet », conclut Samuel Comblez.

En attendant qu’ils osent briser le tabou, le Royaume-Uni va tester un système de vérification de l’âge. A partir du 15 juillet prochain, les majeurs devront scanner leur carte d’identité pour accéder aux sites pornographiques.

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Les Français plus nombreux que jamais à souffrir de troubles de l’érection

troubles de l'érectionEn France, 61% des hommes ont déjà été victimes de troubles de l’érection, d’après une nouvelle étude de l’Ifop publiée ce mercredi. Un sujet encore majoritairement « tabou » chez la gente masculine, souligne l’étude.

Une étude de l’Ifop pour la plateforme de santé Charles.co, publiée ce mercredi, révèle que les Français n’ont jamais été aussi nombreux à souffrir de problèmes d’érection. Pas moins de 6 hommes sur 10 ont déjà rencontré des troubles érectiles au moins une fois au cours de leur vie : un chiffre en hausse continue ces 15 dernières années.

En 2005, ils n’étaient « que » 44% à en avoir déjà rencontré, contre 61% aujourd’hui. Et pour bon nombre de ces hommes, il ne s’agit pas d’un souvenir lointain ou d’une vague expérience de jeunesse, dans la mesure où ils sont plus d’un sur trois (38%) à admettre avoir connu une forme de troubles du désir ou de l’érection au cours des 12 derniers mois.

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Dépendance aux écrans et baisse de libido
Parmi les variables lourdes qui influent sur ce type de troubles, on trouve l’âge, le stress ainsi que le lieu de résidence. Les hommes habitants en agglomération parisienne (46%) y étant nettement plus sujets que les ruraux (36%).

Pour la toute première fois, cette étude montre aussi que la dépendance aux écrans peut avoir un impact sur la libido masculine. Chez les moins de 35 ans, le nombre d’individus victimes de troubles du désir est nettement supérieure à la moyenne chez les hommes visionnant quotidiennement « des vidéos pornographiques, les réseaux sociaux, les applis d’information ou les films et séries tels qu’en offrent des services comme Netflix ».

« Étant happés par le contenu hautement addictif figurant sur leurs écrans, les jeunes auraient moins d’intérêt physique pour leur partenaire au point de relayer le sexe au second plan », explique François Kraus, directeur du pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » à l’Ifop.

Un sujet encore tabou
Or, même en 2019, ces troubles génèrent des complexes chez les hommes, qui ont « une vision très phallocentrée du plaisir sexuel ». D’après l’étude, les hommes concernés ne sont pas toujours disposés à parler de ces troubles, que ce soit à leur partenaire ou à un professionnel de santé.

Près de deux tiers d’entre eux (63%) ont déjà eu des complexes sur leur capacité à avoir une érection, et 62% sur le fait de garder leur sexe en érection pendant tout un rapport. Par conséquent, le nombre d’hommes n’ayant jamais consulté de médecin à ce sujet s’élève à 72%, et seul un quart des hommes concernés en ont déjà parlé à quelqu’un.

Un homme sur trois (33%) reconnaît avoir déjà donné à son conjoint une fausse excuse pour masquer un problème sexuel, la fatigue physique étant de loin l’argument le plus avancé. Par ailleurs, les chiffres montrent que les hommes ayant des troubles de l’érection sont deux fois plus nombreux à être complexés par la taille de leur sexe.

« Une conception pénétrative du plaisir sexuel »
Cette étude révèle que « la gent masculine a encore « une conception très pénétrative du plaisir sexuel masculin ». 56% des hommes, et 64% des hommes de moins de 30 ans, estiment qu' »un rapport sexuel doit impliquer une pénétration pour être pleinement satisfaisant ».

Pour retrouver du désir, la grande part des hommes concernés fait marcher la fabrique à fantasmes. 43% ont recours au porno, et 42% repensent à de précédents rapports sexuels. Mais dans l’ensemble, les Français restent réticents à recourir à des médicaments permettant d’améliorer les problèmes d’érection, même si 56% d’entre eux pourraient l’envisager.

Les jeunes hommes âgés de moins de 30 ans se distinguent de leurs aînés du fait qu’ils recourent davantage aux produits psycho-actifs tels que le Viagra, la forte quantité d’alcool, ou encore la drogue et les produits aphrodisiaques.

Étude IFOP pour Charles.co réalisée en ligne du 19 au 24 avril 2019 auprès d’un échantillon de 1957 personnes, de la population masculine française âgée de 18 ans et plus, résident en France métropolitaine.

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Où préférez-vous faire l’amour ?

coupleDe nombreux couples aiment faire l’amour dans des lieux plutôt insolites. Les Français par exemple se dévergondent en pleine nature ou carrément au bureau. Les Italiens eux préfèrent le sexe dans leur voiture ou sur la machine à laver.

Faire l’amour en pleine nature ou dans un ascenseur, vous l’avez sûrement envisagé ou même déjà fait. Vous n’êtes pas seuls à chercher de nouveaux horizons, mais quel sont les lieux les plus en vogue ?

Les Italiens et l’électroménager
Selon une enquête réalisée par une radio italienne auprès de 2000 couples, la machine à laver arriverait en tête des lieux préférés pour faire l’amour. Selon les utilisateurs, c’est lors de l’essorage que la chose prendrait tout son intérêt.  Malheureusement pour ces couples, les fabricants font des machines de plus en plus stables. Dans quelques années, les vieux lave-linge risquent d’être très recherchés. Toujours selon cette étude, le garage arriverait en seconde place, suivi par un grand classique : la voiture. L’enquête ne précise d’ailleurs pas si la voiture est dans le garage.   Bien placés également, on remarque : la cabine de douche, les escaliers d’immeubles ou encore les vestiaires de clubs de gym.

Les Français plutôt nature
Côté français, les lieux favoris sont différents. En effet, selon un sondage de la Sofres, réalisé auprès de 480 hommes, faire l’amour en pleine nature arrive en numéro un  des fantasmes. L’enquête ne s’attachait qu’aux désirs et ne précisait pas s’ils avaient déjà été réalisés. En deuxième position, on trouve faire l’amour au bureau. Les Français mélangeraient ainsi sans complexe travail et plaisir. Faire l’amour dans un avion est également très bien placé. Le succès du film Emmanuelle n’y est sûrement pas étranger, mais tous ceux qui ont pris l’avion savent que cela reste un fantasme difficilement réalisable. Enfin, les Français plébiscitent un grand classique : atteindre le septième ciel dans l’ascenseur.

Home sweet home
Certes, dans ce sondage, il s’agit de fantasmes. Entre les désirs et la réalité, il y a un pas difficile à franchir. Les Français osent-ils mettre en scène ce qu’ils ont en tête ?

Apparemment ils ne le font pas souvent. Dans une analyse du comportement sexuel dans l’hexagone, réalisée par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) en 1992, le problème du lieu était évoqué. La question posée à plus de 20 000 personnes portait sur l’endroit ayant hébergé leur dernier rapport sexuel. Résultat : 95 % des gens avaient fait l’amour chez eux !!! Pour les autres, environ 2 % avaient préféré l’hôtel (l’enquête ne précise pas s’il s’agissait là de relations extraconjugales). Enfin, un peu moins de 2 % avaient opté pour la voiture. Remarquez que cette enquête avait été réalisée en hiver.

Goût du risque
Comment expliquer cet engouement pour des lieux insolites chez les couples ?   Car il est clair qu’un lit est certainement plus confortable qu’un ascenseur ou un avion.  La recherche d’aventure, l’excitation provoquée par le risque, la volonté de briser la monotonie ou encore une dose d’exhibitionnisme peuvent certainement être évoquées. Sans oublier ceux qui n’ont pas forcément d’alternative, notamment les jeunes encore chez leurs parents. Si l’envie de faire l’amour en pleine nature ou dans un lieu public vous taraude, assurez-vous tout de même de ne pas vous faire surprendre : cela peut vous coûter jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 €uros d’amende.

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Trois bonnes raisons de faire l’amour selon la science

couplesIl y a quelques jours, une étude alarmiste révélait que nous ne ferions plus l’amour d’ici 2030.

Quelle tristesse et surtout quelle mauvaise idée. Pour éviter ce désastre, Maxisciences revient sur les raisons scientifiques qui rappellent que le sexe c’est bon pour la santé.

C’est bon pour le cœur
Décédé dans les bras de sa maîtresse à la suite d’un rapport sexuel, la mort du Président Félix Faure, en 1899, a laissé quelques traces et craintes dans la mémoire collective. Pourtant l’accident cardiaque lors d’une partie de jambes en l’air reste rare. Selon la Fédération française de cardiologie, 0,016% des décès par arrêt cardiaque seraient liés à un rapport sexuel pour les femmes contre 0,19% pour les hommes.

Mieux encore, les coïts seraient même très bons pour la santé cardiaque. « Les bénéfices d’une activité sexuelle régulière pour le cœur sont multiples : un rapport sexuel représente un effort physique modéré comparable à la montée de 20 marches à bonne allure. Comme toute activité physique, il contribue à muscler le myocarde, c’est-à-dire le muscle cardiaque, ce qui permet d’éliminer les toxines de l’organisme », tient à rappeler le Pr François Carré, cardiologue au CHU de Rennes et ambassadeur de la FFC.

De plus, une étude menée par des chercheurs du centre médical de la défense nationale de Taïwan a montré que chez les hommes une activité sexuelle régulière permettait de faire baisser le taux d’homocystéine, un marqueur de risque cardiovasculaire.

Un antistress naturel
Petite crise d’anxiété avant un entretien ?   Oubliez les médicaments et optez pour une session de sexe. D’après une expérience dont les résultats ont été publiés dans la revue Biological Psychology, les personnes ayant eu un rapport avec pénétration au cours de la semaine étaient moins stressées et avaient constaté un retour à la normale de leur pression artérielle plus rapidement que celles qui n’avaient eu aucun rapport ou sans pénétration (masturbation, jeux sexuels …).

Des résultats qui s’expliquent par la libération d’une multitude hormones, dont celle de l’attachement qu’est l’ocytocine, qui participent au bien-être et à la détente.

Le sexe agit également comme un somnifère naturel. Lors d’un rapport sexuel, le corps libère de nombreuses hormones telles que la sérotonine et la prolactine. Cette dernière est connue pour participer à l’endormissement. Alors mordez l’oreiller de plaisir pour être certain(e) de sombrer ensuite dans les bras de Morphée.

Du sexe pour un cerveau plus jeune
Et si le secret de jouvence de certains seniors était une sexualité épanouie ?   On le sait, un mode de vie stressant et certaines épreuves du quotidien ont un impact négatif sur nos cellules cérébrales. Mais le contraire est-il vrai ?   Des sensations positives peuvent-elles avoir un rôle bénéfique sur notre cerveau ?

Pour le savoir des chercheurs ont mené une expérience et leurs résultats ont montré qu’une activité sexuelle régulière stimulait la neurogenèse (création de nouvelles cellules nerveuses) dans l’hippocampe des rats.

Une autre étude réalisée, cette fois sur des humains, par les universités anglaises de Coventry et d’Oxford, corrobore l’hypothèse selon laquelle le sexe protégerait du déclin cognitif. D’après les travaux publiés dans le Journal of Gerontology, en janvier dernier, les personnes (de 50 à 83 ans) qui sont les plus actives sexuellement ont obtenu de meilleurs résultats aux tests mesurant leurs capacités cognitives dont l’aisance verbale et leur perception visuelle des objets dans l’espace.

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Le pire tue-l’amour se trouve peut-être dans votre chambre

tue-l'amourLa télévision au lit serait-elle un véritable tue-l’amour ?

Le petit écran peut en effet creuser la distance au sein d’un couple si elle est utilisée à mauvais escient. En revanche, il peut également engendrer de savoureux moments de partage et n’empêche en aucun cas les rapprochements physiques.

La télévision n’est pas forcément idéale pour les discussions de couple. Il peut-être difficile d’en décrocher les yeux et l’attention une fois qu’elle est allumée. Lorsqu’elle s’invite dans le lit conjugal, elle peut également devenir le pire ennemi de la libido.

« Un couple ne fonctionnera qu’en établissant des rituels, y compris érotiques. La télé tue ces derniers car elle vient les perturber » a déclaré Jacques Waynberg, sexologue à l’Institut de sexologie de Paris, au Figaro.fr. La psychosociologue Patricia Delahaie le rejoint sur ce sujet et affirme que « tout ce qui détourne du conjoint, du partage et du peau contre peau est menaçant pour un couple. La télévision détourne de l’autre et l’on se retrouve seul, à deux ».

Une activité sexuelle réduite
La distance qu’instaurerait la télévision au sein du couple aurait un véritable impact sur la fréquence des rapports sexuels. Pour Jacques Waynberg, « être face à un écran crée forcément une diminution du temps pour l’activité érotique, puisque l’on est occupé à la regarder ».

Alors que la chambre est un lieu censé rapprocher le couple, la télévision viendrait perturber cet espace intime propice au contact physique et pourrait même devenir « une excuse pour éviter de faire l’amour ». De plus, elle s’ajoute à des facteurs comme l’hyper connexion ou le stress qui nous empêchent d’écouter notre corps et nos désirs. Alors que la chambre devrait être un rempart à ces facteurs, elle peut en devenir un à son tour lorsqu’elle accueille une télévision.

Il ne faut cependant pas diaboliser totalement le petit écran, qui peut également permettre à un couple de se souder davantage lorsqu’il est bien utilisé. Discuter ou avoir un contact physique devant un programme sont par exemple deux moyens de provoquer un rapprochement et de ne pas enterrer sa libido. L’important est simplement de faire passer son partenaire avant l’activité afin d’en profiter pleinement à deux.

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D’après une étude scientifique, nous ne ferons plus l’amour en 2030

couplesPartout dans le monde, un sombre avenir attend les couples. C’est la prédiction du chercheur britannique David Spiegelhalter.

Ce statisticien a mené une étude publiée par l’Université de Cambridge, qui annonce qu’à l’orée 2030, soit dans une dizaine d’années seulement, les couples n’auront plus de relations sexuelles.

Pour en arriver à cette tendance, il a interrogé des couples âgés de 16 à 64 ans sur la fréquence de leurs rapports sexuels chaque mois. Au fil des ans, il apparaît que les couples font de moins en moins l’amour. En 1990, la moyenne était de 5 parties de jambes en l’air par mois, contre 4 en 2000 et seulement 3 en 2010. D’ici 2030, ce chiffre pourrait donc bien arriver à 0.

Un problème pour la fertiltié
En cause : l’hyper-connexion de nos sociétés, qui invitent les écrans, séries et réseaux sociaux à remplacer notre intimité. D’après le scientifique, nous sommes bien trop sollicités et le temps que nous consacrions aux rapports sexuels est désormais dévoué  à notre amour des écrans.

« Cette connexion massive, conjuguée à la consultation constante de nos téléphones. Il y a quelques années, la télévision était éteinte à 22h30, et il n’y avait rien d’autre à faire. […] Aujourd’hui, les gens ont de moins en moins le temps de faire l’amour », regrette PR. Spieghalter.

Le scientifique poursuit en s’inquiétant des conséquences que cette tendance pourrait avoir sur la fertilité. « Si vous avez beaucoup de relations sexuelles, il est plus probable de concevoir avant le pic de fertilité », souligne-t-il. Alors, oublions un peu le binge-watching et revoyons le sens de nos priorités.

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4 bonnes raisons de dormir nu

Romantic couple on grass. Vector illustration.Sous la couette, il est bon pour la santé et le couple de dormir nu. Alors adieu vieux t-shirt, pyjama et chemise de nuit et vive la tenue d’Adam ou Eve.

Dormir nu est excellent pour le couple
Les couples qui se couchent nus comme des vers seraient plus heureux que ceux qui dorment en pyjama ou en chemise de nuit.

Sous la couette et avec votre amoureux, c’est nu qu’il faut se coucher et dormir d’après les résultats d’un sondage réalisé par la société de promotion du coton « Cotton USA ». En effet, la tenue d’Adam et Eve serait un gage de réussite dans le couple et le secret d’un mariage heureux.

La nudité pousse d’ailleurs aux câlins, ce pourquoi elle est bonne pour la sérénité du couple et pour les réconciliations. Le contact dans le sommeil est essentiel, car la caresse développe une production d‘endorphine et de dopamine, et le contact corporel rassure.

Dormir nu réchauffe et relaxe
Aucune excuse même pour les frileux, le corps humain de votre partenaire est une excellente bouillotte.  Nu, vous libérez la chaleur sous la couette ou lieu de la stocker dans vos vêtements. Ne pas subir les coutures des vêtements permet au sang de mieux circuler et à vos muscles de se relaxer.

Dormir nu permet de maigrir
Une atmosphère fraîche permet non seulement de mieux dormir, mais aussi de perdre du poids. Une étude du Garvan Institute en Australie suggère que se reposer un mois dans une chambre dont la température n’excède pas 19 °C permettrait de fondre.

A l’inverse une atmosphère trop chaude (27°C) ferait prendre du poids. Étape numéro 1, on abandonne pyjama et nuisette et on laisse l’air circuler dans la pièce.

Dormir nu limite les infections
Couvert toute la journée, le corps a besoin de prendre l’air. On profite de la nuit, de son intimité pour laisser le corps respirer. On abandonne chemise de nuit, pyjama et sous-vêtements pour limiter la production de bactéries, donc les infections.

Pour apprécier ce mode couchage et en profiter au maximum, une règle d’or.  Il faut que le lit reste doux, soyeux et propre. Exit donc le petit-déjeuner au lit qui génère une perte de miettes et changement de draps régulier.