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Orange tire la sonnette d’alarme en Belgique

michael trabbiaMichaël Trabbia, le patron de la filiale belge du géant français des télécoms, estime que la question de la pérennité du groupe dans le plat pays se pose.

Et ce, dans un contexte où le gouvernement a donné son feu vert, cet été, à l’arrivée d’un quatrième opérateur mobile.

Orange sera-t-il toujours en Belgique ces prochaines années ?  La question se pose, si l’on en croît Michaël Trabbia, le patron de la filiale belge du géant français des télécoms, qui a récemment été interrogé à ce sujet dans l’émission « C’est pas tous les jours dimanche », sur la chaîne RTL-TVI. À cette occasion, un journaliste a demandé au dirigeant si les « ses actionnaires » ne souhaiteraient pas, « un jour […] abandonner le marché belge ». « C’est un vrai sujet, absolument », a répondu Michael Trabbia.

Pourquoi ?  Parce que l’opérateur est aujourd’hui dans une situation délicate sur le front du mobile comme de l’Internet fixe. Dans la téléphonie mobile, son cœur de métier en Belgique, Orange dispose d’une solide part de marché. En 2017, celle-ci s’élevait, selon le document de référence du groupe, à près de 27%, derrière l’opérateur historique Proximus et son rival Telenet.

Mais sur ce marché, les affaires d’Orange sont menacées. De fait, le gouvernement du plat pays a donné son aval, cet été, à l’arrivée d’un quatrième opérateur pour faire baisser les prix. Aujourd’hui, personne ne sait quel acteur pourrait endosser ce costume. Mais son arrivée, qui devrait intervenir au printemps prochain au terme d’enchères pour de nouvelles fréquences mobiles, impactera sans nul doute l’activité des acteurs en place.

Un très cher accès aux réseaux câblés
Le problème pour Orange, c’est que contrairement à ses rivaux, il n’est que très peu présent dans l’Internet fixe. Sur ce marché caractérisé par un duopole entre Proximus (spécialisé dans le VDSL dans tout le pays) et les cablô-opérateurs régionaux Telenet/Voo, l’opérateur français n’a pas de réseau propre. Si le régulateur lui a permis d’utiliser les réseaux câblés de ses rivaux, Telenet (en Flandre) et Voo (en Wallonie), il paye cet accès au prix fort. C’est-à-dire « 20 euros par ligne et par utilisateur par mois », peste Michael Trabbia. « C’est un prix qui est encore trop cher, qui doit baisser », lance-t-il. Car « aujourd’hui, nous vendons nos offres à perte », affirme-t-il.

Cette sortie de Michaël Trabbia intervient alors que la Belgique s’est émue, la semaine dernière de l’annonce de Proximus, qui veut supprimer 1.900 emplois, soit 15% de ses effectifs, ces trois prochaines années. Pour justifier ses coupes d’effectifs, l’état-major de l’opérateur historique a notamment argué « des conditions de marché agressives », en référence à l’arrivée d’un quatrième opérateur mobile.

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Des ONG attaquent l’État français pour inaction climatique

ongDes ONG françaises veulent attaquer l’État pour ne pas avoir suffisamment agi contre le réchauffement climatique. Une procédure similaire a déjà porté ses fruits aux Pays-Bas.

L’État français fait l’objet d’un recours juridique pour action insuffisante contre le réchauffement climatique. Le recours a été introduit par plusieurs ONG françaises et l’État a deux mois pour répondre. Ce n’est pas une première comme l’explique le journaliste Valéry Lerouge en direct de Bruxelles en Belgique. « Les Pays-Bas ont déjà été condamnés par un tribunal néerlandais pour laxisme en matière environnementale, explique-t-il. La plainte a été déposée en 2013 par une ONG avec 880 citoyens qui reprochaient au gouvernement de ne pas en faire assez pour réduire les gaz à effet de serre, compte tenu de ce que les scientifiques préconisaient. »

Condamné à réduire ses gaz à effet de serre
Il poursuit : « L’ONG a gagné en première instance, en 2015, et en appel il y a deux mois. » Les juges s’appuient sur la Convention européenne des droits de l’homme qui stipule qu’un État doit veiller à ce que la vie des familles et des citoyens soit protégée à long terme. « Pas de pénalité en tant que telle, mais l’État néerlandais va devoir réduire de 25% ses gaz à effet de serre d’ici à 2020 », conclut-il.

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Nouveau classement annuel du taux de démocratie dans le monde

taux de démocratieLe magazine britannique, qui a dévoilé son nouveau classement annuel du taux de démocratie dans le monde, place toujours la France à la 29e position et la classe dans le groupe des démocraties « imparfaites ».

Bonne nouvelle pour le monde : le taux de démocratie se stabilise en 2018, alors qu’il ne faisait que régresser ces dernières années. Toutefois, l’Europe voit son niveau de démocratie reculer peu à peu, malgré le leadership avéré des pays scandinaves. Ce constat est dressé par la 11e édition du classement des démocraties, réalisé annuellement par le magazine britannique The Economist.

Pour ce faire, The Economist Intelligence Unit attribue à chaque pays une note, dite indice de démocratie, allant jusqu’à 10. Elle est calculée à partir de cinq catégories comprenant les processus électoraux et le pluralisme, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique et la culture politique des pays. À partir de ces indices, les pays sont classés en 4 systèmes : les «vraies» démocraties, les démocraties «imparfaites», les régimes hybrides puis les régimes autoritaires. Cette année, seulement 20 territoires sur 167 sont considérés comme des démocraties totales, qui ne concentrent que 4,5% de la population mondiale. Sans surprise, les pays nordiques domptent le classement. À sa tête figurent la Norvège, l’Islande, la Suède, la Nouvelle-Zélande et le Danemark.

Le rapport du magazine semble affirmer que la démocratie en Europe de l’Ouest diminue et parle même de «malaise démocratique». Avec une baisse de quelques centièmes, l’Europe occidentale obtient une note de 8,35 alors qu’en 2017, elle s’élevait à 8,38. Cette légère régression peut paraître insignifiante. Cependant, les pays d’Europe, à l’exception des pays nordiques, ne s’en sortent pas si bien. Trois États ont chuté : l’Italie, l’Autriche (de la 15e à la 16e place), et la Turquie (de la 100 à la 110e), que The Economist intègre à l’Europe dans son classement. L’Italie, gouvernée par une coalition populiste, passe de la 21e place à la 33e place. Selon les experts du rapport, toutes les mesures prises par la Ligue, parti d’extrême droite de Matteo Salvini, et sa «rhétorique anti-étrangers» contribuent «au risque de détérioration des libertés civiles». L’Autriche perd en grade pour des raisons similaires: son parti extrémiste et anti-immigrés, le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), en serait l’origine selon le rapport. La Turquie d’Erdogan demeure associée aux régimes hybrides et ne cesse de décroître depuis 6 ans. Alors que la France séjourne à la 29e position, elle demeure toujours dans le groupe des démocraties «imparfaites», avec une note assez basse pour la catégorie «culture politique». Un groupe dont il est difficile de se détacher pour plusieurs pays européens à l’image du Portugal, de la Belgique, de la Grèce ou encore de Chypre.

La Corée du Nord, lanterne rouge du classement
Les États-Unis, mieux positionnés que la France avec la 25e place, sont eux aussi bloqués au statut de démocratie «imparfaite». Malgré son retard sur le continent nord-américain, l’Asie enregistre la meilleure progression depuis 2006. La Chine a par exemple gagné 9 places et se positionne maintenant au 130e rang. Du côté de l’Amérique latine, deux pays ont vu leur réputation d’état possiblement démocratique s’écrouler: le Nicaragua et le Venezuela. En perdant 17 places chacun, le Nicaragua atterrit à la 122e place et rejoint le Venezuela dans le groupe des régimes autoritaires. Le rapport explique cette descente par la crise politique «la plus déstabilisante» traversée par le pays de Daniel Ortega. Ce classement est bouclé par des régimes dictatoriaux dont le Tchad, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, la Syrie et la lanterne rouge du classement : le régime autoritaire de Corée du Nord qui finit 167e.

Ce classement annuel est également l’occasion d’étudier la participation politique des populations. Une hausse des votes a été ressentie mondialement. Très forte dans les continents africain et asiatique, elle a contribué à la fine amélioration des deux régions au niveau démocratique.