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Le nom de Nordahl Lelandais apparaît dans l’enquête sur la mort de Thomas Rauschkold

Nordahl LelandaisCe jeudi, les parents de Thomas Rauschkolb ont intenté une action en justice pour le meurtre de leur fils.

Si cette plainte ne vise pas directement Nordahl Lelandais, elle relance les soupçons autour de son implication dans la mort de Thomas Rauschkolb, dont le cadavre a été retrouvé en 2015 près d’une rivière, en Savoie.

Classée en 2017 par les enquêteurs comme une mort accidentelle, l’affaire Thomas Rauschkolb pourrait prendre un nouveau tournant. Ce jeudi, les parents du jeune homme ont déposé une plainte contre X pour meurtre, a annoncé leur avocat à BFMTV, confirmant une information de RTL. Ils ne visent pas directement Nordahl Lelandais, mais le spectre de celui qui a déjà avoué les meurtres de Maëlys et d’Arthur Noyer pèse sur ce cold case.

« C’est une plainte avec constitution de partie civile entre les mains du doyen des juges d’instruction. Elle est contre X naturellement, puisque moi je ne dis pas que monsieur Lelandais est à l’origine de l’homicide de Thomas Rauschkolb. Simplement, on dit que c’est une piste à explorer », a déclaré ce jeudi matin sur notre antenne Me Bernard Boulloud, l’avocat des parents.

Photo troublante
Le 28 décembre 2015, Thomas Rauschkolb est retrouvé mort au bord d’une rivière après avoir passé une soirée dans une boîte de nuit de Grésy-sur-Aix, en Savoie. Après deux ans d’enquête, la police clôt les investigations estimant que le garçon de 18 ans a fait une chute accidentelle en sortant d’une soirée bien arrosée. Mais cette issue est loin de convaincre ses parents, qui pointent plusieurs éléments troublants.

Le jeune homme est retrouvé avec une chaussure en moins et sa ceinture pend à un grillage près de son corps comme s’il avait « tenté d’échapper à quelqu’un qui le poursuivait », avance son père dans les colonnes du Parisien. Surtout, une photo suspecte refait surface.

Celle de la victime posant aux côtés de Nordahl Lelandais au Studio 54, la discothèque où il se trouvait le soir de sa mort. La photographie date de 2012 et a été prise par une serveuse de l’établissement.

« Rien ne dit que Nordahl Lelandais n’y était pas aussi le jour de sa mort. Ça fait trop de coïncidences (…) Le caporal Noyer a été tué en sortant d’une boîte de nuit », avait alors réagi auprès du quotidien le père de la victime.

Son avocat, Me Bernard Boulloud avait toutefois nuancé : « Attention, cette photo ne prouve pas à ce stade qu’il est lié à la mort de Thomas Rauschkolb. Juste qu’il a fréquenté la même discothèque. »

Nordahl Lelandais soupçonné dans 40 dossiers de disparition
Mais lundi, l’interview d’une ancienne compagne du maître-chien vient à nouveau relancer les suspicions. Celle-ci déclare à nos confrères qu’il « faudrait notamment creuser le dossier du jeune Thomas Rauschkolb (…) A cette époque, je venais de quitter Nordahl Lelandais une première fois et il était dans le même état de colère, de frustration que lorsqu’il a tué le caporal Noyer. (…) La veille (…), il m’avait fait peur avec une tronçonneuse. »

Aujourd’hui, la mort de Thomas Rauschkolb fait partie des 40 dossiers encore non élucidés par la cellule de gendarmerie Ariane et pour lesquels Nordahl Lelandais est suspecté. Avec cette plainte pour meurtre, il appartient aux enquêteurs d’établir si Nordahl Lelandais est véritablement impliqué ou non dans la mort du jeune homme.

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Après leur condamnation, qu’est-ce qui attend les époux Balkany ?

époux BalkanyAprès une première condamnation ce vendredi pour fraude fiscale, les époux Balkany doivent se présenter une deuxième fois au tribunal le 18 octobre, pour des soupçons de blanchiment de fraude fiscale et corruption.

Un petit séisme dans le monde politique. Les époux Balkany ont été reconnus coupable par le tribunal correctionnel de Paris de tous les faits de fraude fiscale qui leur étaient reprochés, ce vendredi. Patrick Balkany, 71 ans, a été condamné à quatre ans de prison avec exécution immédiate de la peine, Isabelle Balkany à trois ans de prison, sans mandat de dépôt.

Ils ont également tous deux été condamnés à une peine de dix ans d’inéligibilité. Autre peine complémentaire, ils ont interdiction de diriger, administrer, gérer ou contrôler une entreprise pendant dix ans.

Comment va se poursuivre la procédure judiciaire pour les époux Balkany ?   L’avocat du maire de Levallois-Perret va interjeter la décision de justice alors que le couple doit également se rendre une nouvelle fois au tribunal de Paris pour le deuxième volet de leur jugement.

Demande de remise en liberté
Patrick Balkany a été immédiatement incarcéré à la prison de la Santé, située dans le 14e arrondissement de Paris, dans le quartier des personnes vulnérables (QPV). C’est dans ce quartier que se rendent les personnalités médiatiques ou qui pourraient craindre pour leur sécurité.

Son avocat, Antoine Vey, a annoncé sur notre antenne qu’une demande de mise en liberté a été déposée. Selon l’article 148-2 du Code de Procédure Pénale, la juridiction saisie, la cour d’appel de Paris dans ce cas, a deux mois pour statuer sur la demande. Patrick Balkany pourrait donc rester au moins deux mois derrière les barreaux.

Le deuxième avocat de Patrick Balkany, Eric Dupond-Moretti, va également interjeter appel la décision de justice.

Isabelle Balkany provisoirement à la tête de Levallois-Perret
Malgré sa condamnation à dix ans d’inéligibilité, Patrick Balkany reste maire de Levallois-Perret. Car, selon l’article L2122-16 du Code général des collectivité territoriales, « le maire et les adjoints » d’une municipalité, ne peuvent qu’être suspendus « par arrêté ministériel motivé pour une durée qui n’excède pas un mois » et « ils ne peuvent être révoqués que par décret motivé pris en conseil des ministres ».

Mais, étant actuellement empêché d’exercer son mandat à cause de son incarcération, il devra être provisoirement remplacé. Selon l’article L2122-17 du Code général des collectivité territoriales, « en cas d’absence, de suspension, de révocation ou de tout autre empêchement, le maire est provisoirement remplacé, dans la plénitude de ses fonctions, par un adjoint, dans l’ordre des nominations ». Isabelle Balkany, première adjointe, devrait donc remplacer son époux à la tête de Levallois-Perret.

Deuxième volet du procès
Les époux Balkany, jugés ce vendredi au tribunal correctionnel de Paris pour des faits de fraude fiscale, doivent s’y rendre une deuxième fois, le 18 octobre prochain, pour blanchiment de fraude fiscale et corruption.

En juin dernier, le parquet avait requis une peine de sept ans de prison avec incarcération immédiate pour Patrick Balkany et de quatre ans avec sursis pour son épouse.

Si le maire de Levallois-Perret est condamné dans ce deuxième volet, les deux peines peuvent se combiner mais ne doivent pas dépasser dix ans de prison, a précisé Laurent Isal, avocat fiscaliste.

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Une accusatrice attaque en justice Tariq Ramadan pour empêcher la sortie de son livre

tariq-ramadan.jpgL’une des femmes qui accuse Tariq Ramadan de l’avoir violée lance une procédure judiciaire pour empêcher la sortie du livre de Tariq Ramadan prévue mercredi. Une audience va avoir lieu mardi matin.

Tariq Ramadan pourra-t-il faire son Devoir de vérité, du nom de son livre dont la sortie est prévue mercredi ?  Selon nos informations, l’une des femmes qui accuse l’islamologue de l’avoir violée attaque en justice Tariq Ramadan, la maison d’édition, les Presses du Châtelet, et le site internet Tariqramadan.com pour empêcher la publication du livre tel quel. L’assignation en référé déposée porte sur le fait que Tariq Ramadan révèle l’identité de cette femme qui est connue du grand public sous le nom de Christelle. Sa défense y voit une tentative d' »intimidation ».

devoir de verité« Nous ne demandons pas l’empêchement de la sortie du livre de Tariq ramadan, nous demandons simplement l’anonymisation des passages qui donnent l’identité (de ma client, NDLR), a détaille Me Basile Ader, l’un des avocats de la plaignante. (…) C’est une obligation légale en cette matière, ça permet aux femmes de porter plainte sans craindre que leur identité soit révélée publiquement, ce que Tariq Ramadan veut faire. »

Tariq Ramadan est visé par six plaintes, quatre en France, une en Suisse et une autre aux États-Unis. La première a été déposée en octobre 2017. Après ce témoignage, Christelle avait elle aussi porté plainte pour viol contre l’islamologue en novembre 2017. Selon le récit de cette femme handicapée de 45 ans, les faits se sont produits dans une chambre d’hôtel à Lyon en 2009. Tariq Ramadan a été mis en examen pour ces deux premières plainte pour « viol » et « viol sur personne vulnérable ». L’instruction se poursuit pour les autres.

Audience mardi
Mis en examen en février 2018 et incarcéré, Tariq Ramadan a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire en novembre dernier avec notamment l’interdiction de quitter le territoire. Silencieux depuis, il a pris la parole une première fois vendredi lors d’une interview sur BFMTV et RMC. Dans son livre Devoir de vérité, il revient sur les accusations qui pèsent sur lui et cite à 84 reprises la véritable identité de Christelle. Face à la justice, il a reconnu des relations sexuelles avec cette femme, relations parfaitement consenties selon lui.

« Que Tariq Ramadan veuille raconter son histoire à sa façon, c’est sa défense, s’il veut le faire publiquement avant de le faire devant le juge, c’est une autre question (…), mais qu’il tente d’intimider en révélant publiquement l’identité des plaignantes alors que c’est interdit par la loi, ça c’est absolument scandaleux », poursuit Me Basile Ader.

Une audience en référé est prévu mardi à 9 heures au tribunal de grande instance de Paris. Les avocats de la plaignante vont plaider l’article 39 du droit de la presse qui prévoit que « le fait de diffuser (…) des renseignements concernant l’identité d’une victime d’une agression ou d’une atteinte sexuelles ou l’image de cette victime lorsqu’elle est identifiable ». Une infraction qui peut être punie de 15.000 euros d’amende. Ils demandent que cette véritable identité soit retirée et remplacée par le nom de Christelle.

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L’avocat de Carlos Ghosn révèle les « scandales de l’affaire »

Carlos GhosnVoici la tribune de François Zimeray, avocat de Carlos Ghosn. L’ex-PDG de Renault-Nissan, arrêté une première fois en novembre 2018 pour détournement de fonds, est actuellement assigné à résidence au Japon.

Son avocat dénonce « une absence de justice » : « En apportant mon concours à la ­défense de Carlos Ghosn, alors ­incarcéré au Japon, j’avais déjà quelque idée de cette justice de l’extrême que l’ONU et les ONG nomment « système de l’otage ». Dans le passé m’étaient parvenus des témoignages poignants de familles de condamnés à mort qui avaient dû rembourser la corde à l’État japonais pour pouvoir ­récupérer le corps de leurs suppliciés.

Dans un système où 99% des inculpés sont condamnés, je savais bien que ce serait une défense particulière. Je partais donc sans illusion. Mais je n’y étais pas. Il m’a fallu du temps pour réaliser que la question ne serait pas celle des abus de la justice japonaise mais de l’absence de justice tout court, tant est féroce la guerre économique que se livrent les États, ici pour reprendre le contrôle d’une entreprise nippone passée sous domination française.

Ce que j’observe depuis dix mois, c’est l’inversion de toute logique de justice : d’abord, on vous emprisonne, on tente de vous faire avouer, puis l’on cherche tous azimuts de quoi vous pourriez bien être coupable. Peut-on accepter que depuis son arrestation M. Ghosn et sa défense n’ont toujours pas accès au dossier ?  Comment se défendre dans ces conditions ?   Au nom de quel lâchage et de quelles lâchetés accepte-t-on si facilement l’abandon des principes que nous nous plaisons à rappeler au monde ?

Le temps est venu de dénoncer avec force les scandales de cette affaire où tout semble permis au procureur japonais pour qui l’enjeu est autant de ne pas perdre la face que de dynamiter la tutelle française sur Nissan en protégeant ses actuels dirigeants avec qui a été passé un accord secret. Il est temps de dénoncer les violations des droits de l’homme dont ce ­magistrat s’est rendu coupable, ses graves manquements au devoir d’impartialité comme sa collusion aveuglante avec Nissan et les autorités politiques du pays.

Tout a été fait pour enraciner, avant son procès, l’idée de la culpabilité de Carlos Ghosn, notamment la ­distillation dans la presse de « confidences » ­systématiquement à charge et ne laissant aucun doute possible sur leur origine : le procureur de Tokyo. Au nom de quelle raison d’État se permet-il encore aujourd’hui de ­harceler M. Ghosn par une surveillance et une filature permanente ?

Comment une démocratie peut-elle accepter qu’un couple soit privé de tout contact depuis 150 jours par vengeance sur l’épouse qui a eu raison de dénoncer les dérives d’un système, le procureur osant l’argument : « Elle a alerté les chefs d’État et l’opinion publique, il n’y a pas moyen de la faire taire. »

En France, les grands principes n’ont pas résisté longtemps à la quête de bonne conscience, primant celle de la vérité.

En France, les grands principes n’ont pas résisté longtemps à la quête de bonne conscience, primant celle de la vérité. Alors que Carlos Ghosn était arraché à la liberté, et sans attendre d’y voir clair, le conseil d’administration de Renault a privé son ancien dirigeant de ses droits à rémunération et retraite. Un audit a été lancé dont des extraits ont été répandus avant même que le principal intéressé n’ait été appelé à se justifier.

Autant de manières d’éluder les vraies questions : qui peut croire que ceux qui agissent depuis des années au cœur de la direction de l’entreprise seraient de simples lanceurs d’alerte ?   Au nom de quelle gouvernance renonce-t-on à interroger Nissan sur ce que coûtent des poursuites qui visent d’abord à « rejaponiser » l’entreprise et à permettre à son dirigeant actuel de sauver sa face et sa liberté ?  On peut continuer à détourner le regard, à faire comme si tout cela était normal. J’affirme que le traitement réservé à notre compatriote est discriminatoire. J’affirme que ce qui se déroule sous nos yeux n’a rien à voir avec la justice et que cet acharnement d’exception compromet la possibilité d’un procès équitable. »

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Le corbeau de l’affaire Grégory de retour ?

affaire GrégoryLe grand-oncle et de la grande-tante du petit Grégory Villemin ont reçu deux appels anonymes le 11 et le 15 août. Un homme a été interrogé.

Un homme a été entendu vendredi après-midi pour «des appels téléphoniques malveillants» passés anonymement au domicile du grand-oncle et de la grande-tante du petit Grégory, Marcel et Jacqueline Jacob, à Granges-sur-Vologne (Vosges), a-t-on appris auprès du parquet.

Les époux Jacob «ont reçu deux appels anonymes le 11 et le 15 août et des messages laissés anonymement sur leur répondeur», a indiqué à l’AFP Nicolas Heitz, procureur de la République à Epinal, confirmant une information de l’Est républicain.

Une enquête pour «appels téléphoniques malveillants» a été ouverte et «l’exploitation technique qui a été immédiatement réalisée par la gendarmerie» a permis d’identifier un homme, qui ne réside pas dans les Vosges, a ajouté Nicolas Heitz. «Il a été auditionné (vendredi) après-midi», a-t-il précisé. «L’enquête est en cours pour connaître le sens exact de ses déclarations et quelles étaient ses intentions», a ajouté le procureur qui prévoit de s’exprimer de nouveau sur le sujet lundi.

«C’est toi qui renseignais le corbeau»
Dans un enregistrement publié sur le site internet du quotidien, on entend une voix dire : «Marcel Jacob, c’est toi qui renseignais le corbeau, ton frère René Jacob, avec tes jumelles, qui surveillais tout ce qu’il se passait chez ta sœur Monique Jacob et Albert Villemin (les grands-parents de Grégory, NDLR) ?  C’est toi qui renseignais le corbeau ? On passera te voir. Salut».

Les époux Jacob, septuagénaires, «ont été touchés par ces appels, d’un type qui leur parle de l’affaire. La voix, rauque, grave, vieille, ressemble au corbeau» qui avait harcelé par téléphone pendant plusieurs années des membres de la famille Villemin, a réagi auprès de l’AFP le conseil de M. Jacob, Stéphane Giuranna. L’avocat a déposé mercredi une plainte au nom du couple pour «appels téléphoniques malveillants» et «menaces», et demandé une protection policière des époux. Grégory Villemin, 4 ans, avait été retrouvé noyé, pieds et poings liés, dans la Vologne le 16 octobre 1984.

Mises en examen annulées
Marcel et Jacqueline Jacob avaient été mis en examen avec Murielle Bolle en juin 2017 pour «enlèvement et séquestration suivie de mort». Leurs mises en examen avaient été annulées pour des questions de procédure en mai 2018. Après avoir accusé du meurtre de l’enfant son beau-frère, Bernard Laroche, tué par Jean-Marie Villemin en 1985, Murielle Bolle, alors âgée de 15 ans, s’était rétractée.

En février, la Cour de cassation a reconnu que la garde à vue de l’adolescente en 1984 avait été effectuée en application de dispositions «inconstitutionnelles». La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris doit désormais examiner la question de son annulation.

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Le prochain procès de l’affaire Fiona risque-t-il d’être reporté ?

Cécile BourgeonLa mère de la petite Fiona, morte en 2013 et dont le corps n’a jamais été retrouvé, doit être rejugée avec son ancien compagnon Berkane Makhlouf en janvier 2020. A peu près au même moment où elle est censée accoucher.

Est-ce un nouveau coup de tonnerre, dans un dossier des plus sensibles ?   Cécile Bourgeon, mère de la petite Fiona morte en 2013 et dont le corps n’a jamais été retrouvé, est enceinte, selon les informations d’Affaire Suivante pour BFMTV. Un nouvel élément qui risque de bouleverser l’agenda judiciaire à venir: la jeune femme est censée accoucher en février prochain, alors qu’elle et son ex-compagnon Berkane Makhlouf doivent comparaître en janvier 2020 devant la cour d’Assises de Lyon, pendant trois semaines, pour ce qui constituera le quatrième procès de l’affaire Fiona.

Contactés par nos nos soins, les avocats de Cécile Bourgeon, le bâtonnier Gilles-Jean Portejoie et son fils Renaud, ont simplement fait savoir qu’ils espéraient que le procès se tiendrait bien à la date prévue.

fionaLe corps la fillette n’a jamais été retrouvé
Mai 2013, à Clermont-Ferrand. Cécile Bourgeon et son compagnon de l’époque Berkane Makkhlouf font part de la disparition de Fiona, âgée de 5 ans, alors qu’ils se baladaient dans un parc.

La maman explique qu’elle était occupée à surveiller son deuxième enfant, dans une poussette, quand sa fille s’est volatilisée. Ses appels à l’aide font le tour de la France, le pays retient son souffle. Quand les recherches s’intensifient, Berkhane Makhlouf, qui n’est pas le père de la petite Fiona, joue le rôle de bouclier. Il protège celle qui partage sa vie des sollicitations médiatiques, demande à ce qu’on respecte leur vie privée et leur douleur. Sauf qu’ils ont tout inventé.

Quatre mois plus tard, le couple est placé en garde à vue. La vérité éclate : la petite fille n’a jamais disparu. Elle a été violentée, jusqu’à en être tuée. Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf sont allés enterrer le corps dans un bois dans les environs de leur ville. Toxicomanes, ils affirment ne plus savoir où. Six ans plus tard, le corps de la fillette n’a jamais été retrouvé.

Coup de théâtre à la cour de Cassation
Face à la justice, Cécile Bourgeon a tout d’abord été condamnée à 5 ans de prison en 2016 pour des délits annexes, reconnue coupable d’avoir fait croire à l’enlèvement de sa fille mais pas d’avoir tué son enfant. Faits pour lesquels Berkane Makhlouf, lui, a été condamné à 20 ans de prison ferme. Rejugés devant la cour d’assises d’appel de Haute-Loire, la mère de Fiona et son compagnon de l’époque sont finalement tous deux reconnus coupables de l’infanticide, la jeune femme voyant sa peine de prison s’alourdir à 20 ans ferme également. Ils se pourvoient alors en cassation, pour un troisième procès.

En février 2019, coup de théâtre, la cour de cassation rend un arrêt cassant la condamnation en appel à 20 ans de prison de Cécile Bourgeon. Loin d’innocenter la jeune femme, c’est un problème de forme lors du précédent procès qui a motivé cette décision. Si ça ne change rien pour Berkane Makhlouf, la mère de Fiona retrouve la liberté dans la foulée car elle a déjà purgé les 5 ans de prison de sa première condamnation.

Une rencontre peu après sa libération
Venue s’installer chez sa mère et son beau-père, Cécile Bourgeon fait rapidement une nouvelle rencontre, chez qui elle se met en ménage. Une personne dont elle est enceinte depuis le mois de juin dernier.

Cet enfant sera son quatrième. Outre Fiona, qui était son premier, la jeune femme a également eu une deuxième fille avec le père de la défunte, ainsi qu’un fils avec Berkane Makhlouf. La fille est actuellement chez son père, qui en a la garde, tandis que le garçon a été placé dans une famille d’accueil.

Si le procès qui doit être organisé en janvier 2020 à la Cour d’assises de Lyon risque d’être reporté en fonction de l’état de Cécile Bourgeon, il ne pourra en aucun cas être avancé. Il est en effet impossible de trouver un créneau de trois semaines avant la date initialement prévue.

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La justice refuse à Tariq Ramadan de se rendre au Royaume-Uni

Tarik Ramadan, essayiste et philosophe, à Paris.Libéré mi-novembre après quasi dix mois de détention, l’islamologue demandait une modification de son contrôle judiciaire pour pouvoir se rendre ponctuellement à son domicile londonien afin de « reprendre sa vie professionnelle, médicale et familiale ».

L’islamologue suisse Tariq Ramadan, interdit de quitter la France en raison de sa mise en examen pour deux viols qu’il conteste, s’est vu refusé ce vendredi par la justice l’autorisation de se rendre au Royaume-Uni, a-t-on appris auprès de son avocat.

Libéré mi-novembre après quasi dix mois de détention, Tariq Ramadan demandait une modification de son contrôle judiciaire pour pouvoir se rendre ponctuellement à son domicile londonien afin de « reprendre sa vie professionnelle, médicale et familiale », selon son avocat Me Emmanuel Marsigny.

Sclérose en plaques
Au déclenchement de l’affaire fin 2017, l’intellectuel a été mis en congé d’un commun accord de l’université britannique d’Oxford où il était titulaire d’une chaire d’études islamiques depuis 2008.

Tariq Ramadan, 57 ans, faisait également valoir qu’il souhaitait reprendre les consultations auprès des médecins qui lui ont diagnostiqué en 2006 une sclérose en plaques. La juge d’instruction parisienne chargée des investigations avait refusé le 22 juillet cette demande de l’islamologue, qui avait fait appel.

Pour défendre son recours, Tariq Ramadan s’est présenté ce vendredi en personne devant la cour d’appel de Paris, mais la chambre de l’instruction a refusé qu’il assiste à l’audience. Elle a finalement confirmé le rejet initial de la juge.

Deux nouvelles plaintes
Figure longtemps influente mais controversée de l’islam européen, Tariq Ramadan est mis en examen depuis février 2018 pour le viol de deux femmes. Il avait d’abord nié tout rapport sexuel avec les deux premières plaignantes, avant d’être contredit par l’enquête et plaide depuis un an des « relations consenties ».

Il est également visé par deux autres plaintes pour viols, déposées en mars 2018 et juillet dernier, des faits pour lesquels il n’est pas poursuivi à ce jour. Accusé également de viol par une femme en Suisse, il doit être entendu cet automne à Paris par un procureur de Genève.

Au fur et à mesure des révélations de l’enquête, la défense et les parties civiles s’affrontent sur l’interprétation de l’abondante correspondance (messages, SMS, photos) à caractère sexuel de Tariq Ramadan avec de nombreuses femmes, dont ses accusatrices. Pour le camp Ramadan, elle prouve le consentement de ces femmes tandis que les parties civiles y voient la preuve de « l’emprise » exercée sur elles par l’intellectuel.

Un ouvrage, Devoir de vérité, signé par Tariq Ramadan, doit par ailleurs être publié le 11 septembre.