Publié dans Texte Sexualité

Amour et sexe dans vos rêves

Amour et sexe dans vos rêvesJoutes charnelles sur une peau de bête ou au contraire effleurements sensuels avec un inconnu dans l’ascenseur, vos songes sont souvent très hot.

Mais au-delà des rêves érotiques, ce sont ceux chargés de symboles qui nous parlent plus d’amour et de sexualité. Encore faut-il réussir à les décoder.

Amour et sexe dans vos rêves avec  » Amour et sexe dans vos rêves « , l’analyste Christiane Riedel signe un ouvrage de référence sur la compréhension des rêves touchant au thème universel de la sexualité. Résultat de trente années de pratique d’analyses de ses patients, ce livre est un outil remarquable pour aider chacun de vous à l’interprétation de vos propres symboles, livrés par votre inconscient au détour de vos nuits. C’est ainsi pas moins de 126 exemples qui sont décodés et validés par les rêveurs.

Cet ouvrage a été écrit pour vous raconter ce que disent vos rêves quand ils vous parlent d’amour : infiniment bienveillants, ils savent ce dont vous avez besoin et vous l’indiquent sous de multiples images, inlassablement, jusqu’à se frayer un chemin dans votre conscience. Nantis d’une nouvelle connaissance de vous-même, vous saurez ainsi orienter votre vie amoureuse dans le bon sens et continuer ou repartir sur des bases saines et solides.

Dans une première partie, vous découvrirez comment le rêve vous parle de votre sexualité : ici, paradoxalement, n’apparaissent pas des images sexuelles, mais des images d’objets (bougie, clef, robinet, chaussures, panier …) d’animaux, d’aliments, de plantes ou de lieux (pièces de la maison, paysages naturels, magasins …), et ce, dans les rêves des hommes comme des femmes.

La seconde partie vous expose comment le rêve vous guide dans un processus de transformation et d’harmonisation intérieures : vous comprendrez alors le symbolisme des parties sexuelles du corps, celui des types de femmes (épouse, mère, patronne …) et d’hommes (artiste, militaire, père …), le sens des différents scénarios amoureux (positions variées, homosexualité, inceste …), et de toutes sortes de contacts, les caresses les plus tendres ou les agressions. Vous verrez ainsi, nuit après nuit, le rêve venir vous initier à une dimension plus spirituelle de la vie sexuelle.

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Qu’est-ce que la pansexualité ?

pansexualiteAprès les bisexuels, voici l’ère des pansexuels. C’est la popstar Miley Cyris qui en 2015 a fait son coming out de pansexualité.

Depuis la pansexualité est une orientation sexuelle bien reconnue, revendiquée par de nombreuses personnalités comme la chanteuse Christine and The Queens. Alors en quoi consiste cette nouvelle attitude sexuelle ?  Quelles en sont les caractéristiques ?

L’une des singularités du pansexuel, c’est qu’il aime tout le monde. L’étymologie grecque « pan » signifie en effet « tout ». La pansexualité est donc une sexualité sans frontières.

Une sexualité sans frontières
Est pansexuel tout individu qui se trouve attiré sexuellement ou sentimentalement par d’autres personnes sans se soucier du sexe ou du genre des individus. Peu importe qu’il s’agisse d’un homme, d’une femme ou d’un transsexuel ou travesti. Le pansexuel n’affiche aucune préférence. La pansexualité n’a donc rien à voir avec une quelconque perversion ou maladie.

C’est également une façon de se différencier des autres et d’afficher sa singularité en se démarquant sexuellement. Loin d’être ignorée, la pansexualité a même sa journée, le 23 septembre en même temps que la bisexualité, ce qui permet à chacun de partager des expériences et de se rencontrer en dehors de tout jugement.

La personnalité avant le sexe
La pansexualité correspond à un état d’esprit, une certaine ouverture qui privilégie la personnalité de l’individu à son genre ou son sexe. En ce sens, le pansexuel fait preuve de tolérance et s’intéresse vraiment à la personne.

En bref, ce qui séduit le pansexuel, c’est avant tout l’âme d’une personne, ce qu’elle dégage. Ainsi il est possible d’être attiré par un travesti tout simplement parce que l’on trouve magnifique et qu’il nous fait nous sentir bien, indépendamment de son sexe.

Pour autant, cela ne signifie pas que le pansexuel s’autorise une sexualité débridée. La pansexualité n’a rien à voir avec la débauche ou la luxure. Le pansexuel comme tout hétérosexuel ou homosexuel peut aussi être fidèle. Seulement lorsqu’il tombe amoureux, il ne se met pas de barrières et laisse ses sentiments le porter vers d’autres possibilités.

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Les zones érogènes

femme sensuelPour décupler le désir tant lors des préliminaires que pendant l’amour, rien de tel que des caresses et des baisers ciblés, sur tout le corps, et en particulier sur les zones érogènes.

Faire monter l’excitation
D’après le Petit Larousse, une zone érogène est une partie du corps susceptible de provoquer une excitation sexuelle.

Il existe trois sortes de zones érogènes
• Primaires : il s’agit des organes qui doivent absolument être excités pour déclencher un orgasme. Chez la femme, les zones érogènes sont le clitoris et le vagin. Le premier s’excite par caresses et mouvements circulaires. Quant au vagin, il n’est sensible que par l’atteinte du fameux point G (afflux de sang) et par la contraction des muscles grâce à la pénétration par le sexe de l’homme. Les zones érogènes primaires de l’homme se situent au niveau du gland et de la verge. Là encore, l’excitation se produit par frottements avec la masturbation ou la pénétration.

• Secondaires : elles sont caractérisées par certaines parties de la peau et des muqueuses qui, excitées par caresses, déclenchent également l’excitation des zones primaires et donc multiplient le plaisir sexuel. Cependant, celles-ci ne sont pas indispensables pour atteindre la jouissance. Chez la femme, il s’agit du pubis, des fesses, des grandes et petites lèvres, de l’entrée du vagin, du périnée, de l’anus, et bien sûr des mamelons. Et chez les hommes, il s’agit de la verge, des bourses jusqu’à l’anus, ainsi que l’intérieur des cuisses. Certains hommes aussi sont friands des mordillements et autres caresses sur les mamelons.

• Potentielles : le but est de déclencher un ensemble de sensations excitantes qui peuvent stimuler les zones primaires et entraîner érection et mouillure vaginale. Ces zones érogènes ont davantage une dimension érotique et varient d’une personne à l’autre, tant au niveau de leur localisation que de l’intensité.  A chacune de découvrir ces zones de désir, présentes sur tout le corps.

Sont-elles les mêmes chez tout le monde ?
En principe, les zones érogènes sont assez semblables d’une personne à l’autre. Mais il arrive parfois que certaines aient d’autres préférences. Pour le savoir, rien de plus simple : il suffit de demander à son partenaire quelles parties de son corps sont les plus sensibles à l’érotisme. Baisers langoureux et autres caresses feront le reste.

Comment se développent-elles ?
Il y a une partie d’inné et d’acquis, c’est-à-dire une sensibilité naturellement développée sur certaines zones tandis que d’autres parties du corps se sensibilisent au fil du temps et ce, dès l’enfance. Certains spécialistes ont montré que le contact physique de la mère serait pour beaucoup dans la perception sensorielle voire même dans l’épanouissement de la sexualité à l’âge adulte.

Ainsi, un bébé qui aurait eu juste des attouchements fonctionnels sans tendresse particulière ne gardera pas de souvenirs agréables sur sa peau et aurait moins de confiance en lui. Et inversement. Il paraîtrait même que les bébés filles seraient davantage touchés, câlinés et embrassés que les bébés garçons. Ce qui expliquerait que les femmes aient donc plus de zones érogènes que les hommes.

Les caresses sur les zones érogènes suscitent-elles toujours du plaisir ?
Tout dépend du degré de décontraction de la personne lors des préliminaires. Si vous êtes totalement relaxée et prête à recevoir l’attention de votre partenaire, les zones érogènes qui seront touchées susciteront beaucoup de plaisir et d’excitation.

Par contre, si vous êtes stressée, crispée ou encore soucieuse, votre corps tout entier sera sur la défensive. Ces attouchements sur ces parties sensibles risquent d’entraîner des chatouilles ou encore une vraie réaction de rejet fort désagréable. Il n’est donc pas rare que certaines femmes soient prises de fous rires lors des préliminaires, ce qui pourra aller à l’encontre de la dimension érotique recherchée.

Les précautions à prendre
Bien évidemment, les zones érogènes sont très sensibles avant de passer à l’acte, l’excitation et le désir pour l’autre aidant. Cependant, il peut arriver que ces attouchements, baisers, léchages et caresses soient détestables voire douloureuses après l’orgasme. Cela sera notamment le cas pour le gland du pénis de l’homme, le clitoris de la femme ainsi que les mamelons des deux sexes. Il est donc important de respecter une courte période dite « réfractaire », durant laquelle les partenaires n’ont plus vraiment d’excitation sexuelle à cause de l’hypersensibilité de leurs zones érogènes.

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Lingerie, pourquoi faire dans la dentelle ?

femme sensuelleMagnifiée, érotisée, dire que les hommes sont de grands amateurs de lingerie est en dessous de la réalité.

Guêpières et porte-jarretelles font cette année un retour en force. Pour son plus grand plaisir et pour le vôtre.

Culotte de coton blanc, guêpière rouge ou string panthère … Pourquoi les dessous fascinent-ils les femmes, et excitent-ils les hommes ?  Quel est leur rôle dans la séduction, la sensualité et la sexualité ?

livre fanstasme erotiquePourquoi ils aiment
Bien que les messieurs ne représentent que 3,9 % des achats annuels, ce sont de fervents admirateurs de ces minuscules pièces de tissu assemblées de façon complexe. « La lingerie est un des grands fantasmes masculins », explique Alain Héril, psychothérapeute et auteur du « Dictionnaire des fantasmes érotiques » (éd Bernet-Danilo). Rien d’étonnant : le fantasme est lié à une volonté de posséder quelque chose, sans vouloir pourtant vraiment l’obtenir : c’est une contradiction.

« Or, la lingerie cache plus qu’elle ne dévoile, et chacun est attiré par ce qui est caché ». Elle participe pleinement aux jeux érotiques du « je te désire, je me laisse désirer », dans lequel elle est investie du désir et de la pulsion sexuelle.

Mais, quand le fantasme est poussé à l’extrême, et devient une obsession, il peut relever d’une impossibilité à pouvoir tenir une femme nue dans ses bras. « Dans les cas pathologiques, confirme Alain Héril, l’homme qui sur-investit la lingerie peut avoir peur du contact avec la femme. Les dessous sont alors une barrière entre leurs peaux, et quand la femme les enlève, cet homme éprouve des difficultés sexuelles ».

Parfois aussi, la lingerie est si fortement érotisée qu’elle supplante, dans le regard masculin, la femme qui la porte : n’importe quel mannequin, même 100 % plastique, provoquerait alors le même désir. La lingerie est alors magnifiée, mais la femme, niée.

Pourquoi elles aiment
S’offrir de la lingerie fine relève d’une dimension auto-érotique. C’est se désirer, se voir désirable et désirante. « C’est tout à fait positif pour la femme, et pour le partenaire, poursuit A. Héril, car plus l’auto-érotisme est développé, plus la rencontre sensuelle et sexuelle avec l’autre est facilitée ». D’ailleurs, la publicité ne s’y trompe pas : une affiche de lingerie montre toujours la femme, mais pas l’homme qui la regarde, car la lingerie s’achète aussi pour soi, et la femme se regarde et s’admire elle-même. En simplifiant, on pourrait avancer que les projections sur la lingerie sont sexuelles chez l’homme, et plus sensuelles chez la femme.

Des goûts et des couleurs
L’homme et la femme ne sont pas toujours d’accord question dessous. Elles aiment le luxe, mais privilégient souvent, pour le quotidien, le confort. Eux seraient plutôt branchés sur les guêpières, strings et porte-jarretelles des femmes fatales. Heureusement, des accords sont toujours possibles. Et sur suggestion ou choix délibéré, nombreuses sont celles qui ne répugnent pas à porter de la lingerie fine, voire coquine, dans l’intimité, ou pendant les grandes périodes de séduction. Mais, au fait, quelles couleurs pour les culottes et autres pièces ?

Lingerie, pourquoi faire dans la dentelle ?
Le blanc, pur, candide et virginal (et aussi, pratique, diront les femmes) ne comble pas les messieurs, qui lui préfèrent généralement le rouge (vif ou sang), couleur de la passion et du sexe, ou le noir de la séductrice fatale et mystérieuse (éventuellement tendance cuir et bondage). Mais on pourra aussi opter pour le jaune, couleur du dynamisme qui donne de l’audace aux timides ou l’orange, couleur de la libido dans la tradition indienne (vive l’amour tantrique), le rose vif (piquant et sexy). Une règle, éviter le violet, séduisant, mais qui est la couleur de la spiritualité et dirige plus vers l’amour méditatif et platonique que vers les relations charnelles.

Tendances, tendance
Cette année, foin du minimalisme et des couleurs passe-partout. Les dessous chics se doivent plutôt d’être luxueux voire luxuriants : tulles brodés, soies et dentelles, logos dorés, superpositions et transparences, broderies, paillettes … Sous vos jeans ou vos tailleurs, osez les tenues sexy.

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Les préliminaires

amour coupleIl est important d’accorder toute leur importance aux préliminaires amoureux. Ces gestes tendres permettent d’accéder à une confiance réciproque et un épanouissement sexuel plus satisfaisant.

Ces préliminaires ont une place importante dans la rencontre sexuelle. Ils préparent les corps en leur apprenant à communiquer ensemble et déclenchent les phénomènes de l’excitation sexuelle.

Les corps de l’homme et de la femme dans leur ensemble participent à la rencontre sexuelle. La peau de l’ensemble du corps est sensible aux caresses même si beaucoup de sensations se concentrent sur les zones érogènes et en particulier les organes génitaux.

Chacun dans ce moment va pouvoir concentrer tout son intérêt sur le corps de l’autre et sur ses propres sensations. Le couple s’isole du reste du monde, il est comme dans une bulle, plus rien ne préoccupe les partenaires, uniquement attentifs à leur plaisir. Chacun donne et reçoit, les partenaires prennent un rythme commun, les organes génitaux se transforment par l’excitation sexuelle en organes de plaisir. Pour mieux vivre sa sexualité, il est important de connaître le cycle de réponse sexuelle de votre partenaire.

La pose du préservatif est à envisager dans les jeux sexuels bien avant le moment de la pénétration , la femme est la plus à même de le mettre (une façon sensuelle et acrobatique : tenter de le dérouler avec la bouche …).

Les choses plus sérieuses
Aux caresses et baisers sur le corps, font suites les caresses sexuelles, caresses sur les seins, le sexe. Chacun tente de susciter au mieux l’émoi sensuel de l’autre, reprenant une caresse connue ou tentant une nouvelle stimulation. Les doigts, la bouche, le sexe permettent une grande variété de caresses. C’est un temps où s’établissent la détente et la confiance nécessaires à l’abandon final, à l’orgasme.

Lors des caresses sexuelles, l’homme et la femme ont l’occasion de vérifier l’état d’excitation de leur partenaire, les signes évidents étant l’érection pour l’homme, la lubrification vaginale pour la femme. L’excitation sexuelle aboutit à l’envie de la pénétration vaginale ou au choix d’une autre pratique qui permettra l’obtention de l’orgasme.

Accorder ses violons
Ce moment d’excitation intense les partenaires ne l’atteignent pas toujours simultanément et dans ce cas les préliminaires se poursuivent. Le couple peut choisir ensuite de laisser le rythme s’accélérer, les mouvements se font plus rythmés, plus rapides jusqu’à l’orgasme. Il peut également prendre son temps, varier les positions, revenir à des caresses.

Un couple qui se connaît bien réduit parfois les préliminaires à leur minimum, aux caresses essentielles pour l’un et l’autre afin d’atteindre l’excitation sexuelle requise pour le rapport sexuel. Ce type de rapport sexuel plus rapide est parfois souhaité laissant la place, à d’autres moments, au  » grand jeu  » avec des préliminaires plus développés.

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La fellation

fellationLa fellation est une pratique sexuelle orale qui consiste à stimuler le pénis, et en particulier le gland, à l’aide de la langue, des lèvres, de la bouche. Grand classique des préliminaires sexuels, elle peut conduire l’homme jusqu’à l’orgasme.

Petit mode d’emploi
La fellation consiste à reproduire avec la bouche le va-et-vient de la pénétration. Aux dires des hommes, l’essentiel serait d’y mettre beaucoup de douceur, et surtout, de ne pas se servir des dents. Mouvement lent ou rapide, profond ou plus superficiel.

Après, chaque homme a ses préférences, et si la complicité est là, pas besoin de mot pour le dire. Sur le pénis, les endroits à embrasser ou à titiller sont divers. Le plus réceptif est bien sûr le gland, zone de muqueuse rose très riche en capteurs de plaisir, en particulier au niveau de la couronne du gland et sur le frein. Pour multiplier le plaisir, on peut en même temps masturber la verge, caresser les testicules.

Du côté de la femme
Pour qu’une fellation soit réussie, le plus important est de penser qu’il s’agit de partager un contact agréable, excitant. Ce n’est pas un acte auquel on doit se sentir forcée, sinon, il sera forcément raté. Le dialogue, la complicité, le temps, ou tout simplement une petite douche à deux feront parfois tomber ce blocage.

Se protéger
Tout comme pour les autres pratiques, le préservatif est obligatoire si l’on n’est pas sûr de son partenaire. En cas de lésion buccale, le risque de transmission du sida lors d’une fellation est réel, sans compter les autres MST (l’herpès, l’hépatite B, la syphilis …). Pratiquée en même temps qu’un cunnilingus dans la position 69, les deux partenaires pourront partager à l’unisson ce moment de plaisir.

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SM soft , que cachent nos ébats dominant/dominé ?

sm-softChéri, ce soir on s’attache, cravache et menottes caracolent en tête des modes de jouissances pour certains couples.  Au-delà de l’effet « Fifty shades of grey », que cachent réellement nos ébats sexuels dominant/dominé entre adultes consentants, bien sûr.

Se déguiser en soubrette et se plier aux désirs d’un homme. Se laisser attacher et bander les yeux par une femme en botte de cuir … Aujourd’hui, la sexualité s’encombre de moins de tabous, et certaines pratiques ne sont plus blacklister de notre répertoire. Révolution sexuelle oblige, chacun a donc le droit d’explorer sa sexualité comme il l’entend et d’oser des variantes pour pimenter ses nuits, « à partir du moment où les deux partenaires en ont envie » rappelle le Dr Sylvain Mimoun, dans son livre Anti-guide de la sexualité. Toutefois, la question se pose : qu’est-ce qui peut bien nous pousser à agiter notre jolie cravache en cuir rouge, sous le nez de notre partenaire, en lui ordonnant de vous appeler maîtresse ou inversement.

Antiguide-de-sexualiteLa sexualité en jeu
« En réalité, dans la sexualité, les deux partenaires rejouent plus ou moins consciemment, une lutte de pouvoir, une sorte d’affrontement auquel l’un des deux succombe et se laisse prendre » affirme la psychanalyste et écrivaine Sophie Cadalen. Dans le rapport dominant/dominé, cette lutte s’organise plus consciemment avec des codes précis et des signaux.

« Pour Freud, nous sommes tous des pervers en sommeil.  Enfants, nous explorons l’ensemble des pulsions voyeurisme, sadisme, masochisme … mais en grandissant, si ces pulsions sont présentes, elles ne font que nous procurer une jouissance fantasmatique, sans passage à l’acte obligatoire, et si elles le sont, c’est souvent de manière ponctuelle » précise le Dr Mimoun.

Là, les règles sont fixées d’avance, la danse des pulsions est codifiée, l’un des deux s’en remet totalement à l’autre, et se soumet à ses désirs. « En réalité, ça peut même être rassurant, les deux partenaires savent ce qu’ils poursuivent comme but » ajoute Sophie Cadalen.

double vieLa soumission consentie
« Être complètement pris en charge, et s’abandonner à l’autre peut s’avérer une source de plaisir extrême » assure Sophie Cadalen. C’est une position très sulfureuse en réalité que de se soumettre et de plonger dans l’inconnu, puisqu’on ne contrôle plus rien. Quand on devient objet du plaisir de l’autre, nos résistances n’ont plus droit au chapitre.

Par ailleurs, le fait que ce soit un jeu consenti vous libère du regard de l’autre et de son jugement. Au final, certains freins à l’accès au plaisir sautent.  Ça peut paraître paradoxal, mais « la femme qui aime être attachée est active dans sa jouissance » soutient le Dr Mimoun. Ce qui vaut également pour monsieur.

La domination assumée
Osez exercer un pouvoir tyrannique est bien plus jouissif que nous pourrions le penser. « Nous avons tous le goût du pouvoir sur l’autre. Cette propension à éprouver son ascendant est bien présente en chacun de nous » rappelle Sophie Cadalen. A l’intérieur de ce cadre, il n’y a plus d’égards à avoir.  C’est la raison pour laquelle, il y a une véritable jouissance à aller jusqu’au bout du personnage, tout en tenant compte des limites de son partenaire. Sans vouloir faire de généralités, il s’avère que sur le divan, ces pulsions animent tout particulièrement des personnes plutôt effacées socialement.

Comment délimiter la frontière ?
Dans les mises en scènes sado-maso : tant qu’il s’agit d’un jeu de rôle qui s’arrête dès que l’un des partenaires dit stop, nous sommes dans une mise en scène entre adultes consentants. La vraie question reste la position du curseur et surtout la fréquence.  « La règle est fixée au départ et personne n’essaye de franchir la ligne jaune » explique le Dr Sylvain Mimoun. Par ailleurs, il faut faire la différence entre un jeu pour explorer ses pulsions, de façon ponctuelle, et le fait que ce mode sexuel soit le seul possible pour atteindre la jouissance. Il s’agit alors davantage d’un type de sexualité « perverse », avec de réelles difficultés à changer de scénario, dans ce cas, l’excitation n’est pas partagée, seule la jouissance personnelle prime.

En clair, lui bander les yeux ou réclamer sa fessée, est loin d’être avilissant et peut même s’avérer une expérience enrichissante. Quand il s’agit, bien sûr, de batifoler ensemble, au même titre qu’une folle union version missionnaire en se susurrant des déclarations d’amour enflammées.