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Les péages augmentent sur les autoroutes

péageC’est une hausse qui survient en même temps que certains produits de consommation, et en pleine crise des « gilets jaunes ».

Alors forcément, la hausse des tarifs des péages exaspère les automobilistes. « C’est trop cher, ils nous pompent l’air et ils nous pompent le fric, surtout dans la région, parce qu’ici l’autoroute est périurbaine, et elle devrait être gratuite », se plaint une automobiliste des Alpes-Maritimes.

La hausse de trop L’augmentation cette année devrait être en moyenne de 1,86%. Entre 2011 et 2018, les tarifs n’ont cessé d’augmenter : + 9,5%. Pour justifier ces augmentations, les sociétés d’autoroutes ne sont pas à court d’arguments : inflation, gel des tarifs de 2015, mais aussi un plan d’investissement de 700 millions d’euros pour des travaux. Sur l’axe Paris-Toulouse, même constat, + 9,37% en 7 ans. Pour certains automobilistes, c’est la hausse de trop.

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Vers la fin de la vitesse illimitée en Allemagne ?

automobiliste allemand vitesseLes 20 membres indépendants de la « Plate-forme nationale pour l’avenir de la mobilité » recommandent une limitation de la vitesse à 130 km/h sur les autoroutes allemandes.

Leurs recommandations ont été mandatées par le ministère des Transports et elles pourraient changer les habitudes des automobilistes allemands.

Les automobilistes allemands risquent de devoir mettre le pied sur la pédale de frein. C’est en tout cas ce que recommande une commission indépendante mandatée par le ministère des Transports pour que l’Allemagne puisse atteindre ses objectifs de réduction de CO2 d’ici 2030. Alors que la plupart des autoroutes n’ont pas de limitation de vitesse outre-Rhin, les automobilistes pourraient rapidement devoir changer leurs habitudes pour le climat. Les Échos rapportent que l’une des mesures préconisées par les 20 membres indépendants de la « Plate-forme nationale pour l’avenir de la mobilité » est la limitation à 130 km/heure sur les portions d’autoroute.

C’est Andreas Scheuer, le ministre des Transports allemand, qui a mandaté cette commission d’une vingtaine d’experts représentant les syndicats, les constructeurs et les organisations environnementales afin qu’elle remette un rapport définitif fin mars. Comme le précisent Les Échos, bien qu’indicatif, il servira de base de travail pour le projet de loi sur le climat que le ministre présentera dans le courant de l’année. En plus de cette limitation de vitesse, les membres de la commission planifient d’augmenter le prix de l’essence à partir de 2021 de 21 centimes.

Une hausse de 52 centimes par litre d’essence ou de gazole devrait ensuite être étalée jusqu’en 2030 si le gouvernement suit les recommandations de cette commission. L’ensemble des mesures proposées par les experts permettrait selon eux de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 en induisant une « diminution du kilométrage » des voitures et un transfert vers le rail, le vélo et le trafic piétonnier ». Reste à savoir quelle sera la réaction des automobilistes outre-Rhin dans un pays où la vitesse est érigée comme un droit fondamental. Réponse au printemps du ministre des Transports qui annoncera ce qu’il entend conserver de ce rapport pour son projet de loi sur le climat.

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Péages : les sociétés autoroutières font un geste pour les usagers réguliers

péageÉlisabeth Borne a reçu ce jeudi les sociétés autoroutières pour leur demander «un effort» avant l’augmentation des tarifs de péage prévue en février. Les concessionnaires autoroutiers l’ont entendu et s’engagent à proposer une réduction de 30% aux automobilistes qui font au moins dix allers-retours par mois.

Le gouvernement veut étouffer les prémices d’une nouvelle grogne. Suite au mouvement des «gilets jaunes» qui s’en sont pris aux barrières d’autoroutes, engendrant ainsi plusieurs dizaines de millions d’euros de dégâts pour Vinci, le gouvernement se demandait comment il allait pouvoir faire passer auprès de l’opinion publique l’augmentation des péages d’1,8% prévue le 1er février.

La solution pourrait avoir été trouvée ce jeudi après-midi: les conducteurs empruntant régulièrement les autoroutes sur le même trajet vont pouvoir s’abonner pour bénéficier de 30% de réduction à partir de dix allers-retours par mois, a annoncé jeudi le ministère des Transports à l’issue d’une réunion avec les sociétés autoroutières. Ce qui correspond selon Élisabeth Borne, la ministre des Transports, à 29 euros de remise pour un automobiliste faisant l’aller-retour entre Metz et Verdun dix fois dans le mois.

«C’est un effort inédit, parce qu’il est supporté entièrement par les sociétés concessionnaires sans aucune contrepartie, sans aucune compensation d’autres usagers ni aujourd’hui ni demain, et sans aucune compensation de l’État», a souligné la ministre. Ces nouveaux abonnements pourront être payants, mais leur prix sera plafonné à 2,50 euros par mois. Ils seront disponibles sur l’ensemble du réseau autoroutier payant à partir du 1er février, date à laquelle les tarifs des péages doivent augmenter conformément aux contrats liant ces sociétés à l’État.

Généraliser des pratiques locales
Une solution qui semble plus raisonnable qu’un éventuel gel du tarif des péages, qu’avait privilégié Ségolène Royal en 2015. En effet, si le gouvernement avait emprunté cette voie, les sociétés d’autoroutes auraient très certainement obtenu l’annulation de la mesure par la justice administrative. De plus, si les entreprises ont accepté de mettre en place ce geste commercial, c’est également parce que le contexte est différent qu’en 2015.

À cette époque elles avaient eu le sentiment d’êtres prises à partie uniquement parce que le gouvernement venait d’annuler la mise en place de l’écotaxe et cherchait à compenser le manque à gagner d’un milliard d’euros lié à cette mesure avortée. «Il n’y avait pas de raisons qu’on paye les pots cassés», expliquait d’ailleurs récemment Xavier Huillard, PDG de Vinci. Les pouvoirs publics avaient également menacé de faire fi des contrats régissant les rapports entre l’État et les sociétés d’autoroute.

Aujourd’hui, rien de tel, Élisabeth Borne a répété qu’elle ne remettait pas en cause les contrats passés avec ces entreprises. Le geste qu’elle a demandé aux concessionnaires autoroutiers, même s’il représente un léger manque à gagner, ne les impacte pas de manière excessive. Ils mettent déjà en place de manière ponctuelle des abonnements à tarifs préférentiels pour les usagers réguliers. Il s’agit ainsi simplement de généraliser à l’échelle nationale des pratiques qui existent localement.

Éloigner le thème de la nationalisation du grand débat national
Les sociétés d’autoroutes ne se plient toutefois pas à une telle mesure par pure bonté d’âme. Elles entendent ainsi montrer qu’elles ont entendu le cri des «gilets jaunes» et qu’elles apportent leur apport à l’effort national pour plus de justice sociale. Ce geste peut ainsi contribuer à les rendre moins impopulaires et ainsi éloigner le thème de la ‘‘renationalisation » des autoroutes qui monte en flèche alors même que le grand débat national débute.