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Canicule : quelles conséquences chez nos voisins européens ?

caniculeIncendies, morts et records de chaleur … Nos voisins subissent également les fortes températures de la canicule, qui frappe une partie de l’Europe cette semaine.

Le record absolu de température en France a été battu vendredi, avec 45,9°C relevés à Gallargues-le-Montueux, dans le Gard, un des quatre départements en vigilance canicule rouge, a indiqué Météo-France. Mais la vague de chaleur se diffuse aussi ailleurs en Europe, où des pics de chaleur étaient enregistrés ce vendredi, et sont attendus ce week-end.

L’Espagne en proie aux flammes
L’Espagne connaît une vague de chaleur précoce pour un mois de juin, avec des températures qui dépassent les 40 degrés, et qui devrait durer jusqu’à samedi dans la majorité du pays. Seules les régions du nord-ouest, les Asturies et la Galice, sont épargnées, de même que le Portugal.

34 des 50 provinces d’Espagne sont en état d’alerte incendie, notamment la Catalogne, où les pompiers combattent un feu qui a déjà parcouru 6.500 hectares. La chaîne publique TVE a surnommé cet épisode de chaleur « la semaine de l’enfer ».

En Grèce, nombre de municipalités redoutent des incendies alimentés par des vents violents et chauds venus d’Afrique. Le pays est encore marqué par l’incendie meurtrier de Mati l’an dernier, qui avait coûté la vie à une centaine de personnes.

Déjà plusieurs morts
Jeudi, deux personnes ont succombé à des « coups de chaleur » en Espagne : un jeune de 17 ans qui moissonnait en Andalousie (sud) et un homme de 93 ans qui s’est écroulé dans le centre-ville de Valladolid (nord).

En Italie, un sans-abri de 72 ans a été retrouvé mort jeudi matin à Milan (nord), victime d’un malaise dû à la chaleur.

Des records battus en Europe centrale
Le record de température enregistrée en juin a été battu en Allemagne, avec 38,6 degrés dans les villes orientales de Coschen et de Bad Muskau, mettant ainsi fin à l’ancien record de 38,5 degrés datant de 1947, a annoncé le service météorologique national. Des pics de chaleur sont encore attendus ce week-end.

Record de chaleur également battu en Pologne pour un mois de juin avec 38,2 degrés enregistrés mercredi dans le village de Radzyn (sud-ouest) après les 38 degrés de Wroclaw en 1935. Un second record est tombé en Pologne : celui de la consommation d’électricité, poussée par les climatisations.

En République tchèque, le record est lui aussi battu, avec 38,9 degrés dans la commune de Doksany, dans les environs de Litoměřice, en Bohême du Nord. Le dernier record était de 38,2°C. Un record est aussi tombé en Autriche, dans la région du Tyrol, avec un pic de 36,7 degrés à Innsbruck. En conséquence, les célèbres chevaux d’attelage qui tirent des fiacres dans la ville ont été laissés au repos.

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Salaire minimum : le grand écart européen

salaireNathalie Loiseau souhaite que les pays européens les plus pauvres augmentent leur salaire minimum. En 2017, le « smic » était six fois plus élevé au Luxembourg qu’en Roumanie selon l’OCDE.

La tête de liste LREM pour les élections européennes, Nathalie Loiseau, souhaite que le salaire minimum augmente dans l’Union Européenne, notamment dans les pays les plus pauvres.

Pour atteindre cet objectif, il faudrait déjà que le principe du salaire minimum soit appliqué dans les 28 États membres. Or ce n’est pas le cas actuellement pour six d’entre eux : Italie, Autriche, Danemark, Finlande, Suède et Chypre. Nous avons donc analysé l’écart entre les pays européens qui en possèdent un.

Selon l’OCDE, dans deux États sur trois, le salaire minimum était inférieur à 850 euros en 2017. Sur la carte ci-dessous, on remarque immédiatement un véritable clivage entre l’Europe du nord-ouest et le reste du continent.

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L’objectif de Nathalie Loiseau n’est cependant pas d’instaurer un Smic commun à tous les pays de l’UE. La tête de liste LREM pour les élections souhaite plutôt que le salaire minimum atteigne au moins la moitié du salaire médian dans tous les États membres. Et sur ce plan, les Français sont champions d’Europe.

Le salaire médian français très inférieur au belge
D’après l’OCDE, le salaire minimum équivalait à 62% du revenu médian national en 2017. Un score bien supérieur à celui affiché par nos voisins allemands (48%) ou belges (47%) mais qui n’est en fait pas très flatteur pour la France car il illustre avant tout la part importante des salariés français qui touchent de bas salaires.

En Belgique, plus de la moitié des salariés gagnent plus de 3276 euros par mois. En France, le salaire médian est seulement de 2396 euros,  un chiffre bien inférieur à nos voisins, mais trois fois plus important que celui des Hongrois (784 €).

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Dans ses données les plus récentes (2017), l’OCDE disposait d’informations sur uniquement 19 des 22 pays de l’UE ayant mis en place un salaire minimum.

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Européennes 2019 : les élections de la dernière chance ?

Européennes 2019Cohésion menacée, percée des eurosceptiques …

Le 26 mai se tient un scrutin particulièrement chargé en incertitudes et périls pour l’Union européenne. France 24 est au rendez-vous pour vous intéresser à tous ses enjeux.

L’année 2019 sera-t-elle un bon cru pour les élections européennes ?  Intronisé en 2014, le patron de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait déclaré diriger la « Commission de la dernière chance » : un exécutif censé obtenir des résultats concrets avec une direction plus « politique ». Cinq ans plus tard, le 26 mai, d’aucuns prédisent des « élections de la dernière chance ».

L’Europe serait ainsi au pied du mur et sa cohésion menacée par la percée de partis nationalistes, populistes ou eurosceptiques. On a constaté, ces dernières années, leur progression dans les scrutins nationaux : l’extrême droite a accédé au pouvoir dans au moins six pays. En Italie, où le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini éclipse ses partenaires de coalition repoussant les navires de réfugiés en Méditerranée. En Autriche, où le FPÖ impose son agenda anti-migrants aux conservateurs.

Ces partis sont également en soutien du gouvernement en Bulgarie, en Finlande, en Grèce, et en Slovaquie … Tous d’accord pour repousser les étrangers plus loin et empêcher toute solution solidaire de la crise migratoire.

Atmosphère de fin de règne ?
Que dire des deux pays suivis à la loupe par Bruxelles pour leurs infractions répétées à l’État de droit ?   La Pologne et la Hongrie, où des partis conservateurs-nationalistes tiennent le haut de l’affiche, avec une rhétorique qui rejoint la droite la plus extrême. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, « suspendu » de son parti de centre-droit, le PPE, s’est déclaré favorable à une « démocratie illibérale » et se veut chef de file des rebelles de l’Est.

Du côté de l’extrême-gauche, la cible n’est pas la solidarité mais les accords commerciaux et les politiques européennes jugés ultra-libéraux : et pour cause, mathématiquement, les deux tiers des leaders européens sont classés au centre ou à droite.

Eurosceptiques au cœur des institutions ?
Alors oui, si on fait les comptes, sur les 705 sièges attribués aux eurodéputés de 27 pays (suite du départ du Royaume-Uni), beaucoup risquent d’être occupés par des eurosceptiques : un quart au moins. Est-ce assez pour bloquer la machine communautaire ?   Le Parlement européen devra composer une majorité non plus seulement avec les deux grands partis traditionnels (Parti Populaire européen à droite, socialistes et démocrates à gauche), mais sans doute avec un troisième soutien, voire des majorités à la carte.

Sauf que la Commission européenne va, elle aussi, changer de visage, les pays étant censés nommer de nouveaux commissaires à leur goût,  y compris bon nombre de populistes de plus en plus décomplexés : la méthode « consensuelle », de mise pour faire avancer les dossiers, risque d’en prendre un coup.

Les extrêmes ne cherchent plus la sortie
Ce vote est surtout marqué par des incertitudes sans précédents. Les europhiles se sont réjouis un peu trop tôt du mauvais exemple du Brexit, qui dissuade désormais les souverainistes de se réclamer de l’ »exit » : finie la revendication du ‘Frexit’, ‘Öxit’, ‘Italexit’ et autre ‘Hongrexit’, sauf pour une poignée de marginaux dans le paysage politique.

La mode est de tenter de détricoter le projet européen de l’intérieur. Sauf qu’il y a aujourd’hui un gros point d’interrogation sur le départ programmé des Britanniques : et s’ils restaient ?

Si la date du Brexit est repoussée bien au delà du 12 avril, les Britanniques devront participer au vote : et l’on devrait regonfler les rangs des élus de Strasbourg à 751, dont beaucoup d’élus britanniques pro-Brexit.  L’histoire du serpent qui se mord la queue. Les électeurs vont-ils une fois encore bouder ce scrutin pourtant crucial pour leur avenir ?   À la dernière consultation, ils étaient à peine 42 % à se déplacer. Hâtons-nous de rendre l’élection européenne populaire.

Sur France 24, chaîne internationale de reportages et de débats, nous vous proposons une couverture aussi riche que variée : notre « bus de l’Europe » avec quatre reporters embarqués allant à la rencontre des Européens, deux débats avec des têtes de listes françaises et européennes mais aussi des émissions spéciales en co-production France 24, Deutsche Welle, ou encore France 24, Public Sénat et enfin, dès le 13 mai, un « Journal de l’Europe » tous les jours.

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La zone euro dit adieu aux billets de 500 euros

billet de 500 eurosExceptions faites de l’Allemagne et de l’Autriche, qui ont eu un délai, plus aucune banque centrale n’émet de billet violet.

À part, peut-être, quelques criminels, peu d’Européens pleureront le billet de 500 euros. La coupure violette a cessé d’être émise dimanche dans 17 des 19 pays de la zone euro.

Seules les banques centrales nationales d’Allemagne et d’Autriche continueront à en émettre jusqu’au 26 avril, afin de « garantir une meilleure transition », selon la Banque centrale européenne (BCE).

L’institution de Francfort avait sonné l’arrêt de mort du billet de 500 euros en 2016, redoutant qu’il ne « facilite les activités illégales ». Surnommée le « Ben Laden », cette coupure permet de transporter discrètement d’énormes montants et de faciliter ainsi la circulation d’argent sale, la corruption et le financement du terrorisme ou d’autres activités illicites.

1 million d’euros en 2,2 kg de papier
Sous cette forme, un million d’euros ne représente que 2,2 kilos de papier et peut être dissimulé dans un sac d’ordinateur portable. La même somme en billets de 100 dollars, la plus grande coupure américaine pèserait près de six fois plus, nécessitant un mode de transport beaucoup moins discret.

La décision de la BCE a pourtant été mal reçue par plusieurs pays, dont l’Allemagne, où l’on craint qu’elle ne préfigure la disparition de l’argent physique et une surveillance généralisée des transactions financières. Certaines critiques craignent que sans ces billets, il soit plus compliqué pour les banques commerciales d’entreposer physiquement de grandes sommes d’argent pour contourner un dépôt coûteux à la BCE, qui demande actuellement un taux d’intérêt négatif de 0,4 %.

Jens Weidmann, gouverneur de la Bundesbank, avait estimé à l’époque que la disparition du billet de 500 euros allait peu perturber les activités criminelles, mais plutôt « endommager la confiance » dans la monnaie unique.

Un billet cher aux Allemands
A la naissance de l’euro, c’est déjà sous la pression de l’Allemagne, qui avait auparavant une coupure de 1 000 Deutschmarks, qu’avait été créé le billet de 500 euros. Pourtant, même dans ce pays, les coupures de 500 euros ne sont pas plus fréquemment utilisées qu’ailleurs en Europe.

En zone euro, seules près de 20 % des personnes interrogées par la BCE en 2015 et 2016 avaient utilisé un billet de 200 ou 500 euros l’année précédente. Selon une étude de la Bundesbank réalisée en 2017, ce sont cependant plus de 60 % des Allemands qui ont eu au moins une fois dans les mains un billet de 500 euros, souvent comme cadeau, moyen d’épargne ou de paiement pour de grands achats.

Les billets de 500 ne représentent que 2,3 % des coupures circulant actuellement en euros. Pour ses quelques détenteurs, inutile toutefois de paniquer : les coupures renvoyées aux Banques centrales seront remplacées par des plus petites, mais les autres continueront d’avoir cours légal et ne perdront jamais leur valeur, avis aux collectionneurs.

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Nouveau classement annuel du taux de démocratie dans le monde

taux de démocratieLe magazine britannique, qui a dévoilé son nouveau classement annuel du taux de démocratie dans le monde, place toujours la France à la 29e position et la classe dans le groupe des démocraties « imparfaites ».

Bonne nouvelle pour le monde : le taux de démocratie se stabilise en 2018, alors qu’il ne faisait que régresser ces dernières années. Toutefois, l’Europe voit son niveau de démocratie reculer peu à peu, malgré le leadership avéré des pays scandinaves. Ce constat est dressé par la 11e édition du classement des démocraties, réalisé annuellement par le magazine britannique The Economist.

Pour ce faire, The Economist Intelligence Unit attribue à chaque pays une note, dite indice de démocratie, allant jusqu’à 10. Elle est calculée à partir de cinq catégories comprenant les processus électoraux et le pluralisme, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique et la culture politique des pays. À partir de ces indices, les pays sont classés en 4 systèmes : les «vraies» démocraties, les démocraties «imparfaites», les régimes hybrides puis les régimes autoritaires. Cette année, seulement 20 territoires sur 167 sont considérés comme des démocraties totales, qui ne concentrent que 4,5% de la population mondiale. Sans surprise, les pays nordiques domptent le classement. À sa tête figurent la Norvège, l’Islande, la Suède, la Nouvelle-Zélande et le Danemark.

Le rapport du magazine semble affirmer que la démocratie en Europe de l’Ouest diminue et parle même de «malaise démocratique». Avec une baisse de quelques centièmes, l’Europe occidentale obtient une note de 8,35 alors qu’en 2017, elle s’élevait à 8,38. Cette légère régression peut paraître insignifiante. Cependant, les pays d’Europe, à l’exception des pays nordiques, ne s’en sortent pas si bien. Trois États ont chuté : l’Italie, l’Autriche (de la 15e à la 16e place), et la Turquie (de la 100 à la 110e), que The Economist intègre à l’Europe dans son classement. L’Italie, gouvernée par une coalition populiste, passe de la 21e place à la 33e place. Selon les experts du rapport, toutes les mesures prises par la Ligue, parti d’extrême droite de Matteo Salvini, et sa «rhétorique anti-étrangers» contribuent «au risque de détérioration des libertés civiles». L’Autriche perd en grade pour des raisons similaires: son parti extrémiste et anti-immigrés, le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), en serait l’origine selon le rapport. La Turquie d’Erdogan demeure associée aux régimes hybrides et ne cesse de décroître depuis 6 ans. Alors que la France séjourne à la 29e position, elle demeure toujours dans le groupe des démocraties «imparfaites», avec une note assez basse pour la catégorie «culture politique». Un groupe dont il est difficile de se détacher pour plusieurs pays européens à l’image du Portugal, de la Belgique, de la Grèce ou encore de Chypre.

La Corée du Nord, lanterne rouge du classement
Les États-Unis, mieux positionnés que la France avec la 25e place, sont eux aussi bloqués au statut de démocratie «imparfaite». Malgré son retard sur le continent nord-américain, l’Asie enregistre la meilleure progression depuis 2006. La Chine a par exemple gagné 9 places et se positionne maintenant au 130e rang. Du côté de l’Amérique latine, deux pays ont vu leur réputation d’état possiblement démocratique s’écrouler: le Nicaragua et le Venezuela. En perdant 17 places chacun, le Nicaragua atterrit à la 122e place et rejoint le Venezuela dans le groupe des régimes autoritaires. Le rapport explique cette descente par la crise politique «la plus déstabilisante» traversée par le pays de Daniel Ortega. Ce classement est bouclé par des régimes dictatoriaux dont le Tchad, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, la Syrie et la lanterne rouge du classement : le régime autoritaire de Corée du Nord qui finit 167e.

Ce classement annuel est également l’occasion d’étudier la participation politique des populations. Une hausse des votes a été ressentie mondialement. Très forte dans les continents africain et asiatique, elle a contribué à la fine amélioration des deux régions au niveau démocratique.