Publié dans Texte Actualité divers

Une discrète entreprise aide les autorités américaines à identifier des millions de citoyens

Le FBI et des centaines d’autres organismes chargés de l’application de la loi utilisent une application de reconnaissance faciale appelée Clearview AI.

Clearview AI

Elle leur permet d’accéder à toutes les informations mises en ligne par les individus sur internet. Ce qui est contraire aux règlements des réseaux sociaux.

Est-ce déjà le futur ?
Imaginez si n’importe qui pouvait, en pleine rue, prendre une photo de vous et obtenir une flopée d’informations sensibles (nom, adresse, photos …) grâce à une application. Cela existe, mais pour l’instant, seules les forces de l’ordre l’utilisent, raconte le New York Times dans une grande enquête. Clearview AI est une application de reconnaissance faciale créée par Hoan Ton That, un ancien mannequin australien féru de technologie. Le service serait utilisé par plus de 600 organismes chargés de l’application de la loi aux États-Unis. Notamment le FBI. Il permettrait de résoudre des affaires “en vingt minutes” seulement, ont raconté des policiers au New York Times.

Comment ça marche ?
Clearview AI constitue des profils de citoyens grâce aux données publiques mises en ligne sur internet, sur Facebook, YouTube, Twitter et bien d’autres sites. À chaque fois qu’un policier soumet la photo d’un individu suspecté d’avoir commis un crime, l’application lui fournit tout ce qu’elle sait de lui : son lieu de résidence, son âge, ses photos … Permettant une identification bien plus rapide.

Est-ce légal ?
Aux États-Unis, la reconnaissance faciale est interdite à San Francisco et les États se penchent sur cette question les uns après les autres. Mais pour l’instant, un flou juridique entoure cette technologie.

Toujours selon le New York Times, les services de police américains utilisent des outils de reconnaissance faciale depuis près de 20 ans. Mais les policiers se sont toujours limités aux images fournies par le gouvernement comme les photos officielles (carte d’identité, permis de conduire) ou celles prises après une arrestation. Ils n’avaient pas accès aux photos personnelles, disponibles sur le Web.

C’est là que les choses se compliquent. Les réseaux sociaux ont des politiques très strictes au sujet du “scraping” de contenus, méthode consistant à scanner et enregistrer massivement des informations : c’est interdit. En vertu de ce règlement, des programmes informatiques n’ont pas le droit de télécharger les données, même publiques, mises en ligne sur leurs plateformes. Clearview AI viole donc les conditions d’utilisation de ces sites. Mais selon le patron de la jeune entreprise, Hoan Ton That, “Facebook le saurait”. Le réseau social a confirmé au quotidien américain être au courant et travailler sur le sujet pour savoir si son règlement a été respecté.

Quid de la protection des données ?
Les photos chargées sur l’application sont ensuite envoyées sur les serveurs de la société. Mais personne ne sait si l’entreprise qui se cache derrière Clearview AI a les moyens de les sécuriser. Car le volume de données est impressionnant : Clearview AI posséderait trois milliards de photos.

L’application Clearview AI serait efficace dans 75% des cas. Et les erreurs d’identification ne proviendraient pas du logiciel en lui-même mais d’éléments techniques, par exemple avec des caméras de surveillance installées trop en hauteur pour capturer correctement les visages.

Dans le futur, la technologie pourrait être implantée dans des lunettes en réalité augmentée. Et les dérives ne sont pas difficiles à imaginer. Les policiers pourraient par exemple identifier en toute discrétion les participants à une manifestation.

La raison d’être de l’application de reconnaissance faciale réside dans les données volontairement mises en ligne par les individus. Paramétrer son compte pour faire en sorte que ses photos et informations personnelles soient privées et visibles uniquement de ses amis permettrait de ne pas apparaître sur Clearview AI.

Publié dans Texte Actualité divers

Facebook va complètement changer de visage

facebookLe site Web du réseau social s’apprête à connaître l’une des évolutions les plus importantes de ces dernières années. Facebook souhaite avant tout rendre sa plateforme plus lisible.

En mai 2019, Mark Zuckerberg annonçait l’arrivée d’un nouveau design pour l’application et le site Web de Facebook. Si la version smartphone a rapidement fait son apparition, l’interface dédiée aux ordinateurs n’a pas encore profité de cette refonte. Ce sera le cas dès les prochaines semaines, annonce l’entreprise au site américain CNET. Tous les utilisateurs du réseau social devraient en profiter avant le printemps.

Les Groupes mis en avant
Dans la lignée de la version mobile, ce “nouveau Facebook” donne la priorité à la simplicité. Le nombre d’élément affichés à l’écran diminue, tandis que la plateforme met en avant quelques fonctions clés, à commencer par l’onglet Groupes, désormais placé au-dessus de la liste d’amis connectés.

“L’onglet affiche maintenant un fil d’activité personnalisé à travers tous vos Groupes. Avec des recommandations améliorées, le nouvel outil de découverte vous permet de trouver rapidement les Groupes susceptibles de vous intéresser” explique Facebook sur son site. La firme souhaite par ailleurs augmenter l’activité des Groupes, en offrant la possibilité d’y partager du contenu directement depuis la page d’accueil.

Dans la partie supérieure, la traditionnelle bande bleue est désormais blanche et n’affiche que sept icônes permettant respectivement d’accéder au fil d’actualité, ses notifications, la plateforme vidéo Facebook Watch, son profil, la marketplace, les groupes, ainsi que Messenger.

Les stories  qui peuvent désormais être envoyées directement depuis Instagram sont quant à elle en bonne place, tout en haut du fil d’actualité. Notons que la liste de contacts  sur la partie droite s’inspire également de l’application de partage de photos et vidéos, avec des miniatures cerclées de bleu lorsqu’une story est disponible.

Comme sur mobile, la version pour ordinateur de Facebook proposera un mode sombre, avec des couleurs dominantes noires et grises.

Publié dans Texte Actualité divers

Les applications les plus populaires des dix dernières années

applicationEn haut du classement des applications les plus populaires des dix dernières années se trouvent sans surprise les mastodontes Facebook, Messenger et WhatsApp. TikTok fait une entrée fulgurante, près de quatre ans seulement après sa création.

A la veille du début de l’année 2020, l’heure est au bilan, non pas de la décennie mais bien des dix dernières années marquées par l’avènement du smartphone et donc, des applications mobiles. Sans surprise se retrouvent en haut du classement des plus téléchargées quatre applications appartenant au géant Facebook : le réseau social Facebook, suivi des messageries Messenger et WhatsApp et enfin d’Instagram. Le classement a été établi par le cabinet d’analyse américain App Annie.

Snapchat tombe en cinquième position. Le réseau social précurseur de nombreuses fonctions copiées par la suite par ses concurrents comme les filtres à selfies ou encore les stories a réussi à remonter la pente après une mise à jour controversée déployée fin 2017. Les correctifs apportés ensuite ont contenté les utilisateurs dont le nombre continue d’augmenter : 210 millions d’utilisateurs quotidiens au troisième trimestre de 2019, contre 186 millions l’année précédente.

infographie application.jpeg

TikTok, grand gagnant
L’application chinoise TikTok est entrée en trombe dans le classement des plus téléchargées. Lancée en 2016 seulement, elle est la plus récente du classement et figure déjà à la sixième place. En France, elle est devenue populaire avec le rachat de Musical.ly, un service principalement utilisé pour faire du lypsinc (playback) de chansons, par l’entreprise chinoise ByteDance, déjà propriétaire de TikTok. Musical.ly a été intégré dans TikTok, qui revendique aujourd’hui 800 millions d’utilisateurs actifs mensuels. Talonnant ainsi Instagram, qui affirme en posséder plus d’un milliard.

Et en France ?
Le cabinet d’analyse App Annie ne fournit pas de classement spécifique pour la France. Un palmarès mis à jour régulièrement est cependant disponible sur le site internet du cabinet avec plusieurs déclinaisons : applications gratuites et payantes les plus populaires ou les plus rentables téléchargées via l’App Store, le Google Play Store et bien d’autres. Le 30 décembre, la plus populaires des gratuites pour les propriétaires d’iPhone (en dehors des jeux) en France était Netflix et du côté d’Android, WhatsApp.

Publié dans Texte Actualité divers

Comment le patron de Snapchat est devenu français

Evan Spiegel, le fondateur de SnapchatEvan Spiegel, le fondateur de Snapchat, a discrètement obtenu la nationalité française fin 2018. Cet Américain francophile qui a toujours vécu à Los Angeles a bénéficié d’un régime de faveur pour obtenir la nationalité française.

Evan Spiegel adore la France. Le fantasque fondateur de Snapchat qui a eu une vie de rêve dans les quartiers huppés de Los Angeles n’a d’yeux que que pour notre pays. Selon Les Echos, l’entrepreneur de 29 ans est devenu français en septembre 2018, ainsi que son jeune fils d’un an et demi. Il n’a pas renoncé à la nationalité américaine mais bénéficie désormais de la double nationalité.

Une naturalisation qui peut surprendre tant on a du mal à voir les liens entre la France et l’application de messagerie préférée des adolescents. Mais la passion d’Evan Spiegel est personnelle selon la société.

« Honnêtement, il adore la France, assure la directrice de la communication de Snapchat dans Les Echos. Il vient plusieurs fois par an et apprend la langue depuis plusieurs années. » En revanche, l’Américain n’y dispose pas de résidence.

Ce qui aurait dû poser problème pour l’obtention de sa nationalité. Evan Spiegel a été naturalisé au titre de l’article 21-21 du Code civil qui permet au ministère des Affaires étrangères d’accorder la nationalité française à « un étranger francophone qui en fait la demande et qui contribue par son action émérite au rayonnement de la France et à la prospérité des relations économiques internationales. » Des demandes relativement rares puisqu’elles ne dépassent pas plus d’une vingtaine de dossiers par an.

Difficile de mesurer en quoi l’Américain participe au rayonnement de la France et à la prospérité des relations économiques internationales. Certes, Snapchat dispose d’un siège en France mais comme la plupart des grandes entreprises américaines du numérique.

Par ailleurs, pour obtenir la naturalisation, la personne qui en fait la demande doit disposer d’une résidence habituelle dans l’Hexagone. Or Evan Spiegel vit à Los Angeles et la directrice de communication de Snapchat assure qu’il ne dispose d’aucun appartement en France. Mais ses séjours français peuvent être considérés comme une résidence s’il « exerce une activité professionnelle publique ou privée pour le compte de l’État français ou d’un organisme dont l’activité présente un intérêt particulier pour l’économie ou la culture française », comme le prévoit le Code civil. Là encore la condition ne semble pas particulièrement validée pour le milliardaire américain.

Interrogée par les Echos, la société Snapchat met en avant ses accointances avec la France, rappelle que la start-up a racheté la pépite française Zenly en 2017 pour 300 millions de dollars et a ouvert dans l’Hexagone son deuxième bureau en dehors des États-Unis après le Royaume-Uni et y a embauché 80 personnes. La France qui cherche à attirer des investisseurs étrangers de la tech a sans doute été sensible à l’attention que lui portait un des patrons américains les plus en vue dont la fortune est estimée à 3,3 milliards de dollars.

Publié dans Texte Actualité divers

Instagram demande désormais l’âge des utilisateurs

InstagramInstagram veut protéger les mineurs des publications non-adaptées à leur âge. Pour cela, la plateforme réclame désormais la date de naissance de tous les nouveaux utilisateurs. Mais ne contrôlera pas l’exactitude de cette information.

Instagram réclame désormais l’âge de tous les nouveaux inscrits sur sa plateforme, a révélé Reuters. La mesure, en vigueur depuis mercredi, est destinée à protéger les plus jeunes des contenus non-adaptés. Comme les publicités pour de l’alcool ou pour d’autres produits interdits aux mineurs.

Officiellement, les réseaux sociaux sont interdits aux moins de 13 ans. Mais la réalité est toute autre. En France, plus de la moitié des élèves de 6ème sont inscrits à un réseau social, révélait le baromètre 2018 de l’agence de communication Heaven, en partenariat avec l’association Génération Numérique.

Aucune vérification
S’inscrire à ces plateformes est un jeu d’enfant. Malgré l’obligation de renseigner sa date de naissance (c’est le cas notamment sur Facebook ou Snapchat, et désormais Instagram), l’information est purement déclarative. Les plateformes ne demandent aucune preuve. Instagram ne dérogera pas à la règle et mise sur l’honnêteté de ses utilisateurs.

Les réseaux sociaux sont régulièrement accusés de ne pas assez protéger leurs utilisateurs les plus jeunes. En 2017, le suicide d’une jeune Britannique avait fait grand bruit. Son père avait accusé Instagram d’avoir une part de responsabilité dans la mort de sa fille. Il avait découvert qu’elle consultait de nombreux contenus liés au suicide et à l’automutilation sur l’application. Deux ans après, la plateforme a finalement interdit ces contenus. Instagram est régulièrement accusé d’être nocif pour la santé mentale des utilisateurs les plus jeunes.

Publié dans Texte Actualité divers

Le nombre d’utilisateurs français de Facebook baisse pour la première fois

facebookFacebook devrait perdre 1,3% de ses adeptes français en 2019, d’après les prévisions du cabinet eMarketer. Dans trois ans, moins d’un Français sur deux devrait utiliser le réseau social régulièrement.

Les données viennent alimenter une intuition partagée : Facebook perd plus d’utilisateurs que prévu en France et en Allemagne. C’est du moins l’une des conclusions d’une étude menée par le cabinet eMarketer et dévoilée ce 25 novembre. D’après ses prévisions, 2019 devrait marquer un tournant pour le réseau social le plus populaire au monde.

Pour la première fois, le nombre d’utilisateurs français devrait chuter, avec une baisse de 1,3%. Le premier recul du nombre d’utilisateurs allemands de Facebook date quant à lui de 2018. Le service n’en demeure pas moins le premier réseau social du pays.

De même en France, où Facebook devrait culminer à 27,5 millions d’utilisateurs actifs par mois, contre 17,4 millions pour Snapchat, devant Instagram (15,9 millions) et Twitter (4 millions). N’en reste pas moins que d’ici 2022, moins d’un Français sur deux devrait encore être sur Facebook.

reseaux sociaux

Les personnes âgées au rendez-vous
Le mouvement de désertion de Facebook a été amorcé par les plus jeunes. Moins de la moitié des adolescents français et allemands de 13 à 17 ans devraient avoir un compte Facebook actif d’ici la fin de l’année, prévoyait également eMarketer fin août. En France, le cabinet mise sur une baisse de 9,3% du nombre d’utilisateurs de cette catégorie d’âge. Et d’ici la fin de l’année, moins de la moitié des adolescents français devrait se connecter à Facebook régulièrement.

Les plus jeunes délaissent depuis de nombreux mois déjà Facebook pour Instagram (filiale de l’entreprise de Mark Zuckerberg), Snapchat, YouTube ou encore Tik Tok, une application chinoise qui rencontre un fulgurant succès partout dans le monde. En revanche, Facebook compte de nombreuses personnes âgées parmi ses utilisateurs les plus fidèles. D’ici la fin de l’année, le nombre d’inscrits de plus de 65 ans devrait avoir progressé de 2,1%.

Publié dans Texte Actualité divers

Sur Google et Facebook, il est possible de retrouver une voiture par sa plaque d’immatriculation

google facebook immatriculationGoogle Images indexe les photos de voitures par plaque d’immatriculation. Même constat sur Facebook, où la recherche de certaines plaques permet de remonter jusqu’à l’identité du propriétaire du véhicule.

Les logiciels de reconnaissance d’image de Google s’affinent toujours plus. Tant et si bien que le répertoire d’images de Google, Google Images, indexe désormais des véhicules en fonction de leur plaque d’immatriculation. Il suffit ainsi d’entrer le numéro de plaque d’une voiture pour vérifier si elle figure, ou non, parmi les voitures listées.

La recherche fonctionne de façon très efficace pour les véhicules dont au moins une photo a été publiée en ligne. Ainsi de voitures sinistrées lors de rassemblements des gilets jaunes, conformément à l’exemple ci-dessous.

De manière générale, les automobiles figurant dans des articles de presse verront leurs plaques d’immatriculation aspirées par Google. L’un des véhicules présidentiels n’y fait pas exception.
plaque immatriculation

« Les véhicules ayant été mis en location sur des plateformes telles que Drivy sont également concernés. En revanche, le système trouve ses limites dès lors qu’il s’agit de photographies postées sur Le Bon Coin. Google Images ne se montre pas en mesure de retrouver ces mêmes véhicules, d’après nos observations. Des photos publiées sur Twitter peuvent, elles aussi, se retrouver indexées par Google et classées par plaques d’immatriculation.

Facebook sur la même ligne
Le constat vaut également pour Facebook, à une différence près: la recherche d’un numéro de plaque d’immatriculation sur le réseau social peut mener au profil du détenteur du véhicule, si tant est que ce dernier ait posté une annonce de vente ou n’ait pas fait basculer son profil en privé.

Pour améliorer leurs moteurs de recherche respectifs, Google et Facebook scannent les images qu’ils agrègent et y associent des tags (des étiquettes numériques), afin de proposer des résultats pertinents par simple instruction d’un mot-clé. Ainsi, une image affichant un chien sur une plage pourra par exemple être automatiquement associée à des mots-clés tels que « chien », « mer » ou « plage ».

Google comme Facebook ont développé des outils d’extraction de texte dans les images qui s’avèrent particulièrement efficaces. La possibilité de rechercher des véhicules par plaques minéralogiques n’en est qu’une illustration supplémentaire. « Elle n’est d’ailleurs pas si récente que cela », tempère Google auprès de BFM Tech. « Il s’agit simplement d’une amélioration progressive de nos outils ».

Ainsi, et dans la mesure du possible, mieux vaut adopter le réflexe de flouter sa plaque à l’heure de publier une photographie de son véhicule sur le Web. Le service de cartographie de Google, Google Maps, procède automatiquement à une telle dissimulation, ainsi qu’à celle des visages. « Les images agrégées dans Google Street View sont créées par des prestataires de Google », rappelle Google pour expliquer cette différence de politique. « Les images agrégées sur Google Images proviennent en revanche de millions de tiers. Il nous est donc impossible de les flouter en interne ».