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Affaire Maëlys : la justice valide l’expertise psychologique de Nordahl Lelandais

Nordahl LelandaisLe témoignage du codétenu accablant Nordahl Lelandais et l’expertise psychologique de ce dernier restent dans le dossier sur la mort de Maëlys. La défense avait demandé l’annulation de ces deux pièces.

C’est un récit que la défense de Nordahl Lelandais aurait bien voulu voir disparaître du dossier sur la mort de Maëlys. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble a validé ce document reprenant un témoignage mettant en cause l’ancien maître-chien qui a reconnu être à l’origine de la mort de la petite Maëlys en 2017, a appris BFMTV auprès du parquet de Grenoble. La semaine dernière, la défense du meurtrier présumé avait réclamé son annulation.

Ce témoignage est celui d’un homme détenu pendant six mois dans une cellule voisine à celle de Nordahl Lelandais au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. Il a assuré que ce dernier lui aurait confié avoir violé Maëlys avant de lui asséner des coups mortels. Un témoignage qui venait contredire les dépositions du suspect qui, depuis le début de l’affaire, a toujours assuré avoir tué « accidentellement » la fillette.

L’expertise conservée en partie
Sur la base de ce témoignage notamment, l’avocat des parents de Maëlys, Jenifer et Joachim de Araujo, a déposé la semaine dernière une demande de requalification auprès des juges d’instruction pour réclamer que les poursuites à l’encontre de Nordahl Lelandais soient modifiées. Pour l’instant, l’ancien militaire est mis en examen pour « enlèvement suivi de meurtre », la famille de la petite fille veut qu’il soit poursuivi pour « assassinat » et « viol ». Une procédure distincte qui n’a pas encore été tranchée.

La justice a également validé l’expertise psychologique de Nordahl Lelandais dont, là encore, la défense avait demandé l’annulation. La cour d’appel de Grenoble demande toutefois que certains termes soient retirés de cette expertise. Ce document de 73 pages, réalisé à la suite de cinq entretiens de deux heures, estime que l’ancien militaire présente « une insensibilité morale et une imperméabilité au sentiment de culpabilité car la notion même de faute lui paraît incompréhensible ».

À cela s’ajoutent une « mythomanie constante » et une capacité à « manipuler » accentuée par son impression d’être en « position de toute puissance ».

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Plainte pour agression sexuelle contre Nordahl Lelandais

Nordahl LelandaisAprès plusieurs mois d’enquête préliminaire, la justice a ouvert une information judiciaire à l’encontre de l’ancien maître-chien.

L’une de ses petites-cousines l’accuse d’agression sexuelle en 2017, alors qu’elle avait 14 ans. Elle a porté plainte en avril et a été entendue ce mardi par un juge.

L’ancien maître-chien déjà mis en examen pour les meurtres de Maëlys de Araujo et d’Arthur Noyer, ainsi que pour agressions sexuelles sur deux de ses petites-cousines, fait l’objet d’une information judiciaire. Après plusieurs mois d’enquête préliminaire, l’affaire portant sur des faits d’agression sexuelle sur mineur et de menace de mort a été confiée à des juges d’instruction, a appris ce mardi BFMTV, confirmant une information de l’Express. Nordahl Lelandais est accusé par une autre de ses petites-cousines, âgée de 16 ans. Elle a porté plainte contre lui en avril dernier.

Auditionnée ce mardi par un juge, la plaignante, âgée de 14 ans au moment des faits qu’elle rapporte, explique avoir subi des attouchements le jour de l’enterrement de son père, en mars 2017. Selon ses dires, Nordahl Lelandais lui a touché « la poitrine » et « les fesses avec insistance ». La jeune fille le repousse et se retrouve alors prise en étau entre la peur et les menaces de son grand-cousin. « Il m’a dit ‘si tu dis quelque chose je te tue' », confiait-elle cet été à BFMTV.

Des textos équivoques
Tenaillée par la peur, l’adolescente se mure dans le silence. C’est la double mise en examen de l’ancien militaire qui la conduit finalement à tout révéler à sa mère : « J’ai appris pour ma petite cousine, je me suis dit qu’il était temps d’en parler, qu’il ne fallait plus que je le garde pour moi. Qu’il fallait que j’en parle parce que je ne pouvais plus le garder pour moi, c’était trop dur. »

Après sa plainte déposée en avril, les policiers ont recueilli dans le cadre d’une enquête préliminaire des éléments qui semblent corroborer ce nouveau témoignage à charge. Des messages illustrant la nature de la relation entre Nordahl Lelandais et sa petite-cousine ont notamment été découverts sur son téléphone, précise l’Express.

« Fin mars, il a commencé à me renvoyer des messages et je lui ai répondu parce que j’avais forcément peur. Il m’a dit : ‘C’est quand qu’on se marie, t’es ma petite bombe’, que des choses comme ça », nous soufflait-elle au mois de juillet.

L’adolescente espère que sa plainte « va encourager les personnes, s’il a fait quelque chose à quelqu’un qui est encore vivant, à le dire également. Ça va peut-être les aider à avoir la force d’y aller et de le dire », conclut-elle.

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Les parents de Maëlys demandent que Nordahl Lelandais soit jugé pour viol et assassinat

maelys.JPGLes parents de Maëlys, disparue le 27 août 2017, souhaitent que Nordahl Lelandais, son meurtrier présumé, soit jugé pour assassinat et viol.

Ils souhaitent que les circonstances aggravantes soient retenues contre Nordahl Lelandais. Les parents de Maëlys, disparue le 27 août 2017, ont demandé à la justice que son meurtrier présumé soit jugé pour assassinat et viol. Actuellement, l’ancien militaire est mis en examen pour enlèvement suivi de meurtre.

L’avocat des parents de Jenifer et Joachim de Araujo a déposé une demande de requalification auprès des juges d’instruction pour réclamer que les poursuites à l’encontre de Nordahl Lelandais soient modifiées. « Aujourd’hui, Nordahl Lelandais n’est pas mis en examen pour des faits de nature sexuelle sur Maëlys, de la même manière qu’il n’est pas mis en examen pour des faits d’assassinat sur Maëlys et mes clients ont eu l’occasion de dire que cette qualification pénale ne leur convenait pas », a fait savoir Me Rajon.

« Mais qu’elle ne convienne pas, c’est une chose. Que l’on ait en revanche des éléments objectifs qui nous laissent craindre que Maëlys de Araujo ait fait l’objet de ces sévices-là en est une autre et nous disposons de ces éléments », a jouté l’avocat des parents de la fillette, en référence au témoignage d’un ancien co-détenu de Lelandais.

Demande d’annulation d’un témoignage
En août dernier, un homme, qui a occupé durant six mois une cellule voisine de celle de Nordahl Lelandais au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier, a assuré que ce dernier lui aurait confié avoir violé Maëlys avant de lui asséner des coups mortels. Un témoignage qui venait contredire les dépositions du suspect qui, depuis le début de l’affaire, a toujours assuré avoir tué « accidentellement » la fillette.

Ce jeudi, l’avocat de Nordahl Lelandais, Me Alain Jakubowicz, a demandé à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble l’annulation de ce témoignage mettant en cause l’ancien militaire. La décision a été mise en délibéré à la semaine prochaine.

« La manifestation de la vérité dans le cas de l’affaire Maëlys est une entreprise très difficile et qu’il ne faut pas compter sur Nordahl Lelandais pour avancer, a réagi Me Rajon. En revanche, former une telle demande, je considère que c’est entravé la manifestation de la vérité, c’est la raison pour laquelle si le témoignage a été recueilli d’une manière régulière, il n’a pas lieu de l’écarter. »

Nordahl Lelandais encourt déjà la réclusions criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté au terme de laquelle il serait libérable. Mais si les chefs d’assassinat et de viol sur mineur étaient retenus comme poursuites, Nordahl Lelandais encourraient alors la réclusion criminelle de perpétuité réelle, c’est-à-dire sans possibilité d’être libérable. Une peine exceptionnelle prise « par décision spéciale » de la cour.

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Le nom de Nordahl Lelandais apparaît dans l’enquête sur la mort de Thomas Rauschkold

Nordahl LelandaisCe jeudi, les parents de Thomas Rauschkolb ont intenté une action en justice pour le meurtre de leur fils.

Si cette plainte ne vise pas directement Nordahl Lelandais, elle relance les soupçons autour de son implication dans la mort de Thomas Rauschkolb, dont le cadavre a été retrouvé en 2015 près d’une rivière, en Savoie.

Classée en 2017 par les enquêteurs comme une mort accidentelle, l’affaire Thomas Rauschkolb pourrait prendre un nouveau tournant. Ce jeudi, les parents du jeune homme ont déposé une plainte contre X pour meurtre, a annoncé leur avocat à BFMTV, confirmant une information de RTL. Ils ne visent pas directement Nordahl Lelandais, mais le spectre de celui qui a déjà avoué les meurtres de Maëlys et d’Arthur Noyer pèse sur ce cold case.

« C’est une plainte avec constitution de partie civile entre les mains du doyen des juges d’instruction. Elle est contre X naturellement, puisque moi je ne dis pas que monsieur Lelandais est à l’origine de l’homicide de Thomas Rauschkolb. Simplement, on dit que c’est une piste à explorer », a déclaré ce jeudi matin sur notre antenne Me Bernard Boulloud, l’avocat des parents.

Photo troublante
Le 28 décembre 2015, Thomas Rauschkolb est retrouvé mort au bord d’une rivière après avoir passé une soirée dans une boîte de nuit de Grésy-sur-Aix, en Savoie. Après deux ans d’enquête, la police clôt les investigations estimant que le garçon de 18 ans a fait une chute accidentelle en sortant d’une soirée bien arrosée. Mais cette issue est loin de convaincre ses parents, qui pointent plusieurs éléments troublants.

Le jeune homme est retrouvé avec une chaussure en moins et sa ceinture pend à un grillage près de son corps comme s’il avait « tenté d’échapper à quelqu’un qui le poursuivait », avance son père dans les colonnes du Parisien. Surtout, une photo suspecte refait surface.

Celle de la victime posant aux côtés de Nordahl Lelandais au Studio 54, la discothèque où il se trouvait le soir de sa mort. La photographie date de 2012 et a été prise par une serveuse de l’établissement.

« Rien ne dit que Nordahl Lelandais n’y était pas aussi le jour de sa mort. Ça fait trop de coïncidences (…) Le caporal Noyer a été tué en sortant d’une boîte de nuit », avait alors réagi auprès du quotidien le père de la victime.

Son avocat, Me Bernard Boulloud avait toutefois nuancé : « Attention, cette photo ne prouve pas à ce stade qu’il est lié à la mort de Thomas Rauschkolb. Juste qu’il a fréquenté la même discothèque. »

Nordahl Lelandais soupçonné dans 40 dossiers de disparition
Mais lundi, l’interview d’une ancienne compagne du maître-chien vient à nouveau relancer les suspicions. Celle-ci déclare à nos confrères qu’il « faudrait notamment creuser le dossier du jeune Thomas Rauschkolb (…) A cette époque, je venais de quitter Nordahl Lelandais une première fois et il était dans le même état de colère, de frustration que lorsqu’il a tué le caporal Noyer. (…) La veille (…), il m’avait fait peur avec une tronçonneuse. »

Aujourd’hui, la mort de Thomas Rauschkolb fait partie des 40 dossiers encore non élucidés par la cellule de gendarmerie Ariane et pour lesquels Nordahl Lelandais est suspecté. Avec cette plainte pour meurtre, il appartient aux enquêteurs d’établir si Nordahl Lelandais est véritablement impliqué ou non dans la mort du jeune homme.

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Nordahl Lelandais : son ex-compagne veut porter plainte contre les gendarmes

Nordahl LelandaisEn couple avec Nordahl Lelandais entre mai 2015 et décembre 2016, la jeune femme assure avoir tenté d’alerter les gendarmes de Pont-de-Beauvoisin sur son compagnon. En vain.

« C’est le diable. » Dans l’ombre depuis deux ans, l’ancienne compagne de Nordahl Lelandais, accusé d’avoir tué Maëlys de Araujo et Arthur Noyer, prend la parole dans Le Parisien et sur RTL ce lundi.

Karine (son prénom a été changé) annonce qu’elle va porter plainte contre les gendarmes, qui ne l’ont pas écoutée lorsqu’elle les alertait sur la dangerosité de son compagnon de l’époque.

« Manipulateur », « psychopathe »
Pour respecter le deuil des familles des victimes présumées de l’ancien maître-chien, elle s’était fait discrète. Mais aujourd’hui, Karine ne mâche plus ses mots contre ce « manipulateur » et ce « psychopathe » avec lequel elle est sortie entre mai 2015 et décembre 2016 : « Je me suis bien fait avoir. Ses crimes, la pédophilie, son homosexualité, j’ai tout découvert dans la presse. Il n’y a que du mauvais en lui », déclare-t-elle dans les colonnes du Parisien.

La jeune femme raconte avoir dû rompre avec celui qui était « devenu insupportable, trop impulsif. Il avait des angoisses, des changements d’humeur, un décalage avec la réalité. Il prenait aussi beaucoup de cocaïne », se souvient-elle. Après leur rupture, l’accusé l’aurait harcelée, la « menaçant » à plusieurs reprises, la frappant ou la poursuivant lors de ses déplacements.

Les gendarmes alertés avant la disparition de Maëlys
Lorsqu’il lui aurait « ‘foncé dessus avec sa voiture », Karine se serait présentée à la gendarmerie  et ce pour la quatrième fois  afin de déposer plainte : « Les gendarmes ont d’abord refusé de prendre ma plainte. J’ai dû insister, pleurer, pour qu’ils le fassent. (…) Les gendarmes m’ont même demandé d’arrêter de le provoquer. Alors que c’est moi qui vivais un enfer », regrette-t-elle.

C’est à ce moment que Karine estime que les gendarmes ont commis une faute. Elle assure que si les autorités avaient pris ses craintes au sérieux, un drame aurait pu être évité. Nous sommes alors le 18 juillet 2017. Maëlys de Araujo a disparu le soir d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère), moins d’un mois et demi plus tard, le 27 août.

« Savoir qu’un enfant est parti alors que vous auriez pu l’éviter, c’est très difficile », ajoute l’ancienne compagne du mis en cause. Elle va donc déposer plainte contre la gendarmerie de Pont-de-Beauvoisin qui n’a pas traité sa plainte et l’aurait ensuite accusée d’être « la méchante » alors qu’elle s’estime être, au contraire « une victime ».

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Nordahl Lelandais : « Les époux Noyer n’attendent plus rien » estime leur avocat, en prévision de la reconstitution des faits

parents arthur noyerUne reconstitution des faits est prévue, ce mercredi, dans le cadre de l’enquête sur la disparition d’Arthur Noyer, en avril 2017. Les parents du défunt décideront ce soir « s’ils se rendront ou non sur les lieux » a expliqué leur avocat sur franceinfo.

« Les époux Noyer descendront sur Chambéry dans la journée », a confié mercredi 20 mars, à franceinfo, maître Bernard Boulloud, conseil de six familles de disparus dont celle des parents du caporal Arthur Noyer. « Nous déciderons ce soir, sur place, s’ils se rendront ou non sur les lieux de la reconstitution. »

Dans cette affaire, Nordahl Lelandais est mis en examen. De son côté, l’avocat assistera quoi qu’il arrive à la reconstitution. Il a également fait savoir que les parents d’Arthur Noyer « n’attendent plus rien de Nordahl Lelandais. »

Trois zones et un dispositif de sécurité renforcé
Une reconstitution des faits en présence de Nordahl Lelandais est organisée ce mercredi à Chambéry (Savoie) dans le cadre de l’enquête sur la disparition d’Arthur Noyer en avril 2017, rapporte France Bleu Pays de Savoie.

Elle est organisée de nuit et devrait conduire les magistrats, les enquêteurs, les experts, les avocats et l’assassin présumé, mis en examen dans le dossier, dans trois zones de Chambéry : le quartier Curial dans le centre-ville, le quartier militaire et résidentiel de Roc Noir et à Cruet, commune au pied du massif des Bauges, là où les ossements du caporal ont été découverts.

La reconstitution retracera en fait le chemin fait par les deux hommes ce soir-là, d’après ce qu’ont révélé leur téléphone portable. Lors de son audition, lundi, Nordahl Lelandais aurait maintenu sa version des faits. Celle d’une rencontre, d’un trajet en stop et d’une bagarre mortelle. Un important dispositif de sécurité devrait être déployé. Lors de la même procédure, dans l’affaire Maëlys en septembre 2018, 200 gendarmes et CRS avaient été mobilisés pendant plus de 7h en pleine nuit.

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Nordahl Lelandais : le « coup de colère » des familles de disparus

Nordahl LelandaisDes familles de disparus ont poussé mercredi à Lyon un « coup de colère ». Elles déplorent de ne pas savoir si leur dossier fait partie ou non de la « quarantaine » pouvant avoir un lien avec Nordahl Lelandais, selon l’avocat Me Bernard Boulloud.

« L’intervention du général Lecouffe, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », a fustigé à l’issue d’une conférence de presse Me Boulloud, conseil de six familles de disparus. Le sous-directeur de la police judiciaire de la gendarmerie nationale, Jean-Philippe Lecouffe, avait annoncé le 18 février que la cellule « Ariane » avait dégagé une liste d’une « quarantaine » d’affaires dans lesquelles la piste de Nordahl Lelandais pouvait être envisagée.

« Déshumanisation » de la justice
Cette cellule spécialisée a été créée en janvier 2018 pour effectuer des recoupements entre le « parcours de vie » de Nordahl Lelandais et quelque 900 dossiers de disparitions ou de crimes non élucidés dans une vingtaine de départements.

Nordhal Lelandais est mis en cause notamment pour l’enlèvement et le meurtre de la petite Maëlys à Pont-de-Beauvoisin (Isère) en août 2017 lors d’une fête de mariage, et pour la disparition et l’assassinat du caporal Arthur Noyer, en avril 2017 après une soirée dans le centre de Chambéry.

« On ne sait pas qui sont les quarante dossiers sélectionnés, les services judiciaires n’informent pas les familles », a regretté l’avocat, pointant du doigt la « déshumanisation » de la justice. « Si cette porte (Nordahl Lelandais) est fermée, on en prendra acte mais on ne sait rien, on est dans l’expectative, la douleur et moi, comme avocat, je fais le tampon », a estimé Me Boulloud, qui défend notamment les parents d’Arthur Noyer.

Prise en compte des familles
Selon les gendarmes, parmi la quarantaine de dossiers évoqués, une « majorité » sont des disparitions inquiétantes, « moins d’une dizaine » concernent des mineurs et beaucoup se situent « dans la région Rhône-Alpes, sans que cela soit exclusif ».

Pour le vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes de l’association Assistance recherche de personnes disparues (ARPD), Philippe Folletet, cette absence d’information des proches « pose la question de la prise en compte des familles, qui ne sont pas considérées comme des victimes par les services de police et de gendarmerie ».