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Affaire Benalla : Alain Gibelin relevé de ses fonctions

Alain GibelinLe patron de la direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris avait fait un burn-out en début d’année. Son remplacement a été annoncé au « Journal officiel ».

C’est une des conséquences de l’affaire Benalla. Alain Gibelin, le directeur de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris, qui avait provisoirement quitté ses fonctions après avoir fait un burn-out en début d’année, a été officiellement relevé de ses fonctions.

Un décret du président de la République, en date du 15 mars, et publié le 16 mars au Journal officiel, annonce qu’il « est mis fin aux fonctions de directeur des services actifs de police de la préfecture de police, directeur de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police, exercées par M. Alain Gibelin ». Celui-ci « est réintégré dans son corps d’origine en qualité de commissaire général de police ».

Accusé par Alexandre Benalla d’avoir menti sur les conditions de sa présence à la manifestation du 1er-Mai à Paris, Alain Gibelin est remplacé dans ses fonctions par Jérôme Foucaud, inspecteur général des services actifs de la police nationale, directeur adjoint des ressources humaines à la préfecture de police.

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Alexandre Benalla sort de prison « heureux et soulagé »

alexandre benallaAlexandre Benalla a quitté mardi soir la prison parisienne de la Santé en se disant « heureux et soulagé », après la fin de sa détention provisoire décidée par la cour d’Appel de Paris.

L’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron était incarcéré depuis une semaine pour ne pas avoir respecté le contrôle judiciaire qui lui interdisait d’entrer en contact avec l’ex-salarié de la République en marche Vincent Crase dans l’enquête sur les violences du 1er mai 2018. M. Crase devait pour sa part quitter la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy (Yvelines) dans la soirée.

Devant une douzaine de journalistes, M. Benalla s’est déclaré « heureux et soulagé » et a remercié son avocate, Jacqueline Laffont, « de s’être battue jusqu’au bout », avant de s’engouffrer dans un taxi. La cour d’appel de Paris a infirmé mardi la décision prise le 19 février par un juge des libertés et de la détention (JLD) de placer en détention provisoire les deux hommes.

C’est une victoire pour les avocats des deux hommes qui contestaient le bien-fondé de cette incarcération, ordonnée sur la base d’enregistrements clandestins publiés par Mediapart le 31 janvier et dont l’origine reste inconnue.

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Alexandre Benalla et Vincent Crase restent en prison

Vincent et Alexandre BenallaLes avocats des deux hommes ont interjeté appel de leur placement en détention provisoire. Il sera examiné mardi prochain.

Placé en détention provisoire mardi dernier pour non-respect de son contrôle judiciaire, Alexandre Benalla, ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, devra encore passer quelques jours à la prison de la Santé.

Vendredi, le président de la Chambre de l’instruction a rejeté la demande de suspension des effets du mandat de dépôt, a annoncé une source judiciaire consultée par BFMTV. La décision concerne également Vincent Crase, qui quant a lui a été écroué à la prison de Bois-d’Arcy dans les Yvelines.

Un appel examiné mardi prochain
Ils avaient été convoqués le matin même au tribunal de Paris, conséquence de la révélation par Mediapart d’enregistrements clandestins d’une conversation entre les deux hommes, datée du 26 juillet, soit quatre jours après leur mise en examen et alors que la justice leur avait interdit d’entrer en contact.

Outre cette procédure d’urgence du référé-liberté, les avocats d’Alexandre Benalla et Vincent Crase ont également interjeté appel de leur placement en détention provisoire. Il sera examiné mardi matin par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, réunie en formation collégiale.

La légalité des enregistrements en question
Les avocats contestent la légalité des enregistrements publiés par Mediapart, estimant leur origine douteuse car ne provenant selon eux ni d’écoutes judiciaires, ni d’écoutes administratives.

La défense d’Alexandre Benalla a déposé une plainte le 14 février pour « détention illicite d’appareils ou dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interceptions », « atteinte à l’intimité de la vie privée », « atteinte à la représentation de la personne » et « faux ». Vincent Crase a lui aussi porté plainte.

Une affaire qui empoisonne l’exécutif
L’affaire Benalla, qui a débuté en juillet, n’a cessé depuis d’empoisonner l’exécutif, avec ses multiples volets et rebondissements. Cette semaine encore, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire afin de déterminer s’il y a pu avoir des « dissimulations de preuves » dans le cadre des différentes procédures visant l’ancien chargé de mission de l’Élysée et son entourage.

Au Sénat, la commission d’enquête mise sur pied l’été dernier a rendu ses conclusions et demandé au président de la Chambre haute de saisir le parquet pour « faux témoignage », soupçonnant MM. Benalla et Crase d’avoir menti sous serment.

Elle a également mis en cause les témoignages de trois hauts responsables au palais présidentiel, Patrick Strzoda, Alexis Kohler et le général Lionel Lavergne,  les soupçonnant d' »omissions, incohérences » et « contradictions ».

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Que risquent Alexandre Benalla et Vincent Crase s’ils sont poursuivis pour «faux témoignage» ?

Vincent et Alexandre BenallaLa Commission des lois du Sénat soupçonne Alexandre Benalla et Vincent Crase d’avoir menti lors de leurs auditions. Elle souhaite que le parquet soit saisi.

Après six mois de travaux et 40 personnes entendues au cours de 34 auditions, la Commission des Lois du Sénat LCI.

Elle a notamment annoncé avoir adressé une lettre au président du Sénat, Gérard Larcher, pour demander de saisir le parquet « des déclarations » d’Alexandre Benalla et Vincent Crase. Elle les soupçonne d’avoir livré de « faux témoignages ».

Selon les sénateurs, Alexandre Benalla pourrait avoir menti sur le « périmètre de ses fonctions » à l’Élysée et « son rôle dans le dispositif de sécurité du chef de l’État », mais aussi sur l’utilisation de ses passeports diplomatiques.

Ils le soupçonnent, ainsi que Vincent Crase, d’avoir menti également sur le contrat de sécurité privé négocié avec l’oligarque russe Iskander Makhmudov. Dans leur lettre à Gérard Larcher, les sénateurs soulignent que les révélations du site Mediapart laissent supposer « l’implication de M. Alexandre Benalla dans la négociation dudit contrat alors que ce dernier était encore en fonction à l’Élysée », selon l’AFP. Ce que l’intéressé niait.

Si Alexandre Benalla et Vincent Crase étaient reconnus coupables par la justice de « faux témoignage », ils s’exposeraient à une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende, selon l’article 434-13 du Code pénal. Ils pourraient également se voir interdire leurs droits civiques, civils et de famille, selon LCI.

Un précédent : le cas Aubier
Une seule personne a été jusqu’à présent condamnée pour « faux témoignage ». Il s’agit du pneumologue Michel Aubier. En juillet 2017 il avait été reconnu coupable d’avoir menti à des sénateurs qui l’interrogeaient sur ses liens avec le groupe Total dans le cadre d’une enquête sur la pollution de l’air. Le tribunal l’avait condamné à six mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende.

A noter par ailleurs que la Commission des Lois du Sénat souhaite que la justice soit saisie pour vérifier « un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions » concernant les déclarations des plus hauts collaborateurs du chef de l’État. Sont nommés le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler et le chef de cabinet Patrick Strzoda, mais aussi le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergne, précise l’AFP. La décision finale de saisir ou non la justice reviendra au Bureau du Sénat.

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Alexandre Benalla est placé en détention provisoire après la révocation de son contrôle judiciaire

alexandre benallaL’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron a été entendu par les juges chargés du dossier des violences du 1er mai.

Il dormira en prison, Alexandre Benalla a été placé en détention provisoire, après la révocation de son contrôle judiciaire. L’avocate de l’ancien chargé de mission de l’Élysée l’a annoncé, mardi 19 février au soir. Une information confirmée par une source judiciaire à franceinfo.

L’ex-chargé de mission de l’Élysée et son ami, Vincent Crase, ex-employé de la République en marche et chef d’escadron dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie, ont été entendus mardi après-midi par les juges d’instruction chargés d’enquêter sur les violences du 1er mai.

Ils avaient interdiction d’entrer en contact
Le placement en détention provisoire avait été requis mardi matin par le parquet à l’encontre d’Alexandre Benalla et de son ami Vincent Crase pour n’avoir pas respecté leur contrôle judiciaire. Les juges leur reprochent d’avoir communiqué ensemble, alors que cela leur était interdit par leur contrôle judiciaire. Le cas de Vincent Crase n’a pas encore été tranché, selon les informations de franceinfo de source judiciaire.

Le 31 janvier, Mediapart a publié des enregistrements clandestins de conversations entre les deux hommes, datant du 26 juillet, alors qu’ils avaient pour interdiction d’entrer en contact. Quatre jours auparavant, ils avaient en effet été mis en examen pour des violences commises en marge du traditionnel défilé du 1er mai à Paris et placés sous contrôle judiciaire.

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Enregistrements : Alexandre Benalla porte plainte

alexandre benallaL’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron Alexandre Benalla conteste le caractère légal de la captation d’une conversation entre Vincent Crase et lui-même et porte plainte.

Les enregistrements clandestins de conversations entre Alexandre Benalla et Vincent Crase semblent bien être la clé des investigations en cours.

Alors que l’examen par les enquêteurs de ces documents sonores est toujours en cours, une plainte a été déposée, jeudi, au nom d’Alexandre Benalla pour « détention illicite d’appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interceptions », « atteinte à l’intimité de la vie privée » et « atteinte à la représentation de la personne ». À l’appui de son action, l’avocate de l’ex-membre du cabinet du président de la République, Jacqueline Laffont, souligne le caractère très incertain de l’origine des captations.

Il est établi qu’elles ne procèdent ni d’écoutes judiciaires ni d’écoutes administratives régulièrement ­déclarées. L’ouverture d’une ­enquête du parquet de Paris a écarté la première hypothèse, tandis que les services du Premier ministre affirment avoir vérifié l’inanité de la seconde.

La piste d’une officine ?
Reste la possibilité d’une sonorisation de l’appartement effectuée clandestinement par un service français ou étranger, voire par une officine. Pour la défense de Benalla, la question du caractère illicite des enregistrements est plus que jamais posée. S’ils n’ont pas de ­caractère légal, comment peuvent-ils être retenus contre lui ?

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Affaire Alexandre Benalla : la justice ouvre une enquête pour « corruption » au sujet du contrat russe

alexandre benallaSelon Mediapart, le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête pour « corruption » sur le contrat de sécurité signé avec l’oligarque russe Iskander Makhmudov, négocié par Alexandre Benalla du temps où il était à l’Élysée.

Les investigations ont été confiées à un service enquêteur de police de la préfecture de police de Paris.

A l’origine des principales révélations dans l’affaire du contrat russe liée à l’affaire d’Alexandre Benalla, le pure player avait publié le 31 janvier des documents audio où l’on peut entendre Alexandre Benalla se confier notamment sur son implication dans un contrat de sécurité signé par Mars, la société de Vincent Crase, avec l’oligarque russe Iskander Makhmudov.

En décembre, Mediapart avait révélé l’existence d’un versement de 294 000 euros, le 28 juin 2018, vers la société de conciergerie de Vincent Crase, dénommée Mars, depuis un compte appartenant à Iskander Makhmoudov, proche de Vladimir Poutine et à la tête d’un empire industriel.

Selon le pureplayer, une partie des fonds a transité via une société de sécurité privée, du nom de Velours, dont Alexandre Benalla a été conseillé entre 2013 et 2015.  L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a affirmé devant la commission d’enquête sénatoriale, le 21 janvier, que « jamais » il n’a « contribué » à la « négociation » ou à la « conclusion » de ce contrat russe.