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Votre façon de rire est un révélateur de votre personnalité

rireSi le rire est le propre de l’homme, la façon de rire est surtout propre à chaque individu.

Rire d’ogre, de père Noël ou cristallin, votre façon d’exprimer votre joie serait un puissant révélateur de votre personnalité. Les chercheurs se plaisent à observer tous nos gestes et actes du quotidien pour en tirer une esquisse de notre personnalité.

Si notre façon d’éternuer pourrait trahir notre caractère et notre position dans l’ascenseur définir notre statut social, notre façon de rire serait elle aussi une fenêtre ouverte sur notre âme. La marque Lambrini nous donne un aperçu de son étude sur le rire. Vous reconnaîtrez-vous dans une de ses descriptions ?

Vous avez un rire unique et contagieux : Votre rire est reconnaissable entre tous et fait immédiatement partir les membres de votre entourage dans un grand éclat de rire ? Cette démarcation peut être perçue comme un désir de se faire remarquer et comme un signe de vanité. Toutefois, si le rire est franc et naturel, vous passerez probablement pour une personne amusante, sociable et terre-à-terre.

Vous émettez un gloussement léger et contrôlé : Main devant la bouche, yeux qui se plissent, léger tressautement d’épaules et mignons gloussements, ce rire de petite fille trahit quelqu’un de timide ou qui veut sembler bien élevé en respectant les règles de bienséance.

Vous partez dans un rire d’ogre à gorge déployée : A l’inverse, si vous riez à gorge déployée, d’un son tonitruant et en vous tapant sur les cuisses, vous êtes sans doute dans la démonstration et avez besoin de vous faire remarquer car cette attitude témoigne d’un besoin d’être écouté et admiré.

Votre rire ressemble à un sifflement : Lorsque vous riez vous émettez un sifflement au lieu d’un gros éclat de rire, comme si vous reteniez votre rire dans votre gorge. Ceci résulte d’une habitude à la discrétion et à une déformation du monde professionnel qui nous impose d’être silencieux.

Vous vous forcez à rire : Le son et le mouvement de la bouche sont là, mais le haut du visage lui, reste impassible et neutre. « Cela suggère que le rire est une forme d’obligation, soit de politesse, soit pour attirer l’attention, soit pour entraîner le public à rire », expliquent les chercheurs responsables de l’étude. Un stratagème bien utile pour rire à la blague limite de votre patron.

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Publié dans Texte Actualité divers

Les femmes qui ont un travail stressant grossissent plus que les hommes

balance poidsUne étude suédoise, réalisée par des chercheurs de l’université de Göteborg, vient de révéler que les femmes sont plus sujettes à la prise de poids que leurs collègues masculins lorsque leur charge de travail est importante et stressante.

« Le travail, c’est la santé » ?   Cela fait maintenant un bout de temps qu’on sait que ce n’est pas complètement vrai et qu’on peut désormais lui imputer de nombreux maux : burn out, mal de dos, stress …  Et ce n’est pas une récente étude suédoise qui risque de dire le contraire. En effet, d’après elle, on peut également accuser notre milieu professionnel d’être responsable de nos kilos en trop. Surtout si l’on est une femme.

Pour établir un lien entre la prise de poids et les exigences d’un emploi
Menées par des chercheurs de l’Université de Göteborg (Suède), l’étude s’est penchée sur le cas de 3.872 participants (hommes et femmes). Sur une période de 20 ans et à 3 occasions, les volontaires ont été interrogés sur des variables telles que leur IMC (Indice de masse corporelle), les exigences de leur travail et le contrôle qu’ils avaient sur leur vie professionnelle. Ils ont été suivis soit lorsqu’ils avaient entre 30 et 50 ans soit lorsqu’ils avaient entre 40 à 60 ans.

Afin de déterminer le niveau d’exigence d’un emploi, il leur a été demandé d’estimer leur rythme de travail, les éventuelles pressions psychologiques, le délai qui leur était laissé pour accomplir ce qui était attendu d’eux et la fréquence de demandes contradictoires auxquelles ils devaient faire face.

Pour mieux établir le degré de contrôle qu’ils avaient dans leur domaine professionnel, ils ont été interrogés sur le nombre de fois où ils avaient appris quelque chose de nouveau, sur l’aspect créatif et les compétences avancées que demande leur travail et s’ils sentaient qu’ils avaient la possibilité de choisir eux-mêmes quoi et comment faire.

Après avoir analysé les données, les chercheurs ont constaté des disparités entre les hommes et les femmes concernant la prise de poids en fonction de leur emploi.

Les femmes prennent encore plus de poids lorsqu’elles occupent un emploi exigeant
Les hommes et les femmes sont égaux en matière de prise de poids, certes considérable (un gain de 10% ou plus de leur masse corporelle) lorsqu’ils ont peu de contrôle ou de responsabilités dans leur emploi. La différence est nettement plus significative lorsqu’il s’agit des femmes qui ont davantage de responsabilités.

« Nous avons pu nous rendre compte que des emplois très exigeants avaient une incidence sur la prise de poids des femmes alors que cette association n’a pas été constatée chez les hommes », explique la chercheuse Sofia Klingberg, principale auteure des travaux. Des données qui viennent corroborer une récente étude canadienne qui montrait que les femmes qui travaillaient trop avaient plus de risques de développer un diabète que leurs collègues masculins.

De plus, les chiffres montrent que chez un peu plus de la moitié de celles qui occupent des emplois stressants et à responsabilités, la prise de poids était, en moyenne, 20 % plus élevée que chez les autres femmes qui exercent un travail moins exigeant et qui subissent moins de pression.

Les chercheurs admettent ne pas avoir encore examiné les causes sous-jacentes pouvant expliquer cette différence de prise de poids en fonction de la vie professionnelle mais la chercheuse Sofia Klingberg avance tout de même une possibilité : « il est tout à fait concevable que cela soit lié à une combinaison entre les grandes exigences professionnelles et les responsabilités à la maison que doivent souvent assumer les femmes. Cela peut rendre compliqué le fait de trouver du temps pour faire de l’exercice et mener une vie saine ».

La charge mentale subie par les femmes pourrait donc expliquer ces chiffres. Ce qui n’est guère étonnant quand on sait qu’elle peut être aussi responsable d’autres maux, comme l’avait expliqué le Dr Aurélia Schneider, psychiatre et interviewée par France TV Info : « Par exemple, elle peut provoquer des troubles anxieux, certaines maladies de peau quand elles sont trop stressées (psoriasis, eczéma) ».

Publié dans Texte Sexualité

Adolescence, sexualité et homosexualité

generationNotre orientation sexuelle se révèle le plus souvent au moment de l’adolescence

Durant cette période d’extrême fragilité psychologique et affective, il apparaît parfois difficile de faire face à une orientation affective et sexuelle différente de la norme hétérosexuelle. État des lieux d’une période clé avec de nombreux témoignages.

Aujourd’hui, le milieu associatif conscient de ces difficultés, vient en aide aux jeunes et à leur famille, proposant écoute, dialogue et soutien aux personnes concernées.

homosexualité et suicidePas toujours facile de trouver à qui parler
A l’adolescence, au début de l’âge adulte, bon nombre de garçons et de filles, d’hommes et de femmes, s’interrogent sur les sentiments qu’ils ressentent et qu’ils découvrent. « Ça fait longtemps que je sais que je suis attiré par les garçons. Je croyais que ça passerait, mais plus je grandis et plus je me rends compte que non. Je ne peux en parler à personne. Mon père réagit très violemment aux émissions sur le sujet. Mes copains et mes copines sont tous hétéros. Ils ont l’air tolérants comme ça mais je ne sais pas comment ils réagiraient. J’aimerais rencontrer un garçon de mon âge. Vous croyez que c’est naturel ? » Pierre, 15 ans, a, comme beaucoup d’autres jeunes de son âge, appelé la ligne Azur pour discuter d’attirance, de désir, de sexualité et d’homosexualité.

Depuis trois ans, les équipes de cette ligne d’écoute et d’information reçoivent les appels de jeunes garçons et filles qui cherchent un interlocuteur à qui se confier.

La valse des étiquettes
« J’ai 16 ans et je ne sais pas si je suis homo ou hétéro. Je trouve les filles lourdes. Mais ce sont peut-être des préjugés.  Je ne parle pas ouvertement de ce questionnement autour de moi, seulement par allusions parfois » déclare Mathieu.

La sexualité reste encore un sujet tabou. Elle fascine, elle intrigue et celle des autres renvoie souvent à ses propres pratiques et à ses propres doutes. Cela s’accompagne d’une pression sociale obligeant chacun à se définir par rapport son comportement sexuel.

Quand on est adolescent, cette pression est souvent difficile à vivre et beaucoup de jeunes cherchent à savoir à quelle catégorie ils appartiennent. Homo ou hétéro, on a souvent le sentiment qu’il faut choisir son camp et on recherche alors en soi les signes, les preuves qui démontreraient que l’on appartient à tel ou tel groupe.

Mais la sexualité ne se résume pas à des catégories. Chaque individu la vit différemment et aucune règle n’existe en la matière. Il faut se donner du temps pour apprendre à se connaître, à identifier ses propres désirs. Toute expérience n’est pas forcément définitive, ni un engagement pour l’avenir. Éprouver une affection particulière pour sa meilleure amie quand on est une fille ne signifie pas obligatoirement que l’on est lesbienne. Se masturber entre copains en regardant des films pornos n’est pas une pratique réservée exclusivement aux homosexuels.

Découvrir son corps et chercher à connaître celui des autres, sont des étapes nécessaires pour trouver son équilibre. Et il est important de prendre son temps. Entre homosexualité exclusive et hétérosexualité exclusive, toute une gamme existe et c’est à chacun de faire son chemin pour savoir où il se positionne. A l’inverse, on peut se savoir homosexuel(le) sans avoir jamais couché avec une personne de son sexe.

Le regard des autres
« Je me sens homo mais je ne peux pas le vivre. Je suis très isolé, c’est difficile d’en parler en famille. Je suis toujours renvoyé à une image très négative de l’homosexualité. Au lycée, c’est terrible, je me fais insulter. Ça doit se voir que je suis homo. J’ai l’impression d’être un cas unique » regrette Laurent, 16 ans.

La faible représentation des homosexuels ou des bisexuels dans les médias, l’absence au collège ou au lycée d’espaces de discussion et d’information autour de la sexualité, donnent souvent l’impression d’être seul(e) au monde. Cette impression est renforcée lorsque l’entourage montre des signes d’hostilité à l’égard de toutes relations entre personnes de même sexe.

Dans certains milieux en province ou en banlieue, l’homophobie quotidienne et lancinante est une pression sociale qui tend à cacher toute expression d’une attirance ou d’un désir à caractère homosexuel. Même si elle est invisible, il ne faut pas oublier que l’homosexualité est présente dans tous les milieux, dans toutes les régions, dans toutes les classes d’âge. Au lycée, un autre garçon ou une autre fille partage peut-être les mêmes angoisses, les mêmes doutes ou interrogations. Vous la côtoyez tous les jours, vous croyez la connaître et pourtant …

Publié dans Texte Humour

Comment résoudre la crise de la cinquantaine

hommeAprès 25 ans de mariage, j’ai regardé ma femme et je lui ai dit :
Chérie, il y a 25 ans, on avait un petit appartement, une vieille auto,
et on dormait sur le sofa en regardant la télé 10 pouces en noir et blanc.
Mais, je dormais avec une belle jeune blonde de 25 ans.

Maintenant, on a une maison de 500 000,00$ , une Mercedes de 75 000,00$,
un lit King , une télévision couleur écran plat de 50 pouces.
Mais, je dors avec une vieille de 50 ans.
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femmeMa femme a été très vive d’esprit et elle m’a dit :

T’as juste à te trouver une jeune blonde de 25 ans
et je vais faire en sorte :

Que tu vives dans un petit appartement avec une vieille auto,
et que tu dormes sur un sofa en regardant une télévision noir et blanc de 10 pouces.
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Les femmes sont incroyables,
elles te guérissent vite de ta crise de la cinquantaine.

clin oeil barre

Publié dans Texte Humour

Faire l’amour à une femme dans 21 départements à la fois

femme_statue_nu_amants_0_wIl faut d’abord s’en faire une Allier, s’assurer qu’elle est Seine et bien en Cher et que Savoie vous séduit. Lorsque l’on sent son Eure venue, on commence par lui caresser le Haut-Rhin, puis on descend vers le Bas-Rhin. On contourne alors l’Aisne pour entrer dans la Creuse. La, ça se Corse, on trouve quelque chose de bien Doubs. Sans perdre le Nord et pour gagner ce Paris, on attends que ça Vienne. Et si on ne se débrouille pas comme un Manche, on peut entrer en Gard et y rester jusqu’à l’Aube. En Somme, il ne s’agit Pas-de-Calais,  ni de s’endormir comme un Loire si l’on veut devenir un Hérault.

Publié dans Texte Réflexion

L’âne et le puits

l_âne et le puitsUn jour, l’âne d’un fermier est tombé dans un puits, l’animal gémissait pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.

Il a invité tous ses voisins à venir et à l’aider, ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer l’âne dans le puits. Au début, l’âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis à la stupéfaction de chacun, il s’est tu. Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu’il a vu.

Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus. Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l’animal, il se secouait et montait dessus. Chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter.

Moralité : La vie va essayer de t’engloutir de toutes sortes d’ordures, le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer. Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de progresser, nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n’arrêtant jamais. Il ne faut jamais abandonner, secoue-toi et fonce, rappelle-toi, les cinq règles simples à ne jamais oublier, surtout dans les moments les plus sombres pour être heureux / heureuse : Libère ton cœur de la haine, libère ton esprit des inquiétudes, vis simplement, donne plus et attends moins.

Publié dans Texte Actualité divers

À partir de quel âge votre enfant rira-t-il à vos blagues ?

enfantEssayez de faire un jeu de mots ou de lancer un sarcasme à un tout-petit : en retour, vous risquez fort de ne récolter qu’un regard vide.

Les réactions des bébés peuvent être imprévisibles s’ils ignorent vos meilleures prestations de clowns, ils peuvent se mettre à rire pour quelque chose de complètement anodin. Bien sûr, les enfants ne sont pas complètement dénués d’humour. Mais comment savoir ce qui va les amuser à tel ou tel âge ?  Et quand sont-ils capables de percevoir l’ironie et le sarcasme ?

La socialisation est l’un des principaux ingrédients nécessaires à son développement. Les enfants doivent au préalable prendre conscience de la résonance que leurs réactions peuvent avoir chez les autres. C’est ce que nous faisons typiquement quand nous rions et échangeons des impressions, des interactions possibles dès que le nouveau-né peut établir un contact visuel et sourire. Le psychologue Lev Vygotsky pensait que les interactions sur le registre de l’humour facilitent le développement cognitif de l’enfant.

Cependant, pour être en mesure de faire une plaisanterie au-delà de la simple grimace, un certain nombre de compétences cognitives entrent en jeu. Les plus importantes sont l’imagination, la capacité à changer de perspective et le langage. Étant donné que ces aptitudes se développent à des rythmes différents selon les enfants et qu’elles continuent à évoluer au fil de l’adolescence et de l’âge adulte, il n’y a pas de théorie solide permettant de déterminer quelles sont les étapes précises dans le développement du sens de l’humour.

Un pré-requis: maîtriser la langue
Presque tous les types d’humour supposent la survenue d’une incongruité entre un concept et une situation. En d’autres termes, nous rions quand les choses nous surprennent parce qu’elles ne semblent pas à leur place. Prenez l’exemple de la blague suivante : «Un cheval entre dans un bar et le barman lui demande : “Mais pourquoi faites-vous une tête de trois pieds de long ?“». Le fait qu’on trouve cela drôle tient en partie à ce que les chevaux ne vont normalement pas dans les bars. Mais la chute est divertissante dans la mesure où nous ne comprenons pas d’abord pourquoi le cheval serait triste. Puis nous percevons le double sens de l’expression, les chevaux ont bel et bien des têtes tout en longueur.

Il peut donc sembler que la maîtrise de la langue soir un pré-requis à l’humour. Les nourrissons et les enfants avec des capacités d’expression encore limitées sont en général plus sensibles au comique de geste comme les jeux de cache-cache. Mais des blagues simples de ce genre, même si elles supposent moins de compétences cognitives que les blagues jouant sur les mots, reposent aussi sur la réalisation d’événements incongrus. Il y a un élément de surprise qui intervient lorsqu’on joue à «caché, coucou» avec un bébé, puisqu’il s’agit de faire surgir, soudain, quelqu’un de nulle part.

En fait, de nombreux chercheurs soutiennent que c’est la communication qui est cruciale et que l’humour facilite l’apprentissage d’une langue.

Le pouvoir de l’imagination
L’imagination joue un rôle essentiel pour détecter l’incongruité. Elle aide les enfants à voir les choses sous un autre angle, à adopter des rôles sociaux qu’ils n’auraient pas adopté autrement et même à faire comme si leur nez s’était détaché de leur corps.

L’imagination commence à se manifester chez les enfants autour de douze à dix-huit mois. Il est intéressant de noter que cela correspond à l’époque où les enfants amorcent des tentatives pour copier les plaisanteries de leurs parents, ce qui leur permet de forger leur propre style d’humour. En fait, dès l’âge de sept mois, les bébés peuvent imiter les comportements qui les font rire, comme des expressions du visage qu’ils trouvent drôles, ou des gestes de cache-cache.

Quand ils font des blagues, les enfants s’inspirent souvent de ce qu’ils sont en train d’apprendre. Cela les aide à se familiariser avec les règles de vie en société.

Il est important que l’enfant ait développé son imagination pour être capable d’inventer ses propres plaisanteries. Cela commence vers l’âge de deux ans en détournant des objets, comme le fait de mettre des sous-vêtements sur la tête ou avec des blagues plus conceptuelles, par exemple en affirmant que «le cochon fait “meuh”».

Quand ils font des blagues, les enfants s’inspirent souvent de ce qu’ils sont en train d’apprendre. C’est important car cela les aide à se familiariser avec les règles de vie en société.

Comprendre le second degré
Pour développer le sens de l’humour, les enfants doivent aussi prendre conscience de certains modes de fonctionnements cognitifs. Il est important qu’ils sachent que chacun n’a pas accès aux mêmes connaissances, que les dispositions mentales varient et que certaines personnes peuvent avoir de fausses croyances ou être déçues. Par exemple, quand les parents font comme s’ils ne voyaient pas que leur enfant arrive sur la pointe des pieds pour les effrayer, c’est un exemple qui montre bien qu’ils comprennent ce que c’est que de «faire semblant».

De fait, certaines recherches ont montré que cette connaissance est essentielle pour que les enfants puissent comprendre des plaisanteries plus complexes impliquant du sarcasme et de l’ironie. Une étude a montré que certains enfants pouvaient comprendre dès trois ans (en général plutôt à partir de cinq ans) certaines formes d’ironie. Au cours de l’expérience, les enfants regardaient un spectacle de marionnette puis on leur posait quelques questions sur ce qu’ils avaient vu. L’ironie surgissait par exemple quand un des personnages cassait une assiette et qu’une autre lançait le commentaire suivant : «ta maman va être très contente». Certains enfants ont ri, comprenant que la phrase n’était pas à prendre au premier degré et qu’il y avait peu de chances que la mère en question se réjouisse.

D’autres recherches soutiennent que faire des plaisanteries est un acte social et culturel et s’apprend donc au fil des interactions.  D’autres recherches soutiennent que la compréhension de l’ironie se développe plus par l’expérience de l’humour elle-même que par la capacité à prendre progressivement du recul ou à comprendre qu’on peut faire semblant. Faire des plaisanteries est un acte social et culturel et s’apprend donc au fil des interactions.

Quand les enfants ont acquis un minimum d’empathie et d’imagination, ils peuvent passer par l’humour pour explorer les émotions possibles et réelles. Ainsi, en prétendant jeter autour d’eux de la nourriture et en criant «je suis désordonné», un enfant peut amener ses parents à jouer un scénario dans lequel ils font semblant d’être en colère. La plaisanterie lui permet de s’y confronter sans crainte.

En ce qui concerne les enfants et l’humour, il faut donc être patient. Et tant mieux, nous, adultes, aurions bien du mal à regarder jusqu’au bout les films de Disney et Pixar sans ces blagues plus subtiles qui passent bien au-dessus de la tête des enfants. Pour un certain temps, nous nous contenterons de rire quand ils font semblant de nous voler notre nez.