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En Allemagne, l’épargne des ménages bat des records grâce à la Bourse

allemagneL’épargne financière des ménages allemands a atteint un niveau record en 2019 grâce à une année boursière euphorique, dans un pays où la baisse des taux d’intérêt est régulièrement déplorée, selon une étude de DZ Bank.

La somme des placements des particuliers allemands devrait avoir grimpé de 441 milliards d’euros l’an dernier pour totaliser 6.600 milliards d’euros, soit une progression annuelle de 7,1%, selon les calculs de la banque coopérative DZ Bank.

« L’accumulation d’actifs s’est fortement accélérée par rapport à 2018 », qui avait affiché une croissance de 2,2%, commente la banque, qui met cette évolution notamment sur le compte de la progression des cours des actions. A l’image de l’indice Dax de la Bourse de Francfort qui a gagné plus de 25% l’an dernier, après une chute de 18% en 2018, ce sont en tout 184 milliards d’euros de gains qui ont été enregistrés dans les portefeuilles, selon l’étude.

L’effort d’épargne des ménages a également joué un rôle essentiel, avec un taux de 11% du revenu disponible mis de côté, soit autant qu’en 2018.

27 milliards d’euros de pertes sur les comptes à vue
L’épargne en actions reste toutefois une pratique très minoritaire, avec 7% du revenu directement placé dans ce type d’épargne à risque, la grande partie de l’argent dormant elle sur des comptes à vue ou très peu rémunérés.

Ces placements sans risque ont eux rapporté en 2019 un rendement négatif de -0,6%, si l’on soustrait du taux moyen nominal de 0,7% le taux d’inflation de 1,3% en Allemagne. La perte nette sur les dépôts, obligations, et autres contrats d’assurances-vie a ainsi représenté 27 milliards d’euros, selon l’étude.

Protéger les épargnants des taux bas
Avec les taux d’intérêt fixés par la BCE pour la zone euro à des niveaux de plus bas historique, les placements en produits d’intérêts, choyés par les Allemands pour préparer leur retraite, ont largement perdu de leur attrait.

Dans ce contexte appelé à durer, la CSU bavaroise, parti allié des conservateurs d’Angela Merkel, va proposer la semaine prochaine des mesures de protection des épargnants contre des pertes sur leurs actifs financiers, rapporte jeudi l’agence DPA.

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« Arretmaladie.fr » : ce qui se cache derrière ce site promettant un arrêt de travail en quelques clics

arret-maladie.jpgUn site allemand met la télémédecine au coeur d’une polémique éthique et médicale. « arretmaladie.fr » promet de fournir un arrêt de travail en quelques clics.

Polémique dans la télémédecine avec l’arrivée d’un nouveau site. « arretmaladie.fr » propose d’obtenir un arrêt de travail de trois jours maximum sans rencontrer physiquement de médecin. Cette plateforme, éditée depuis l’Allemagne, explique le processus en trois étapes : « remplissez le questionnaire », « faites un appel vidéo avec notre médecin », puis « recevez votre arrêt maladie ». L’arrêt de travail de trois jours maximum ne concerne que des « pathologies simples et courantes » précise le site.

Le malade ne s’occupe de rien, la plateforme s’occupe de lui faire parvenir une ordonnance et d’envoyer des PDF de l’arrêt de travail à son employeur et à la caisse primaire d’assurance maladie. Tout cela sans avoir à attendre un rendez-vous dans un cabinet, ni passer la nuit aux urgences des hôpitaux. Rien à redire ? Pas vraiment.

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En effet, la pilule ne passe pas vraiment dans le corps médical. La promesse d’un arrêt de travail a mis hors d’eux de nombreux médecins qui ont découvert « arretmaladie.fr » par le bouche-à-oreille. Au départ, certains ont cru à une blague, mais rapidement, le dossier a été pris très au sérieux par des représentants du ministère de la Santé, des syndicats de médecins ou du Conseil de l’Ordre.

« Ce site est une honte »
Sur Twitter, le Pr Jérôme Salomon estime que le sujet est « idéologique et donc ordinal ». Pour Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France, « Ce site est une honte, c’est la caricature du soin ». « C’est de la marchandisation du système de soin qui fait passer le patient pour un client et le médecin comme un prestataire de service », réplique le Dr Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre (UFML), à BFMTV.

Sa colère est même montée d’un cran en découvrant que le partenaire du site allemand est « Docteursecu.fr, » une plateforme française de téléconsultation créée en octobre dernier. En effet, c’est sur ce site que le questionnaire est rempli avant de mettre le patient en relation à distance avec un médecin.  « C’est ni plus ni moins qu’une escroquerie pour faire croire aux patients qu’il s’agit de plateformes officielles et non commerciales », affirme le Dr Marty.

Mais, chose étonnante, contacté par BFMTV, Loïc Petitprez, dirigeant fondateur de « Docteursecu.fr », s’est également dit choqué par la méthode du site allemand. Dans un communiqué envoyé en hâte ce dimanche, il réfute toute relation commerciale ou juridique avec « Arretmaladie.fr » contrairement à ce que laisse entendre le site allemand qui doit officiellement annoncer son lancement ce mardi. Reste que « Docteursecu.fr » est le seul site vers lequel les patients sont renvoyés alors qu’il existe déjà de nombreuses plateformes.

« Ce service existe en Allemagne, ils nous ont contacté pour du conseil, nous leur avons expliqué la réglementation française très différente de celle de l’Allemagne en la matière », se défend Loïc Petitprez qui affirme avoir exigé de la plateforme allemande que toutes références à son site soit retirées. « Nous ne sommes pas leur partenaire », affirme le dirigeant français.

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« Ils ont même modifié le message en page d’accueil », signale le patron de « Docteursecu.fr ». En effet, depuis ce lundi matin, « arrêt maladie sans rendez-vous chez le médecin » a été remplacé par « Arrêt maladie sans se déplacer ». Même la mention « Vous payez 25 euros (remboursable) » a été remplacée par « Remboursable (sous condition) ».

Un modèle commercial
« Ils avaient traduit le site allemand à la va-vite entre Noël et le Jour de l’an, c’est n’importe quoi », s’étrangle Loïc Petitprez dont le site, en mode expérimental, « se focalise uniquement sur les épidémies de grippe et de gastro-entérites qui ravagent actuellement notre pays ». « En aucun cas nous ne vendons des arrêts de travail et rien assure d’en obtenir via notre plateforme, les médecins sont seuls juges », poursuit le dirigeant.

En Allemagne, cette startup basée à Hambourg propose ce service pour 14 euros ou 8 euros en plus pour l’envoi d’en document papier. Et lors de son lancement, la presse allemande avait déjà relevé comme une incitation à prendre un arrêt maladie sans motif réel. Pour le Spiegel, s’il ressemble à un jeu vidéo, le site « AU-Schein.de » est en fait un modèle commercial. (…) en quelques clics vous pouvez décrire un rhume et obtenir un véritable certificat d’incapacité de travail le lendemain à présenter à l’employeur ».

Le lancement de « Arretmaladie.fr » va-t-il finalement porter atteinte à la télémédecine qui se présente comme une solution incontournable pour faire face à la désertification médicale et pour désengorger les urgences sur des pathologies de premiers recours ?

« Leur manière de présenter la télémédecine est désastreuse », se désole Loïc Petitprez en rappelant que son site respecte la législation à la lettre. « Nous sommes conforme au RGPD et aux législations qui encadrent les données de santé », nous a-t-il précisé.

« Marquer les esprits »
Quant au nom de son site, qui peut créer une confusion avec un site officiel, il l’explique comme un « moyen de marquer les esprits, mais certainement pas pour tromper les patients en se faisant passer pour un service d’État afin de fournir des arrêts maladie à la demande ».

En attendant, pour Jérôme Marty, il est hors de question de laisser la télémédecine se lancer avec des méthodes commerciales. Le site « Arretmaladie.fr » va-t-il et peut-il être interdit? A ce sujet, ni la direction de la sécurité sociale, ni la Direction générale de l’offre des soins (DGOS), ni le conseil de l’Ordre des médecins ne nous ont répondu.

Le lancement de « arrêtmaladie.fr » aura tout de même permis de soulever le débat, que certains accueillent avec pragmatisme.  « Ben en même temps ça ne fait que prouver ce qu’on dit tous depuis des années : les arrêts pour symptômes banaux (rhume, gastro, …) ne nécessitent pas une consultation, sont une blague et ne devraient pas exister c’est juste la preuve par A + B « , estime un médecin s’exprimant sur Twitter sous le pseudonyme de @cryptococcose.

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En Allemagne, le prix des billets de train en baisse de 10% pour lutter contre le réchauffement climatique

train allemagne.JPGDans le cadre d’un plan pour le climat, le gouvernement allemand vient d’abaisser la TVA sur les billets de train de 19 à 7%.

Pour la première fois depuis 17 ans, le prix des billets de train longues distances ont baissé en Allemagne. Dans le cadre d’un vaste plan de lutte contre le réchauffement climatique, le gouvernement d’Angela Merkel a en effet décidé de diminuer la TVA sur le trafic ferroviaire de 19 à 7% depuis le 1er janvier. En France, la TVA appliquée sur les billets de train est passée de 5,5 à 7% en 2012, puis à 10% en 2014.

Désormais, les voyages réalisés sur des trajets de plus de 50 km dans les trains Intercity Express de la Deutsche Bahn, l’équivalent de la SNCF, coûtent en moyenne 10% moins cher, rapporte le Guardian. L’entreprise ferroviaire a également baissé les prix de certains services comme le transport de vélos. Grâce à ces tarifs plus attractifs, elle espère attirer 5 millions de voyageurs supplémentaires par an.

Un plan de 100 milliards d’euros
En revanche, tous les trajets ne sont pas concernés puisque les prix des trains régionaux dans la région de Bonn devraient augmenter de 2,5% tandis que les habitants de Berlin et de Brandebourg voient les tarifs des transports en commun (bus, tramway et métro) bondir de 3,3%.

Le plan allemand en faveur du climat vise à réduire les émission polluantes en encourageant notamment les transports propres. Le gouvernement prévoit de dépenser 54 milliards d’euros pour les quatre premières années du plan, d’ici 2023 et d’investir 100 milliards d’euros d’ici 2030.

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La France est championne du monde des taxes et des impôts mais pas de la justice social

franceSelon la vaste étude de la Fondation allemande Bertelsmann, qui compare le degré de justice sociale (éducation, santé, égalité des chances …) des pays de l’Europe et de l’OCDE, la France ne figure même pas dans le top 10 mondial.

On le sait, la France dépense beaucoup pour son système de protection sociale réputé très protecteur et généreux ou encore dans l’éducation. De quoi justifier, selon les gouvernements qui se succèdent, sa place de championne du monde des prélèvements obligatoires avec un taux de 46% du produit intérieur brut (PIB) en 2018, selon la dernière étude de l’OCDE.

Mais quelle est l’efficacité du modèle social français au vu de ces dépenses ?  La dernière étude de la Fondation allemande Bertelsmann (Social Justice Index), qui compare le degré de justice sociale des 41 pays de l’Europe et de l’OCDE en 2019, donne des éléments de réponses. Et ils risquent de décevoir.

Globalement, la France n’arrive qu’en 15e position avec un indice de 6,53. C’est un peu mieux qu’en 2018 (6,48) mais moins bien qu’en 2009 (6,65). Notre pays se classe ainsi largement derrière les pays scandinaves : l’Islande (7,90), la Norvège (7,68), le Danemark (7,67), la Finlande (7,24), la Suède (6,98).

justice social

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Derrière l’Allemagne et l’Angleterre
Mais surtout, la France arrive également derrière les Pays-Bas (6,97), la Slovénie (6,88), la République Tchèque (6,8), la Nouvelle-Zélande (6,75), l’Allemagne (6,64) et même l’Angleterre (6,64), le Canada (6,57), l’Irlande et la Suisse (6,56).

La moyenne des pays observés se fixe à 6,09. Le pays au plus faible score est le Mexique (4,76), pays où les prélèvements obligatoires sont les plus faibles (16%).

Ce score englobe différents paramètres: prévention de la pauvreté, égalité face à l’éducation, accès au marché du travail, inclusion sociale et non-discrimination, égalité intergénérationnelle ou encore système de santé.

La France se distingue assez nettement dans le domaine de la santé (4e rang mondial) et dans la prévention de la pauvreté (7e rang). Mais affiche de piètres performances dans l’égalité intergénérationnelle (20e rang), l’inclusion sociale (21e), l’égalité face à l’éducation (35e) et l’accès au marché du travail (38e). De quoi lourdement plomber sa performance globale dans ce classement.

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Ainsi, si les experts de la Fondation Bertelsmann jugent « admirable » la position de la France en matière de santé, et « attribuent le risque relativement faible de pauvreté au généreux modèle de protection sociale français, qui protège largement de la pauvreté et de l’exclusion sociale », ils soulignent que dans le même temps, « certaines régions rurales et certains migrants sont touchés par l’exclusion sociale ».

La faible performance en matière d’éducation est clairement un frein à la justice sociale, expliquent les auteurs. « La justice sociale des systèmes éducatifs se manifeste notamment dans la mesure où ils offrent aux enfants et aux jeunes des chances égales de succès dans leur carrière éducative. Dans ce contexte, le faible résultat obtenu par la France en matière d’éducation équitable tient notamment à la forte sélectivité sociale du système éducatif ». La Fondation ne voit « dans aucun autre des 41 pays de l’UE et de l’OCDE, (une telle) influence du contexte socio-économique sur les possibilités d’éducation des enfants et des jeunes ».

Éducation : un résultat « alarmant »
Et d’asséner : « Ce résultat est alarmant, car une bonne éducation est une condition préalable essentielle pour pouvoir accéder ultérieurement aux opportunités du marché du travail et donc également pour la participation sociale ». « La qualité de l’éducation laisse également beaucoup à désirer, la proportion de personnes peu performantes selon le PISA dans toutes les matières est de 14,8% (28e rang), soit environ trois fois plus qu’en Estonie, le meilleur pays pour cet indicateur », peut-on encore lire. « Cependant, les experts signalent également que le gouvernement Macron s’attaque à ce problème et a lancé plusieurs mesures visant à garantir des possibilités d’éducation meilleures et plus équitables ».

En matière d’accès au marché du travail, au contraire, les choses empirent note la Fondation. Le score de 5,96 « est inférieur à ce qu’il était il y a dix ans ». « Sur huit des onze métriques (quantitatives) qui composent cette dimension, la situation de la France est pire qu’il y a dix ans. Alors que le niveau d’emploi aujourd’hui (65,4%, 32e rang) est semblable à celui d’il y a dix ans, la Fondation épingle la part des travailleurs occupant un emploi à temps partiel contre leur volonté (34,9% à 41,8%), un taux de chômage de 9,1% qui reste plus élevé qu’avant la crise financière mondiale (37e rang), le taux de chômage notoirement élevé chez les jeunes (20,8%, 37e rang) et le fait que les travailleurs nés à l’étranger, surtout les jeunes, rencontrent d’énormes difficultés pour s’intégrer sur le marché du travail (30e rang).

Il n’y a guère que le taux d’emploi des personnes âgées de 55 à 64 ans qui soit un motif de satisfaction. Il « a considérablement augmenté, passant de 38,2% à 52,1% ».

La conclusion est sans appel. « Ces lacunes mettent en évidence les occasions manquées d’intégrer les jeunes et les adultes marginalisés à la société française. Le gouvernement Macron a également lancé des mesures immédiates pour améliorer les qualifications des chômeurs de longue durée et des jeunes ayant quitté l’école sans diplôme, programme doté de 15 milliards d’euros sur cinq ans, mais les résultats de ces interventions politiques sont encore à voir ».

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L’antisémitisme, le dernier combat d’Angela Merkel

angela merkelLa chancelière s’est rendue pour la première fois comme cheffe du gouvernement dans l’ancien camp d’extermination. Une visite très symbolique alors que les actes antisémites progressent en Allemagne.

Avant de rendre son tablier, Angela Merkel se devait d’aller à Auschwitz (Pologne). La chancelière, qui doit prendre sa retraite politique en 2021, a toujours œuvré pour la réconciliation de l’Allemagne avec la communauté juive et avec l’État d’Israël. Elle s’est déjà rendue cinq fois au mémorial de la Shoah à Jérusalem (Yad Vashem) et a reçu de nombreuses distinctions de la part d’organisations juives internationales.

Mais elle n’était jamais allée à Auschwitz-Birkenau (en Pologne actuelle), symbole de l’extermination de six millions de Juifs en Europe. Toute de noire vêtue, le visage grave, elle a d’ailleurs reconnu qu’il lui était « tout sauf facile » de se tenir dans ce lieu en raison de « la honte profonde » qui l’habite face aux « crimes commis par des Allemands ». Cette visite s’inscrit dans la tradition des autres grands chefs de gouvernement allemands.

Après Helmut Schmidt en 1977 et Helmut Kohl en 1989 et 1995, Angela Merkel est la troisième chancelière à se rendre dans l’ancien camp nazi. Officiellement, elle était venue fêter les dix ans de la fondation chargée d’entretenir ce lieu de mémoire, à quelques semaines du 75e anniversaire de libération du camp par l’Armée rouge. Berlin a annoncé à cette occasion que l’Allemagne verserait 60 millions d’euros pour l’entretien du Mémorial.

La montée de l’antisémitisme inquiète
« Auschwitz était un camp d’extermination administré par des Allemands », a-t-elle déclaré en rappelant que la lutte contre l’antisémitisme, qui renaît aujourd’hui dans son pays et en Europe, était l’affaire tous. « Il est important de réagir et de manifester son refus », a-t-elle exhorté. La toujours très populaire Angela Merkel, qui prévoit de quitter la chancellerie en 2021, n’a certainement pas envie de passer le relais en laissant un pays rattrapé par ses terribles démons. Un dernier défi en quelque sorte, pour celle qui se veut aussi « chancelière de la mémoire. »

L’attentat manqué en septembre à Halle (centre de l’Allemagne), perpétré par un néonazi contre une synagogue remplie de fidèles a relancé les inquiétudes sur la montée de l’antisémitisme. Les infractions et délits ont ainsi progressé de 20 % en 2018. En moyenne, un Juif se fait agresser physiquement chaque semaine en Allemagne.

Au début de l’année, le gouvernement allemand a conseillé aux Juifs de ne pas porter systématiquement la kippa dans les lieux publics pour des questions de sécurité. Un avertissement qui a été interprété comme une capitulation face à l’extrême-droite, première force d’opposition à l’assemblée fédérale (Bundestag) depuis 2017. « Les paroles favorisent le passage à l’acte », rappelle régulièrement Angela Merkel.

«L’AfD est devenue plus radicale que le Rassemblement national»
La dérive fasciste de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), accusée d’être moralement responsable de l’attentat de Halle, inquiète les Allemands. D’autant que le parti d’extrême-droite, qui prône la fin de la culture du repentir, siège depuis deux ans au Bundestag. « L’AfD est devenue plus radicale que le Rassemblement national ou le parti extrême-droite autrichien qui disposent encore de forces modérées importantes », insiste Markus Linden, politologue à l’université de Trèves.

L’aile identitaire n’a plus de complexe à relativiser publiquement la Shoah et la responsabilité de l’Allemagne. L’idéologue du parti, Alexander Gauland, ne cache même plus ses sympathies pour les révisionnistes. Le nazisme ? « Du pipi de chat dans les mille ans de la grande histoire d’Allemagne », dit-il.

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Le nombre d’utilisateurs français de Facebook baisse pour la première fois

facebookFacebook devrait perdre 1,3% de ses adeptes français en 2019, d’après les prévisions du cabinet eMarketer. Dans trois ans, moins d’un Français sur deux devrait utiliser le réseau social régulièrement.

Les données viennent alimenter une intuition partagée : Facebook perd plus d’utilisateurs que prévu en France et en Allemagne. C’est du moins l’une des conclusions d’une étude menée par le cabinet eMarketer et dévoilée ce 25 novembre. D’après ses prévisions, 2019 devrait marquer un tournant pour le réseau social le plus populaire au monde.

Pour la première fois, le nombre d’utilisateurs français devrait chuter, avec une baisse de 1,3%. Le premier recul du nombre d’utilisateurs allemands de Facebook date quant à lui de 2018. Le service n’en demeure pas moins le premier réseau social du pays.

De même en France, où Facebook devrait culminer à 27,5 millions d’utilisateurs actifs par mois, contre 17,4 millions pour Snapchat, devant Instagram (15,9 millions) et Twitter (4 millions). N’en reste pas moins que d’ici 2022, moins d’un Français sur deux devrait encore être sur Facebook.

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Les personnes âgées au rendez-vous
Le mouvement de désertion de Facebook a été amorcé par les plus jeunes. Moins de la moitié des adolescents français et allemands de 13 à 17 ans devraient avoir un compte Facebook actif d’ici la fin de l’année, prévoyait également eMarketer fin août. En France, le cabinet mise sur une baisse de 9,3% du nombre d’utilisateurs de cette catégorie d’âge. Et d’ici la fin de l’année, moins de la moitié des adolescents français devrait se connecter à Facebook régulièrement.

Les plus jeunes délaissent depuis de nombreux mois déjà Facebook pour Instagram (filiale de l’entreprise de Mark Zuckerberg), Snapchat, YouTube ou encore Tik Tok, une application chinoise qui rencontre un fulgurant succès partout dans le monde. En revanche, Facebook compte de nombreuses personnes âgées parmi ses utilisateurs les plus fidèles. D’ici la fin de l’année, le nombre d’inscrits de plus de 65 ans devrait avoir progressé de 2,1%.

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À partir de ce mardi 5 novembre à 16h47, les Françaises travailleront pour rien

egalité salaire homme femmeÀ partir de cette date, les Françaises cesseront d’être symboliquement payées pour leur travail, si l’on compare leur salaire moyen à celui des hommes.

C’est une date qui n’a presque pas évolué en dix ans. À partir de ce mardi 5 novembre, à 16h47 pétantes, les Françaises travailleront symboliquement, pour rien. Selon Eurostat, le salaire brut moyen des Françaises est toujours inférieur de 15,4% à celui des hommes, contre 15,6% en 2010.

Et si le calcul de l’écart salarial est parfois contesté et sa date précise varie selon les calculs, il n’en reste pas moins qu’un écart de rémunération entre les femmes et les hommes demeure. Pour faire émerger la question des inégalités salariales dans le débat public, l’économiste féministe Rebecca Amsellem a créé le mouvement #5novembre16h17 (la date et l’heure sont mis à jour chaque année) il y a quatre ans sur Twitter.

Les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes sont complexes. Pour autant, il a été démontré que plus les femmes avaient d’enfants, plus elles faisaient des pauses dans leur carrière et travaillaient à temps partiel. Selon l’Observatoire des inégalités, les écarts de salaires entre les sexes sont les plus importants chez les cadres supérieurs, avec une différence de salaire de 21% entre les hommes et les femmes, à travail égal. À l’inverse, l’écart le plus faible est observé chez les employés (- 8%), une catégorie socio-professionnelle majoritairement féminine.

Un index pour pointer les inégalités entre les femmes et les hommes
Pour faire face à cette situation, le gouvernement  qui a décrété l’égalité entre les femmes et les hommes grande cause du quinquennat  a réagi en mettant en place un index d’inégalités entre les femmes et les hommes.

Instauré par la loi « pour choisir son avenir professionnel » de septembre 2018 et piloté par le ministère du Travail, cet index mesure une série d’indicateurs dans les entreprises parmi lesquels : les écarts de rémunération, les augmentations et les promotions, le pourcentage de salariées ayant bénéficié d’une augmentation au moment du retour de congé maternité (une obligation depuis 2006) ou encore le nombre de femmes dans les plus hautes fonctions de l’entreprise.

Les sociétés ont l’obligation de communiquer leurs résultats à l’inspection du travail et publier le score global obtenu sur leur site internet. À ce jour, seules les entreprises de plus de 250 employés sont concernées. Au 1er mars, la mesure s’étendra aux entreprises de plus de 50 salariés.

L’écart de salaire entre les femmes et les hommes est de 16% dans l’Union européenne
Dans l’ensemble des 28 pays membres de l’Union Européenne, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes est en moyenne un peu plus élevé (16%) qu’en France. Pour cette raison, Bruxelles a fixé la Journée européenne de l’égalité salariale au lundi 4 novembre.

« Cela fait 60 ans que l’égalité des salaires est inscrite dans les traités européens. Pourtant, les femmes européennes continuent de travailler gratuitement pendant deux mois par rapport à leurs collègues masculins et les progrès réalisés sont encore trop lents », ont écrit Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, ainsi que Marianne Thyssen et Vera Jourova, les deux commissaires chargées de l’emploi et de l’égalité des genres dans un communiqué.

L’écart salarial entre les hommes et les femmes est de 25,6% en Estonie et 21% en Allemagne, et de 5% seulement au Luxembourg. Pour réduire cet écart, l’Union européenne a récemment encouragé les pays membres à mettre en place des dispositifs qui visent à améliorer la transparence des salaires dans les entreprises et le renforcement du congé paternité.