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Plutôt que de les détruire, Amazon va donner les invendus

amazonLe géant du e-commerce va lancer le 1er septembre un programme s’adressant aux vendeurs tiers qui stockent leurs marchandises dans ses entrepôts aux États-Unis et au Royaume-Uni. Sauf opposition de leur part, les invendus seront donnés à un programme de charité.

Les images diffusées en début d’année par le magazine Capital sur M6 avaient choqué. On y voyait des tonnes de produits neufs, provenant des entrepôts d’Amazon dans le Loiret, mis à la benne en vue d’être détruits. Il s’agissait des marchandises invendues ou retournées par les clients appartenant à des vendeurs de la market-place, stockés par le géant du e-commerce.

Amazon va mettre fin à cette pratique, pour le moment aux États-Unis et au Royaume-Uni. Le e-commerçant vient d’annoncer le lancement de son programme « FBA », selon des informations de CNBC repérées par le Parisien. Il consiste à donner les marchandises invendues à des organisations caritatives. Ce sera l’option par défaut appliquée par Amazon à compter du 1er septembre quand les vendeurs tiers voudront se débarrasser de leur stock.

Des associations caritatives chargées de la redistribution
S’ils ne souhaitent pas participer à ce programme, ils devront donc le faire savoir à Amazon. Mais selon des témoignages de vendeurs recueillis par CNBC, ce programme de don serait financièrement intéressant. Actuellement, Amazon facture 50 centimes de dollars la restitution d’un invendu et 15 centimes sa destruction, d’où ce choix souvent adopté par les vendeurs.

Les marchandises invendues seront données sur le territoire américain au réseau Good 360, qui les redistribuera à des associations caritatives. Au Royaume-Uni, les bénéficiaires seront des organisations caritatives telles que Newlife, Salvation Army et Barnado’s. Amazon précise dans un communiqué qu’il se chargera de la logistique pour simplifier le processus de donation.

Selon le magazine Capital, ce sont plus de 3 millions de produits qui ont ainsi été détruits par Amazon en France au cours de l’année. Les États-Unis étant le plus gros marché d’Amazon, le nombre d’objets détruits serait donc bien supérieur. Pour apaiser les esprits, Amazon précise toutefois que la majorité des produits qui lui reste sur les bras sont revendus à des liquidateurs ou déjà donnés à des associations quand leur état le permet.

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Comment la cigarette est devenue indésirable à la plage

PST1.jpgDe plus en plus de municipalités prennent des arrêtés interdisant le tabac sur leurs plages. Le bannissement dépasse même les frontières des bords de mer. Car les enjeux sont considérables pour la santé humaine mais aussi l’environnement.

Le tabac tabou à la plage ?   Alors que la France compte près de 16 millions de fumeurs, selon Tabac-info-service, la cigarette est en passe de devenir persona non grata en bord de mer. Aujourd’hui, il existe quelque 60 plages qui bannissent la cigarette sur tout le littoral français, selon la Ligue nationale contre le cancer qui a créé le label « plage sans tabac ». On peut ainsi citer La Rochelle, Royan, Biarritz, Mimizan, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le Grau-du-Roi, Saint-Malo, Ouistreham ou encore Propriano et Ajaccio.

Un enjeu de santé publique
La toute première plage non-fumeur a vu le jour en 2011 à La Ciotat, suivant l’exemple de New York qui interdisait à la même époque le tabac dans les lieux de plein air notamment ses 1700 parcs, 22 kilomètres de plages et quartiers piétonniers comme Times Square. L’année suivante, c’était la plage du Centenaire à Nice, sur la Promenade des Anglais, qui faisait de même.

« Près de 80% des fumeurs veulent arrêter, ils ont conscience de leur dépendance et de la difficulté que cela représente, pointe Emmanuel Ricard, délégué à la prévention au sein de la Ligue nationale contre le cancer, pour BFMTV.com. Chez un ancien fumeur, la simple vision d’un autre fumeur peut donner envie d’allumer une cigarette. Ils doivent pouvoir trouver des espaces sans sollicitation. »

L’association rappelle que le tabac est la première cause évitable de mortalité en France et responsable de plus de 78.000 morts par an. Si l’ambition est ainsi de donner un coup de pouce aux futurs repentis du tabac, le but est aussi d’éliminer l’exposition au tabagisme passif et de réduire l’initiation. Car l’urgence, selon Emmanuel Ricard, est de protéger les enfants alors qu’un jeune de 15 à 19 ans sur trois fume.

« Au début, il y avait de fortes réticences aux plages sans tabac, mais elles sont tombées en axant l’argumentaire sur les enfants. On leur doit une exemplarité. Sans compter qu’un enfant dont l’entourage fume a une probabilité supplémentaire à lui-même fumer plus tard. Il y a une vraie contamination sociale. »

Un déchet dangereux
En plus des questions de santé publique, l’interdiction de la cigarette répond à des enjeux environnementaux. Début juin, trois plages de Marseille ont ainsi banni le tabac. L’arrêté municipal précise que l’objectif est de « protéger les non-fumeurs des dangers du tabagisme passif » mais aussi « préserver le littoral des déchets ».

Chaque année, 20 à 25.000 tonnes de mégots sont jetés dans la nature en France, indique le ministère de la Transition écologique. « Le filtre contient plusieurs milliers de substances chimiques (acide cyanhydrique, naphtalène, nicotine, ammoniac, cadmium, arsenic, mercure, plomb) dont certaines sont toxiques pour les écosystèmes, un mégot jeté par terre et emporté par les eaux aura toutes les chances de rejoindre les mers et les océans ». C’est le déchet plastique le plus retrouvé sur les plages juste après les bouteilles en plastiques.

Une problématique à laquelle Thierry Lerévérend, directeur de l’association Teragir, qui accompagne des projets de développement durable, est régulièrement confrontée.

« Jeter son mégot, c’est un geste culturellement installé, regrette-t-il pour BFMTV.com. On s’imagine qu’emporté dans le caniveau, il sera récupéré en station d’épuration. Mais c’est faux. Si certains égouts unitaires emportent les eaux pluviales avec les eaux usées vers les stations d’épuration, d’autres égouts séparatifs ne traitent pas les eaux de pluie et les rejettent directement vers les cours d’eau. »

« Jeter un mégot par terre, ce n’est ni un geste normal ni anodin »
L’association Surfrider, qui œuvre en faveur de la protection de l’océan, organise régulièrement des « initiatives océanes », des opérations de ramassage des déchets. Le mégot arrive systématiquement en tête. L’année dernière à Paris, aux abords du bassin de La Villette, 23.000 mégots ont été ramassés en seulement une heure et demie.

Pour Diane Beaumenay, chargée de mission européenne pour Surfrider, la première solution reste la sensibilisation. « On peut aussi mettre à disposition des cendriers de poche, ou encore interdire de fumer sur les plages, explique-t-elle pour BFMTV.com. Mais il faut avant tout expliquer que jeter un mégot de cigarette par terre, ce n’est ni un geste normal ni anodin. Sans sensibilisation, il est difficile de changer les comportements. »

Un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau et être ingéré par les animaux marins. Pour qu’il se dégrade dans la nature, il faut compter plusieurs années, selon le milieu. « En réalité, un mégot se fragmente, se décompose et dissémine sa pollution impactant la faune, la flore et les eaux, ce qui provoque une pollution chimique, poursuit Diane Beaumenay. Ses microparticules de plastique ne disparaissent en réalité jamais. »

Thierry Lerévérend, de Teragir, en appelle quant à lui à la responsabilité de chacun. « Les Français ne sont pas de mauvaises personnes mais il y a une vraie prise de conscience à avoir », déclare-t-il. « On ne peut pas mettre un cendrier derrière chaque fumeur. La seule solution est que chacun rapporte son mégot. »

1570 « espaces sans tabac »
Il n’y a pas que les plages qui interdisent la cigarette. Début juin, 52 espaces verts parisiens ont ainsi banni le tabac, soit 10% des parcs et jardins de la capitale. L’année dernière, Strasbourg a été la première ville à interdire la cigarette dans tous ses parcs et jardins publics.

Au total, la Ligue nationale contre le cancer comptabilise 1570 « espaces sans tabac » dans 41 départements, des parcs aux parcours de santé en passant par les entrées d’établissements scolaires ou les espaces extérieurs d’hôpitaux. Le bannissement du tabac est bel et bien en hausse, assure Emmanuel Ricard, « avec un effet boule de neige ». Son objectif : « dénormaliser » le tabagisme dans les espaces publics et rompre le lien entre les loisirs et le tabac. La Ligue nationale contre le cancer vise la mise en place de 3000 de ces espaces d’ici la fin 2020.

Pour Gérard Audureau, président de l’association Les Droits des non-fumeurs, le bannissement de la cigarette répond à une tendance de fond. « Cela concerne tous les espaces extérieurs où l’on a vocation à cohabiter, que ce soit les terrasses de café, les abribus ou les gradins dans les stades, remarque-t-il pour BFMTV.com. Et puis l’intolérance à la fumée de cigarette est de plus en plus grande. Et l’on commence à se rendre compte que c’est agréable de pouvoir respirer tranquillement. »

Son association est actuellement en train de réactualiser le site et l’application « Ma terrasse sans tabac », lancés en 2017 par Marisol Touraine à l’époque ministre des Solidarités et de la santé. Ces plateformes listent bars et restaurants proposant un espace extérieur entièrement non-fumeur.

Changer le regard sur la cigarette
« Il suffit d’un seul fumeur pour que toute une terrasse fermée, notamment l’hiver, devienne irrespirable. De plus en plus de restaurateurs prennent ainsi conscience du problème, assure Gérard Audureau. En proposant des terrasses non-fumeurs, ils ne vont pas perdre de clientèle, c’est une idée préconçue. Ils vont même en gagner. La convivialité ne naît pas du tabac. »

Il accuse les industriels du tabac d’avoir instillé des décennies durant l’idée selon laquelle la norme, c’est de fumer. « Il faudra des générations pour démonter cette construction ». Emmanuel Ricard, de la Ligue contre le cancer, partage la même analyse.

« L’image du tabac est associée au plaisir, dénonce-t-il. Pourtant, les toutes premières cigarettes sont rarement agréables, il faut même se forcer. Fumer serait synonyme de liberté, de moment de détente, de pause. Mais ce ne sont que des arcs-réflexes qui ont été historiquement imposés. Nous ne voulons pas stigmatiser le fumeur, mais changer le regard. »

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Faut-il vraiment attendre trois heures après avoir mangé pour aller se baigner ?

baignadeSe baigner ou ne pas se baigner après avoir mangé : le problème est plus complexe qu’il n’y paraît. Et la solution ne réside pas que dans le contenu de l’assiette.

Vous venez de terminer le déjeuner, les enfants ont avalé leur dernière cuillerée de dessert et déjà ils trépignent à l’idée d’aller se baigner. Non non non, vous ne cédez pas, ils vont devoir patienter : pas question de se mettre à l’eau tant qu’ils n’auront pas digéré. Vous en êtes certain, votre mère qui le tient de votre grand-mère vous l’a toujours martelé : on ne se baigne pas après avoir mangé. Que nenni, c’est (presque) faux.

La circulation sanguine modifiée par le repas
Il est vrai que la digestion entraîne une hausse de la température corporelle : ce processus provoque un afflux de sang vers l’abdomen et peut donc faire légèrement augmenter la température. Pour Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France, le plus important est d’éviter le choc thermique.

« Le choc peut être d’autant plus brutal que la circulation sanguine est modifiée après le repas, assure-t-il à BFMTV.com  La digestion fatigue le corps et consomme de l’énergie, c’est pour cela que l’on est souvent somnolant après un repas, c’est tout à fait normal. »

Mobilisé pour absorber les nutriments, le sang est ainsi moins disponible pour le reste de l’organisme. Santé publique France a recensé en 2015 six décès par noyade sur 436 dont au moins l’une des causes était la digestion, ce qui représente 1% des morts. Donc pas de baignade, tranche Christophe Prudhomme. « L’organisme a besoin de se reposer pendant la digestion et tout effort physique est inadapté. »

Gonflement et rétractation des vaisseaux
Le problème réside surtout dans la différence de température avec l’eau. Plus il fait chaud et plus l’eau est froide, plus cet écart peut potentiellement provoquer un choc thermique et donc une hydrocution. Quand le mercure grimpe, les vaisseaux sanguins gonflent et le cœur bat plus vite pour maintenir le corps à bonne température. Or, quand un adulte pénètre une eau à moins de 18 degrés ou 20 degrés pour un enfant, le froid provoque un quasi immédiat rétrécissement du diamètre des artères.

« Dans plusieurs cas de noyades, alors que l’air ambiant était autour de 35-40°C, des jeunes ont brutalement sauté dans l’eau. Un écart de 20°C est trop important pour que le corps puisse s’y accoutumer aussi vite. Cela trouble la circulation sanguine et provoque une syncope. Si cette syncope a lieu dans l’eau, vous vous noyez. C’est dramatique », ajoute Christophe Prudhomme.

La circulation sanguine ralentit et l’apport en oxygène est réduit. Ce qui peut entraîner des étourdissements, une perte de connaissance, des difficultés respiratoires voire un malaise cardiaque.

L’exposition au soleil
Pour le lieutenant Emmanuel Rossi, conseiller technique nautique au Sdis de Haute-Saône, la question du repas n’est pas l’unique élément à prendre en compte, d’autres paramètres entrent en jeu.

« Tout dépend de ce que vous avez mangé, explique-t-il à BFMTV.com. Un repas léger mobilisera moins l’organisme qu’un repas copieux. Mais ce qui aggrave le problème, c’est l’exposition au soleil. Quelqu’un qui n’a pas mangé mais s’est exposé entre midi et 16 heures se mettra plus en danger qu’une personne qui a mangé léger mais est restée à l’ombre ».

Sans compter qu’un autre paramètre peut modifier la qualité du repas: la consommation d’alcool. Dans son enquête sur la surveillance épidémiologique des noyades, Santé publique France pointait la responsabilité de l’absorption de boissons alcoolisées dans 10% des décès.

Chaque été, 50 enfants meurent par noyade
En ce mois de juillet particulièrement chaud, quelque 60 personnes sont mortes par noyade. Entre 2015 et 2018, ce nombre a même bondi de 30%, la mort par noyade devenant la première cause de décès chez les moins de 25 ans. Le gouvernement a ainsi lancé une campagne de prévention pour appeler à la prudence et à la surveillance des plus jeunes.

Le ministère des Solidarités et de la santé rappelle ainsi que chaque été, les noyades accidentelles provoquent environ 50 décès chez les enfants de moins de 13 ans. « Un manque de surveillance est relevé dans une noyade sur deux ».

Une entrée progressive dans l’eau
En plus de limiter son exposition au soleil aux heures les plus chaudes, Emmanuel Rossi conseille une entrée progressive dans l’eau. « Se mouiller la nuque, cela s’explique physiologiquement. Le bulbe rachidien a pour fonction la gestion de la thermorégulation. C’est un des endroits où l’organisme va prendre l’information d’adapter sa température. Bras, épaules, torse et toutes les zones avec des organes, l’idée est de faciliter l’adaptation du corps et permettre une rétractation des vaisseaux moins brusque ».

Pas question donc d’entrer dans l’eau en faisant une bombe, insiste Emmanuel Rossi. « Pas de plongeon sans être préalablement mouillé ». Il recommande également de ne pas sur-estimer ses capacités physiques. « On a déjà vu des personnes se lancer dans la traversée d’une rivière à la nage qui se font surprendre par des écarts de température entre le bord et des zones plus lointaines, sans compter le risque de courants ».

Quant à vos enfants qui piaffent d’impatience: si le repas a été léger, s’ils sont restés à l’ombre, si le soleil ne tape pas trop fort et si un adulte assure la surveillance, feu vert pour se jeter, en douceur, à l’eau.

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L’UFC-Que Choisir veut que Google indemnise les détenteurs de mobiles Android

L'UFC-Que Choisir veut que Google indemnise les détenteurs de mobiles AndroidL’association de défense des consommateurs lance une action de groupe contre Google devant le TGI de Paris, pour violation du Règlement général de protection des données (RGPD).

Google est cerné de toutes parts par les critiques à l’égard de son exploitation des données personnelles. Fin janvier 2019, l’entreprise américaine a écopé d’une lourde amende de la CNIL, 50 millions d’euros , dont elle a depuis fait appel, pour son opacité à l’égard de la collecte des informations de ses utilisateurs.

Estimant qu’aucun effort n’a été fourni depuis cette date, l’UFC-Que Choisir lance à son tour une action collective auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris contre le géant du Web. En cause : une violation, à ses yeux, du Règlement général de protection des données (RGPD), entré en application le 25 mai 2018 dans l’Union européenne.

« L’objectif de cette action est de mettre fin à l’exploitation insidieuse des données personnelles de ses utilisateurs, particulièrement ceux détenant un équipement Android avec un compte Google, et de les indemniser à hauteur de 1000 euros », fait savoir le communiqué de l’association de défense des consommateurs.

Cette somme de 1000 euros a été déterminée « comme étant celle assurant une juste indemnisation au regard du caractère massif et continu de cette violation et permettant d’assurer le respect de la vie privée des utilisateurs », complète l’UFC-Que Choisir, sans donner d’informations supplémentaires.

« Nous avons un niveau d’exigence élevé en matière de transparence et de consentement basées à la fois sur les recommandations des différentes autorités et sur des tests rigoureux auprès des utilisateurs », souligne un porte-parole de Google en réponse à cette annonce. « Nous fournissons des informations utiles et des outils de contrôles de confidentialité simples à utiliser dans nos produits. »

Le parc de smartphones Android étant selon nos estimations d’environ 33 millions dans l’Hexagone, si l’association obtient gain de cause, le géant américain pourrait devoir reverser quelque 33 milliards d’euros aux utilisateurs français, soit 25% de son chiffre d’affaires mondial annuel. Et c’est sans compter les tablettes.

1000 lignes de règles de confidentialité
L’UFC-Que Choisir entend également atteindre d’autres objectifs : mettre fin à l’exploitation des données personnelles des utilisateurs d’Android « collectées de façon illégale » et obtenir un réel consentement de leur part pour la collecte et le traitement de ces données par les services et applications de Google. La nécessité d’un consentement libre et éclairé est spécifiée dans le RGPD.

Google vient tirer profit des données personnelles de ses utilisateurs pour affiner et personnaliser ses services et recommandations. L’UFC-Que Choisir juge néanmoins que, malgré la condamnation de la CNIL, la société continue de noyer les consommateurs dans des règles de confidentialités interminables, « plus de 1000 lignes, 5700 mots, 57 renvois et 100 liens vers d’autres contenus »  et à maintenir un véritable parcours du combattant pour agir sur la géolocalisation.

L’association fait mention de six actions pour accéder aux informations sur les différentes méthodes utilisées à cet effet et rappelle qu’un smartphone, même immobile, transmet sa géolocalisation près de 340 fois par jour.

En août dernier, une enquête d’Associated Press avait relevé que les appareils Android et iPhone enregistraient la position de leurs détenteurs, même après désactivation de l’historique des positions sur les services Google. L’option « activité sur le Web et les applications » devait elle aussi être décochée pour faire cesser définitivement la collecte de données.

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Pourquoi le drame de la fausse couche est-il encore tabou ?

Pourquoi le drame de la fausse couche est-il encore tabouAlors qu’une femme sur quatre vit une fausse couche au cours de sa vie, le sujet reste peu, voire pas abordé en France, au niveau du grand public. Ce manque entraîne une méconnaissance autour de la perte précoce de la grossesse, mais surtout un tabou, qui freine le besoin de parler des personnes vivant cette perte.

Dans un long témoignage posté dimanche sur la plateforme Medium, la députée LaREM Paula Forteza raconte sa fausse couche, à quatre mois de grossesse, et pointe du doigt le manque d’informations et le tabou autour de ce sujet. « Pourquoi n’en avais-je jamais entendu parler avant ?  Pourquoi en avoir fait collectivement un tabou, une expérience à passer sous silence sous prétexte qu’elle serait glauque et choquante ?« , écrit l’élue.

Si des témoignages sur le sujet sont partagés en ligne, rares sont les collègues, cousines, amies voire même frères, soeurs ou parents qui osent raconter ce difficile moment de leur vie. « J’ai eu l’impression d’échouer », déclarait Michelle Obama, ex-première dame américaine, en novembre 2018, alors qu’elle se confiait sur sa fausse couche, « parce que je ne savais pas à quel point les fausses couches étaient courantes, parce que nous n’en parlons pas. Nous restons dans notre douleur en pensant que nous sommes brisés ».

Une femme sur quatre vit une fausse couche
La fausse couche c’est « un arrêt spontané de la grossesse avant la 22ème semaine d’aménorrhée (soit environ 5 mois), date de viabilité du fœtus », explique le site de l’assurance maladie.

Il rappelle que la fausse couche isolée (une expérience de fausse couche unique) est une « situation fréquente » qui touche au moins 15% des grossesses. Le site de l’assurance maladie précise que le risque de fausse couche spontanée augmente avec l’âge : à 25 ans, il est de 12% par cycle à 42 ans, de 50%. En tout, c’est à peu près une femme sur quatre qui sera confrontée à une fausse couche au cours de sa vie. Malaise, pudeur ou peur de la réaction de l’autre, pourquoi ce sujet reste-t-il si peu abordé ?

« Le deuil d’un enfant qui n’a pas vécu »
La difficulté de parler d’une fausse couche est intrinsèque au drame que la mort d’un enfant provoque au sein d’un couple, ou chez la femme qui portait l’enfant. « C’est le deuil d’un enfant qui n’est pas né, c’est aussi le deuil d’un projet, le deuil de tout un désir de conception, de famille qu’il faut faire », explique une responsable de l’association Petite Émilie, qui regroupe des familles concernées par le deuil périnatal.

Face à ses proches, mais aussi à la société, c’est un deuil qui peut être compliqué à faire, mais aussi à faire comprendre, car « il est difficilement admis qu’on fasse le deuil de quelqu’un qui n’a pas existé. Il n’y a pas de vécu, de souvenirs » à évoquer pour les proches, continue la responsable.

La majorité des fausses couches intervient au cours du premier trimestre, avant la 14ème semaine d’aménorrhée, à trois mois de gestation. Alors que l’annonce de la grossesse à son entourage intervient généralement à la fin de cette période, quand les risques de perte du foetus sont amoindries.

Dans un long témoignage sur sa propre fausse couche, mais aussi l’appréhension du sujet en France, Marie-Hélène Lahaye fustige dans un post de son blog « Marie accouche là » ce silence au début de la grossesse, qui maintient le tabou selon elle et « a pour seul but d’empêcher les futurs parents d’annoncer par la suite une éventuelle fausse couche ».

« Parfois la grossesse n’a même pas été annoncée à ses proches, donc on doit tout dire d’un coup », raconte une responsable d’Agapa, association qui accompagne les personnes touchées par une grossesse interrompue. Cela rajoute à « la brutalité et l’inattendu de cette situation », déjà difficile à vivre.

La cause d’une fausse couche « rarement recherchée »
Cette difficulté d’évoquer le sujet se couple parfois à une culpabilisation de la mère qui pense avoir mal fait, ou être responsable de la perte du fœtus, notamment parce que les causes d’une fausse couche sont rarement connues. « Elle est due le plus souvent à une anomalie de développement du fœtus », explique l’assurance maladie, qui souligne que la « cause d’une fausse couche spontanée et isolée est rarement recherchée ».

« Il n’y a quasiment jamais d’explication, ce qui rajoute évidemment à la difficulté » de faire son deuil et à pouvoir en parler, explique-t-on à l’association Agapa. Certains « ont plus de mal à relancer une autre grossesse, ils ont peur que cela se reproduise ».

« C’est rare que l’on trouve les raisons d’une fausse couche », explique une sage-femme du réseau périnatal Naître dans l’Est francilien, « notamment parce qu’avant 15 semaines, on ne peut pas faire d’autopsie du fœtus », et donc identifier une anomalie précise. Les enquêtes sur les causes d’une fausse couche sont surtout menées en cas d’interruption spontanée de grossesse à répétition, ou lorsque le fœtus est plus développé.

L’impression de manque d’informations médicales vient également du fait que la fausse couche peut survenir très tôt dans la grossesse, alors même qu’aucun rendez-vous médical n’a eu lieu. « Ces femmes ne sont pas préparées à quelque chose, étant donné qu’elles n’ont encore vu aucun professionnel », explique la sage-femme.

« I had a miscarriage »
Pour pallier ce tabou sociétal, des initiatives éparses existent. Les cafés-rencontres proposés par l’association Agapa  pour échanger entre personnes ayant traversé une même épreuve  ou encore les professionnels de santé dans certains réseaux périnatals sont là pour permettre aux personnes en difficulté à la suite de ce drame de pouvoir s’exprimer, raconter.

Faute d’une oreille attentive, ou par besoin de parler à découvert de son expérience, certains publient leur histoire sur des forums, blogs ou réseaux sociaux. Comme sur le compte Instagram « I had a miscarriage » (En français : « J’ai fait une fausse couche »), créé en 2015 par une psychologue américaine, qui a vécu cette expérience. Il a pour but de délier les langues, de parler ouvertement de ce sujet encore trop difficile à aborder.

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Comment le gouvernement veut éviter de nouvelles hausses de tarifs d’électricité

electricitéAlors que les tarifs de l’électricité ont augmenté de 5,9% en juin, et qu’une nouvelle hausse est prévue en août, le gouvernement souhaite modifier les règles pour assurer une stabilité des prix.

C’est une mesure qui devrait éviter une nouvelle flambée des prix l’année prochaine. Alors que l’examen du projet de loi Énergie et climat démarre ce mardi en commission, un amendement du gouvernement prévoit de relever le plafond du nucléaire à tarif réglementé disponible pour les concurrents d’EDF.

Ce plafond, fixé aujourd’hui à 100 térawattheures (un quart de la production d’EDF), passerait à 150 TWH. « C’est le dépassement de ce plafond qui explique en grande partie la forte hausse des prix cette année, car les fournisseurs alternatifs ont dû se fournir sur le marché, à des prix bien plus élevés », selon François Carlier, de l’association de consommateurs CLCV, qui a déposé un recours devant le conseil d’État contre cette hausse.

« Ce qu’on souhaite c’est que tous les consommateurs bénéficient du coût relativement stable de l’électricité produite par les centrales nucléaires historiques », explique François de Rugy, le ministre de la Transition écologique au journal Les Echos, « Il faut donc donner accès à un volume plus important à cette électricité à un prix stable ».

Les tarifs du nucléaire en hausse ?
Problème : EDF est évidemment très défavorable au relèvement du plafond, qui va avoir un impact conséquent sur sa rentabilité. Pour faire passer la pilule, le gouvernement envisage donc d’augmenter le prix de l’Arenh (accès régulé à l’énergie nucléaire historique), c’est-à-dire le tarif auquel EDF vend son nucléaire réglementé à ses concurrents.

Pour François de Rugy, « le prix est fixé à 42 euros par mégawattheure depuis plus de 7 ans. Il n’est pas illégitime de demander une réévaluation. Il y a la réalité des consommateurs et la réalité des producteurs ». Dans l’entourage du ministre, on se veut rassurant, et on assure que cette hausse interviendrait dans un second temps, dans le cadre de discussions avec la Commission européenne.

Une solution court-termiste pour les associations de consommateurs
Si les associations de consommateurs s’accordent sur l’effet positif à court terme du relèvement du plafond, elles réclament toujours une réforme de fond permettant de garantir une stabilité des prix pour les consommateurs.

Selon François Carlier, de la CLCV, « grâce au relèvement du plafond, l’an prochain, on aura une relative stabilité des prix. Mais si le tarif du nucléaire vendu par EDF passe de 42 à 46 euros par exemple, les deux effets risquent de s’annuler. Et surtout, en augmentant le prix du nucléaire, le gouvernement entre dans une logique inflationniste, le prix du nucléaire ne baissera plus, et bientôt le problème se posera de nouveau ».

Même son de cloche du côté de l’UFC-Que Choisir. Pour Cédric Musso, directeur national de l’action politique de l’association, « le gouvernement est dans une logique court-termiste. Il n’a pas pris à temps les reformes de fond (fiscalité, reforme de la méthode de calcul) avant la hausse spectaculaire de 6%.

Et aujourd’hui, si la remontée du plafond est une réponse immédiate, dont la portée est conditionnée au tarif de l’Arenh, reste la question cruciale de l’avenir.   Il faut en effet rappeler qu’en principe l’Arenh doit disparaître en 2025, et personne n’en parle ».

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Des associations de consommateurs lancent une pétition pour que l’UE rende obligatoire le « Nutri-score »

Nutri-scoreSoulignant l’efficacité de ce dispositif dans les pays où il a été mis en place, les signataires la pétition espèrent recueillir un million de signatures, pour obtenir une réponse de la Commission européenne.

Plusieurs associations de consommateurs européens ont lancé ce lundi une pétition pour demander à la Commission européenne de rendre obligatoire le Nutri-score, un « étiquetage nutritionnel simplifié ayant fait la preuve de son efficacité » sur les produits alimentaires, et qui commence à être adopté par les industriels.

Déjà mis en place en France depuis l’automne 2017, mais de façon facultative en raison de la réglementation européenne actuelle, ainsi qu’en Belgique et en Espagne, ce système d’étiquetage est basé sur cinq lettres (A,B,C,D,E) et un code couleurs, du vert au rouge, selon la qualité nutritionnelle de l’aliment.

De par son caractère facultatif, il « peine à se développer dans les rayons », estime dans un communiqué l’association française UFC-Que Choisir, à l’origine de la pétition avec six autres : Test-Achat (Belgique), VZBV (Allemagne), Consumentenbond (Pays-Bas), OCU (Espagne), Federajca Konsumentow (Pologne) et EKPIZO (Grèce).

Un million de signatures nécessaires
Partant du principe que « la mauvaise qualité nutritionnelle d’un trop grand nombre d’aliments industriels est (l’)une des principales causes du taux élevé d’obésité, de maladies cardio-vasculaires et de diabète », et que « la complexité des tableaux (…) figurant sur les emballages aboutit à ce que 82% des consommateurs ne les comprennent pas », ces associations ont décidé d’agir.

« Un million de signatures sont nécessaires pour que la Commission réponde : alors, pour savoir ce que nous mangeons, protéger notre santé et inciter les industries à améliorer la composition de leurs produits, ensemble, exigeons de la Commission de rendre le Nutri-score obligatoire », exhortent-elles.

Selon ces associations, plusieurs études nationales et internationales ont souligné que le Nutri-score était « l’étiquetage nutritionnel simplifié le plus efficace » afin d’aider au quotidien les consommateurs dans leurs achats de produits alimentaires.