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Au volant, vous n’aurez bientôt plus besoin de tourner la tête pour « vérifier l’angle mort »

Au volant, vous n'aurez bientôt plus besoin de tourner la tête pour vérifier l'angle mortLa multiplication des caméras à l’extérieur des véhicules pourrait signer la fin de l’angle mort à l’arrière, mais aussi redonner une visibilité.

C’est une tendance lourde de l’automobile : les voitures sont de plus en plus grosses, mais leurs surfaces vitrées sont de plus en plus réduites. Or, en ville notamment, cette absence de visibilité peut être très dangereuse. Constructeurs et équipementiers travaillent donc sur l’amélioration de la vision. Avec un outil imparable : les caméras.

Si elles permettent déjà au véhicule de s’orienter dans l’espace et d’aider le conducteur au stationnement, elles devraient demain faire disparaître l’angle mort. Ou plutôt les angles morts : à l’arrière comme à l’avant, à cause des montants de pare-brise de plus en plus imposants.

Un montant de pare-brise transparent
A l’automne, l’équipementier allemand Continental a ainsi développé un montant de pare-brise transparent. Une caméra placée à la hauteur du montant filme l’extérieur. L’image est ensuite diffusée sur un écran OLED, installé lui dans le montant interne du pare-brise. Résultat : le conducteur a l’impression de voir à travers.

Simple en apparence, le système s’avère beaucoup plus complexe. Car pour que l’image soit bien visible par le conducteur, il faut prendre en compte la position de celui-ci. Une seconde caméra est donc installée au niveau du volant, pour savoir comment s’installe le conducteur, et bien calibrer l’image sur l’écran du montant. Ce dispositif n’est pour le moment qu’un prototype, peut-on lire dans Le Point.

Des rétroviseurs caméras
Déjà disponibles, les rétroviseurs caméras règlent eux le problème de l’angle mort arrière. Plus besoin normalement de tourner la tête. Ils sont par exemple disponibles sur le SUV électrique d’Audi, l’e-tron, ou pour le rétroviseur intérieur du nouveau Toyota RAV-4. A la place des rétros à l’extérieur se trouve une caméra.

A l’intérieur, de chaque côté, deux écrans retransmettent les images, comme auparavant les glaces des rétroviseurs. L’angle de vue est bien plus large, certifie Audi. Plusieurs questions se posent, tout d’abord le prix de cette option, mais également la fiabilité à long terme du système. Le bon vieux miroir d’angle mort, et surtout les réflexes de sécurité, pourraient bien être encore indispensables quelques temps.

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80 km/h : ces incohérences qui décrédibilisent le gouvernement

vitesse 80Voulu indépendant, le comité d’experts formé pour évaluer l’efficacité des 80 km/h soulève des incohérences graves dans la communication du gouvernement. Après la bataille des chiffres, celle des méthodes statistiques.

Le premier Ministre Édouard Philippe l’a affirmé le 28 janvier, chiffres à l’appui : abaisser la limitation de vitesse sauve effectivement des vies. Ce n’est plus une affirmation en l’air, puisque des données officielles viennent étayer cette conviction.

Certains automobilistes attendaient des preuves pour le croire, d’autres n’en avaient jamais douté. Après tout, rouler moins vite est la garantie de freiner plus court (à conditions d’adhérences et à voiture égales). Et lorsque le choc s’avère inévitable, ses conséquences s’en trouvent amoindries.

D’ailleurs, depuis que la délégation à la Sécurité routière a fait savoir que l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h avait officiellement épargné cent seize vies en six mois (de juillet à décembre), les opposants à cette mesure trouvent chez leurs proches une oreille moins attentive à leurs récriminations.

Selon le CIE, le gouvernement se décrédibilise avec son interprétation des chiffres de la mortalité routière
Ce serait aller un peu vite en besogne, à en croire le président du “Comité indépendant d’Évaluation des 80 km/h” (CIE), dont les membres se rassemblèrent pour la première fois en septembre 2018. Jean-Luc Michaud ne conteste pas l’existence de ce chiffre. C’est son interprétation qui le chagrine, nuance.

“Nous touchons là au cœur du message que souhaite faire passer le CIE”, explique ce haut fonctionnaire en retraite. “La délégation à la Sécurité routière (DSR) prétend pouvoir affirmer “avec précision” qu’une baisse de 116 tués a été enregistrée, alors qu’elle ne dispose que des “remontées provisoires” des baromètres mensuels tenus par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière. Au moment de cette déclaration, faite le 28 janvier, le décompte ne pouvait être que partiel, au mieux, car il doit s’écouler 30 jours après la fin du mois considéré pour obtenir le baromètre mensuel de l’ONSIR.”

Le CIE reproche par conséquent à la délégation à la Sécurité routière d’avoir conclu un peu vite à l’efficacité des 80 km/h, sans attendre de connaître le décompte des victimes de la route pour le mois de décembre 2018.

En temps ordinaire, l’absence de cette donnée ne pèserait pas bien lourd dans le bilan annuel, même si, ainsi que le fait remarquer Pierre Chasseray, délégué général de 40 Millions d’Automobilistes, “c’est traditionnellement en décembre et durant les deux mois d’été que l’on déplore le plus de morts sur les routes”. Sauf que l’année 2018 sort de l’ordinaire, à deux égards. Non seulement, les 80 km/h sont entrés en vigueur au 1er juillet,  mais les radars sont tombés victimes d’une vague de destructions sans précédent. Les chiffres de la mortalité en décembre sont donc essentiels pour confirmer ou pour infirmer l’influence sur la mortalité de l’augmentation constatée des dépassements de vitesse.

Les causes de tous les accidents en 2018 ne sont pas encore connues
Là, n’est pas le seul reproche que formule le CIE à l’encontre de la DSR. Non seulement cette dernière ne dispose pas du baromètre de l’ONSIR pour le mois de décembre mais elle ne peut consulter le fichier des Bulletins d’accidents corporels de la circulation (BAAC). Or, ces documents remplis par les forces de l’ordre chaque fois qu’elles constatent un accident corporel sont indispensables pour examiner la mortalité sur la partie du réseau concerné par la limitation à 80 km/h.

“La base de données des BAAC est administrée par l’ONISR. Elle se compose de quatre fichiers, correspondant aux caractéristiques des accidents, aux lieux, aux véhicules et aux usagers”, précise Aurélie Trégouet, chargée d’études pour l’association 40 Millions d’Automobilistes qui milite pour le retour aux 90 km/h et soutient le CIE au risque d’alimenter les doutes quant à l’impartialité de ses membres. “Ces fichiers BAAC sont consultables en ligne, sur le portail du Ministère de l’Intérieur. Or, les délais de l’enquête retardent leur divulgation de ces fichiers.” Voilà pourquoi, à l’heure où nous écrivons, les fichiers BAAC de l’année 2018 ne sont pas encore disponibles sur le site internet data.gouv.fr.

Le CIE voit là un motif de douter de l’interprétation des chiffres que fait la DSR. “Le CIE voit mal comment la délégation à la Sécurité routière a pu affirmer le 28 janvier que 116 personnes en moins ont trouvé la mort au cours du second semestre 2018 par rapport à l’année 2017, puisque personne, pas même le Ministère de l’Intérieur ne connaît à ce jour le nombre de tués enregistrés au deuxième semestre sur les routes limitées à 80 km/h maxi”, martèle Jean-Luc Michaud.

L’économie de vies ne fait pas de doute, au contraire de son décompte précis
Le CIE relève d’autres incohérences dans le bilan d’étape présenté le 28 janvier par les pouvoirs publics. Son président Jean-Luc Michaud s’étonne ainsi de constater que le périmètre de l’étude ne s’est pas circonscrit aux seules routes passées sous l’empire de la règle des 80 km/h. Plus grave, le chiffre de 116 vies épargnées est obtenu en comparant la mortalité du second semestre 2018 aux douze mois des cinq années précédentes, et non pas au second semestre seulement. Voilà qui est contraire aux principes de la statistique.

“Une comparaison exacte des chiffres aurait montré qu’il y a une diminution du nombre de tués plus faible depuis l’entrée en vigueur des 80 km/h que sur la période précédant l’entrée en vigueur de la mesure”, estime Jean-Luc Michaud, qui déplore “l’approximation” dans laquelle se situe la communication du gouvernement. “On est passé de 6,6 % de baisse au premier semestre 2018 à une baisse de 4,5 % au second semestre, par rapport à la même période en 2017.” Et le président du CIE d’en conclure : “Ce ne sont pas les chiffres qui sont en cause, mais bien l’interprétation qui en est faite”.

Le CIE déplore l’approximation dans la mesure de la vitesse moyenne effective
Encore que le CIE remette parfois en cause la véracité même des chiffres. Son président souligne ainsi que le le nombre officiel de 116 vies sauvées sur le seul réseau secondaire est supérieur au total officiel des 81 vies épargnées sur l’ensemble des réseaux routiers. Ce qui fait dire à Jean-Luc Michaud, non sans malice : “Si la DSR conclue qu’une partie fait plus que le tout, il est permis de s’interroger sur sa maîtrise des règles de la mathématique.”

Ces contradictions font douter le CIE de la validité des méthodes employées par le gouvernement. Le rapporteur du CIE, l’économiste et ancien directeur adjoint de l’environnement à l’OCDE Rémy Prud’Homme ne peut s’empêcher de rappeler cette autre incohérence : “Dans sa communication, le gouvernement dit avoir constaté une baisse de la vitesse moyenne de 87 km/h à 83 km/h. Pourtant, l’observatoire de la vitesse moyenne la fixait à 82 km/h du temps de la limitation à 90 km/h (avec des variations de quelques kilomètres par heure). Et Jean-Luc Michaud d’enchaîner : “Le CIE ne conteste pas que le passage aux 80 km/h a probablement fait baisser la vitesse moyenne, mais le gouvernement ne peut pas nous dire que la vitesse moyenne est passée de 82 km/h avant le 1er juillet à 87 km/h après.” Il y a fort à parier, au contraire, que ce chiffre est à la baisse.

Le CIE fait de cette incohérence un point clé du courrier qu’il a adressé au gouvernement. Car ce dernier prétend que c’est bien la baisse de la vitesse moyenne des véhicules qui sauve des vies.

Le CIE réclame que soient pris en compte tous les facteurs de la mortalité routière
La dernière critique n’a rien de propre à ce bilan d’étape présenté le 28 janvier. Comme d’autres avant lui, le CIE reproche à la DSR de vouloir expliquer l’économie de vies par la seule action des radars. Ainsi que le rappelle Didier Renoux, chargé de communication à la Fédération française des Motards en Colère (FFMC) et membre du CIE, “c’est passer sous silence et méconnaître l’influence sur la baisse de la mortalité des progrès accomplis par les véhicules et par les pneumatiques  de la dégradation de l’état des routes ou, au contraire, de la suppression de certains points dangereux  de la généralisation du port de la ceinture ou, au contraire, du fléau que constitue l’usage du téléphone au volant.”

Il reste à voir combien de temps il faudra à la délégation à la Sécurité routière pour réagir à la liste des dix questions et incohérences soulevées par le CIE. Les membres de ce dernier répètent à qui veut bien les entendre qu’ils ne demandent rien mieux que de laisser de côté les questions de politique, pour se consacrer à établir des faits incontestables. Un premier geste de bonne volonté de la part du gouvernement consisterait à accorder au CIE (comme à tous ceux qui le réclament) l’accès plein et entier à la totalité des chiffres de la mortalité routière. Le CIE en a fait la demande officielle en septembre.

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Les péages augmentent sur les autoroutes

péageC’est une hausse qui survient en même temps que certains produits de consommation, et en pleine crise des « gilets jaunes ».

Alors forcément, la hausse des tarifs des péages exaspère les automobilistes. « C’est trop cher, ils nous pompent l’air et ils nous pompent le fric, surtout dans la région, parce qu’ici l’autoroute est périurbaine, et elle devrait être gratuite », se plaint une automobiliste des Alpes-Maritimes.

La hausse de trop L’augmentation cette année devrait être en moyenne de 1,86%. Entre 2011 et 2018, les tarifs n’ont cessé d’augmenter : + 9,5%. Pour justifier ces augmentations, les sociétés d’autoroutes ne sont pas à court d’arguments : inflation, gel des tarifs de 2015, mais aussi un plan d’investissement de 700 millions d’euros pour des travaux. Sur l’axe Paris-Toulouse, même constat, + 9,37% en 7 ans. Pour certains automobilistes, c’est la hausse de trop.

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Lettre d’un automobiliste flashé à 250 km/h

vitesse 70Lettre d’un automobiliste flashé à 250 km/h
sur une portion de route limitée à 70 (en France)

Monsieur le Juge,

j’ai effectivement bien vu le marquage “70″ en noir cerclé de rouge sur le panneau sans autre indication d’unités. Vous savez que la loi du 4 juillet 1837 rend obligatoire le système métrique en France et que le décret n°65-501 du 3 mai 1961 modifié (prise en application des directives européennes) définit comme unités de base légales les unités du système international (S.I.). Vous pouvez vérifier tout cela sur le site du gouvernement .

Or dans le système S.I. l’unité de longueur est le “mètre” et l’unité de temps est la “seconde”. Il est donc évident que l’unité de vitesse légale est alors le mètre par seconde. Je ne peux pas imaginer une seconde que le Ministère de l’intérieur n’applique pas les lois de la République. Donc 70 m/s cela correspond très exactement à 252 km/h . Les policiers affirment que j’ai été chronométré à 250 km/h et je ne le conteste pas. J’étais donc bien 2 km/h sous la limite autorisée.

Merci d’en prendre bonne note, de me rendre mon permis et de me laisser repartir.

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Vers la fin de la vitesse illimitée en Allemagne ?

automobiliste allemand vitesseLes 20 membres indépendants de la « Plate-forme nationale pour l’avenir de la mobilité » recommandent une limitation de la vitesse à 130 km/h sur les autoroutes allemandes.

Leurs recommandations ont été mandatées par le ministère des Transports et elles pourraient changer les habitudes des automobilistes allemands.

Les automobilistes allemands risquent de devoir mettre le pied sur la pédale de frein. C’est en tout cas ce que recommande une commission indépendante mandatée par le ministère des Transports pour que l’Allemagne puisse atteindre ses objectifs de réduction de CO2 d’ici 2030. Alors que la plupart des autoroutes n’ont pas de limitation de vitesse outre-Rhin, les automobilistes pourraient rapidement devoir changer leurs habitudes pour le climat. Les Échos rapportent que l’une des mesures préconisées par les 20 membres indépendants de la « Plate-forme nationale pour l’avenir de la mobilité » est la limitation à 130 km/heure sur les portions d’autoroute.

C’est Andreas Scheuer, le ministre des Transports allemand, qui a mandaté cette commission d’une vingtaine d’experts représentant les syndicats, les constructeurs et les organisations environnementales afin qu’elle remette un rapport définitif fin mars. Comme le précisent Les Échos, bien qu’indicatif, il servira de base de travail pour le projet de loi sur le climat que le ministre présentera dans le courant de l’année. En plus de cette limitation de vitesse, les membres de la commission planifient d’augmenter le prix de l’essence à partir de 2021 de 21 centimes.

Une hausse de 52 centimes par litre d’essence ou de gazole devrait ensuite être étalée jusqu’en 2030 si le gouvernement suit les recommandations de cette commission. L’ensemble des mesures proposées par les experts permettrait selon eux de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 en induisant une « diminution du kilométrage » des voitures et un transfert vers le rail, le vélo et le trafic piétonnier ». Reste à savoir quelle sera la réaction des automobilistes outre-Rhin dans un pays où la vitesse est érigée comme un droit fondamental. Réponse au printemps du ministre des Transports qui annoncera ce qu’il entend conserver de ce rapport pour son projet de loi sur le climat.

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Péages : les sociétés autoroutières font un geste pour les usagers réguliers

péageÉlisabeth Borne a reçu ce jeudi les sociétés autoroutières pour leur demander «un effort» avant l’augmentation des tarifs de péage prévue en février. Les concessionnaires autoroutiers l’ont entendu et s’engagent à proposer une réduction de 30% aux automobilistes qui font au moins dix allers-retours par mois.

Le gouvernement veut étouffer les prémices d’une nouvelle grogne. Suite au mouvement des «gilets jaunes» qui s’en sont pris aux barrières d’autoroutes, engendrant ainsi plusieurs dizaines de millions d’euros de dégâts pour Vinci, le gouvernement se demandait comment il allait pouvoir faire passer auprès de l’opinion publique l’augmentation des péages d’1,8% prévue le 1er février.

La solution pourrait avoir été trouvée ce jeudi après-midi: les conducteurs empruntant régulièrement les autoroutes sur le même trajet vont pouvoir s’abonner pour bénéficier de 30% de réduction à partir de dix allers-retours par mois, a annoncé jeudi le ministère des Transports à l’issue d’une réunion avec les sociétés autoroutières. Ce qui correspond selon Élisabeth Borne, la ministre des Transports, à 29 euros de remise pour un automobiliste faisant l’aller-retour entre Metz et Verdun dix fois dans le mois.

«C’est un effort inédit, parce qu’il est supporté entièrement par les sociétés concessionnaires sans aucune contrepartie, sans aucune compensation d’autres usagers ni aujourd’hui ni demain, et sans aucune compensation de l’État», a souligné la ministre. Ces nouveaux abonnements pourront être payants, mais leur prix sera plafonné à 2,50 euros par mois. Ils seront disponibles sur l’ensemble du réseau autoroutier payant à partir du 1er février, date à laquelle les tarifs des péages doivent augmenter conformément aux contrats liant ces sociétés à l’État.

Généraliser des pratiques locales
Une solution qui semble plus raisonnable qu’un éventuel gel du tarif des péages, qu’avait privilégié Ségolène Royal en 2015. En effet, si le gouvernement avait emprunté cette voie, les sociétés d’autoroutes auraient très certainement obtenu l’annulation de la mesure par la justice administrative. De plus, si les entreprises ont accepté de mettre en place ce geste commercial, c’est également parce que le contexte est différent qu’en 2015.

À cette époque elles avaient eu le sentiment d’êtres prises à partie uniquement parce que le gouvernement venait d’annuler la mise en place de l’écotaxe et cherchait à compenser le manque à gagner d’un milliard d’euros lié à cette mesure avortée. «Il n’y avait pas de raisons qu’on paye les pots cassés», expliquait d’ailleurs récemment Xavier Huillard, PDG de Vinci. Les pouvoirs publics avaient également menacé de faire fi des contrats régissant les rapports entre l’État et les sociétés d’autoroute.

Aujourd’hui, rien de tel, Élisabeth Borne a répété qu’elle ne remettait pas en cause les contrats passés avec ces entreprises. Le geste qu’elle a demandé aux concessionnaires autoroutiers, même s’il représente un léger manque à gagner, ne les impacte pas de manière excessive. Ils mettent déjà en place de manière ponctuelle des abonnements à tarifs préférentiels pour les usagers réguliers. Il s’agit ainsi simplement de généraliser à l’échelle nationale des pratiques qui existent localement.

Éloigner le thème de la nationalisation du grand débat national
Les sociétés d’autoroutes ne se plient toutefois pas à une telle mesure par pure bonté d’âme. Elles entendent ainsi montrer qu’elles ont entendu le cri des «gilets jaunes» et qu’elles apportent leur apport à l’effort national pour plus de justice sociale. Ce geste peut ainsi contribuer à les rendre moins impopulaires et ainsi éloigner le thème de la ‘‘renationalisation » des autoroutes qui monte en flèche alors même que le grand débat national débute.

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Christophe Castaner ouvre la porte à un possible retour à 90 km/h

christophe castanerL’abandon de la limitation de vitesse à 80km/h sur les routes secondaires, une mesure impopulaire parmi les « gilets jaunes », reste une option pour le gouvernement, a indiqué le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner dans un entretien lundi à La Dépêche.

« Nous nous sommes engagés à évaluer le résultat des 80 km/h au bout de deux ans », a rappelé le ministre, et « si cette mesure n’a servi à rien, alors oui nous pourrons revenir au 90 km/h ».

« Mais si grâce à cette mesure, la mortalité sur les routes a reculé et si on a sauvé des vies, on fait quoi ?  On y renonce ?« , s’est-il interrogé, alors que la question pourrait surgir dans le cadre du grand débat que le président Emmanuel Macron doit lancer mardi.

vitesse panneau« Sauver des vies »
« Les 80 km/h n’ont qu’un objectif : sauver des vies, et je crois que nous pouvons tous nous retrouver autour de cet enjeu simple », a relevé le ministre. Il a fustigé « ceux qui détruisent les radars, la nuit », qui « portent une bien lourde responsabilité ».

Le ministre effectuait lundi une visite dans l’Aude pour rendre hommage aux fonctionnaires mobilisés lors des attaques terroristes de Trêbes et Carcassonne, qui ont tué quatre personnes en mars, et des inondations meurtrières qui ont frappé le département en octobre.