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Connaissez-vous la Karezza, le secret pour pimenter votre vie intime ?

karezzaAvez-vous déjà entendu parler de la Karezza, pratique sexuelle qui consiste à repousser l’orgasme dans le but de faire durer le plaisir ?

En utilisant cette méthode, les amants ont la possibilité de renforcer leur confiance mutuelle à travers des gestes simples.

method karezzaPratique qui s’oppose radicalement à la course à l’orgasme, la Karezza permet à des partenaires de faire durer le plaisir de l’acte sexuel tout en entrant plus facilement en communion. Apparue pour la première fois en 1931 dans l’ouvrage Karezza Method de J.W. Lloyd, cette méthode permet à des amants d’explorer toutes les zones de leurs corps grâce à des gestes simples.

La Karezza vient du mot « carezza », qui signifie « caresse » en italien. En privilégiant les caresses et les câlins et en s’empêchant de jouir, les partenaires peuvent accorder leur plaisir et renforcer leur confiance. Cette pratique stimule l’ocytocine, l’hormone de l’amour et de l’attachement, tandis que l’orgasme augmente la production de dopamine, neurotransmetteur lié au plaisir.

Écouter l’autre et communiquer sur ses envies
D’après la thérapeute Rachel Wright, la Karezza « est généralement comparée au tantrisme », comme elle l’a expliqué au site Women’s Health. Elle explique que cette pratique « permet de faire des jeux sexuels quelque chose de plus romantique ». Pour la thérapeute, il est nécessaire « d’avoir confiance en la personne » avec laquelle on pratique la Karezza, pour se « laisser totalement aller ».

« Déterminez tous les deux pourquoi vous voulez essayer et surtout, ce dont vous avez chacun envie » ajoute Rachel Wright. Il est tout à fait possible de pratiquer la Karezza pendant des heures mais pour le sexologue Eric Garrison, il vaut mieux la tester « durant cinq minutes » la première fois.

La Karezza est donc une façon d’aborder l’acte sexuel avec plus de douceur. Cette technique est surtout capable d’améliorer la communication entre deux amants, qu’elle soit pratiquée de façon occasionnelle ou régulière.

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Pourquoi les grandes marques n’osent plus faire de pub sur Pornhub

porn-hub.jpegLe nombre de vidéos pédo-pornographique a explosé sur la plateforme.

Des marques emblématiques comme Unilever et Kraft Heinz, qui avaient acheté des espaces publicitaires sur Pornhub cette année, ont décidé de prendre leur distance de peur de se trouver éclaboussées par un scandale.

Pornhub est un des sites de vidéos pornographiques les plus visités du monde mais cette forte fréquentation ne suffit plus à convaincre les grandes marques d’y faire de la publicité, craignant d’être associées à des contenus à la légalité douteuse. Le groupe, basé physiquement à Montréal au Canada et fiscalement au Luxembourg, et qui s’est fixé pour but de banaliser le porno, a profité d’une plus grande tolérance pour la pornographie pour attirer les annonceurs.

Mais ce capital confiance semble s’éroder à la suite de révélations dans le journal britannique The Sunday Times, qui affirme avoir trouvé sur la plateforme des contenus illégaux, dont des vidéos de pédo-pornographie. Environ 47 cas de contenus sexuels impliquant des enfants ont été trouvés sur Pornhub depuis janvier 2019 par l’ONG britannique Internet Watch Foundation. En deux ans, les vidéos pédo-pornographiques ont explosé de 62% sur la plateforme, selon l’IWF, qui a alerté le site pour faire retirer ces contenus. Ces révélations ont incité des grands groupes, qui surfaient sur la vague du porno « cool », à prendre leurs distances.

Des marques jouaient sur la tendance du foodporn
Les groupes agroalimentaires Unilever et Kraft Heinz, aux marques emblématiques, qui avaient acheté des espaces publicitaires sur Pornhub cette année, ont eu peur de se trouver éclaboussés par un scandale. « Nous allons nous assurer qu’aucune de nos marques ne diffusera encore un spot publicitaire sur Pornhub ou sur un quelconque site porno », a déclaré à l’AFP une porte-parole d’Unilever.

Kraft Heinz avait joué sur la notion de « food porn », un phénomène consistant à poster des photos de nourriture sur les réseaux sociaux, pour promouvoir Devour, sa marque américaine de produits congelés sur Pornhub. « La marque parlait explicitement de la +food porn+, qui était devenue un phénomène culturel sur Instagram », a défendu une porte-parole.

S’il n’est pas interdit ou illégal de diffuser des pubs sur des sites porno, de nombreuses entreprises ne souhaitent pas voir leurs produits, notamment ceux destinés au grand public, associés à des contenus équivoques.

Paypal ne veut plus jouer les intermédiaires
Les entreprises s’interrogent aussi sur le contrôle des contenus sexuels mis librement en ligne par des internautes, qui pourraient violer les nouvelles lois américaines FOSTA/SESTA visant à fermer les sites internet facilitant la prostitution et le trafic sexuel. Une des activités de Pornhub qui alarme le plus les entreprises est celle des « chaînes » privées, appartenant à des actrices ou acteurs, le « Model program ».

Paypal, le groupe de services de paiements financiers américain, a décidé la semaine dernière de ne plus servir d’intermédiaire pour payer ces acteurs, qui produisent différents contenus sexuels payant.

L’entreprise juge impossible de s’assurer qu’ils sont majeurs ou qu’ils ne sont pas victimes de trafic d’êtres humains ou de réseaux de proxénétisme, ont indiqué à l’AFP des sources proches du dossier.

« Il est impossible de réguler les contenus mis en ligne » dans le cadre du « Model program », a dit une des sources sous couvert d’anonymat. Contactées par l’AFP, les grandes banques américaines ont pour la plupart fait savoir qu’elles n’entendaient pas remplacer Paypal malgré les 33,5 milliards de visites revendiquées par Pornhub en 2018, d’une durée moyenne chacune de 10 minutes et 13 secondes, en majorité par des hommes.

« Il est vraiment difficile de faire la différence entre le porno légal et le porno illégal et pour une banque comme la nôtre qui est très régulée on ne peut pas se permettre de ne pas contrôler régulièrement les mouvements d’argent », indique une banque. « Il y a trop de risques », dit une autre. « Les groupes anti-porno aiment à répéter que la plupart des travailleurs du sexe sont victimes de réseaux. C’est un mythe », lance Corey Price, vice-président de Pornhub, ajoutant néanmoins que la plateforme travaille avec les autorités « pour surveiller et signaler toute activité illégale ».

Il affirme que tous les actrices ou acteurs de son « Model program », qui recense plus de 100.000 personnes, ont au moins 18 ans. « Nous leur demandons de tenir une photo, avec un signe arborant leur nom d’utilisateur près de leur visage et n’acceptons leur candidature qu’après qu’ils ont soumis, pour vérification, une pièce d’identité gouvernementale avec une photo montrant qu’ils ont 18 ans et plus », explique t-il.

Mais, « concernant l’âge, il est encore plus difficile de vérifier du côté des cam-girls que des vidéos gratuites », notamment aux États-Unis où il est facile d’obtenir une fausse carte d’identité, juge Laureen Ortiz, journaliste et auteure d’un livre sur cette industrie, « Porn Valley ». « Les réseaux de prostitution de par le monde peuvent s’y engouffrer sans souci », ajoute-elle.

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Tendances sexuelles : quelles pratiques auront la cote en 2020 ?

sexualitéLes tendances se dessinent aussi dans le domaine sexuel. Voici celles qui promettent de rythmer 2020  et la vie des couples.

Les nombreux bilans parus à la fin de 2019 montrent qu’il existe bien des grandes tendances, bien que l’on n’en ait pas toujours conscience. Cela n’est pas surprenant en matière de mode, de beauté ou même de séduction (on croit être original sur Tinder, quand en réalité on se ressemble beaucoup), mais il existe un domaine qui lui aussi évolue, et auquel on ne pense pas toujours : la sexualité.

Elle aussi a ses tendances, comme l’affirment des experts en la matière qui ont déjà déterminé quelles seraient les pratiques qui feraient fureur en 2020. Ce sont les équipes de chez Lelo, une marque suédoise de sextoys commercialisée dans toute l’Europe, qui les ont détaillées, et elles sont au nombre de 6, rapporte le site Metro.

L’intelligence artificielle
Vous vous souvenez du smart lipstick, le vibromasseur avec lequel il est possible de discuter (de choses plus ou moins coquines) ?   Plus généralement, la haute technologie a envahi l’industrie du sexe, et les objets révolutionnaires connectés commencent à apparaître, à l’instar des sextoys qui enregistrent vos données personnelles et s’adaptent à votre « profil » au lit pour vous donner un maximum de plaisir. On n’arrête pas le progrès.

Le polyamour et les relations libres
Peut-être n’avez vous jamais entendu parler de polyamour, mais le concept est loin d’être nouveau. Il désigne des personnes qui revendiquent la possibilité d’avoir des relations, amoureuses ou sexuelles (ou les deux) avec plusieurs partenaires, ouvertement et honnêtement. La relation libre, quant à elle, est le fait de former un couple dans lequel la fidélité n’est pas « obligatoire ». Grâce à des témoignages, à des études qui lèvent le voile sur ces pratiques qui remettent en question la toute-puissance de la monogamie, elles deviennent de plus en plus acceptées, voire adoptées.

Les poupées sexuelles
On ne parle pas des modèles gonflables infiniment kitsch, mais des dernières créées qui affichent une ressemblance troublante avec les êtres faits de chair et d’os. Faites de silicone et d’un (faux) squelette qui renforce leur apparence réaliste, elles sont de plus en plus prisées par des particuliers qui n’ont pas peur de mettre la main au portefeuille.

Rester célibataire
Lelo pense également que les femmes célibataires en 2020 feront le choix de le rester un petit bout de temps. Elles éviteront de s’engager dans des relations sérieuses et seront plutôt tournées vers le plaisir solitaire, dont elles se satisferont grâce à une panoplie de jouets en tous genres, Girl power.

Le plaisir masculin
Eh oui, les hommes ont tout à fait le droit de se donner un peu de plaisir par leurs propres moyens. Et ils peuvent optimiser l’expérience grâce à des sex toys. Pour 2020, les marques vont se concentrer sur le plaisir masculin, en sortant des jouets spécialement conçus pour ces messieurs, comme des masseurs de prostate ou des manches à masturbation, tout un programme.

Les nouvelles sensations
Enfin, les vibrations, c’est bien, mais d’autres options, c’est mieux. De nouvelles techniques feront leur apparition pour provoquer toujours plus de plaisir, comme les ondes sonores pour stimuler le clitoris et le reste du corps. Les sextoys utilisant les battements et les aspirations seront de plus en plus nombreux.

Vous l’aurez compris, 2020 risque bien d’être une année innovante au niveau du sexe. Alors ne faites pas les timides et ne boudez pas votre plaisir, suivez les tendances et vous passerez une année riche en plaisir et en sensations.

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L’éjaculation précoce, un trouble très répandu mais toujours tabou

lc3a9jaculation-prc3a9coce.jpgPeu d’hommes osent en parler et pourtant ils sont bien plus nombreux qu’on ne le croit à en souffrir. L’éjaculation prématurée concerne 20 à 30% de la gent masculine.

C’est le trouble sexuel masculin le plus fréquent. L’éjaculation prématurée, également appelée éjaculation précoce ou rapide, touche en moyenne un homme sur trois à un homme sur cinq. 71% de la gent masculine assure en avoir déjà souffert, indique une enquête réalisée par l’Ifop pour Charles, une plateforme de consultations médicales réservée aux troubles sexuels masculins.

« Peu d’hommes peuvent se vanter de ne jamais avoir rencontré ce problème », affirme à BFMTV.com François Kraus, directeur du pôle genre, sexualités et santé sexuelle à l’Ifop.

« Ce n’est pas une anomalie »
Selon l’Association française d’urologie, on parle d’éjaculation prématurée lorsque celle-ci survient de manière quasi systématique avant la pénétration, au moment de la pénétration ou juste après celle-ci, « avec inaptitude à retarder/contrôler ce réflexe lors de toutes ou presque toutes les pénétrations et comportant des conséquences personnelles négatives telles que peine, mal-être, frustration et/ou évitement de l’intimité sexuelle ».

Pourtant, il ne s’agit pas d’une maladie. « C’est tout le paradoxe de l’éjaculation prématurée, analyse pour BFMTV.com Gilbert Bou Jaoudé, médecin sexologue à Lille ainsi que pour la plateforme Charles. Elle est tellement fréquente chez les hommes, hétérosexuels comme homosexuels, et dans toutes les tranches d’âge, qu’on ne la considère pas comme une anomalie, bien que l’on puisse la soigner. Il s’agit en réalité d’un réflexe. Les primates sont mêmes programmés pour éjaculer vite. Mais on peut apprendre à contrôler ce réflexe. »

Cette affection demeure sous-diagnostiquée et sous-médicalisée, même si tous les hommes qui éjaculent rapidement n’en souffrent pas. « L’éjaculation prématurée conserve un certain mystère », ajoute l’Association française d’urologie pour expliquer cette sous-médicalisation. En effet, ses causes et ses origines restent débattues. « Les croyances, les freins, les tabous font que les patients craignent d’en parler. »

Honte et tabou
À peine plus d’un tiers des hommes touchés l’ont déjà évoqué auprès de leur partenaire, selon l’étude de l’Ifop. Et ils sont encore moins nombreux à avoir consulté un professionnel de santé : seuls 16% d’entre eux ont osé se confier.

« Ils ont honte, note Gilbert Bou Jaoudé. Ils pensent qu’il n’y a pas de solution ou qu’ils vont la trouver par eux-mêmes, avec des techniques grappillées sur Internet. Ça leur pourrit la vie et ça nuit à leur couple. Ils ont l’impression de ne pas être un bon amant, de ne pas pouvoir contenter leur partenaire et de ne pas être un homme à part entière. »

Pourtant, il existe des solutions pour traiter l’éjaculation prématurée. Les méthodes combinant traitements médicamenteux, sexologie, psychologie et exercices musculaires s’avèrent d’ailleurs particulièrement efficaces. Car sans cela, ce trouble impacte bien au-delà de la vie sexuelle des patients.

« L’éjaculation précoce a de réelles répercussions psychologiques, poursuit le médecin. Ces hommes sont plus anxieux, se sentent moins légitimes pour séduire, ils n’osent plus entamer de nouvelles relations et s’isolent. »

Il évoque le cas de l’un de ses patients qui draguait une femme depuis un an mais évitait systématiquement tout rapprochement physique. Et trouvait des excuses pour repousser le rendez-vous qui aurait pu aboutir à une relation sexuelle.

« 100% de chance pour que ça plante »
Cela a longtemps été le cas de Stéphane (le prénom a été modifié pour préserver son anonymat). Ce Parisien âgé de 32 ans souffre depuis le début de sa vie sexuelle d’éjaculation précoce, « avec des hauts et des bas », confie-t-il à BFMTV.com. Au point d’adopter des stratégies d’évitement.

« On adapte sa sexualité avec plus de préliminaires, car les rapports peuvent être courts, voire très très courts. On prend son temps avant la première relation sexuelle, on est très câlin. On censure les rencontres, c’est pesant. C’est un poids sur les épaules, ça tape sur la confiance en soi et c’est quelque chose qui vous échappe complètement. »

Le jeune homme dénonce une « omerta » et assure avoir longtemps eu l’impression d’être seul. Jamais il ne s’est senti à l’aise pour en parler, même à son meilleur ami. « On prend l’éjaculation précoce à la rigolade, notamment avec le film Mary à tout prix. Mais beaucoup confondent ne pas se maîtriser une ou deux fois et quelque chose qui est systématique, récurrent. Si vous devez avoir un rapport sexuel, vous savez que vous avez 100% de chance pour que ça plante. »

En couple depuis peu, Stéphane a décidé de consulter un sexologue pour ne pas mettre en péril sa relation. Depuis, les choses s’améliorent progressivement. « Il y a des exercices pratiques, mais rien que d’avoir libéré la parole, je me sens mieux. »

« Un culte de la performance sexuelle masculine »
L’enquête montre également une méconnaissance des hommes quant à ce qui relève de l’éjaculation précoce ou non. Alors qu’ils souhaitent en grande majorité que leurs rapports sexuels durent plus longtemps, la moitié des hommes interrogés considère qu’en-dessous de cinq minutes de coït, on peut parler d’éjaculation précoce. Or, ce seuil est bien inférieur.

Il n’y a pas de consensus quant à la définition de l’éjaculation précoce, qui peut survenir dès le début de la vie sexuelle ou plus tardivement. Selon les sociétés savantes, on parle d’éjaculation prématurée lorsqu’elle survient moins d’une minute après le début de la pénétration, deux minutes pour d’autres ou encore en une quinzaine de poussées pelviennes. Pour François Kraus, de l’Ifop, la problématique autour de l’éjaculation prématurée est avant tout le reflet de changements sociétaux.

« Si l’importance accordée aux problèmes d’éjaculation précoce reflète une prise de conscience du plaisir féminin, elle est aussi le révélateur d’une survalorisation de la sexualité coïtale. Cela s’accompagne d’un culte de la performance sexuelle masculine associée à la taille du sexe, l’érection et la durée du rapport, notamment véhiculé par la pornographie. »

Complexant ainsi ces hommes qui ont l’impression de ne pas correspondre au modèle de mâle alpha. Sans compter que les aspirations en matière de durée de pénétration sont, selon François Kraus, « largement au-delà des normes biologiques. »

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Comment aborder le sujet de la pornographie avec son enfant ?

Comment aborder le sujet de la pornographie avec son enfantAvec Internet, les adolescents ont accès à la pornographie de plus en plus jeunes.

Cette banalisation des relations sexuelles se ressent dans leur comportement : en Gironde, une directrice de collège a tiré la sonnette d’alarme face à l’attitude « hypersexualisée » des élèves. BFMTV.com a interrogé un psychologue et un médiateur scolaire afin de savoir comment aborder la question de la pornographie avec les enfants.

Les adolescents visionnent des images pornographiques de plus en plus jeunes. Mardi, la principale d’un collège de Mios, en Gironde, a tiré la sonnette d’alarme concernant « l’hypersexualité » des élèves de 6e et de 5e dans son établissement. Elle évoque le « visionnage de films à caractère pornographique, l’exhibitionnisme, la masturbation dans la cour de récrée » ou encore la « réalisation de vidéos à caractère pornographique » par une quinzaine de collégiens. La directrice constate, effarée, que dès 10 ans et demi, les enfants de son établissement ont accès à ce type de contenu via leurs ordinateurs et téléphones portables.

8% des ados regardent du porno plusieurs fois par jour
Le phénomène ne se limite pas à l’enceinte du collège de Mios. D’après une étude réalisée en 2018 par la Fondation pour l’innovation politique, le Fonds actions addictions et la fondation Gabriel-Péri, 8% des jeunes garçons de 14-15 ans affirment regarder du porno plusieurs fois par jour, et 21% en consomment au moins une fois par semaine.

« On peut estimer que ces chiffres sont en partie dus à la facilité d’accès des mineurs aux produits censés leur être prohibés; 92% des mineurs jugent qu’il est facile d’accéder à la pornographie », note l’étude.

Pourtant, l’article 227-24 du Code pénal français dispose que la diffusion d’un message à caractère pornographique « par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support […] est punie de trois ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ». Reste que, sur les sites de streaming, la loi est largement contournée.

« Les contenus pornographiques sont à la portée des enfants, ils n’ont même pas besoin de savoir lire pour y accéder. Il leur suffit de cliquer sur un onglet pour atterrir sur un site qui propose des vidéos en streaming », rappelle à BFMTV.com Christophe Butstraen, médiateur scolaire et auteur de Parlez du porno à vos enfants avant qu’Internet ne le fasse.

Limiter l’accès à Internet
« Avant, on découvrait la sexualité par les témoignages de nos copains qui nous racontaient leur premier baiser, leurs premières caresses. Désormais, notre référent c’est Google, sauf que le navigateur ouvre tous les champs des possibles et nous renvoie très rapidement vers la pornographie. Et les ados prennent ce qu’ils voient comme les pratiques à appliquer », nous détaille le psychologue Samuel Comblez.

Pour rétablir les standards de la sexualité, Christophe Butstraen recommande aux parents d’installer des logiciels de contrôle parental sur le matériel informatique qu’ils mettent à la disposition de leur enfant. « Dès qu’il a accès à Internet, il faut le limiter. Puis, petit à petit, on lâche un peu de lest. Comme quand on demande à un enfant de nous tenir la main pour traverser, au début on est strict puis on apprend à lui laisser plus de liberté », illustre-t-il.

Le médiateur scolaire souligne toutefois que tous les efforts mis en place dans le cadre familial pour limiter l’accès à la pornographie « seront anéantis par les copains qui eux ne sont pas bridés dans leur usage d’Internet. C’est pourquoi les parents doivent avant tout mettre l’accent sur le dialogue ».

Instaurer le dialogue le plus tôt possible
« Plus tôt on parle de sexualité avec son enfant, plus sa candeur lui permet d’entendre le message », affirme Christophe Butstraen. « C’est à l’adulte de faire le premier pas et de dédramatiser la situation car de toute façon l’adolescent finira par être confronté à la pornographie », abonde Samuel Comblez.

« Il faut lui expliquer qu’en allumant sa tablette ou son ordinateur il risque de tomber sur des photos de gens nus qui peuvent avoir des comportements qui le dégoûtent ou l’émoustillent mais que ce n’est pas grave », expose-t-il.

Une fois le tabou dépassé, il est nécessaire que les parents expliquent à leur enfant que l’univers pornographique ne correspond pas à la réalité. Christophe Butstraen note d’ailleurs que le porno d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec les films érotiques des années 1970.

« Les pratiques qui y sont présentées sont de plus en plus violentes. Dans les titres des vidéos on retrouve souvent la notion de ‘viol’, d’’inceste’ et autres fantasmes des plus bizarres. Ces vidéos diffusent des images que les enfants ne sont pas prêts à digérer et véhiculent des stéréotypes dont il est difficile de se défaire », déplore-t-il. Le médiateur scolaire constate que le porno développe des complexes chez les garçons concernant la taille de leur sexe, leurs performances. Les filles, elles, ont tendance à avoir une idée distordue du corps de la femme.

Remettre l’ado en phase avec la réalité
« Chez les adolescentes âgées de 13 à 15 ans, les esthéticiens constatent une explosion des demandes d’épilation intégrale. Un standard établi par les images pornographiques », assure Christophe Butstraen.

Pire encore, selon le médiateur scolaire, les films pour adultes annihilent l’importance du consentement dans les relations sexuelles. « Le porno fait croire aux garçons que quand une fille dit non elle veut en réalité dire oui. L’absence de consentement est très utilisée dans le porno : on nous montre une femme qui ne souhaite pas avoir de relation sexuelle mais qui finit par y prendre du plaisir. »

Il incombe donc aux parents d’expliquer à leur enfant que les films pornographiques sont à regarder comme un spectacle, « une fiction et non comme un manuel », assurent le psychologue ainsi que le médiateur scolaire.

« Les adolescents doivent comprendre que dans le porno, des acteurs sont payés pour jouer un rôle. C’est de la mise en scène. Les séquences qui durent 15 minutes sont parfois tournées en plusieurs heures, avec des reprises, des montages. On ne nous montre pas la réalité comme les pannes, l’envie ou le respect de la femme », ajoute Samuel Comblez.

Vérifier l’identité des visiteurs des sites porno
Pour lutter contre cette banalisation du sexe que les adolescents consultent et reproduisent de plus en plus tôt, le dialogue semble donc primordial. « La sexualité, tout le monde y pense mais personne n’en parle. Or, les parents ne doivent pas avoir peur d’aborder le sujet », conclut Samuel Comblez.

En attendant qu’ils osent briser le tabou, le Royaume-Uni va tester un système de vérification de l’âge. A partir du 15 juillet prochain, les majeurs devront scanner leur carte d’identité pour accéder aux sites pornographiques.

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Les Français plus nombreux que jamais à souffrir de troubles de l’érection

troubles de l'érectionEn France, 61% des hommes ont déjà été victimes de troubles de l’érection, d’après une nouvelle étude de l’Ifop publiée ce mercredi. Un sujet encore majoritairement « tabou » chez la gente masculine, souligne l’étude.

Une étude de l’Ifop pour la plateforme de santé Charles.co, publiée ce mercredi, révèle que les Français n’ont jamais été aussi nombreux à souffrir de problèmes d’érection. Pas moins de 6 hommes sur 10 ont déjà rencontré des troubles érectiles au moins une fois au cours de leur vie : un chiffre en hausse continue ces 15 dernières années.

En 2005, ils n’étaient « que » 44% à en avoir déjà rencontré, contre 61% aujourd’hui. Et pour bon nombre de ces hommes, il ne s’agit pas d’un souvenir lointain ou d’une vague expérience de jeunesse, dans la mesure où ils sont plus d’un sur trois (38%) à admettre avoir connu une forme de troubles du désir ou de l’érection au cours des 12 derniers mois.

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Dépendance aux écrans et baisse de libido
Parmi les variables lourdes qui influent sur ce type de troubles, on trouve l’âge, le stress ainsi que le lieu de résidence. Les hommes habitants en agglomération parisienne (46%) y étant nettement plus sujets que les ruraux (36%).

Pour la toute première fois, cette étude montre aussi que la dépendance aux écrans peut avoir un impact sur la libido masculine. Chez les moins de 35 ans, le nombre d’individus victimes de troubles du désir est nettement supérieure à la moyenne chez les hommes visionnant quotidiennement « des vidéos pornographiques, les réseaux sociaux, les applis d’information ou les films et séries tels qu’en offrent des services comme Netflix ».

« Étant happés par le contenu hautement addictif figurant sur leurs écrans, les jeunes auraient moins d’intérêt physique pour leur partenaire au point de relayer le sexe au second plan », explique François Kraus, directeur du pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » à l’Ifop.

Un sujet encore tabou
Or, même en 2019, ces troubles génèrent des complexes chez les hommes, qui ont « une vision très phallocentrée du plaisir sexuel ». D’après l’étude, les hommes concernés ne sont pas toujours disposés à parler de ces troubles, que ce soit à leur partenaire ou à un professionnel de santé.

Près de deux tiers d’entre eux (63%) ont déjà eu des complexes sur leur capacité à avoir une érection, et 62% sur le fait de garder leur sexe en érection pendant tout un rapport. Par conséquent, le nombre d’hommes n’ayant jamais consulté de médecin à ce sujet s’élève à 72%, et seul un quart des hommes concernés en ont déjà parlé à quelqu’un.

Un homme sur trois (33%) reconnaît avoir déjà donné à son conjoint une fausse excuse pour masquer un problème sexuel, la fatigue physique étant de loin l’argument le plus avancé. Par ailleurs, les chiffres montrent que les hommes ayant des troubles de l’érection sont deux fois plus nombreux à être complexés par la taille de leur sexe.

« Une conception pénétrative du plaisir sexuel »
Cette étude révèle que « la gent masculine a encore « une conception très pénétrative du plaisir sexuel masculin ». 56% des hommes, et 64% des hommes de moins de 30 ans, estiment qu' »un rapport sexuel doit impliquer une pénétration pour être pleinement satisfaisant ».

Pour retrouver du désir, la grande part des hommes concernés fait marcher la fabrique à fantasmes. 43% ont recours au porno, et 42% repensent à de précédents rapports sexuels. Mais dans l’ensemble, les Français restent réticents à recourir à des médicaments permettant d’améliorer les problèmes d’érection, même si 56% d’entre eux pourraient l’envisager.

Les jeunes hommes âgés de moins de 30 ans se distinguent de leurs aînés du fait qu’ils recourent davantage aux produits psycho-actifs tels que le Viagra, la forte quantité d’alcool, ou encore la drogue et les produits aphrodisiaques.

Étude IFOP pour Charles.co réalisée en ligne du 19 au 24 avril 2019 auprès d’un échantillon de 1957 personnes, de la population masculine française âgée de 18 ans et plus, résident en France métropolitaine.

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Où préférez-vous faire l’amour ?

coupleDe nombreux couples aiment faire l’amour dans des lieux plutôt insolites. Les Français par exemple se dévergondent en pleine nature ou carrément au bureau. Les Italiens eux préfèrent le sexe dans leur voiture ou sur la machine à laver.

Faire l’amour en pleine nature ou dans un ascenseur, vous l’avez sûrement envisagé ou même déjà fait. Vous n’êtes pas seuls à chercher de nouveaux horizons, mais quel sont les lieux les plus en vogue ?

Les Italiens et l’électroménager
Selon une enquête réalisée par une radio italienne auprès de 2000 couples, la machine à laver arriverait en tête des lieux préférés pour faire l’amour. Selon les utilisateurs, c’est lors de l’essorage que la chose prendrait tout son intérêt.  Malheureusement pour ces couples, les fabricants font des machines de plus en plus stables. Dans quelques années, les vieux lave-linge risquent d’être très recherchés. Toujours selon cette étude, le garage arriverait en seconde place, suivi par un grand classique : la voiture. L’enquête ne précise d’ailleurs pas si la voiture est dans le garage.   Bien placés également, on remarque : la cabine de douche, les escaliers d’immeubles ou encore les vestiaires de clubs de gym.

Les Français plutôt nature
Côté français, les lieux favoris sont différents. En effet, selon un sondage de la Sofres, réalisé auprès de 480 hommes, faire l’amour en pleine nature arrive en numéro un  des fantasmes. L’enquête ne s’attachait qu’aux désirs et ne précisait pas s’ils avaient déjà été réalisés. En deuxième position, on trouve faire l’amour au bureau. Les Français mélangeraient ainsi sans complexe travail et plaisir. Faire l’amour dans un avion est également très bien placé. Le succès du film Emmanuelle n’y est sûrement pas étranger, mais tous ceux qui ont pris l’avion savent que cela reste un fantasme difficilement réalisable. Enfin, les Français plébiscitent un grand classique : atteindre le septième ciel dans l’ascenseur.

Home sweet home
Certes, dans ce sondage, il s’agit de fantasmes. Entre les désirs et la réalité, il y a un pas difficile à franchir. Les Français osent-ils mettre en scène ce qu’ils ont en tête ?

Apparemment ils ne le font pas souvent. Dans une analyse du comportement sexuel dans l’hexagone, réalisée par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) en 1992, le problème du lieu était évoqué. La question posée à plus de 20 000 personnes portait sur l’endroit ayant hébergé leur dernier rapport sexuel. Résultat : 95 % des gens avaient fait l’amour chez eux !!! Pour les autres, environ 2 % avaient préféré l’hôtel (l’enquête ne précise pas s’il s’agissait là de relations extraconjugales). Enfin, un peu moins de 2 % avaient opté pour la voiture. Remarquez que cette enquête avait été réalisée en hiver.

Goût du risque
Comment expliquer cet engouement pour des lieux insolites chez les couples ?   Car il est clair qu’un lit est certainement plus confortable qu’un ascenseur ou un avion.  La recherche d’aventure, l’excitation provoquée par le risque, la volonté de briser la monotonie ou encore une dose d’exhibitionnisme peuvent certainement être évoquées. Sans oublier ceux qui n’ont pas forcément d’alternative, notamment les jeunes encore chez leurs parents. Si l’envie de faire l’amour en pleine nature ou dans un lieu public vous taraude, assurez-vous tout de même de ne pas vous faire surprendre : cela peut vous coûter jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 €uros d’amende.