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Qu’est-ce que le nouveau radar « tourelle »

radar tourelleUne nouvelle arme anti-infraction face aux automobilistes.

Alors que 75 % des radars ont été détruits ou dégradés, notamment à la suite du mouvement des gilets jaunes, le gouvernement entend les remplacer par une nouvelle génération bien plus performante. 400 radars « tourelle » doivent ainsi être installés en France en 2019, rapporte Franceinfo. Mais quelles sont les caractéristiques de ce nouveau « super-radar » ?

Plus difficile à détruire
Depuis la mise en place de la limitation à 80 km/h sur des routes secondaires sans séparateur central, le nombre de radars détruits ou dégradés a augmenté significativement avant d’exploser avec la crise des gilets jaunes. Actuellement le ministère de l’Intérieur estime que 75 % des radars sont hors-service. Un chiffre par ailleurs suspecté d’être à l’origine de l’augmentation du nombre de morts sur les routes en hausse de 17 % en février 2019, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière.

Face à cette situation, le premier avantage du radar « tourelle », baptisée « Mesta Fusion 2 », est sa taille. Perché en haut d’un mât de 4 mètres, il est moins accessible que ses prédécesseurs plus courts sur pattes. « Il sera beaucoup plus difficile de le casser », juge ainsi le ministère de l’Intérieur interrogé par la chaîne.

Plus performant
Le « Mesta Fusion 2 » se distingue aussi par ses performances hors-norme. Grâce à un radar à large spectre portant sur 200 mètres et une caméra de 36 millions de pixels, il est capable de détecter la vitesse de 32 véhicules simultanément, sur huit voies différentes. Ce nouveau radar est par ailleurs en mesure de détecter deux infractions en même temps. Il peut donc par exemple détecter un automobiliste qui ne s’arrête pas à un feu rouge, tout en étant en excès de vitesse.

Ce radar multifonction peut aussi contrôler de nombreuses autres infractions. Il lui est possible de vérifier que les automobilistes respectent bien les distances de sécurité, si un véhicule circule sur la bande d’arrêt d’urgence, si un conducteur dépasse par la droite, et si ce dernier est en train de téléphoner ou n’est pas attaché.

En phase de test aux quatre coins de la France
Actuellement, une dizaine de radars « tourelle » sont opérationnels dans l’Hexagone. Ils sont, selon La Dépêche, en phase de test sur les voies rapides de Marseille, sur des passages à niveau à Lyon ou au niveau des feux rouges à Strasbourg et Roubaix.

D’ici 2020, 6 000 radars de ce type doivent être installés sur le territoire indique par ailleurs Le Parisien. Un chiffre qui contient également le nombre de leurres prévus pour contraindre les automobilistes à rester toujours vigilants.

Pour l’instant les radars « tourelle » ne sont homologués que pour les contrôles de vitesse. Mais selon la loi de modernisation de la justice au XXIe siècle, d’autres infractions, comme l’usage du téléphone au volant ou l’absence du port de la ceinture pourront être contrôlées progressivement.

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Les prix des carburants poursuivent toujours leur hausse

carburantC’était l’étincelle qui avait mis le feu à la révolte des gilets jaunes. Le coût de l’essence et du diesel a encore progressé cette semaine.

Le coût des carburants était l’une des raisons de la colère des gilets jaunes. Leurs prix ont poursuivi leur hausse la semaine dernière, selon des chiffres officiels dévoilés ce lundi.

Les prix des carburants routiers vendus dans les stations-service françaises ont ainsi augmenté. Dans le détail, le gazole, carburant le plus vendu avec près de 80 % des volumes, s’affichait à 1,4597 euro le litre, soit 0,94 centime de plus que la semaine précédente, d’après ces données hebdomadaires publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

L’essence subit la plus forte hausse
La hausse est bien plus significative pour les essences. Le litre d’essence sans plomb 95 (SP95) a augmenté de 1,13 centime, à 1,4699 euro, tandis que celui du sans-plomb 95 contenant jusqu’à 10 % d’éthanol (SP95-E10) a pris 1,12 centime, à 1,4472 euro.

Enfin, le sans-plomb 98 (SP98) s’affichait à 1,5304 euro le litre, contre 1,5193 la semaine précédente.

Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres, comme le cours du baril de pétrole, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et de la demande, ainsi que des taxes.

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Au volant, vous n’aurez bientôt plus besoin de tourner la tête pour « vérifier l’angle mort »

Au volant, vous n'aurez bientôt plus besoin de tourner la tête pour vérifier l'angle mortLa multiplication des caméras à l’extérieur des véhicules pourrait signer la fin de l’angle mort à l’arrière, mais aussi redonner une visibilité.

C’est une tendance lourde de l’automobile : les voitures sont de plus en plus grosses, mais leurs surfaces vitrées sont de plus en plus réduites. Or, en ville notamment, cette absence de visibilité peut être très dangereuse. Constructeurs et équipementiers travaillent donc sur l’amélioration de la vision. Avec un outil imparable : les caméras.

Si elles permettent déjà au véhicule de s’orienter dans l’espace et d’aider le conducteur au stationnement, elles devraient demain faire disparaître l’angle mort. Ou plutôt les angles morts : à l’arrière comme à l’avant, à cause des montants de pare-brise de plus en plus imposants.

Un montant de pare-brise transparent
A l’automne, l’équipementier allemand Continental a ainsi développé un montant de pare-brise transparent. Une caméra placée à la hauteur du montant filme l’extérieur. L’image est ensuite diffusée sur un écran OLED, installé lui dans le montant interne du pare-brise. Résultat : le conducteur a l’impression de voir à travers.

Simple en apparence, le système s’avère beaucoup plus complexe. Car pour que l’image soit bien visible par le conducteur, il faut prendre en compte la position de celui-ci. Une seconde caméra est donc installée au niveau du volant, pour savoir comment s’installe le conducteur, et bien calibrer l’image sur l’écran du montant. Ce dispositif n’est pour le moment qu’un prototype, peut-on lire dans Le Point.

Des rétroviseurs caméras
Déjà disponibles, les rétroviseurs caméras règlent eux le problème de l’angle mort arrière. Plus besoin normalement de tourner la tête. Ils sont par exemple disponibles sur le SUV électrique d’Audi, l’e-tron, ou pour le rétroviseur intérieur du nouveau Toyota RAV-4. A la place des rétros à l’extérieur se trouve une caméra.

A l’intérieur, de chaque côté, deux écrans retransmettent les images, comme auparavant les glaces des rétroviseurs. L’angle de vue est bien plus large, certifie Audi. Plusieurs questions se posent, tout d’abord le prix de cette option, mais également la fiabilité à long terme du système. Le bon vieux miroir d’angle mort, et surtout les réflexes de sécurité, pourraient bien être encore indispensables quelques temps.

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80 km/h : ces incohérences qui décrédibilisent le gouvernement

vitesse 80Voulu indépendant, le comité d’experts formé pour évaluer l’efficacité des 80 km/h soulève des incohérences graves dans la communication du gouvernement. Après la bataille des chiffres, celle des méthodes statistiques.

Le premier Ministre Édouard Philippe l’a affirmé le 28 janvier, chiffres à l’appui : abaisser la limitation de vitesse sauve effectivement des vies. Ce n’est plus une affirmation en l’air, puisque des données officielles viennent étayer cette conviction.

Certains automobilistes attendaient des preuves pour le croire, d’autres n’en avaient jamais douté. Après tout, rouler moins vite est la garantie de freiner plus court (à conditions d’adhérences et à voiture égales). Et lorsque le choc s’avère inévitable, ses conséquences s’en trouvent amoindries.

D’ailleurs, depuis que la délégation à la Sécurité routière a fait savoir que l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h avait officiellement épargné cent seize vies en six mois (de juillet à décembre), les opposants à cette mesure trouvent chez leurs proches une oreille moins attentive à leurs récriminations.

Selon le CIE, le gouvernement se décrédibilise avec son interprétation des chiffres de la mortalité routière
Ce serait aller un peu vite en besogne, à en croire le président du “Comité indépendant d’Évaluation des 80 km/h” (CIE), dont les membres se rassemblèrent pour la première fois en septembre 2018. Jean-Luc Michaud ne conteste pas l’existence de ce chiffre. C’est son interprétation qui le chagrine, nuance.

“Nous touchons là au cœur du message que souhaite faire passer le CIE”, explique ce haut fonctionnaire en retraite. “La délégation à la Sécurité routière (DSR) prétend pouvoir affirmer “avec précision” qu’une baisse de 116 tués a été enregistrée, alors qu’elle ne dispose que des “remontées provisoires” des baromètres mensuels tenus par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière. Au moment de cette déclaration, faite le 28 janvier, le décompte ne pouvait être que partiel, au mieux, car il doit s’écouler 30 jours après la fin du mois considéré pour obtenir le baromètre mensuel de l’ONSIR.”

Le CIE reproche par conséquent à la délégation à la Sécurité routière d’avoir conclu un peu vite à l’efficacité des 80 km/h, sans attendre de connaître le décompte des victimes de la route pour le mois de décembre 2018.

En temps ordinaire, l’absence de cette donnée ne pèserait pas bien lourd dans le bilan annuel, même si, ainsi que le fait remarquer Pierre Chasseray, délégué général de 40 Millions d’Automobilistes, “c’est traditionnellement en décembre et durant les deux mois d’été que l’on déplore le plus de morts sur les routes”. Sauf que l’année 2018 sort de l’ordinaire, à deux égards. Non seulement, les 80 km/h sont entrés en vigueur au 1er juillet,  mais les radars sont tombés victimes d’une vague de destructions sans précédent. Les chiffres de la mortalité en décembre sont donc essentiels pour confirmer ou pour infirmer l’influence sur la mortalité de l’augmentation constatée des dépassements de vitesse.

Les causes de tous les accidents en 2018 ne sont pas encore connues
Là, n’est pas le seul reproche que formule le CIE à l’encontre de la DSR. Non seulement cette dernière ne dispose pas du baromètre de l’ONSIR pour le mois de décembre mais elle ne peut consulter le fichier des Bulletins d’accidents corporels de la circulation (BAAC). Or, ces documents remplis par les forces de l’ordre chaque fois qu’elles constatent un accident corporel sont indispensables pour examiner la mortalité sur la partie du réseau concerné par la limitation à 80 km/h.

“La base de données des BAAC est administrée par l’ONISR. Elle se compose de quatre fichiers, correspondant aux caractéristiques des accidents, aux lieux, aux véhicules et aux usagers”, précise Aurélie Trégouet, chargée d’études pour l’association 40 Millions d’Automobilistes qui milite pour le retour aux 90 km/h et soutient le CIE au risque d’alimenter les doutes quant à l’impartialité de ses membres. “Ces fichiers BAAC sont consultables en ligne, sur le portail du Ministère de l’Intérieur. Or, les délais de l’enquête retardent leur divulgation de ces fichiers.” Voilà pourquoi, à l’heure où nous écrivons, les fichiers BAAC de l’année 2018 ne sont pas encore disponibles sur le site internet data.gouv.fr.

Le CIE voit là un motif de douter de l’interprétation des chiffres que fait la DSR. “Le CIE voit mal comment la délégation à la Sécurité routière a pu affirmer le 28 janvier que 116 personnes en moins ont trouvé la mort au cours du second semestre 2018 par rapport à l’année 2017, puisque personne, pas même le Ministère de l’Intérieur ne connaît à ce jour le nombre de tués enregistrés au deuxième semestre sur les routes limitées à 80 km/h maxi”, martèle Jean-Luc Michaud.

L’économie de vies ne fait pas de doute, au contraire de son décompte précis
Le CIE relève d’autres incohérences dans le bilan d’étape présenté le 28 janvier par les pouvoirs publics. Son président Jean-Luc Michaud s’étonne ainsi de constater que le périmètre de l’étude ne s’est pas circonscrit aux seules routes passées sous l’empire de la règle des 80 km/h. Plus grave, le chiffre de 116 vies épargnées est obtenu en comparant la mortalité du second semestre 2018 aux douze mois des cinq années précédentes, et non pas au second semestre seulement. Voilà qui est contraire aux principes de la statistique.

“Une comparaison exacte des chiffres aurait montré qu’il y a une diminution du nombre de tués plus faible depuis l’entrée en vigueur des 80 km/h que sur la période précédant l’entrée en vigueur de la mesure”, estime Jean-Luc Michaud, qui déplore “l’approximation” dans laquelle se situe la communication du gouvernement. “On est passé de 6,6 % de baisse au premier semestre 2018 à une baisse de 4,5 % au second semestre, par rapport à la même période en 2017.” Et le président du CIE d’en conclure : “Ce ne sont pas les chiffres qui sont en cause, mais bien l’interprétation qui en est faite”.

Le CIE déplore l’approximation dans la mesure de la vitesse moyenne effective
Encore que le CIE remette parfois en cause la véracité même des chiffres. Son président souligne ainsi que le le nombre officiel de 116 vies sauvées sur le seul réseau secondaire est supérieur au total officiel des 81 vies épargnées sur l’ensemble des réseaux routiers. Ce qui fait dire à Jean-Luc Michaud, non sans malice : “Si la DSR conclue qu’une partie fait plus que le tout, il est permis de s’interroger sur sa maîtrise des règles de la mathématique.”

Ces contradictions font douter le CIE de la validité des méthodes employées par le gouvernement. Le rapporteur du CIE, l’économiste et ancien directeur adjoint de l’environnement à l’OCDE Rémy Prud’Homme ne peut s’empêcher de rappeler cette autre incohérence : “Dans sa communication, le gouvernement dit avoir constaté une baisse de la vitesse moyenne de 87 km/h à 83 km/h. Pourtant, l’observatoire de la vitesse moyenne la fixait à 82 km/h du temps de la limitation à 90 km/h (avec des variations de quelques kilomètres par heure). Et Jean-Luc Michaud d’enchaîner : “Le CIE ne conteste pas que le passage aux 80 km/h a probablement fait baisser la vitesse moyenne, mais le gouvernement ne peut pas nous dire que la vitesse moyenne est passée de 82 km/h avant le 1er juillet à 87 km/h après.” Il y a fort à parier, au contraire, que ce chiffre est à la baisse.

Le CIE fait de cette incohérence un point clé du courrier qu’il a adressé au gouvernement. Car ce dernier prétend que c’est bien la baisse de la vitesse moyenne des véhicules qui sauve des vies.

Le CIE réclame que soient pris en compte tous les facteurs de la mortalité routière
La dernière critique n’a rien de propre à ce bilan d’étape présenté le 28 janvier. Comme d’autres avant lui, le CIE reproche à la DSR de vouloir expliquer l’économie de vies par la seule action des radars. Ainsi que le rappelle Didier Renoux, chargé de communication à la Fédération française des Motards en Colère (FFMC) et membre du CIE, “c’est passer sous silence et méconnaître l’influence sur la baisse de la mortalité des progrès accomplis par les véhicules et par les pneumatiques  de la dégradation de l’état des routes ou, au contraire, de la suppression de certains points dangereux  de la généralisation du port de la ceinture ou, au contraire, du fléau que constitue l’usage du téléphone au volant.”

Il reste à voir combien de temps il faudra à la délégation à la Sécurité routière pour réagir à la liste des dix questions et incohérences soulevées par le CIE. Les membres de ce dernier répètent à qui veut bien les entendre qu’ils ne demandent rien mieux que de laisser de côté les questions de politique, pour se consacrer à établir des faits incontestables. Un premier geste de bonne volonté de la part du gouvernement consisterait à accorder au CIE (comme à tous ceux qui le réclament) l’accès plein et entier à la totalité des chiffres de la mortalité routière. Le CIE en a fait la demande officielle en septembre.

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Les péages augmentent sur les autoroutes

péageC’est une hausse qui survient en même temps que certains produits de consommation, et en pleine crise des « gilets jaunes ».

Alors forcément, la hausse des tarifs des péages exaspère les automobilistes. « C’est trop cher, ils nous pompent l’air et ils nous pompent le fric, surtout dans la région, parce qu’ici l’autoroute est périurbaine, et elle devrait être gratuite », se plaint une automobiliste des Alpes-Maritimes.

La hausse de trop L’augmentation cette année devrait être en moyenne de 1,86%. Entre 2011 et 2018, les tarifs n’ont cessé d’augmenter : + 9,5%. Pour justifier ces augmentations, les sociétés d’autoroutes ne sont pas à court d’arguments : inflation, gel des tarifs de 2015, mais aussi un plan d’investissement de 700 millions d’euros pour des travaux. Sur l’axe Paris-Toulouse, même constat, + 9,37% en 7 ans. Pour certains automobilistes, c’est la hausse de trop.

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Lettre d’un automobiliste flashé à 250 km/h

vitesse 70Lettre d’un automobiliste flashé à 250 km/h
sur une portion de route limitée à 70 (en France)

Monsieur le Juge,

j’ai effectivement bien vu le marquage “70″ en noir cerclé de rouge sur le panneau sans autre indication d’unités. Vous savez que la loi du 4 juillet 1837 rend obligatoire le système métrique en France et que le décret n°65-501 du 3 mai 1961 modifié (prise en application des directives européennes) définit comme unités de base légales les unités du système international (S.I.). Vous pouvez vérifier tout cela sur le site du gouvernement .

Or dans le système S.I. l’unité de longueur est le “mètre” et l’unité de temps est la “seconde”. Il est donc évident que l’unité de vitesse légale est alors le mètre par seconde. Je ne peux pas imaginer une seconde que le Ministère de l’intérieur n’applique pas les lois de la République. Donc 70 m/s cela correspond très exactement à 252 km/h . Les policiers affirment que j’ai été chronométré à 250 km/h et je ne le conteste pas. J’étais donc bien 2 km/h sous la limite autorisée.

Merci d’en prendre bonne note, de me rendre mon permis et de me laisser repartir.

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Vers la fin de la vitesse illimitée en Allemagne ?

automobiliste allemand vitesseLes 20 membres indépendants de la « Plate-forme nationale pour l’avenir de la mobilité » recommandent une limitation de la vitesse à 130 km/h sur les autoroutes allemandes.

Leurs recommandations ont été mandatées par le ministère des Transports et elles pourraient changer les habitudes des automobilistes allemands.

Les automobilistes allemands risquent de devoir mettre le pied sur la pédale de frein. C’est en tout cas ce que recommande une commission indépendante mandatée par le ministère des Transports pour que l’Allemagne puisse atteindre ses objectifs de réduction de CO2 d’ici 2030. Alors que la plupart des autoroutes n’ont pas de limitation de vitesse outre-Rhin, les automobilistes pourraient rapidement devoir changer leurs habitudes pour le climat. Les Échos rapportent que l’une des mesures préconisées par les 20 membres indépendants de la « Plate-forme nationale pour l’avenir de la mobilité » est la limitation à 130 km/heure sur les portions d’autoroute.

C’est Andreas Scheuer, le ministre des Transports allemand, qui a mandaté cette commission d’une vingtaine d’experts représentant les syndicats, les constructeurs et les organisations environnementales afin qu’elle remette un rapport définitif fin mars. Comme le précisent Les Échos, bien qu’indicatif, il servira de base de travail pour le projet de loi sur le climat que le ministre présentera dans le courant de l’année. En plus de cette limitation de vitesse, les membres de la commission planifient d’augmenter le prix de l’essence à partir de 2021 de 21 centimes.

Une hausse de 52 centimes par litre d’essence ou de gazole devrait ensuite être étalée jusqu’en 2030 si le gouvernement suit les recommandations de cette commission. L’ensemble des mesures proposées par les experts permettrait selon eux de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 en induisant une « diminution du kilométrage » des voitures et un transfert vers le rail, le vélo et le trafic piétonnier ». Reste à savoir quelle sera la réaction des automobilistes outre-Rhin dans un pays où la vitesse est érigée comme un droit fondamental. Réponse au printemps du ministre des Transports qui annoncera ce qu’il entend conserver de ce rapport pour son projet de loi sur le climat.