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L’opposition tente de faire tomber Boris Johnson

Jeremy CorbynJeremy Corbyn, le leader du parti travailliste, a proposé un plan aux autres partis d’opposition du Royaume-Uni. L’idée : évincer le Premier ministre Boris Johnson pour éviter un Brexit dur.

Malgré leurs divisions, ils se rejoignent sur un point : la peur de voir Boris Johnson précipiter le Royaume-Uni vers un Brexit dur. Le nouveau Premier ministre conservateur a en effet promis de faire sortir le pays de l’Union européenne au 31 octobre, avec ou sans accord.

Dans ce second cas, ce serait un scénario cauchemardesque pour les partis d’opposition, qui réfléchissent à s’unir pour faire tomber le locataire du 10 Downing Street. Ils pourraient profiter de la position fragile de Boris Johnson au Parlement : depuis une défaite des Torries à une élection partielle, sa majorité ne tient plus qu’à une voix. Et son propre camp est fragmenté.

L’idée vient du Labour, le parti travailliste. « Nous devons travailler ensemble, même si nous n’aimons souvent pas ce que les uns et les autres disent, nous devons empêcher un Brexit sans accord », a plaidé jeudi Rebecca Long-Bailey, ministre de l’Économie au sein du shadow cabinet (gouvernement fantôme) des travaillistes, à la BBC.

Le plan : une motion de censure et des élections
Mercredi soir, le leader du Labour, Jeremy Corbyn, a écrit une lettre aux principaux chefs de partis, ainsi qu’à quatre conservateurs opposés à un Brexit dur. « Ce gouvernement n’a pas de mandat pour une sortie sans accord, et le référendum de 2016 n’a pas fourni de mandat pour une sortie sans accord », a-t-il affirmé. Sa suggestion ?  « Déposer une motion de censure dès que possible, quand nous sommes assurés de gagner. » Ensuite, Corbyn pourrait prendre la tête d’un « gouvernement temporaire, strictement limité dans le temps, avec l’objectif de convoquer des élections générales ». Il faudrait alors demander à Bruxelles un nouveau report du Brexit.

Sur le papier, les principaux partis d’opposition sont d’accord pour contrecarrer les plans de Boris Johnson. Ian Blackford, du SNP, a apporté son soutien à une motion de censure. Du côté du petit parti gallois, le Plaid Cymru, Liz Saville Roberts s’est dite ouverte à un gouvernement de coalition. Caroline Lucas, la seule députée écologiste, y est également favorable.

Le point de blocage : Jeremy Corbyn
Ce qui bloque, c’est l’hypothèse d’un gouvernement dirigée par Jeremy Corbyn. Jeudi, la cheffe des Libéraux-Démocrates, Jo Swinson, s’est dite « prête à travailler avec n’importe qui pour arrêter Boris Johnson ». N’importe qui  sauf Jeremy Corbyn, qu’elle juge « facteur de divisions » et donc peu apte à construire une majorité hétéroclite. Le travailliste est en effet critiqué au sein de son propre camp, notamment pour sa ligne peu claire au sujet du Brexit.

« Il n’a aucune chance d’unir les conservateurs rebelles et les indépendants, a poursuivi Jo Swinson lors d’un discours à Londres, citée par Bloomberg. Ce n’est même pas certain qu’il puisse sécuriser toutes les voix travaillistes au Parlement. » La dirigeante des Lib-Dems propose à la place des personnalités plus consensuelles. Il s’agit de deux vétérans de la Chambre des communes : le conservateur Ken Clarke ou la travailliste Harriet Harman.

Les quatre députés conservateurs contactés par Corbyn sont sur la même longueur d’ondes. Nick Boles, Dominic Grieve, Oliver Letwin et Caroline Spelman ont répondu favorablement à l’invitation du leader travailliste dans une lettre et ont accepté de le rencontrer. « Nous sommes d’accord que la priorité commune devrait être de travailler ensemble au Parlement pour empêcher un Brexit sans accord et acceptons votre invitation à discuter des différents moyens pour y parvenir », ont-ils écrit. Mais Caroline Spelman a précisé à Sky News qu’elle ne soutiendrait « en aucune circonstance » un gouvernement mené par Corbyn.

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Une église transformée en terrain de mini-​​golf

FILES-BRITAIN-RELIGION-GOLF-OFFBEATEn Angleterre, un lieu de culte anglican a tenté de se moderniser pour attirer les curieux. Les joueurs de mini-golf peuvent s’exercer dans la cathédrale médiévale.

Vacances obligent, le mois d’août est parfois compliqué pour la fréquentation des églises. Alors pour sonner le rappel des fidèles, la cathédrale médiévale de Rochester, dans le sud-est de l’Angleterre, a trouvé une idée : transformer sa nef en mini-golf.

Le spectacle est plutôt insolite : en lieu et place des rangées de bancs qui occupent traditionnellement la nef, c’est une large pelouse verte synthétique et des clubs de golf qui accueillent les paroissiens.

Le parcours de neuf trous restera dans la cathédrale pendant tout le mois d’août. Il s’agit de la dernière initiative de l’Église anglicane d’Angleterre pour tenter de dynamiser les communautés de croyants dans un pays de moins en moins porté sur la pratique religieuse. L’opération semble porter ses fruits, à en croire Rachel Phillips, l’une des chanoines de la cathédrale, selon qui la fréquentation a augmenté de plus de 80% par rapport la même période en 2018 : «La cathédrale est pleine de gens qui jouent au golf, c’est fantastique».

« Comme au Moyen-Âge»
Rochester n’est pas un cas isolé, la cathédrale de Norwich a installé un toboggan en spirale d’une quinzaine de mètres de hauteur, tandis que celle de Lichfield a dévoilé en juillet une réplique de la surface de la lune sur son sol. Certes, les critiques ont fusé, reconnaît Rachel Phillips. Mais elle préfère retenir le côté positif de l’entreprise : «Quand ils arrivent, les gens découvrent qu’ils sont les bienvenus et tout ce que la cathédrale a à leur offrir». La cathédrale a travaillé avec une association locale pour créer un parcours sur le thème des ponts : chaque trou est la réplique exacte d’un véritable ouvrage, comme le fameux Tower Bridge de Londres.

Quant aux habitués de cette cathédrale réputée pour avoir l’une des plus belle façade romane d’Angleterre, ils prennent l’initiative avec philosophie. «À première vue, cela peut sembler choquant, estime Peter Scholey, 70 ans, un directeur d’école à la retraite. Mais si vous y réfléchissez deux minutes, ce n’est pas tellement différent de ce qui se passait au Moyen-Âge», quand les églises accueillaient des animaux et des marchés.

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Records de chaleur aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne

caniculeLa France n’est pas la seule concernée par la canicule. La Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas, eux-aussi traversés par une vague de chaleur, ont battu leur record de température ce mercredi.

La France est passée en vigilance rouge canicule mercredi sur 20 départements du nord. Cette vague de chaleur qui touche le pays depuis lundi, et devrait atteindre son pic jeudi, atteint également nos voisins. Mercredi, la Belgique et les Pays-Bas ont ainsi enregistré les plus hautes températures jamais mesurées sur leur territoire.

Un record de chaleur a été établi ce mercredi à Gilze-Rijen, dans le sud des Pays-Bas, avec 38,8 degrés Celsius, soit la température la plus chaude enregistrée dans le pays depuis 75 ans, a annoncé l’Institut royal météorologique néerlandais (KNMI). Le dernier record datait de 1944, avec 38,6 degrés Celsius.

Le nouveau record belge battu dès jeudi ?
La Belgique, où le « code rouge » canicule a été déclenché pour la toute première fois, a elle aussi battu un record historique, avec 38,9°C mesuré à Kleine-Brogel, dans le nord-est, selon David Dehenauw, chef prévisionniste à l’Institut royal météorologique (IRM). Le précédent record était de 38,8°C.

Ce 38,9°C est « la température la plus élevée en Belgique depuis le début des observations en 1833 », a souligné David Dehenauw sur Twitter.

Mais cette mesure pourrait potentiellement être dépassée dès jeudi. L’IRM a prévenu sur son site que demain, « la chaleur sera accablante avec des températures maximales qui se situeront autour de 38 ou 39 degrés dans le centre, voire localement 40 degrés ».

Avec une température de 40,5°C mesurée dans l’ouest de l’Allemagne, le record de chaleur absolu enregistré dans le pays a aussi été battu mercredi, a annoncé le service météorologique allemand (DWD). Le précédent record était de 40,3°C et datait de 2015.

D’autres records en Europe ?
Le Luxembourg, voisin de la Belgique et des Pays-Bas, pourrait à son tour battre son record de chaleur. Il est aussi prévu que le Royaume-Uni enregistre « des records non seulement pour juillet mais également historiques », indique Paul Gundersen, prévisionniste en chef au Met Office. Les 37°C devrait être atteints jeudi dans le sud-est de l’Angleterre, dépassant le record pour juillet (36,7°C) et s’approchant du plus-haut historique (38,5°C en août 2003).

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Les clubs français de football cherchent des solutions pour rivaliser au niveau européen

footballPour améliorer la compétitivité française, le syndicat de clubs Première Ligue cherche à réduire l’écart au niveau des charges sociales et de la fiscalité avec les autres championnats européens.

L’Italie a fait passer le 28 juin un décret étendant aux footballeurs les avantages fiscaux jusque-là réservés aux « cerveaux » pour éviter leur fuite et favoriser leur retour. En clair, un joueur étranger arrivant dans le championnat italien pour au moins deux ans peut soustraire 50% de son impôt sur le revenu.

Un avantage énorme dont peuvent aussi bénéficier les Italiens partis depuis plus de deux ans et qui souhaitent revenir. Cet avantage colossal vise à permettre à l’Italie de se repositionner comme une place forte sur le marché des transferts. Et surtout à redevenir compétitif par rapport aux championnats allemand, espagnol ou anglais, particulièrement attractifs sur le plan fiscal.

Angers paye treize fois plus de charges que le Real
La France du football, elle, regarde ça avec envie  Le championnat hexagonal est le plus chargé des cinq grands championnats, et très largement. Quelques exemples effarants, selon le syndicat des clubs Première Ligue : à lui seul, le PSG paye plus de charges sociales que la Bundesliga, la Série A et la Liga réunis, le SCO d’Angers paye treize fois plus de charges que le Real Madrid,  à taille et à budget équivalent, un club du top 10 français paye 10 millions d’euros de charges en plus par an qu’un club de Bundesliga … Dans ces conditions, comment rester concurrentiel en terme d’attractivité mais aussi sur le plan sportif  ?

Les ratios parlent d’eux-mêmes. L’équipe de France a participé à 45% des finales des compétitions internationales depuis 98. Sur la même période, les clubs français ont participé à moins de 10% des finales européennes (C1 et C3). La preuve que malgré un football qui se porte bien, les clubs français, eux, ne peuvent concurrencer leurs homologues européens.

Bernard Caiazzo :  « On ne peut pas parler d’alléger la fiscalité du football »
Dans un contexte social lourd, marqué par la mobilisation des Gilets Jaunes, le syndicat Première Ligue sait qu’il est impossible d’alléger la fiscalité dans le football, comme l’explique son président Bernard Caiazzo : « Le football et le footballeur ont une image liée à de grosse sommes d’argent, c’est pourtant souvent faux. Un joueur de Ligue 2 gagne en moyenne 15 à 20.000 euros, c’est une somme, mais faut-il rappeler qu’il ne gagnera cette somme que pendant 10 ou 15 ans au mieux. Aujourd’hui, il y a des gens en souffrance dans la rue et l’image du footballeur est celle de Neymar …  On ne peut pas parler d’alléger la fiscalité du football ».

Certains pays comme l’Espagne ou l’Allemagne ont un système de charges qui fait que si un joueur gagne 5.000 ou 800.000 euros, le plafond est atteint et les charges patronales n’augmentent pas en conséquence. De quoi permettre aux clubs de ces pays des promesses salariales sur lesquelles ne peuvent s’aligner les équipes hexagonales. Un tel plafond reste un vœu pieux pour le foot français, qui se heurte au droit commun français établi sur un autre modèle.

Alors pour tenter de rester concurrentiel, Première Ligue multiplie les rendez-vous en région avec les députés et avec les conseillers de l’Élysée qui leur prêtent une oreille attentive. L’un des objectifs affichés du président Emmanuel Macron est d’améliorer la compétitivité de la France et le football est un secteur concurrentiel comme un autre.

Un plan d’épargne pour les sportifs pros ?
Le dernier cheval de bataille en date pour le syndicat Première Ligue, qui regroupe 18 clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 (et le SC Bastia) : un plan d’épargne pour les sportifs professionnels. L’idée est simple : pousser les sportifs à percevoir et être imposé sur 50 % de leurs revenus, et épargner le reste, somme sur laquelle ils ne seront imposés qu’au déblocage de leur épargne.

En clair, c’est une façon comme une autre de lisser les émoluments d’un joueur qui aurait une carrière de 15 ans sur 30 ans. Cela permettrait aussi un taux d’imposition moindre sur l’ensemble de ces 30 années. Bernard Caïazzo y croit : « Cette option concerne nos footballeurs qui ne se mettent pas à l’abri pour la vie en 15 ans de carrière. Du coup, elle est particulièrement intéressante pour les basketteurs, les handballeurs, les champions olympiques en France qui, à ce jour, se retrouvent parfois dans un certain dénuement 10, 15, 20 ans après la fin de leur carrière. »

Ce dispositif permettrait aux clubs français de présenter eux aussi aux joueurs des avantages fiscaux à la signature en France. Et donc de contrecarrer partiellement les énormes avantages qu’ils ont à ce jour en signant en Espagne, en Angleterre ou en Allemagne.

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Au Royaume-Uni, la polémique enfle autour des nouveaux billets en partie composés de graisse animale

Au Royaume-Uni, la polémique enfle autour des nouveaux billets en partie composés de graisse animaleLa Banque d’Angleterre vient d’annoncer que le « papier » des nouveaux billets de 50 livres seront composés de polymère et d’un peu de suif.

De quoi provoquer l’indignation des adepte du vegan et de certaines communautés religieuses.

Comme la zone euro, le Royaume-Uni s’attelle depuis 2016 au lifting de ses billets. Après les coupures de 5, 10 et 20 livres sterling, c’est au tour de celles de 50 livres d’être renouvelées. Une opération anodine à première vue, sauf qu’elle est loin de faire l’unanimité outre-Manche.

En effet, la Banque d’Angleterre a confirmé que, comme les précédentes coupures, les billets de 50 livres seront fabriqués en polymère pour les rendre plus résistants, contrairement aux billets en euros produits, eux, en pure fibre de coton, rappelle Ouest-France qui relaye une information de The Independent.

Des billets composés de graisses animales
Problème, ces coupures composées de polymère contiennent, à hauteur de 0,05% du suif, un composant obtenu par la fonte de la graisse animale. De quoi déclencher la colère de la communauté vegane et religieuse. « C’est problématique que dans notre société, nous continuons de croire que nous pouvons utiliser les animaux comme bon nous semble », a expliqué Dominika Piasecka, porte-parole du groupe « The Vegan Society ».

La décision de la Banque d’Angleterre de remplacer le coton par le polymère pour produire ses nouveaux billets avait déjà suscité la polémique en 2016, année de mise en circulation des nouvelles coupures de 5 livres. Une pétition contre l’utilisation du suif avait recueilli 138.000 signatures.

« Les nouveaux billets de cinq livres contiennent de la graisse animale sous forme de suif. C’est inacceptable pour les millions de vegans, végétariens, hindous, sikhs, jaïns et autres au Royaume-Uni. Nous demandons que vous (la banque d’Angleterre, ndlr) cessiez d’utiliser des produits animaux dans la production de la monnaie que nous utilisons », pouvait-on lire sur la pétition.

L’huile de palme comme seule alternative
Malgré les nouvelles réactions hostiles, la Banque d’Angleterre ne modifiera pas son procédé de fabrication et le billet de 50 livres sera comme ses prédécesseurs à base de polymère.

Selon elle, la seule alternative à l’utilisation de graisses animales serait l’huile de palme qu’elle refuse toutefois d’utiliser pour des raisons environnementales. D’autant que le remplacement des composants qui entrent actuellement dans la fabrication des billets coûterait quelque 16,5 millions de livres sur les dix prochaines années.

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De l’alcool qui ne donne pas la gueule de bois pourrait être prochainement en vente

alcoolCeux qui ont grandi dans les années 80 se souviennent forcément du célèbre slogan de la marque de soda : « Canada Dry est doré comme l’alcool, son nom sonne comme un nom d’alcool mais ce n’est pas de l’alcool ».

Cette accroche publicitaire a peut-être inspiré le professeur David Nutt. Le spécialiste en neuropsychopharmacologie, qui officie à l’Imperial College London (Angleterre), a expliqué au Guardian qu’il était en train de créer une boisson particulière, qui pourrait régler les effets secondaires liés à la consommation de l’alcool.

Les bons sans les mauvais effet
Entre le black out que l’on peut expérimenter après avoir trop bu, la gueule de bois qui affecte nos performances et les conséquences graves que l’alcoolisme peut avoir sur la santé, on aurait tendance à penser que la meilleure solution serait d’arrêter tout simplement de consommer de l’alcool. Mais serait-ce réaliste ?   Pour le professeur David Nutt, il existe une alternative sur laquelle il a commencé à travailler dès 1983 et qui pourrait voir le jour prochainement.

« Nous savons où sont activés dans notre cerveau les « bons » et les « mauvais » effets de l’alcool et quels récepteurs modèrent tout cela : les Gaba, le glutamate et d’autres comme la sérotonine et la dopamine, a expliqué au Guardian le scientifique britannique. Les effets de l’alcool sont compliqués mais on peut cibler les parties du cerveau que l’on souhaite atteindre ».

Fort de ce constat, le chercheur a ainsi mis au point avec son équipe « l’alcosynth », une molécule qui procure la même sensation agréable que l’alcool mais sans perte de contrôle ni gueule de bois.

Comment fonctionne l’alcosynth ?
Ayant constaté que l’alcool était connecté à 15 différents types de récepteurs Gaba, il a cherché puis découvert ceux qui pouvaient être ciblés pour induire la griserie sans les autres effets secondaires.

Après avoir testé plus de 90 combinaisons chimiques différentes, l’équipe de chercheurs a été satisfaite par les résultats obtenus avec, notamment, un dérivatif de benzodiazepine (une molécule souvent utilisée pour traiter les troubles liés à l’anxiété), comme le rapporte The Sun.

Après avoir essayé eux-mêmes l’alcosynth, qui pourrait être commercialisé sous le nom Alcarelle, les scientifiques ont constaté que les effets d’ébriété disparaissaient après 45 minutes et qu’on pouvait continuer sa journée sans maux de tête, nausées ni la sensation d’avoir la bouche sèche.

De plus, et d’après les créateurs de ce « faux alcool », cette « alternative ne sera pas toxique sur le foie comme peut l’être l’alcool véritable ».  Avant de la lancer sur le marché, ils sont conscients qu’ils doivent « évidemment tester la molécule pour voir si elle est sans danger ». Leur but est de pouvoir proposer Alcarelle aux fabricants de boissons alcooliques pour qu’ils puissent l’intégrer dans leurs produits et lutter ainsi contre les ravages de l’alcool sans changer les habitudes et les goûts des consommateurs.

Mais avant cela, le professeur Nutt et son associé David Orren doivent trouver les fonds nécessaires pour développer leur breuvage révolutionnaire. Ils sont en quête de 20 millions de Livres Sterling (environ 23,3 millions d’euros).

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L’identité de Jack l’éventreur confirmée scientifiquement grâce aux tests ADN

L’identité de Jack l’éventreur confirmée scientifiquement grâce aux tests ADNPendant près de 150 ans, d’innombrables théories, des plus farfelues ou plus plausibles, ont circulé quant à l’identité de Jack l’éventreur, le surnom donné au tueur qui terrorisa Londres (Angleterre), à la fin du XIXème siècle.

Une enquête publiée dans la revue Journal of Forensic Sciences vient de révéler le nom du coupable des meurtres de prostituées de Whitechapel.

L’analyse de traces retrouvées sur le châle d’une victime
Pour parvenir à un tel résultat, une enquête médico-légale a été de nouveau menée par Jari Louhelainen de l’Université John Moores de Liverpool et David Miller de l’Université de Leeds (Angleterre). Ils ont utilisé un châle ayant appartenu à Catherine Eddowes, la supposée 4e victime (sur 5) de Jack l’Eventreur et qu’elle aurait porté au moment de sa mort. Son corps atrocement mutilé avait été retrouvé dans la nuit du 30 septembre 1888 dans le quartier londonien d’Aldgate.

Les chercheurs ont analysé les traces de sang et de sperme laissées sur le vêtement. Ils les ont ensuite comparées avec des fragments d’ADN mitochondrial (qui se transmet par la mère, ndlr) prélevés sur plusieurs descendants d’Aaron Kosminski, suspecté depuis longtemps d’être le serial killer. C’est ainsi qu’ils ont pu constater que les échantillons correspondaient.  « A notre connaissance, c’est l’étude la plus poussée jamais réalisée sur cette affaire », ont noté les archéologues scientifiques dans leur rapport.

Aaron Kosminski, un coupable de longue date
Ce n’est pas la première fois que le nom de cet homme apparaît dans l’enquête. Déjà au moment des faits, ce barbier d’origine polonaise de 23 ans fait partie des suspects de Scotland Yard.

Un témoin affirme à la police avoir vu Aaron Kosminski en compagnie d’une des victimes, juste avant qu’elle ne soit assassinée. Mais il se rétracte quelque temps plus tard.  Faute de preuves suffisantes, il ne peut être condamné. Souffrant d’hallucinations et de paranoïa, Aaron Kosminski fait de nombreux séjours en hôpital psychiatrique et y finit sa vie, à l’âge de 53 ans.

Son nom revient alors sur le devant de la scène en 2014 quand Russell Edwards, un homme d’affaires britannique et passionné de l’affaire Jack l’éventreur, publie un livre dans lequel il affirme que le barbier de Whitechapel est bien le tueur en série de l’époque victorienne.

Il achète d’ailleurs aux enchères le fameux châle et fait réaliser, à ses frais, des analysés ADN par  Jari Louhelainen, expert en génétique et surtout auteur de l’article publié la semaine dernière.  Les examens avaient alors et déjà désigné Aaron Kosminski comme coupable, comme le rappelle Europe 1.

Un faux scoop donc que l’identité révélée la semaine dernière par le Journal of Forensic Sciences ?  Oui et non. Il s’agit surtout d’une confirmation officialisée, pour la première fois, dans une revue scientifique.