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Pourquoi, avec la même température, on a plus chaud au printemps qu’en automne ?

printemps15°C en mars, premiers rayons de soleil, et voilà que les shorts et débardeurs fleurissent. Pourtant, à la même température en octobre, on se précipite sur nos pulls et nos écharpes.

Dans un article initialement publié en octobre et ressorti récemment, le New York Times explique pourquoi on a l’impression d’avoir plus chaud au printemps qu’en automne.

Certains experts estiment que cette différence de perception est essentiellement psychologique, relève le journal. L’été arrive, après de longs mois d’hiver, on a donc envie de laisser les blousons au placard.

Notre comportement influence aussi notre tolérance au froid : «Les êtres humains excèlent quand il s’agit de limiter les conditions hivernales, ce qui peut alourdir les effets du froid», résume le New York Times. Concrètement, en automne, on aura tendance à empiler les couches de vêtements et à allumer le chauffage une fois dehors, la température nous semble d’autant plus basse.

Mais d’autres spécialistes donnent des raisons physiologiques à nos différences de perception de la chaleur. Tout d’abord, selon leur taille, leur masse graisseuse ou encore leur âge, deux personnes ne ressentiront pas le froid ou le chaud  de la même manière.

En outre, «le corps apprend à tolérer le froid au fil du temps», notent des recherches scientifiques, quand notre peau perçoit le froid, des capteurs envoient un message à notre cerveau. En réaction, nos vaisseaux sanguins se rétrécissent, pour envoyer du sang chaud dans tout notre corps. Autre réflexe de notre corps pour «se protéger de l’intérieur»: frissonner. Or, chez certaines personnes longtemps exposées au froid, ces phénomènes corporels tendent à s’amoindrir.

Ainsi, après un été chaud, notre corps réagira plus vivement à un petit 15°C qu’à la sortie de l’hiver. Cette même température qui apparaît après des températures rudes demandera moins d’efforts à notre peau, notre cerveau, et nos vaisseaux sanguins. On comprend donc mieux pourquoi les écharpes laissent rapidement place aux tongs au printemps.

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Publié dans Texte Santé

En méditant, vous modifiez votre génétique sans le savoir

En méditant, vous modifiez votre génétique sans le savoirCet article est publié en partenariat avec Quora, plateforme sur laquelle les internautes peuvent poser des questions et où d’autres, spécialistes du sujet, leur répondent.

La question du jour : «Est-il vrai que nos pensées peuvent influencer notre génétique ?  Si oui, comment peut-on le prouver scientifiquement ?»

La réponse de Joyce Schenkein, docteure en neuropsychologie : Pour clarifier, «influencer la génétique» signifie activer ou désactiver des gènes.

Tous les gènes ne peuvent pas être modifiés. Le développement est marqué par des périodes-clés au cours desquelles certains gènes peuvent être influencés avant de se taire. C’est le cas des gènes qui déterminent la structure du corps, qui ne sont actifs que pendant un temps donné pour construire les bras, les jambes, les dents, etc …

Pendant cette période, certains éléments, comme les médicaments, les maladies maternelles et la nutrition peuvent agir sur l’expression générique. Passé ce délai, la «volonté» ne permet pas de faire pousser une nouvelle dent ou de remplacer un membre amputé.

D’autres gènes sont actifs tout au long de la vie : ils fabriquent des hormones et des enzymes, créent des protéines pour digérer la nourriture, remplacent les cellules, réparent les dommages, etc …  Ce sont ces gènes qui peuvent être influencés.

La démonstration la plus simple qui montre que nos pensées ont bien une influence sur nos gènes est l’effet placebo, un procédé par lequel une substance inactive peut agir comme un véritable médicament. Lorsque l’on reçoit un médicament placebo, le simple fait de croire à son effet permet à notre corps de générer de véritables molécules endogènes qui font cesser la douleur.

Pour prouver cela, on peut donner de la naloxone à une personne lorsqu’elle présente un effet placebo analgésique. La naloxone bloque l’action des opiacés (antidouleur). Lorsque l’on administre de la naloxone à la personne qui ressent l’effet placebo analgésique, l’effet placebo disparaît et la douleur revient.

Cela signifie que la personne avait créé ses propres opiacés (à partir de la seule croyance que la douleur disparaîtrait) et que ces opiacés (qui mettaient en sourdine les centres de douleur) pouvaient être bloqués (effet supprimé) par la naloxone, comme le seraient de véritables molécules d’héroïne. Cela démontre bien que la machinerie génétique peut être activée par les pensées.

Facteurs qui ont une incidence sur les gènes
D’autres exemples ?  L’effet apaisant et la réduction de l’acide lactique qu’apporte la méditation (Wallace R.K., Benson H., The physiology of meditation) ou les effets thérapeutiques des thérapies comportementales et cognitives dans la transformation des pensées inappropriées (génératrices de stress) en interprétations plus productives. Les variations du niveau de stress perçu ont un effet considérable sur la production de cortisol (Robert Sapolsky, Why Zebras Don’t Get Ulcers). La rumeur veut que l’exposition prolongée au stress donne les cheveux gris et contribue au vieillissement (Too Much Stress May Give Genes Gray Hair [L’excès de stress fait apparaître les cheveux gris, ndlr]).

Des études menées chez des mères célibataires qui élèvent des enfants souffrant de handicap ont révélé que ces mères présentaient un raccourcissement des télomères treize fois supérieur à celui des personnes du même âge du groupe témoin (Epel et al . 2004). Heureusement, en proposant à ces mères de profiter d’un groupe de soutien, on peut stimuler la production de télomérase, l’enzyme qui répare ces dommages. Ainsi, la situation sociale d’une personne influence sa biologie.

En résumer, pour certains paramètres, le corps et l’esprit opèrent de façon dynamique. Mais ce n’est pas en souhaitant gagner des centimètres, maigrir ou vous améliorer que vous y arriverez.

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Ce que vous humez quand la pluie tombe

pluis gifVous pensiez que l’eau tombée du ciel n’avait pas de senteur ?

Quand les premières grosses gouttes d’une  pluie d’été tombent sur le sol chaud et sec, n’avez-vous jamais reniflé une odeur particulière ?  Dans mes souvenirs d’enfance, des parents agriculteurs décrivaient comment ils pouvaient toujours «sentir la pluie» juste avant une tempête.

Bien sûr, la pluie en elle-même ne contient aucune odeur. Pourtant, juste au début d’une bonne averse, une senteur appelée pétrichor imprègne l’air. Issue du sol, elle semble agréable à celles et ceux qui la distinguent car musquée et fraîche.

Cette odeur résulte de l’humidité du sol. En 1964, des scientifiques australiens ont étudié pour la première fois ce phénomène. Ils l’ont baptisé pétrichor. Mais il a fallu attendre les années 2010 pour que son mécanisme soit décortiqué par des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT).

Décelable à des niveaux faibles
Le pétrichor est une combinaison de composés chimiques odorants issue d’huiles fabriquées par des plantes. Des micro-organismes, les actinobactéries, constituent la base du pétrichor. Ils prolifèrent dans les zones rurales et urbaines ainsi que dans les environnements marins. Minuscules, ils transforment la matière organique morte ou en décomposition en composés chimiques simples pour fabriquer les nutriments nécessaires au développement des plantes et d’autres organismes.

Sous-produit de cette activité, un composé organique appelé géosmine se combine au pétrichor et lui donne son odeur. Similaires à l’alcool dénaturé, ses molécules ont tendance à dégager une forte odeur. De plus, sa structure chimique complexe le rend particulièrement décelable à des niveaux extrêmement faibles: nos nez peuvent détecter quelques parties de géosmine par mille milliards de molécules d’air.

Pendant une période de sécheresse, le taux d’activité de décomposition des actinobactéries ralentit. Mais juste avant un événement pluvieux, l’air s’humidifie de même que le sol. L’activité des actinobactéries s’accélère et forme davantage de géosmine.

Ce qui fait que lorsque les gouttes de pluie tombent sur le sol en particulier sur des surfaces poreuses telles que des sols meubles ou du béton brut, elles éclaboussent et éjectent de minuscules particules appelées aérosols.

La géosmine et les autres composés d’un pétrichor présents sur le sol ou dissous dans la goutte de pluie sont libérés sous forme d’aérosol et transportés par le vent vers les zones environnantes. Si la pluviométrie est assez forte, l’odeur de pétrichor se diffuse rapidement grâce au vent et alerte ainsi les gens que la pluie est imminente.

L’orage passé, le parfum disparaît, et le sol commence à sécher. Les actinobactéries redeviennent inactives. Elles sont prêtes pour la prochaine perturbation, et à nous envoyer un nouveau signal odoriférant quand la pluie menacera.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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L’Académie française met son dictionnaire en ligne

Académie francaiseUn portail numérique gratuit permet depuis jeudi d’accéder aux 8e et 9e éditions du Dictionnaire de l’Académie française. Les précédentes versions seront accessibles plus tard.

Vieillot le dictionnaire de l’Académie française ?  Que nenni, la vénérable institution créée par le cardinal de Richelieu au XVIIe siècle, s’est dotée jeudi d’un nouvel outil informatique qui donne accès à une version 2.0 de son fameux dictionnaire.

Accessible sur le site www.dictionnaire-academie.fr, le nouveau portail numérique du dictionnaire de l’Académie française est d’un accès totalement libre et gratuit pour tous les amoureux du français et les quelque 300 millions de locuteurs francophones.

« Pour toucher le plus grand nombre il fallait changer nos modes de diffusion, le papier ne suffisait plus », a reconnu Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française, en présentant le nouvel outil dont elle espère qu’il deviendra « une nouvelle référence en matière de dictionnaires dans l’espace numérique francophone ».

Le portail propose l’intégralité de la 8e édition et la version en cours de rédaction de la 9e édition qui s’arrête pour le moment à « sabéisme ». Si on recherche un mot situé après « sabéisme » on est automatiquement redirigé vers la 8e édition.

Mais le dictionnaire numérique est appelé à être constamment mis à jour, explique Yves Pouliquen, membre de la Commission du dictionnaire (qui compte douze membres et se réunit chaque jeudi entre 09h30 et 12h30).

« Ce matin, raconte à un journaliste de l’AFP l’académicien, responsable du projet d’édition numérique du dictionnaire, nous nous sommes entendus sur le mot ‘tambourin' ». Il espère que la neuvième édition sera terminée « à la fin 2020 ». « Mais ce n’est pas sûr », ajoute-t-il avec prudence. Pourtant, insiste-t-il, « on bosse énormément, on rentre chez nous un peu sonnés ».

Les académiciens ont commencé la rédaction de la 9e édition de leur dictionnaire en 1986 (après un gros passage à vide entre les année 1950 et 1970). A terme cette édition comptera quelque 60.000 mots (contre environ 32.000 dans l’édition précédente) et il sera temps de passer à la 10e édition.

Une première édition qui date de 1694
Dès l’automne, il sera possible de consulter toutes les éditions du dictionnaire depuis la première qui date de 1694. Ce sera une occasion unique de découvrir des mots disparus, auxquels BFMTV.com avait consacré un article en novembre dernier, ou de lire les différentes définitions d’un même mot selon les époques.

Le portail numérique du dictionnaire « veut marquer une rupture, un jalon dans la longue et singulière histoire du dictionnaire de l’Académie et constitue un changement radical dans le mode de diffusion de notre dictionnaire », se félicite Yves Pouliquen.

« Ce projet c’est avant tout la mise à disposition gratuite du dictionnaire pour les 300 millions de francophones et pour tous les apprenants du français dispersés dans le monde », ajoute-t-il.

Conjugaisons, correcteur d’orthographe, curiosités
Il donne la conjugaison de tous les verbes (à tous les temps et tous les modes), est doté d’un correcteur d’orthographe, donne les informations sur les rectifications orthographiques (on peut écrire « chariot » ou « charriot », deux orthographes acceptées), fournit des notices sur les difficultés ou les curiosités du français (« dire, ne pas dire »), renvoie vers des ressources externes notamment pour les mots de la francophonie.

« En donnant à nos lecteurs de meilleurs outils pour nous lire, pour leur exposer nos travaux, nous poursuivons une tâche entreprise il y a 384 ans et qui vit son premier aboutissement il y en a 325 », se réjouit Hélène Carrère d’Encausse.

« Dire l’usage, c’est accepter d’être Sisyphe et de reprendre sans fin une tâche dont on sait qu’elle ne sera jamais terminée. Mais rien ne nous interdit quelque joyeuse pause et de nous réjouir quand nous réussissons à pousser notre rocher un peu plus loin, quand nous atteignons une étape nouvelle », ajoute-t-elle.

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Instagram, Messenger et WhatsApp en partie fusionnés par Facebook ?

instagram, messenger et whatsappD’après le New York Times, le dirigeant de Facebook souhaiterait mutualiser les trois services de messagerie, afin d’inciter les utilisateurs des différentes plateformes à davantage interagir entre eux.

A elles trois, elles cumulent 3,8 milliards d’utilisateurs. D’après le New York Times, Mark Zuckerberg souhaiterait regrouper les forces des applications WhatsApp, Instagram et Facebook Messenger. L’article évoque quatre sources internes à Facebook, maison-mère des trois services. D’après eux, le dirigeant américain souhaite harmoniser l’infrastructure logicielle de Messenger, WhatsApp, et la fonction de messagerie d’Instagram, dans le but de les rendre compatibles. Selon ces mêmes sources, les trois services conserveraient leur identité propre et resteraient des applications à part entière.

Des utilisateurs plus engagés
Du côté de l’utilisateur, la principale évolution serait l’arrivée du chiffrement de bout en bout par défaut sur les trois applications. Un procédé qui consiste à sécuriser les échanges en ligne et à les rendre inaccessibles, y compris pour Facebook. A l’heure actuelle, seul WhatsApp bénéficie d’un tel dispositif par défaut. Il est cependant possible de l’activer sur Facebook Messenger, avec l’option baptisée “Conversations secrètes’”. En harmonisant le fonctionnement des trois applications, Facebook rendrait possible le partage de messages chiffrés entre les utilisateurs de WhatsApp, Messenger et Instagram.

Pour Facebook, l’intérêt d’un tel rapprochement serait d’augmenter l’engagement des internautes dans son univers applicatif, et donc ses revenus publicitaires. L’opération pourrait être moins bien perçue par les utilisateurs de la première heure des deux applications rachetées par Facebook (en 2012 pour Instagram et en 2014 pour WhatsApp).

mark zuckerberg facebookLes promesses d’indépendance oubliées
Selon le New York Times, le projet de Mark Zuckerberg a provoqué des tensions au sein de la multinationale, qui pourraient avoir un lien avec les départs des fondateurs de WhatsApp et d’Instagram (qui étaient restés salariés de Facebook) entre 2017 et 2018.

Certains d’entre eux avaient promis le respect de l’indépendance de leur application au sein de l’écosystème Facebook au moment du rachat. Des promesses qui n’ont pourtant pas été respectées par Facebook, qui a rapidement tenté de mutualiser les données personnelles des utilisateurs. En 2016, la justice allemande avait notamment épinglé l’entreprise pour avoir partagé les données entre WhatsApp et Facebook.

Interrogé sur le sujet, Facebook affirme vouloir “créer la meilleure expérience de messagerie possible”. “Nous travaillons à rendre nos services de messagerie chiffrés de bout en bout et explorons des pistes pour faciliter les échanges avec ses amis et sa famille entre les plateformes” confirme un représentant du réseau social.

En dépit de la meilleure protection de la vie privée, le chiffrement des conversations pourrait constituer un défi dans la lutte contre les fausses informations. Ne pouvant accéder au contenu des messages WhatsApp, Facebook est actuellement incapable de détecter des arnaques ou des fake news qui circulent parfois en masse. Ce qui a récemment contraint Facebook à limiter les transferts de messages sur la plateforme.

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7 millions d’euros touchés par Carlos Ghosn via une filiale aux Pays-Bas

carlos ghosnAlors que la détention Carlos Ghosn a été prolongée vendredi dernier, le patron de Renault fait face à de nouvelles accusations.

D’après Les Echos, il aurait touché 7 millions d’euros d’une structure créée aux Pays-Bas dans le cadre du rapprochement entre Nissan et Mitsubishi.

Détenu depuis le 19 novembre à Tokyo, Carlos Ghosn fait face à de nouvelles accusations. Le parquet japonais envisage en effet d’engager des poursuites liées à sa rémunération à hauteur de 7 millions d’euros par une structure conjointe à Nissan et Mitsubishi aux Pays-Bas, révèle le quotidien Les Echos.

Une rémunération restée secrète
D’après le journal économique, une structure baptisée « Nissan Mitsubishi BV (NMBV) » a été créée en juin 2017. Une entité qui fait suite au rachat de Mitsubishi par Nissan et censée encourager le rapprochement entre les deux entreprises japonaises en versant des bonus aux employés et managers travaillant en ce sens. La structure ne devait toutefois pas donner lieu à des rémunérations pour ses trois directeurs :  Hiroto Saikawa pour Nissan, Osamu Masuko pour Mitsubishi et Carlos Ghosn. Mais, début 2018, ce dernier aurait réussi, sans en informer les autres directeurs, à se faire engager en tant que salarié de NMBV, ce qui lui donnait droit à une rétribution.

Cette structure lui aurait ainsi permis de toucher « un bonus d’embauche » de 1,46 million d’euros, assorti d’une rémunération annuelle de 5,82 millions d’euros. Pour faire face à une hausse d’imposition, Carlos Ghosn aurait même organisé le prépaiement de son salaire du premier trimestre 2019 et aurait également touché près de 500.000 euros de versements non justifiés.

Au total, résume l’article des Echos, le dirigeant aurait touché 7 millions d’euros via cette entité et avant son arrestation, le tout en ayant participé à une seule réunion en août 2018. Ce nouvel élément pourrait donner lieu à une charge supplémentaire retenue contre le dirigeant, dont la détention a été prolongée vendredi dernier.

Enquête élargie à d’autres cadres
L’enquête interne menée par Nissan se poursuit et viserait désormais d’autres cadres de l’entreprise. José Munoz, qui a dirigé les opérations nord-américaines du groupe entre 2014 et 2018, serait en particulier visé. Il a démissionné vendredi dernier, se disant toutefois prêt à continuer à aider Nissan dans son enquête.

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Les seniors partagent sept fois plus de fake news que les plus jeunes

fake newsUne étude menée par trois chercheurs américains révèle que les utilisateurs de plus de 65 ans sont plus enclins à partager de fausses informations sur le réseau social.

Existe-t-il un profil type d’utilisateur diffusant des fake news sur Facebook ?  Trois chercheurs en sciences politiques se sont penchés sur la question. Les résultats de leur étude ont été publiés dans la revue Science Advances, a repéré Le Monde. Ils ont notamment découvert que les utilisateurs d’un âge avancé (plus de 65 ans) sont plus enclins à partager des fausses informations que les autres.

Pendant la campagne américaine de 2016, les réseaux sociaux -et particulièrement Facebook  ont été pointés du doigt pour leur rôle joué dans l’élection de Donald Trump. L’algorithme du fil d’actualité Facebook était programmé pour mettre en avant les contenus avec le plus de réactions, favorisant au passage le partage de fausses informations.

Pour mener leur étude, Andrew Guess, Jonathan Nagler et Joshua Tucker ont corrélé les réponses d’utilisateurs à un questionnaire sociologique et politique avec leurs profils Facebook. « Avant tout, nous avons constaté que le partage de fake news était une activité relativement rare », précisent les chercheurs. Ce résultat s’explique en partie par les critères très précis choisis par l’équipe pour repérer les fake news. Seuls les articles visant à tromper ont été pris en compte. Les tribunes et articles partiellement mensongers ou « hyper-partisans » comme ceux de Breitbart News ont été écartés.

Les seniors partagent sept fois plus de fake news
Les chercheurs affirment que les conservateurs ont été plus enclins à relayer des fake news provenant de sites non fiables pendant la campagne de 2016 que les libéraux ou les modérés. Surtout, les utilisateurs de plus de 65 ans ont partagé près de sept fois plus de fake news que le groupe d’âge le plus jeune.

Selon les chercheurs, deux hypothèses peuvent justifier ce résultat. Premièrement, il se peut que les Américains dans la soixantaine et au-delà n’aient pas un niveau de compréhension des réseaux sociaux suffisant pour repérer la fiabilité des informations publiées. Il est également possible qu’avec l’âge, l’affaiblissement de la mémoire fasse que ces générations sont plus vulnérables à certains types de messages trompeurs.

Les jeunes ne sont pas les plus vulnérables
Ce constat appelle à de nouvelles recherches pour vérifier si des résultats similaires seraient obtenus dans d’autres pays, précisent les chercheurs. Par ailleurs, ils indiquent qu’un élément important n’a pas pu être pris en compte: la composition du fil d’actualité Facebook des personnes interrogées pendant la campagne présidentielle. En effet, l’algorithme joue beaucoup dans le fait d’être exposé à des fausses informations. Cette étude suppose finalement que les recherches sur les fake news ne doivent pas se concentrer uniquement sur les jeunes générations.