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Des associations de consommateurs veulent faire interdire le démarchage téléphonique

Des associations de consommateurs veulent faire interdire le démarchage téléphoniqueUne pétition lancée ce 20 janvier vise à faire évoluer le projet de loi encadrant le démarchage téléphonique, jugé trop peu protecteur pour le consommateur.

Plusieurs associations de défense des consommateurs ont annoncé lundi le lancement d’une pétition sur le thème du démarchage téléphonique, appelant les pouvoirs publics à interdire cette pratique qualifiée d' »intrusive » et de « non désirée par les consommateurs ».

« La recrudescence du démarchage téléphonique (…) exige une action ferme des pouvoirs publics pour couper court aux pratiques toxiques », dénoncent dans un communiqué commun l’ADEIC, l’AFOC, l’ALLDC, la CSF, le CNAFAL, la CLCV, Familles Rurales, l’UFC-Que Choisir et l’UNAF.

Cette initiative intervient au moment où l’Assemblée nationale se prépare à discuter le 30 janvier prochain, en deuxième lecture, d’une proposition de loi sur cette question. « Pourtant, en l’état, le texte souffre cruellement d’ambition et risque même d’aggraver la situation, d’où notre appel à la mobilisation des consommateurs, premières victimes d’un véritable harcèlement commercial », s’alarment les associations.

Bloctel jugé inefficace
« Les secteurs qui recourent le plus au démarchage sont ceux qui concentrent les litiges de consommation avec des montants qui peuvent être très significatifs », dénoncent ces associations, qui ambitionnent d’atteindre 50.000 signatures pour la pétition.

En France, à l’heure actuelle, chacun peut être démarché, sauf s’il a inscrit son numéro au fichier Bloctel, service mis en place mi-2016 qui permet de ne plus être dérangé par des appels non souhaités. Quelque 3,7 millions de consommateurs et 700 entreprises avaient souscrit au dispositif Bloctel en 2018.

Le démarchage téléphonique n’a toutefois « pas été limité par Bloctel. Quatre ans après sa mise en place, le dispositif s’avère inefficace en raison de dérogations bien trop extensives et de sanctions insuffisamment dissuasives », poursuivent les associations.

En ce qui concerne le texte qui doit être prochainement discuté à l’Assemblée, celui-ci « cautionne la logique du droit d’opposition (opt-out) de Bloctel, dont l’inefficacité est notoirement constatée par les consommateurs », soulignent les associations.

L' »opt-out », c’est lorsque le destinataire d’une publicité ne s’est pas opposé : s’il n’a pas dit « non », c’est « oui », rappelle sur son site internet la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).

Mais en outre, le texte « élargit les possibilités de dérogation à l’interdiction du démarchage téléphonique pour les personnes inscrites sur Bloctel », tancent encore les associations.

En effet, selon elles, « toutes les entreprises avec lesquelles le consommateur inscrit à Bloctel a, ou a eu, une relation contractuelle pourraient le démarcher : “contrat un jour, démarché toujours « , s’insurgent les associations qui appellent les parlementaires à « interdire purement et simplement cette pratique ».

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Apprendre le français pour rêver d’un job

La langue françaiseLa langue française est souvent indispensable pour travailler dans les secteurs de la restauration ou même du nettoyage.

Partant du constat que des lacunes en français pouvaient fermer les portes du marché du travail, à de nombreux nouveaux arrivés dans le pays, l’Association de soutien aux travailleurs immigrés (ASTI) a mis en place en janvier 2019 le projet «Connections4Work».

Il est ouvert aux personnes inscrites à l’Adem ou bénéficiant d’une mesure de stabilisation ou d’activation de l’Office national d’inclusion sociale. Par cycle de six mois, les inscrits participent à des cours de français intensifs orientés vers les métiers visés que peuvent être la restauration, le jardinage, le nettoyage. «Nous ciblons les domaines où il y a une forte pénurie de main- d’œuvre pour augmenter les chances d’intégrer le marché de l’emploi», explique Marc Piron, le responsable du projet.

Règles d’hygiène à respecter
En plus des cours de français s’ajoutent des séances d’informations pratiques sur la rédaction de CV par exemple, mais aussi techniques sur les règles d’hygiène à respecter dans la restauration, et un stage non rémunéré en entreprise. La plupart des quinze personnes inscrites à ce projet seront orientées vers des emplois non qualifiés. «Nous avons aussi des personnes qui ont des diplômes dans la restauration et de l’expérience, mais seule la maîtrise du français est un obstacle», ajoute-t-il.

À l’issue de la première session de janvier à juillet 2019, sur les quinze participants, quatre ont trouvé immédiatement un emploi, un a décidé de rejoindre le lycée hôtelier.

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Des associations alertent sur la baisse du nombre de dons en 2019

resto du coeurSi les associations de lutte contre la pauvreté ont vu leurs dons diminuer, ceux à destination des associations environnementales ont augmenté.

C’est une tendance qui avait pu être observée en 2018 et qui s’est malheureusement confirmée en 2019. Les associations françaises de lutte contre la pauvreté ont vu leur nombre de dons baisser l’année passée. Mi-décembre 2019, il manquait par exemple entre 3 et 4 millions d’euros aux Restos du Cœur pour boucler leur budget annuel.

Un euro correspondant à un repas, « cela représente trois millions de repas », a expliqué à BFMTV Benoit Alain, responsable de la collecte des fonds de l’association. Une baisse qui intervient alors que les Restos du Cœur servent deux fois plus de repas qu’il y a 15 ans aux plus démunis.

« Heureusement, on a pu constater, dans les tous derniers jours de l’année, un sursaut de la générosité. Malgré tout, il nous reste encore plusieurs semaines de campagne à faire », a ajouté Benoit Alain, dont l’association a perdu entre 5% et 7% de ses donateurs en 2019.

Le constat est le même pour de nombreuses autres associations. En moyenne, les dons ont baissé de 4,2% par rapport à 2018. Florent Guéguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (FNARS), a ainsi expliqué à franceinfo que les dons avaient diminué d’environ « 150 millions d’euros » en 2018, une tendance qui s’est confirmée en 2019.

Les Français ont de moins en moins les moyens de donner
Cette baisse n’est pas étonnante pour Nolwenn Poupon, responsable des études de la communication chez France générosités. Selon elle, les difficultés que connaissent actuellement les associations de lutte contre la pauvreté sont directement liées aux récentes modifications fiscales.

« La hausse de la CSG pour les personnes âgées, qui a entraîné une baisse de leur pouvoir d’achat, la transformation de l’ISF en IFI, qui a fait que les contribuables assujettis à l’impôt étaient moins nombreux et avaient un niveau d’impôt moins important à payer, et la mise en place du prélèvement à la source, qui a créé un moment de flottement sur la possibilité d’avoir la réduction fiscale associée aux dons » ont contribué à diminuer le nombre de donateurs, assure Nolwenn Poupon.

Les dons aux associations environnementales en hausse
Reflet de la pré-occupation grandissante des Français pour les questions écologiques, les associations de protection de l’environnement ont, à l’inverse, vu leur nombre de dons augmenter en 2019. Pour Greenpeace France, cette hausse a été de l’ordre de 10% l’année passée.

« La population française prend conscience de l’urgence climatique et de l’urgence environnementale. On a eu, au cours des derniers mois beaucoup d’alertes lancées par les scientifiques, qui rappelaient l’urgence d’agir contre le dérèglement climatique », note Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France.

L’environnement fait en effet désormais partie des principales préoccupations des Français, derrière la santé publique, l’emploi et l’éducation nationale.

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Entre modération et polémiques, le « Dry january » débute ce mercredi en France

dry januaryInitialement porté par l’État, ce défi, qui consiste à réduire sa consommation d’alcool, est désormais organisé par une trentaine d’associations.

Lancée en 2013 en Angleterre, l’opération « Dry january », (comprendre « Janvier sec »), est sur le point d’être lancée en France, alors qu’approche la nouvelle année. À partir de ce mercredi, une trentaine d’associations proposent en effet d’arrêter, ou du moins réduire, sa consommation d’alcool pour le mois à venir.

« C’est une campagne mobilisatrice, ludique, pour s’essayer individuellement et collectivement à une pause pendant un mois, après la période des fêtes », expliquait Nathalie Latour, déléguée générale de la Fédération addiction, l’une des associations organisatrices.

Initialement, le projet, inédit en France, aurait dû être porté par l’État. Mais, selon les associations organisatrices, elles l’accusent d’avoir renoncé mi-novembre après une rencontre entre Emmanuel Macron et les producteurs de champagne.

De virulents opposants
De fait, l’idée même du « Dry january » rencontre de nombreux opposants. Début décembre, une tribune publiée dans Le Figaro, et signée par plusieurs célébrités dont Cyril Lignac, Guy Savoy ou Pierre Arditi demandait d’arrêter « de culpabiliser les amateurs de vin ».

« Cette initiative me (Philippe Claudel, auteur de la tribune, NDLR) consterne. Et je ne sais si la placer de plus en janvier, mois de Saint-Vincent, patron des vignerons, relève de la simple bêtise ou de la provocation », peut-on par exemple lire.

Bernard Farges, président de la CNAOC (Confédération Nationale des producteurs de vins et eaux de vie de vin à Appellations d’Origine Contrôlées) y voit quant à lui une volonté « d’arriver à l’interdiction de consommation, c’est ça qui est derrière ».

Une accusation balayée par Nathalie Latour, qui de son côté assure qu’il n’existe « aucune volonté de prohibition ni d’abstinence totale, ce n’est pas du tout une campagne moralisatrice ni hygiéniste ».

« Ces produits ont une place importante dans la culture française. Mais il faut équilibrer les enjeux économiques, sociaux et de santé », explique-t-elle encore.

Des bienfaits réels
Reste que, selon le site de l’événement, les bénéfices d’une telle pause sont réels. En vrac, 71% des participants dormiraient mieux, 86% réaliseraient des économies d’argent, et 67% ont amélioré leur capacité de concentration.

« Les résultats sont intéressants, à court et moyen/long terme : les personnes qui ont participé arrivent ensuite à mieux réguler leur consommation d’alcool », assure Nathalie Latour.

Afin de leur venir en aide, le « Défi de janvier » s’appuie sur un site détaillé, où l’on peut s’inscrire et trouver des dépliants et des posters. « Les restaurants, les collectivités qui le souhaitent peuvent les imprimer et les afficher », complète-t-elle.

On peut également y télécharger une application en anglais baptisée Try Dry. Créée par l’association Alcohol Change, à l’origine du « Dry january » anglais, elle permet d’aider à atteindre ses objectifs lorsqu’on diminue ou arrête sa consommation d’alcool.

La consommation d’alcool est à l’origine de nombreuses maladies (cancers, maladies vasculaires, etc.) et est responsable dans l’Hexagone de 41.000 morts par an, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac (75.000), selon l’agence sanitaire Santé publique France.

En outre, selon les addictologues, 80% de l’alcool vendu en France est consommé par seulement 20% de la population.

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250 travailleurs du sexe saisissent la CEDH contre la loi prostitution de 2016

CEDH contre la loi prostitution de 2016Ils saisissent la CEDH pour obtenir l’abrogation de la loi de 2016, qui verbalise les clients de travailleurs et travailleuses du sexe.

Les associations dénoncent une aggravation des conditions de travail depuis 2016, les travailleurs étant plus exposés aux agressions, aux violences et aux rapports non protégés.

Quelque 250 travailleurs du sexe soutenus par une vingtaine d’associations ont saisi la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour qu’elle abroge la loi de 2016 pénalisant les clients de prostituées, ont-ils annoncé  jeudi.

Ils ont pris cette initiative après avoir été déboutés en février dernier par le Conseil constitutionnel, à qui ils avaient demandé de revenir sur cette loi qu’ils jugent attentatoire à la « liberté d’entreprendre » et à la « liberté sexuelle » et dangereuse pour la santé et les droits des travailleurs du sexe.

« Depuis des années, les travailleurs et travailleuses du sexe alertent sur les conséquences dramatiques de la pénalisation des clients et des politiques répressives à leur endroit », expliquent dans un communiqué les 250 travailleurs du sexe et 19 associations dont Act Up, Aides, Inter-LGBT, le Planning familial, le Syndicat du travail sexuel (Strass), le Sidaction et Médecins du Monde.

La dégradation des conditions de travail depuis 2016
Estimant qu’en France le gouvernement et les institutions « nient leur vie » et « restent sourds aux violences de leur politique », ils annoncent « attaquer l’Etat » devant la CEDH pour obtenir l’abrogation de la « dangereuse » loi de 2016. Cette dernière a abrogé le délit de racolage, remplacé par la verbalisation des clients avec une amende de 1500 euros pouvant aller jusqu’à 3.750 euros en cas de récidive, parfois complétée par un stage de sensibilisation.

Mais au quotidien, selon les associations qui la dénoncent, elle a fait baisser les revenus des travailleurs du sexe et les a obligés à accepter des rapports non protégés ou à exercer dans des endroits plus isolés où ils sont davantage exposés aux agressions. « Il est urgent que le sacrifice des travailleurs et travailleuses sexe sur l’autel de la moralité cesse ! », soulignent les signataires du communiqué.

Outre l’abrogation de la loi, ils demandent davantage de moyens pour lutter « contre toutes les formes de violences », « accompagner effectivement les personnes en difficulté dans toutes les dimensions sociales, sanitaires et juridiques » et « garantir une réorientation de carrière pour les personnes qui le souhaitent ».

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Certaines assurances vie évacuent discrètement la garantie totale du capital

assurances vieAprès enquête, l’association de défense des consommateurs CLCV accuse certains assureurs de ne plus garantir à 100% le capital épargné sur les fonds en euros alors que cela a toujours été la règle.

Les contrats d’assurance-vie en fonds euros sont en plein bouleversement, une révolution qui touche une grande partie des épargnants puisque ces contrats représentent 80% des encours en France.

Avec des taux d’intérêt de plus en plus faibles, les grands assureurs baissent les rémunération et appellent les épargnants à diversifier leurs contrats avec des unités de compte plus risquées mais plus rémunératrices. D’autres ont même décidé de limiter l’accès à ces contrats à capital garanti comme Allianz qui n’ouvrira plus de contrats à 100% en fonds euros.

Et il semble que la notion même de « capital garanti » qui structure ces contrats depuis toujours soit remise en cause. C’est en tout cas une des conclusions d’une enquête de l’association de défense des consommateurs CLCV qui a envoyé 955 questionnaires, un par contrat d’assurance nouveau ou ancien, à 113 contacts, assureurs ou distributeurs.

« Les épargnants ont été trompés » par les acteurs du marché « sur les points majeurs du fonds en euros », dont certains contrats ont « perdu leur garantie intégrale en capital », accuse l’association.

Traditionnellement, les fonds « euros » fonctionnaient de la manière suivante: « Si un épargnant a investi 100 euros, après paiement des frais sur versement, il doit être assuré de récupérer 100, quoi qu’il arrive et quels que soient les autres frais », rappelle CLCV.

L’association vise les frais de gestion demandés par les assureurs : selon CLCV, la moitié des nouveaux contrats permet aux compagnies de prélever ces frais même si cela conduit l’épargnant à se retrouver in fine avec un montant inférieur à sa mise initiale.

Tour de passe-passe
« Si la quasi-unanimité des contrats fermés à la souscription propose une telle garantie, près de 49% des contrats ouverts à la souscription ne l’offrent plus. Dans ce cas, le plus souvent, l’assureur s’autorise à imputer tous les ans les frais de gestion sur le capital. Ainsi, la garantie du capital baisse avec le temps avec une garantie de l’ordre de 92 % seulement au bout de huit ans », peut-on lire. La CLCV note que les anciens contrats, fermés à la souscription, n’amputent eux presque jamais le capital initialement investi.

« Avec ce tour de passe-passe, les assureurs sont parvenus à transformer la garantie totale du fonds en euros en garantie partielle, mais aussi à s’assurer la perception des frais de gestion, quel que soit l’environnement économique », s’étrangle la CLCV.

L’association n’hésite pas à nommer les établissements qui de fait n’offrent plus une garantie à 100% du capital. « Sont concernés les contrats de notre panel proposés par HSBC, mais également par Prédica, la filiale assurance vie du Crédit Agricole. Floriane 2, LCL Vie ou encore Espace Liberté 3 n’ont pas de garantie intégrale en capital. Du côté des assureurs traditionnels : ces pratiques sont particulièrement visibles chez Generali et Spirica ».

Face à cette situation, l’association demande « la mention expresse de l’absence de garantie sur le fonds en euros dans les documents commerciaux, publicitaires et contractuels dès lors que l’assuré n’est pas sûr de récupérer 100 à tout moment s’il a investi 100 après frais sur versements ».

Contactée par l’AFP, la Fédération française de l’assurance n’était pas immédiatement disponible pour commenter les conclusions de cette étude.

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Les Restos du cœur servent deux fois plus de repas qu’il y a 15 ans

resto-du-coeur-1.jpgLes Restos du cœur lancent cette semaine leur campagne d’hiver de distribution de repas gratuits pour leurs 900.000 bénéficiaires.

En 2018, plus de 133 millions de repas ont été servis par les Restos du cœur, soit deux fois plus qu’il y a 15 ans (67 millions de repas servis en 2004). Des proportions probablement inimaginables pour Coluche lorsqu’il a créé l’association, il y a 35 ans.

A l’époque, le 26 septembre 1985, l’humoriste déclare avoir l’ambition de « distribuer deux ou trois mille couverts par jour ». Mais dès la première campagne hivernale, plus de huit millions de repas seront distribués.

Deux ans plus tard, la barre des 20 millions de repas est franchie. Il faut attendre le milieu des années 1990 pour atteindre le cap symbolique des 50 millions de repas. Après une stagnation de ce chiffre pendant quelques années, la demande explose à nouveau durant la deuxième moitié des années 2000, jusqu’à atteindre 100 millions de repas en 2008, en pleine crise financière.

De 8 à 133 millions de repas servis
L’infographie ci-dessous retrace l’évolution du nombre de repas servis par les Restos du cœur depuis leur création jusqu’à aujourd’hui.

Resto du coeur

Pour les Restos du cœur, le nombre de repas pourrait être « divisé par deux »
Actuellement, un repas sur quatre est financé par l’aide alimentaire européenne, « aujourd’hui fortement menacée », selon l’association. De 2014 à 2020, le budget global du Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) pour la France était de 587 millions d’euros, soit un tiers de l’aide alimentaire française.

Une aide qui pourrait être drastiquement réduite lors du prochain vote du budget européen en 2020, conduisant à diviser par « deux voire par quatre le nombre de repas qu’on pourrait distribuer », dénoncent les Restos du cœur.

« Ce fonds est le principal outil de lutte contre la pauvreté en Europe (…) et malheureusement, la pauvreté ne diminue pas en France », souligne Patrice Blanc, président de l’association : « Il y a de plus en plus de personnes sous le seuil de pauvreté et les inégalités augmentent (…) Derrière ces chiffres, ce sont des femmes, des enfants, des familles qui vivent dans des situations de précarité inacceptables ».