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Comment devenir journaliste malgré la crise ?

journalisteDans un contexte de crise de confiance envers les journalistes, et surtout de crise que traversent les grands médias, ce métier continue de séduire les jeunes.

Mais comment peut-on devenir journaliste ?  En quoi consiste le métier ?  Quel est le salaire des débutants ?  Quelles sont les meilleures écoles ?  Comment trouver son premier poste ?   Le Figaro Étudiant vous donne les pistes à suivre.

Si journaliste fait partie des métiers les plus détestés des Français, et des professions qui recrutent le moins, ce métier attire paradoxalement toujours autant les jeunes. La preuve, le dernier concours de l’IJBA Bordeaux a attiré 913 candidats pour seulement 36 places, soit 3,9 % de réussite seulement. Élise Lucet, la célèbre présentatrice de «Cash Investigation» et d’«Envoyé Spécial» ou David Pujadas, aujourd’hui présentateur sur LCI font toujours rêver. En 2018, selon l’Observatoire des métiers de la presse, on comptait 35 297 journalistes en France. 57,7% des journalistes travaillent en presse écrite, 16,7 % en télévision, 9,7% en radio et 9,1% en agence de presse.

La création de newsrooms a provoqué un appel d’air
La presse écrite reste le secteur dominant parmi les cartes de presse. Mais la crise qui sévit dans de nombreux journaux a des conséquences. Le nombre de cartes de presse est, en 2018, en baisse de 0,4 % par rapport à 2017. «On a connu beaucoup de regroupements de titres de presse ainsi que des plans sociaux parmi les gros titres, donc, oui, forcément, la crise a un impact sur le nombre de journalistes», affirme Claude Cordier, vice-président de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. «Toutefois, la création de newsrooms (salles de presse web) a provoqué un appel d’air», souligne Julie Joly, directrice du CFJ, qui souligne que ses diplômés trouvent tous du travail à l’issue de leurs études.

Quel métier ?
«La plus belle définition du métier de journaliste est celle d’Albert Londres : «Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie». Le journaliste a pour principale mission d’informer le public. Le reporter recueille une nouvelle et la vérifie. Doté d’une grande réactivité, il est à l’affût de l’actualité. Une fois la nouvelle récoltée, il croise ses sources afin de mettre à la disposition de son public une information fiable. Il cisèle ensuite son écriture pour rendre le message accessible au lecteur et choisit un angle d’attaque original, susceptible de l’attirer. «Mais comme l’explique Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur judiciaire du Figaro, être journaliste, c’est aller plus loin que la «petite phrase», et expliquer le sens des petits et des grands silences, c’est aller auprès des gens, raconter leur vie non pas comme nous l’imaginons mais comme ils la vivent. C’est douter à chaque instant de ce qu’on nous dit, en n’oubliant jamais que rien n’est pire que de se faire instrumentaliser sans s’en rendre compte».

«Le journaliste fait une «photo» d’une situation, avec ses clairs et ses obscurs»
Pour Charles Haquet, grand reporter au service étranger de L’Express, «un journaliste décrit la réalité, telle qu’il la perçoit. Il apporte à ses lecteurs des clés de compréhension du monde, en essayant d’être le plus objectif possible, et de donner la parole à toutes les parties. Affranchi des pouvoirs, le journaliste donne un éclairage indépendant, c’est le garant de sa crédibilité. En reportage, le journaliste fait une «photo» d’une situation, avec ses contrastes, ses clairs et ses obscurs. Le journaliste joue aussi un rôle de contre-pouvoir».

Le journaliste peut travailler pour la télévision, la radio, une agence de presse, un journal papier ou un site web. Ce métier recouvre un large panel de fonctions, allant du journaliste reporter d’images (JRI), au journaliste radio, en passant par le secrétaire de rédaction et par l’agencier. Le JRI (journaliste reporte d’image) réalise des reportages pour la télévision ou le web. Le journaliste radio doit avant tout avoir une bonne voix, une bonne diction. Quant au secrétaire de rédaction (SR), il relit et corrige les papiers des rédacteurs, destinés au print, c’est-à-dire à la presse papier. Il est un maillon essentiel de la chaîne. L’agencier, lui, travaille au service d’une agence de presse. Autrement dit, il travaille dans un organisme qui recueille des informations et les vend aux médias. Ainsi, ces derniers obtiennent des informations sur des pays dans lesquels ils n’ont pas assez ou pas du tout de journalistes et peuvent informer leurs lecteurs en temps réel.

Internet a transformé le métier de journaliste
L’arrivée d’Internet dans les années 2000 a bouleversé le métier de journaliste. Les journalistes d’aujourd’hui doivent être plus réactifs, écrire rapidement avec des titres plus accrocheurs. Les médias usent des réseaux sociaux afin de partager leur contenu et d’augmenter leur audience. Jean Bernard Litzler, journaliste au Figaro Immobilier, est témoin de cette évolution. «Le web offre plus de liberté, de souplesse que le papier mais j’avais choisi la presse écrite pour avoir un temps de recul. Maintenant, c’est fini. Le web c’est la tyrannie du temps réel», assène-t-il. Un journaliste peut se spécialiser dans divers domaines dont le sport, l’économie, la culture ou encore la politique. «Dans mon cas, être journaliste c’est expliquer de manière pédagogique la fabrique de la loi et ses conséquences sur le quotidien des Français», explique Delphine Girard, journaliste à Public Sénat, chaîne de télévision politique et parlementaire.

La carte de presse permet d’entrer dans les tribunaux
Le statut de journaliste donne droit à une carte de presse, renouvelée tous les ans et attribuée par la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP). Elle certifie que l’individu exerce en tant que journaliste. «La carte de presse est un outil de travail, qui permet d’entrer dans les tribunaux, le palais de justice ou les ministères, par exemple. Elle donne des accréditations pour couvrir des manifestations officielles. C’est aussi un outil de protection qui permet aux journalistes de passer les checkpoints (frontières), en temps de guerre. En tant qu’outil social, elle permet de voir son ancienneté professionnelle reconnue au sein de son entreprise. Cet outil professionnel établit également que l’on est journaliste», définit Claude Cordier vice-président de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. La carte de presse permet aussi au journaliste d’obtenir une entrée gratuite dans les musées nationaux. Elle offre enfin à son bénéficiaire des avantages fiscaux. Chaque journaliste peut ainsi déduire de ses revenus imposables une somme plafonnée à 7650 euros.

60 ans de journalismeLa profession a toutefois perdu de son prestige, et avec le web, les conditions d’exercice sont beaucoup plus rudes que par le passé, comme le souligne le plus vieux journaliste de France, Philippe Bouvard, qui a connu la presse des années 50. «Seuls les détenteurs d’une véritable vocation ne cherchent pas plus loin que la fonction qui consiste à servir d’intermédiaire entre l’actualité et le consommateur d’informations. Pour le statut social, ils repasseront car il y a belle lurette que, même en province, les journalistes ont cessé d’être considérés comme des notables», écrit-il dans son ouvrage Je crois me souvenir… , 60 ans de journalisme (Flammarion).

Les plus du métier : Cette profession est véritablement exaltante. Exit le quotidien morose et répétitif. Le journaliste découvre sans cesse de nouveaux visages et des paysages inconnus. «J’aime m’intéresser au quotidien des autres», explique Johan, tout juste sorti du CUEJ Strasbourg. Marguerite, étudiante en dernière année à l’EjT, rejoint Johan sur cette impression de découverte permanente. Elle apprécie de faire de nouvelles rencontres. «L’avantage de ce métier pour moi, qui suis surtout intéressée par la culture, c’est qu’on a accès aux coulisses et à un nombre insensé de choses auxquelles le grand public n’aura jamais accès», s’extasie-t-elle. C’est également un métier stimulant d’un point de vue intellectuel. Le journaliste ne cesse d’apprendre des nouvelles choses. Il peut aussi retirer la satisfaction d’apprendre quelque chose à son public, qu’il soit auditeur, téléspectateur ou lecteur.

Les moins du métier : Ce métier est prenant, voire chronophage. Charles Haquet, de L’Express, reconnaît que son métier est difficilement compatible avec une vie de famille : «Dans mon cas, je voyage fréquemment, ce qui implique une charge de travail plus importante pour ma femme qui doit s’occuper des enfants lorsque je suis parti. Et puis, les dîners annulés en cas de départ précipité, les week-ends passés à l’étranger, le décalage horaire au retour : toutes ces contraintes demandent beaucoup de compréhension de sa part», avoue-t-il.

En effet, le journaliste ne compte pas ses heures. Il doit être prêt à travailler le week-end et les soirs de semaine. En radio, les matinaliers doivent être prêts à se lever à 4 heures du matin. De même, comme le souligne Marguerite, élève de l’EJT, l’actualité est imprévisible. Il n’est donc pas aisé de s’organiser. Enfin, autre inconvénient, c’est un travail qui peut être précaire. À la sortie de l’école, les jeunes diplômés trouvent rarement un CDD ou un CDI et ont souvent le statut de pigiste.

Quel profil ?
Il n’y a pas un seul profil type pour devenir journaliste. «À partir du moment où la personne est curieuse, passionnée, désireuse d’apprendre et de transmettre, ce métier est ouvert dans l’absolu», constate Pierre Ginabat, directeur de l’EJT. «Nous avons dans l’école aussi bien des «geeks» (passionnés d’informatique NDLR), que des littéraires, des passionnés d’actu. Mais ils ont un point commun, la curiosité et la volonté de transmettre l’information», complète Julie Joly, directrice du CFJ. Cette profession nécessite toutefois certaines qualités: une solide culture générale, un esprit critique prononcé, une certaine «originalité», selon Johan, et un goût pour le contact humain. Il est également préférable de maîtriser plusieurs techniques de réalisation : l’écriture, la photo et la vidéo. C’est un métier ouvert aux femmes. D’ailleurs, la profession se féminise de plus en plus. En effet, la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels relève 47% de femmes et 53% d’hommes parmi les détenteurs de la carte de presse en 2018.

Quel âge ?
Il n’y a pas d’âge pour être journaliste. Toutefois, en ce qui concerne les études de journalisme, c’est différent. Certaines écoles imposent une limite d’âge aux candidats. Pour postuler au CFJ Paris, par exemple, il faut être âgé de moins de 26 ans au 31 décembre de l’année du concours, sauf si la direction accorde une dérogation.

Quel bac ?
Si les étudiants qui se destinent à des études de journalisme suivent un bac général, il n’est pas obligatoire de faire un bac littéraire. Certains cursus sont accessibles dès le bac mais la plupart exigent un bac+3 minimum ainsi que des stages dans des médias.

Quelles études ?
Aucune formation spécifique n’est obligatoire pour devenir journaliste. Toutefois, le fait de faire une école de journalisme permet de trouver plus facilement du travail. «L’étudiant va découvrir ses atouts, apprendre aux côtés de journalistes confirmés, occupera tous les postes d’une rédaction, participera à des concours organisés par de grands médias. Ce qui lui permettra de se faire repérer, et de faciliter son insertion professionnelle», expose Julie Joly du CFJ.

Il existe deux types d’écoles de journalisme. Les plus convoitées sont les 14 écoles reconnues par la profession, ce sont les écoles qui répondent aux critères de la CPNEJ (Commission paritaire nationale de l’emploi des journalistes).

Les écoles publiques reconnues : Parmi les écoles, certaines sont publiques: l’école de journalisme de Sciences Po, l’IUT de Lannion, l’IUT de Nice, l’EPJT de Tours, le CUEJ de Strasbourg, le Celsa de Paris, l’EJDG de Grenoble, l’IFP Paris, l’IJBA de Bordeaux et l’EJCAM de Marseille.

Les écoles privées reconnues : D’autres formations, à l’instar du CFJ Paris, de l’EJT Toulouse, de l’ESJ Lille ou de l’IPJ Paris sont privées. L’École Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille est considérée comme la meilleure école, à l’échelle nationale, selon le classement des meilleures écoles de journalisme du Figaro Etudiant réalisé en 2018.

Ces écoles sont le plus souvent accessibles sur concours après un bac +3. Aucune licence n’est privilégiée. Certains font une classe préparatoire (littéraire, économique voire scientifiques), ou une licence d’histoire de sciences politiques ou un IEP (Institut d’études politiques). «La base, c’est de s’intéresser énormément à l’actualité et aux autres. Pour cela, on peut faire de la littérature, des maths, des sciences, de l’histoire, du droit, de l’économie», insiste Pierre Ginabat, directeur de l’École de journalisme de Toulouse. À titre d’exemple, Jean-Bernard Litzler, journaliste au Figaro immobilier, a suivi des études à l’IEP Strasbourg avant d’entrer au CFJ Paris.

Des prépas en journalisme existent pour se préparer aux concours (moins de 5 % de réussite). L’ESJ Lille propose, par exemple, la prépa égalité des chances. Il s’agit d’une préparation aux concours des écoles de journalisme ouverte à de jeunes boursiers. Ipésup propose une formation spécialisée aux sept meilleures écoles de journalisme, à raison d’une demi-journée hebdomadaire de cours pendant quatre mois. Depuis 2017, le CFJ s’associe à l’école W pour proposer une préparation aux concours de journalisme.

Toutefois, les jeunes journalistes issus d’écoles reconnues restent minoritaires. Ainsi, selon l’Observatoire des métiers de la presse, parmi les 1788 premières de demande de carte de presse, 298 sortent d’écoles de journalisme reconnues par la profession, soit 17 % seulement.

Que valent les écoles non reconnues ?
Beaucoup sortent d’écoles non reconnues. On peut citer, de manière non exhaustive le CFPJ, l’ESJ Pro, l’IEJ Paris, l’ISCPA, l’ISFJ, Studio école de France, HEJ, EFJ à Levallois. D’autres sortent de l’université lesquelles proposent des formations professionnelles comme le master 2 métiers du journalisme de l’Université de Montpellier par exemple, ou le master journalisme de l’Université de Cergy-Pontoise. Moins sélectives que les écoles reconnues, elles permettent néanmoins aux meilleurs éléments d’intégrer des rédactions nationales. À titre d’exemple, Adrien Renouard vient de signer un CDI à l’édition premium du Figaro, à 26 ans, après avoir fait une licence d’histoire puis un master de journalisme à l’Université Catholique de Lille, cursus non reconnu par la profession. Il enrichit des articles et les met en valeur.

Toutefois, encore aujourd’hui, les jeunes journalistes issus d’écoles reconnues sont minoritaires. Ainsi, selon l’Observatoire des métiers de la presse, parmi les 1788 premières de demande de carte de presse, 298 sortent d’écoles de journalisme reconnues par la profession, soit 17 % seulement.

Combien coûtent les études ?
Lorsque l’école est publique, les élèves paient des droits universitaires. Il faudra compter 4 500 euros par an pour l’ESJ Lille, une école privée, par exemple. Les frais de scolarité de l’EJT Toulouse, école privée elle aussi, s’élèvent à 4 250 euros par an, en première et en deuxième année, et à 3 000 euros en dernière année. Pour l’IJBA Bordeaux,école publique, les frais d’inscription universitaires sont appliqués, soit environ 256 €. Pour l’ESJ Paris, cursus non reconnu, il faut payer 6 000 euros par an environ.

Comment trouver son premier job ?
Il n’est pas aisé pour les journalistes débutants de s’assurer une situation stable. Pour se faire remarquer positivement, Pierre Ginabat recommande vivement de se montrer appliqué et rigoureux. «Un journaliste impliqué, sur qui on peut s’appuyer et avoir confiance se démarquera du lot», assure-t-il.

Delphine Girard, de Public Sénat, conseille de «tout lire, les journaux, les hebdos, des romans. S’informer tout le temps. Il faut s’accrocher car le métier n’est pas facile et la précarité reste la règle avec beaucoup de CDD ou de piges mais c’est un métier formidable avec une actualité toujours surprenante».

Charles Haquet, grand reporter à L’Express, recommande de s’entraîner à la manière d’un sportif. «C’est un métier «artisanal», qui demande de la répétition. Il faut travailler ses gestes: apprendre à poser des questions, à mettre à l’aise ses interlocuteurs, à bien préparer ses interviews, à travailler son plan, à bien travailler ses «accroches», à voir comment font les autres, à enrichir son vocabulaire et à réfléchir en permanence à sa pratique», affirme-t-il. Il encourage les jeunes journalistes à ne jamais cesser d’y croire.
Faire jouer son réseau

Le jeune diplômé peut également envoyer des idées de sujets à des rédacteurs en chef afin que ceux-ci puissent leur proposer de piger pour leur média. Si un journaliste souhaite postuler à une offre ou bien soumettre une candidature spontanée, il doit envoyer un CV, bien sûr, mais il ne doit pas hésiter à insérer des liens vers ses publications. Le recruteur sera ainsi à même d’évaluer les productions du candidat.

Faire jouer son réseau, construit lors de l’école de journalisme, est aussi indispensable. Outre les groupes réservés aux étudiants des écoles, des groupes Facebook, comme «Réseau journalistes et médias: offres d’emploi, de piges, de collaborations» ou «Emplois dans la presse.com» ou encore «Entre2piges.com» permettent de publier des offres d’emploi.

Difficile de le nier : le métier se précarise. D’après l’Observatoire des métiers de la presse, il y a 10 ans, les CDI représentaient la plus grande part du total des premières demandes de cartes de presse, élément servant à prouver l’activité de journaliste. Aujourd’hui, ce sont les pigistes rémunérés à l’article, au reportage ou à la photo qui sont en tête (37,2%). Les CDD représentent 34,1% des nouvelles demandes de cartes et les CDI, 28,3%. Paradoxalement, le chômage est faible. Et seulement 1350 cartes chômeurs ont été attribuées en 2018 (3,82 % des journalistes). Elles sont accordées à des journalistes titulaires de la carte de presse mais qui sont au chômage. La particularité de ce métier est qu’un journaliste qui perd son travail peut toujours travailler comme pigiste.

Quel salaire ?
Selon l’Observatoire des métiers de la presse, le revenu médian brut mensuel des journalistes en CDI, en 2017, était de 3 591 euros brut. Les CDD gagnaient 1 954 euros. En ce qui concerne les pigistes, ils avaient un revenu médian de 2 000 euros.

Selon la grille des salaires publiée par le SNJ (syndicat national des journalistes), dans un quotidien parisien, la pige est payée 66,98 € le feuillet (1500 signes), un rédacteur stagiaire (diplômé d’une école agréé par la profession, embauché mais pas encore titulaire de la carte de presse) 2162, 62 € brut, un chef de service 3541,32 € par mois, un rédacteur en chef adjoint 4517,25 €, un rédacteur en chef 5430 , 49 €.

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Les gestes à connaître pour réduire notre production de déchets

ca commence par moiAuteur du livre « Ça commence pour moi », Julien Vidal nous délivre quelques astuces pour être davantage écoresponsables.

Chaque année, un Français produit en moyenne 350 kilos de déchets. Le premier geste écoresponsable conseillé par Julien Vidal est de faire ses provisions dans une épicerie en vrac.

Équipé d’un sac en tissu et de quelques récipients, il y trouve une gamme diverse d’aliments mais aussi des produits cosmétiques dépourvus de tout emballage. Ces magasins proposent des articles bons pour la santé et permettent de réduire drastiquement le gaspillage alimentaire et le rejet de détritus difficilement recyclables. « Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas », explique le militant écologiste.

Il est également possible de revaloriser nos ordures. Épluchures de fruits et de légumes, coquilles d’œufs, sachets de thé …  Tous les déchets organiques peuvent être déversés dans un composteur partagé si vous avez la chance d’en détenir un près de chez vous. « Ils vont lentement se dégrader pour se transformer en engrais », précise Julien Vidal.

Sensibiliser la population
Munis d’une pince et d’un sac, les membres de l’association Green bird se réunissent tous les mois pour collecter pendant une heure les déchets qui pavent Paris. « Un mégot comme ça, ça peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau », souligne Julien Vidal après avoir ramassé le bout de cigarette. Plus que de nettoyer la ville, l’association cherche à sensibiliser les citadins à la propreté des rues. « La nature, elle ne produit pas de déchets, (…) on ferait mieux de s’en inspirer », propose Julien Vidal.

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Le régime keto : qu’est-ce que c’est et fait-il vraiment perdre du poids ?

régime keto appelé aussi régime cétogèneLe régime keto appelé aussi régime cétogène, c’est la dernière tendance en matière de régime. De nombreux articles vantent les effets de cette diète. Discussion à une médecin nutritionniste dr Alexandra Dalu, spécialiste en nutrition.

Le régime keto, c’est quoi ?
Keto diet, régime cétogène, régime keto.  Ce régime vendu comme amincissant porte plusieurs appellations. L’idée de base de ce régime ?  Plus de gras et moins de sucre. Les règles sont simples : 50g de glucides par jour, beaucoup de protéines et de lipides. On évite surtout le sucre.

Quels genres de glucides ?
Toutes les graisses ne sont pas bonne à prendre. Les diététiciens recommandent de préférer les oméga-3 qu’on trouve dans certains poissons gras comme le maquereau ou le saumon. Ou encore dans les fruits à coque, les œufs ou l’huile de coco. Le fromage à hauteur de 100g par jour est aussi autorisé. Le glucide lui est par contre banni, on dit au revoir aux fruits très sucrés, aux bonbons et au chocolat.

Vive l'alimentation cétogèneEst-ce que ça fait vraiment maigrir ?
Selon dr Alexandra Dalu spécialiste anti-âge et nutrition, auteure de Vive l’alimentation cétogène aux éditions Leduc.s : « On ne peut que se réjouir en tant que scientifique que l’on aille vers les bons gras, les huiles végétales et les légumineuses ».

Mais pour la diplômée de Paris V, parler de régime est un peu exagéré : « une personne qui mangeait énormément de gras et qui se met à une alimentation keto va perdre du poids, c’est logique. Mais une personne qui consomme un régime méditerranéen et qui se met au régime keto, elle, ne perdra pas de poids ».

Quelle est la différence entre le régime keto et le régime paléo ?
Selon la spécialiste, ces deux diètes sont plus ou moins la même chose. Le régime kéto, serait donc le régime paléo, remis au goût du jour.

Attention à ne pas aller dans les extrêmes
L’alimentation keto est bonne pour la santé, limiter les sucres « qui sont un facteur de risques du diabète et des maladies cardiovasculaires » précise dr Alexandra Dalu, ne peut être que bénéfique pour la santé. Mais attention à ne pas surconsommer de la graisse et se retrouver dans un régime hypercalorique. « Il ne faut pas se dire, je vais ajouter de l’huile de coco et des lardons à tout va. Si vous avez besoin de 2000 calories par jour, c’est avec des protéines, des végétaux, et un peu de bon gras ». Nous voilà prévenu (e).

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Voici pourquoi le Triangle des Bermudes n’est en fait pas si mystérieux

Le Triangle des Bermudes est un nom emprunt de mystère. Cette zone de l’océan, coincée entre la Floride, Porto Rico et les Bermudes, aurait vu sombrer de nombreux bateaux et avions, qui y auraient disparu sans laisser de trace.

Triangle des Bermudes.jpg

Pour certains, ces disparitions sont clairement le signe d’un intervention extra-terrestre. D’autres y voient l’influence de l’Atlantide, une distorsion spatio-temporelle ou encore des champs magnétiques surnaturels. Mais ces appareils disparaissent-ils réellement plus souvent dans le Triangle des Bermudes que dans toute autre zone du globe ?   N’en déplaise aux amateurs de paranormal : pour les experts, la réponse est non. Du moins, pas si l’on rapporte le nombre d’accidents à la quantité de trafic qui s’y trouve.

Triangle des BermudesL’œuvre du paranormal  ?
C’est dès 1975 que cette théorie émerge, avec la publication du livre The Bermuda Triangle Mystery resolved (littéralement, « Le mystère du Triangle des Bermudes résolu »). Écrit par le journaliste américain Larry Kusche, il décortique ce mythe en explicitant que, plus de trafic engendre forcément plus d’accidents.

Autre explication possible : selon les scientifiques, le sol de l’océan est relativement riche en méthane à cet endroit. Cela peut former un mélange de sédiments eau-glace à haute pression, et si un glissement de terrain se produit sous l’eau, ce mélange peut exploser à la surface jusqu’à atteindre l’atmosphère. Ce qui pourrait intoxiquer les pilotes ou changer la densité de l’air ambiant et ainsi interférer avec la navigation normale.

Une cartographie plus précise
Selon les scientifiques, ces explosions sont connues pour avoir endommagé des plateformes pétrolières. Elles pourraient donc avoir été suffisamment puissantes pour jouer un rôle dans certaines disparitions. Mais d’après les experts, une part de mystère demeurera tant que le sol de l’océan n’aura pas été cartographié en détails.

La dernière opération de ce genre remonte à 2014. Et, malgré l’avancée des nouvelles technologies, la carte établie n’a pu atteindre une résolution que de 5 km. Beaucoup moins que ce qu’il faudra pour percer une bonne fois pour toute le mystère du Triangle des Bermudes.

Publié dans Texte Recette Cuisine

Waffles, chocolat praliné

Waffles, chocolat pralinéIngrédients
– 2 œufs
– 200 g de farine
– 100 g de poudre d’amandes
– 1 /2 sachet de levure
– 15 cl de lait
– 1 pointe de cannelle
– 100 g de beurre ramolli
– 1 sachet de sucre vanillé
– 100 g de sucre perlé
– 150 g de chocolat au lait praliné
– 6 piques à brochettes

Préparation
1) Séparer les jaunes des blancs d’œuf, réserver les jaunes et monter les blancs en neige.
2) Dans un grand saladier, mettre la farine, la poudre d’amandes, les jaunes d’œuf, la levure, le lait, la cannelle, le beurre, le sucre vanillé et mélanger au batteur électrique pour obtenir une pâte légère, ajouter le sucre perlé et laisser reposer 1 h à température ambiante.
3) Verser 1 belle cuillère à soupe de pâte au centre de la plaque du gaufrier chaud. 4) Les waffles se dégustent chaudes ou froides.
5) Faire fondre le chocolat praliné au bain-marie, servir chaud accompagné de waffles maintenues par une pique à brochettes.

autour de ma bierreNote : Une bière ambrée dont la force épicée et la pointe de caramel viennent construire un accord parfait avec l’intensité du praliné. Aromatisée à la griotte, elle donne à la gaufre une touche plus fraîche en fin de bouche.

Extrait de « Autour d’une bière », cherche midi éditeur

Relaxnews

Publié dans Texte Actualité divers

39% des Français se disent flexitariens

flexitariensEt si les habitudes alimentaires des Français étaient réellement en train d’être modifiées en profondeur ?

Selon des chiffres de ce début d’année relayées par notre antenne, 39% des consommateurs hexagonaux affirment avoir adopté le mode de vie flexitariens, comprendre baisser sa consommation de poissons et de viandes de manière drastique.

Une augmentation de 5% par rapport à l’année précédente qui est toutefois à prendre avec des pincettes, le sondage ne précisant pas le nombre de repas à base de viande.

moins de viandeEt les explications de ce phénomène sont multiples. Pour Jean-Paul Curtay, docteur et auteur du livre Moins de viande, « les vidéos scandales de L214 et d’autres, ça a vraiment choqué la population. » Une hypothèse confirmée par Timothée, devenu flexitarien, qui estime que le déclic a eu lieu après avoir visionné un documentaire sur la viande industrielle qui l’a « dégoûté ».  « Je l’ai fait vraiment d’un coup, je suis passé d’un régime ou je mangeais de la viande tous les jours à plus de viande du tout », détaille-t-il.

Produits de meilleure qualité
Également facteur de changement, la volonté pour les consommateurs de se nourrir avec des produits de meilleure qualité. « La viande de cheval dans les importations, cela s’accumule », explique encore Jean-Paul Curtay. En réalité, les flexitariens s’accordent de la viande et du poisson de manière occasionnelle, mais des produits de meilleure qualité, vendus dans le respect de l’environnement et du bien-être animal.

De plus, la baisse de la consommation de viande aurait également un impact l’émission de gaz à effet de serre et le changement climatique. Selon une étude dont les conclusions ont été dévoilées dans la revue Nature en fin d’année dernière, les pays développés devraient réduire leur consommation de viande de 90% pour préserver l’environnement.

En revanche, prudence : ce régime n’est pas adapté aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes âgées, des catégories qui doivent surveiller de près leur consommation en protéines.

Publié dans Texte Sexualité

Amour et sexe dans vos rêves

Amour et sexe dans vos rêvesJoutes charnelles sur une peau de bête ou au contraire effleurements sensuels avec un inconnu dans l’ascenseur, vos songes sont souvent très hot.

Mais au-delà des rêves érotiques, ce sont ceux chargés de symboles qui nous parlent plus d’amour et de sexualité. Encore faut-il réussir à les décoder.

Amour et sexe dans vos rêves avec  » Amour et sexe dans vos rêves « , l’analyste Christiane Riedel signe un ouvrage de référence sur la compréhension des rêves touchant au thème universel de la sexualité. Résultat de trente années de pratique d’analyses de ses patients, ce livre est un outil remarquable pour aider chacun de vous à l’interprétation de vos propres symboles, livrés par votre inconscient au détour de vos nuits. C’est ainsi pas moins de 126 exemples qui sont décodés et validés par les rêveurs.

Cet ouvrage a été écrit pour vous raconter ce que disent vos rêves quand ils vous parlent d’amour : infiniment bienveillants, ils savent ce dont vous avez besoin et vous l’indiquent sous de multiples images, inlassablement, jusqu’à se frayer un chemin dans votre conscience. Nantis d’une nouvelle connaissance de vous-même, vous saurez ainsi orienter votre vie amoureuse dans le bon sens et continuer ou repartir sur des bases saines et solides.

Dans une première partie, vous découvrirez comment le rêve vous parle de votre sexualité : ici, paradoxalement, n’apparaissent pas des images sexuelles, mais des images d’objets (bougie, clef, robinet, chaussures, panier …) d’animaux, d’aliments, de plantes ou de lieux (pièces de la maison, paysages naturels, magasins …), et ce, dans les rêves des hommes comme des femmes.

La seconde partie vous expose comment le rêve vous guide dans un processus de transformation et d’harmonisation intérieures : vous comprendrez alors le symbolisme des parties sexuelles du corps, celui des types de femmes (épouse, mère, patronne …) et d’hommes (artiste, militaire, père …), le sens des différents scénarios amoureux (positions variées, homosexualité, inceste …), et de toutes sortes de contacts, les caresses les plus tendres ou les agressions. Vous verrez ainsi, nuit après nuit, le rêve venir vous initier à une dimension plus spirituelle de la vie sexuelle.