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Vinted pèse désormais plus d’un milliard d’euros

vintedLe spécialiste de la revente en ligne de vêtements de seconde main accueille un nouvel investisseur et entend notamment renforcer son service client.

Vinted rejoint le club très fermé des licornes, ces entreprises valorisées plus d’un milliard de dollars. La plateforme lituanienne dédiée à la revente de vêtements de seconde main entre particuliers vient en effet de réaliser une nouvelle levée de fonds d’un montant de 128 millions d’euros. De quoi lui permettre de dépasser le milliard d’euros de valorisation (soit 1,1 milliard de dollars) .

Ce tour de table a été effectué auprès de ses actionnaires historiques (Sprints Capital, Insight Venture Partners, Accel et Burda Principal Investments) mais aussi auprès d’un nouvel investisseur, Lightspeed Venture Partners.

Les fonds levés seront principalement affectés au service client (recrutements, technologies, sécurité) et au développement technique. L’objectif est de doper une base de clients qui compte 25 millions de membres à travers une présence dans 11 pays d’Europe.

« Nous prévoyons de doubler le nombre des employés d’ici un an ou un an et demi à environ 600. Il s’agit d’embaucher 300 experts hautement qualifiés à des postes tels que que programmeurs, analystes de données, chefs de produits. Ils nous aideront à accélérer l’expansion du produit », a précisé Mantas Mikucka, directeur exécutif de Vinted dans un entretien publié jeudi par le quotidien lituanien Verslo Zinios.

Un marché de 13 milliards d’euros rien qu’en Europe
Dans sa communication, Vinted rappelle son succès fulgurant : « Depuis sa dernière levée de fonds en août 2018, l’entreprise a connu une hausse significative de la notoriété de sa marque et ses recettes ont quadruplé au cours des 17 derniers mois. Simultanément, Vinted a lancé une plateforme internationale en connectant les utilisateurs de plusieurs marchés (France, Belgique, Luxembourg, Espagne et Pays-Bas) notamment grâce à la mise en place de circuits de livraison transnationaux ». De quoi quadrupler ses recettes en 17 mois.

Mais cette accélération s’est parfois faite au détriment du service client qui est donc au coeur des prochains investissements. « Pour soutenir cette croissance et continuer d’optimiser l’expérience client, Vinted prévoit d’élargir les effectifs de ses équipes européennes, qui comptent actuellement plus de 300 collaborateurs », peut-on lire.

Un choix confirmé par Thomas Plantenga, PDG de Vinted : « Nous nous approchons d’un point d’inflexion sur le marché de la mode de seconde main, les consommateurs du monde entier sont de plus en plus conscients de l’impact de leur choix en matière d’achat. (…) Cet investissement est un appui majeur pour répondre aux futures opportunités du marché et pour optimiser au maximum la qualité de la plateforme pour nos membres. (…) Ce financement profitera donc directement à nos membres, en permettant toujours plus d’améliorations de la plateforme et d’avancées dans les solutions de sécurité apportées et les technologies utilisées ».

Le marché de la la mode de seconde main représenterait 13 milliards d’euros uniquement en Europe, avance l’entreprise. Le site fondé en 2008 assure qu’il traitera en 2019 un volume de transactions qui devrait atteindre 1,3 milliard d’euros.

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La ville de Bruxelles veut faire payer les automobilistes au nombre de kilomètres parcourus

bruxellesPour décongestionner son centre-ville, Bruxelles veut imposer une nouvelle taxe sur les déplacements en voiture. Son montant dépendra du nombre de kilomètres parcourus et du type de véhicule utilisé.

Faire payer les automobilistes au kilomètre, pour les dissuader de prendre leur véhicule, c’est la nouvelle politique que veut mettre en place la région de Bruxelles, en Belgique. D’ici cinq ans, une nouvelle taxe entrera en vigueur, a annoncé ce mercredi la ministre régionale chargée de la Mobilité, Elke Van den Brandt.

« Pour l’instant, on paie une taxe fixe par an, peu importe si on utilise beaucoup ou peu sa voiture. On veut modifier cela pour avoir une taxe liée à l’usage du véhicule. Si vous roulez dans les heures de pointe avec telle ou telle voiture, ce sera telle ou telle taxe au lieu d’une taxe annuelle fixe », explique la ministre écologiste au quotidien Le Soir.

Des caméras pour assurer les déplacements
Pour savoir quels véhicules circulent, sur quel trajet, les autorités comptent utiliser les caméras mises en place pour la zone basse émission, une zone qui comme à Paris interdit les véhicules les plus polluants.

Bruxelles a la réputation d’être une des villes les plus embouteillées d’Europe. Et les « navetteurs », les Belges des autres régions qui viennent chaque jour travailler en voiture dans la capitale, sont considérés en bonne partie responsables de cette congestion.

Elke Van den Brandt invite la Flandre et la Wallonie à se rallier à sa mesure, « le plus important étant de passer d’un tarif fixe à un tarif en fonction de l’utilisation », précise-t-elle à l’AFP. Il suffirait que 20% des automobilistes décident de se déplacer autrement pour régler le problème des embouteillages, estiment les autorités.

Bruxelles bientôt à 30km/h
La percée du parti Ecolo-Groen aux élections belges de fin mai lui a permis d’intégrer la majorité à Bruxelles et de cogérer désormais la région avec les socialistes et certains libéraux. Au programme du nouveau gouvernement régional, en place jusqu’en 2024, figure une panoplie de mesures pour favoriser les transports en commun ainsi que les déplacements à vélo et à pied.

Il a ainsi déjà été décidé de généraliser, à l’horizon 2021, la limitation à 30 km/h de la vitesse autorisée dans les 19 communes de la région Bruxelles-Capitale.

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Un virus enregistre l’écran des adeptes français de sites pornographiques

virusLe logiciel malveillant, baptisé Varenyky par la société de cybersécurité ESET, se propage par e-mail et cible essentiellement les internautes français.

Mauvaise surprise pour les adeptes de sites pornographiques. Un virus, repéré par la société de cybersécurité ESET, a spécifiquement été développé pour les repérer et enregistrer leurs visites sur de tels sites. Le programme malveillant se transmet par e-mail et s’adresse en particulier aux internautes français.

L’équipe d’ESET a en effet pu constater que le virus en question ne s’exécutait que sur des ordinateurs disposant de Windows en français, fonctionnant avec des claviers azerty, sans pourtant situer des utilisateurs francophones situés en Belgique ou au Canada. Les victimes voient apparaître dans leur boîte mail un message faisant valoir le paiement d’une commande. Leur ordinateur est infecté par ouverture de la pièce-jointe.

Des enregistrements insidieux
Une fois installé sur l’ordinateur, le virus s’avère capable de mener à bien plusieurs missions. Dès lors que le propriétaire de la machine effectue des recherches liées à de la pornographie, un logiciel enregistre ce qui se passe à l’écran et peut l’envoyer à un serveur distant. La manœuvre fonctionne également avec d’autres termes, tels que « bitcoin ».

Le virus peut par ailleurs mettre à profit la boîte mail infectée pour envoyer des messages de phishing à d’autres contacts. Cette technique, également appelée hameçonnage,  consiste en l’envoi de mails invitant un internaute à confier des données personnelles, qu’il s’agisse d’un mot de passe, d’un numéro de téléphone ou, bien souvent, de coordonnées bancaires.

En l’occurrence, les mails envoyés incitent leur destinataire à cliquer sur un lien menant à une page de jeu-concours. Cette dernière fait croire à la possibilité de gagner un smartphone, à condition de confier des informations comme son nom, son adresse, son e-mail ou encore son numéro de téléphone. Les coordonnées bancaires peuvent elles aussi être réclamées.

Pour le moment, ESET n’a pu repérer que le mode opératoire d’un tel virus. La société n’est pas en mesure de déterminer si des enregistrements écran ont été mis à profit pour exiger une rançon de la part des victimes prises sur le vif. « On ignore si ces vidéos ont été enregistrées pour satisfaire la curiosité des auteurs (de Varenyky ndlr.) ou si ces derniers avaient l’intention de les monétiser en pratiquant la “sextorsion” », note l’entreprise.

Cette pratique consiste à faire chanter des internautes, photos ou vidéos explicites à l’appui. Elle fait partie de l’une des principales escroqueries en ligne auxquelles accorder une vigilance accrue, relevait le ministère de l’intérieur dans son rapport annuel de 2019.

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Des risques de pénurie d’eau au Luxembourg ?

Des risques de pénurie d'eau au LuxembourgPrès d’un quart de la population mondiale, vivant dans 17 pays, est en situation de pénurie hydrique grave, proche du «jour zéro» lors duquel plus aucune eau ne sortira du robinet, selon un rapport rendu public mardi.

La carte établie par l’Institut World resources (WRI) mesure les risques de pénurie en eau, de sécheresse et d’inondations fluviales. «L’agriculture, l’industrie et les municipalités absorbent 80% de la surface disponible et des eaux souterraines lors d’une année moyenne» dans les 17 pays concernés, principalement situés au Moyen-Orient et dans le nord de l’Afrique, a écrit l’institut.

Ceux-ci sont le Qatar, Israël, le Liban, l’Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l’Arabie saoudite, l’Érythrée, les Émirats arabes unis, Saint-Marin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, Oman, le Botswana et l’Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde.

Risque «moyennement» élevé au Luxembourg
«La pénurie en eau est la plus grande crise, dont personne ne parle. Ses conséquences prennent la forme d’insécurité alimentaire, de conflit, de migration et d’instabilité financière», a indiqué le PDG de l’institut, Andrew Steer.

«Lorsque la demande rivalise avec les réserves, même de petits épisodes de sécheresse qui vont augmenter avec le changement climatique  peuvent provoquer de terribles conséquences», comme les récentes crises au Cap, Sao Paulo ou Chennai, détaille l’institut.

Vingt-sept autres pays figurent sur la liste des pays présentant une «pénurie hydrique élevée». Parmi eux figurent plusieurs pays européens comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal ou la Grèce, mais aussi la Belgique.

Quant au Luxembourg, il figure dans la catégorie juste en dessous avec un risque «moyennement élevé». Pas de quoi être totalement à l’abri non-plus.

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Les frontaliers, une manne pour le Luxembourg

Les frontaliers, une manne pour le LuxembourgL’État luxembourgeois a encaissé un bénéfice net de 211 millions d’euros grâce aux frontaliers, qui cotisent plus qu’ils ne «coûtent».

11,5 milliards d’euros, c’est la somme versée en salaires par le Luxembourg aux frontaliers français, allemands et belges en 2018. En Europe, seuls la Suisse (avec 24 milliards d’euros) et l’Allemagne (15 milliards d’euros) ont connu des dépenses en salaires versés aux frontaliers supérieurs en chiffre absolu, comme le rapporte le Statec, dans un récent rapport.

L’année dernière, les frontaliers ont également rapporté plus d’argent à l’État luxembourgeois qu’ils ne lui en ont coûté. En 2018, le montant des cotisations sociales versées s’élevait à 2,172 milliards d’euros, alors que les frontaliers n’ont «coûté» que 1,961 milliard d’euros, soit un bénéfice de 211 millions pour l’État. D’après le rapport du Statec, ce solde a toujours été en faveur du Grand-Duché au cours des quinze dernières années.

Peu de résidents travaillent dans les pays voisins
Le nombre de travailleurs frontaliers au Luxembourg a progressé de manière significative, ces dernières années. On est passé de 118 000 travailleurs frontaliers en 2005 à 192 000 en 2018, ce qui représente une augmentation annuelle moyenne de 3,7%. Plus de la moitié des frontaliers sont Français (52%), suivis par les Allemands (24%) et les Belges (24%). Le salaire annuel moyen des frontaliers allemands en 2018 s’élevait à 57 000 euros. Fin mai, on recensait près de 206 000 frontaliers actifs au Grand-Duché, selon des chiffres en possession de L’essentiel.

Avec un chiffre qui ne dépasse pas les 12 800, le nombre de résidents travaillant en dehors du Luxembourg est bien inférieur. Parmi eux, seuls 1 500 franchissent effectivement la frontière pour aller travailler en France, en Belgique ou en Allemagne, contre 88% qui travaillent du Luxembourg pour le compte d’organisations européennes ou internationales, d’après le rapport.

Selon le Statec, plus de 14 600 personnes travaillaient pour des organisations internationales au Luxembourg, en 2018. 11 300 d’entre elles étaient résidentes au Grand-Duché, alors que les autres avaient élu domicile dans un pays voisin. Parmi les institutions européennes présentes au Luxembourg, on compte notamment la Commission européenne, la Cour de justice de l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement.

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Records de chaleur aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne

caniculeLa France n’est pas la seule concernée par la canicule. La Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas, eux-aussi traversés par une vague de chaleur, ont battu leur record de température ce mercredi.

La France est passée en vigilance rouge canicule mercredi sur 20 départements du nord. Cette vague de chaleur qui touche le pays depuis lundi, et devrait atteindre son pic jeudi, atteint également nos voisins. Mercredi, la Belgique et les Pays-Bas ont ainsi enregistré les plus hautes températures jamais mesurées sur leur territoire.

Un record de chaleur a été établi ce mercredi à Gilze-Rijen, dans le sud des Pays-Bas, avec 38,8 degrés Celsius, soit la température la plus chaude enregistrée dans le pays depuis 75 ans, a annoncé l’Institut royal météorologique néerlandais (KNMI). Le dernier record datait de 1944, avec 38,6 degrés Celsius.

Le nouveau record belge battu dès jeudi ?
La Belgique, où le « code rouge » canicule a été déclenché pour la toute première fois, a elle aussi battu un record historique, avec 38,9°C mesuré à Kleine-Brogel, dans le nord-est, selon David Dehenauw, chef prévisionniste à l’Institut royal météorologique (IRM). Le précédent record était de 38,8°C.

Ce 38,9°C est « la température la plus élevée en Belgique depuis le début des observations en 1833 », a souligné David Dehenauw sur Twitter.

Mais cette mesure pourrait potentiellement être dépassée dès jeudi. L’IRM a prévenu sur son site que demain, « la chaleur sera accablante avec des températures maximales qui se situeront autour de 38 ou 39 degrés dans le centre, voire localement 40 degrés ».

Avec une température de 40,5°C mesurée dans l’ouest de l’Allemagne, le record de chaleur absolu enregistré dans le pays a aussi été battu mercredi, a annoncé le service météorologique allemand (DWD). Le précédent record était de 40,3°C et datait de 2015.

D’autres records en Europe ?
Le Luxembourg, voisin de la Belgique et des Pays-Bas, pourrait à son tour battre son record de chaleur. Il est aussi prévu que le Royaume-Uni enregistre « des records non seulement pour juillet mais également historiques », indique Paul Gundersen, prévisionniste en chef au Met Office. Les 37°C devrait être atteints jeudi dans le sud-est de l’Angleterre, dépassant le record pour juillet (36,7°C) et s’approchant du plus-haut historique (38,5°C en août 2003).

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Que pèse vraiment le « made in France » dans les achats des Français ?

Que pèse vraiment le made in France dans les achats des FrançaisSelon l’Insee, 81% de la consommation des ménages est « made in France ». Un taux qui masque d’importantes disparités entre les types de produits.

Le « made in France » est toujours en vogue. En 2015, la consommation de produits intégralement fabriqués dans l’Hexagone représentait 81% de la consommation totale des ménages, selon les derniers chiffres de l’Insee.

Soit plus de 1295 milliards d’euros sur un total de 1576 milliards. Dit autrement, seuls 19% des biens et services consommés par les Français étaient importés ou produits à partir de composants étrangers.

Mais ce taux masque de fortes différences entre les différents types de produits. Par exemple, la consommation de textiles, de produits de l’industrie de l’habillement ou du cuir et de la chaussure est importé à hauteur de 87%. À l’inverse, la consommation de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac est « made in France » à 60% (et donc importée à 40%).

Étant consommés en même temps qu’ils sont produits, les services « émanent souvent d’une chaîne d’activités située sur le territoire français » et sont donc mis en œuvre localement (restauration, santé, éducation, etc.), rappelle l’Insee. Résultat, leur consommation affiche logiquement le taux de « made in France » le plus élevé : 90,6%. Les 9,4% restants représentent les composants étrangers qui peuvent être importés pour satisfaire la production du service. Par exemple, un restaurateur qui servirait du steak argentin, du jambon de Parme ou des mangues andalouses.
infographie conso

Plus étonnant, les biens et services achetés par les ménages sont davantage « made in France » que ceux exportés par les entreprises françaises. La France est en effet un pays de transit important de biens qui seront directement réexportés (7%) chez nos voisins ainsi que de biens produits sur son sol mais avec des composants étrangers (27%).

Les retraités et les cadres consomment plus « made in France »
Certains ménages ont plus tendance à consommer du « made in France » que d’autres. C’est le cas des retraités mais également des cadres qui achètent généralement plus de produits « made in France » qu’un consommateur moyen. Il faut dire que les retraités ont des dépenses en logement plus élevées tandis que les cadres consomment davantage de services (culture, loisirs, hôtels, restaurants, etc …). Des postes de dépenses essentiellement « made in France ».

À l’inverse, les ouvriers et les agriculteurs consacrent une part plus importante de leur budget aux denrées alimentaires et aux boissons, et donc à des produits qui relèvent globalement moins du « made in France ». Même chose pour les familles nombreuses qui dépensent davantage dans l’habillement et dont la part du budget alloué au logement est plus faible.

Moins de 8% du contenu des produits consommés par les Français vient de Chine
Pour satisfaire intégralement la consommation des ménages, la France compte sur son principal partenaire commercial, à savoir l’Allemagne, qui fournit directement ou indirectement 13% des produits consommés dans l’Hexagone. Les États-Unis sont deuxièmes (8%) devant la Chine (7,7%) et le Royaume-Uni (6,7%), l’Espagne (6,5%), l’Italie (6,2%) et la Belgique (5,4%).

Les importations en provenance d’Allemagne sont particulièrement variées alors que celles d’autres pays sont davantage ciblées sur des produits spécifiques tels que les produits informatiques et le textile pour la Chine, les véhicules automobiles pour l’Espagne, les équipements électroniques et optiques pour la Suisse …

Et ailleurs ?
Avec une méthode de calcul quelque peu différente de celle l’Insee, l’OCDE fixe le taux de « made in » à 80% en France. Un niveau intermédiaire proche de celui du Royaume-Uni (79,8%), de l’Espagne (80,9%) voire de l’Italie (81,4%),

L’Irlande (56%), Malte (59%) et le Luxembourg (61%) ont les plus faibles taux de « made in ». À l’inverse, le Brésil (89%), les États-Unis (89%) et le Japon (87%) enregistrent la proportion la plus élevée de produits consommés fabriqués entièrement sur leur sol.

En moyenne, les pays dont la consommation intérieure est supérieure à 500 milliards de dollars ont un taux de « made in » plus fort que les autres (85,5% contre 75,5%). « Cela s’explique par un effet taille, c’est-à-dire la capacité du marché intérieur à satisfaire la demande finale intérieure », explique l’Insee.