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Google de nouveau attaqué pour abus de position dominante

GoogleIdealo, le comparateur de prix du géant Axel Springer, a décidé d’intenter un procès à Google en Allemagne. Il réclame un demi-milliard d’euros de dommages et intérêts au géant américain pour abus de position dominante.

Une autre amende pourrait bientôt s’ajouter à celle de presque 3 milliards d’euros infligée par la Commission européenne à Google. Idealo, le comparateur de prix du groupe internet allemand Axel Springer, vient d’intenter une action en justice contre le géant américain du web. Avec exactement les mêmes griefs que Bruxelles envers Google : l’abus de position dominante.

Idéalo accuse en effet, le groupe américain de favoriser, dans son moteur de recherche, les résultats de son propre comparateur de prix, « Google Shopping ». Ce qui caractérise à ses yeux une violation des lois européennes et allemandes sur la concurrence.

« Depuis 2008, Google a donné un avantage illégal et anticoncurrentiel à son service de comparaison de prix en le plaçant éminemment en tête de ses résultats de recherche et en rétrogradant les offres concurrentes. De plus, le service de comparaison de produits et de prix de Google, en raison de sa faible qualité et de l’absence de contenu propre, n’aurait jusqu’à aujourd’hui légalement aucune possibilité d’obtenir le meilleur classement dans les résultats de recherche par pertinence de Google », écrit Idealo dans son communiqué.

Google et Axel Springer déjà en bisbilles
Le comparateur de prix allemand réclame ainsi un demi-milliard d’euros de dommages et intérêts à Google. Un montant qui pourrait augmenter au cours de la procédure, prévient Idealo qui s’attend par ailleurs « à ce que le différend juridique s’étende sur plusieurs années ».

En 2017, Google a été condamné à 2,74 milliards d’euros d’amende par Bruxelles pour la même raison : la Commission européenne a estimé que le groupe manipulait les résultats de son moteur de recherche pour systématiquement favoriser son service Google Shopping au détriment de la concurrence.

Au total, Google a été mis trois fois à l’amende en Europe pour abus de position dominante. Le géant américain s’est aussi vu réclamer 4,34 milliards pour avoir imposé son moteur de recherche aux smartphone qui utilisent son système d’exploitation mobile, Android, et 1,49 milliard pour les conditions anti-concurrentielles fixées à ses clients à travers sa régie publicitaire, AdSense.

De son côté Axel Springer, le propriétaire d’Idealo, n’en est pas à son premier bras-de-fer avec Google. Déjà en 2014, le géant allemand des médias avait volontairement déréférencé ses titres comme The Welt ou Computerbild, du moteur de recherche américain. Un moyen de dénoncer l’exploitation des contenus photos, extraits et résumé d’article dans « Google Actualités », sans aucune rétribution de ceux qui produisent ces contenus.

Finalement, Axel Springer dont les titres de presse avaient pâti d’une baisse de trafic de 40%, est revenu sur Google. Mais il a intenté avec d’autres médias allemands une action groupée, toujours pour abus de position dominante. L’Allemand a par ailleurs acheté 20% du capital de Qwant, un moteur de recherche français concurrent de Google dont il veut se différencier en restant respectueux de la vie privée de ses utilisateurs.

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L’UE donne son feu vert pour négocier un accord commercial avec les USA

Brussels - EU USA flagsLes discussions, qui ont pour objectif d’éviter une guerre commerciale, commenceront dès que possible. Ce futur accord doit être limité aux biens industriels, et n’inclure ni l’agriculture, ni les services ou les marchés publics.

En dépit de l’opposition de la France, les États membres de l’Union européenne ont approuvé lundi l’ouverture de négociations commerciales avec les États-Unis, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources européennes. Elles commenceront « dès que possible », a précisé Cecilia Malmström, Commissaire au commerce, lors d’une conférence de presse. Elle estime que cet accord était « une étape cruciale ».

Lors du vote organisé pour approuver le lancement de ces négociations, la France a voté contre et la Belgique s’est abstenue ont précisé ces sources. L’objectif est d’éviter une guerre commerciale avec les États-Unis.

L’opposition de Paris a été sans effet, car les décisions en matière commerciale se prennent dans l’UE à la majorité qualifiée. La voix française n’était donc pas indispensable. La France était sous la pression des autres États membres, en particulier de l’Allemagne. Ces discussions commerciales ont pour objectif de mettre fin aux tensions avec le président américain Donald Trump, qui menace de taxer les automobiles européennes, un secteur ultra sensible pour Berlin.

Un accord espéré avant le 31 octobre
Le futur accord UE/USA doit être limité aux biens industriels, c’est-à-dire qu’il n’inclura pas l’agriculture, les services ou les marchés publics. Washington veut cependant intégrer l’agriculture dans la négociation.

La Commission européenne compte commencer à discuter avec Washington dès que les États-Unis auront adopté leur mandat de négociation, dans l’espoir d’arriver à un accord avant la fin de son mandat, c’est-à-dire le 31 octobre.

Si les négociations vont à leur terme, Bruxelles anticipe une augmentation des échanges transatlantiques d’un peu moins de 10% d’ici à 2033 dans les secteurs concernés, ce qui correspond à 53 milliards d’euros.

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Parlement, Commission, Conseil européen …

union europenne europe drapeau europenSouvent perçues comme lointaines et absconses, les institutions européennes ont chacune un rôle spécifique et des ramifications diverses, qui se sont complexifiées avec le temps.

Tous les cinq ans, les projecteurs se tournent vers elles. Sans doute à tort, mais leur complexité en dissuade beaucoup d’y jeter un œil. Les institutions européennes, multiples, vont pour partie être renouvelées après mai 2019, à commencer par le Parlement.

BFMTV.com vous fait un rapide tour d’horizon des différents étages de cette fusée qui, depuis sa construction initiale dans les années 1950, s’est diversifiée et souvent,  c’est ce que lui reprochent de nombreux citoyens européens, complexifiée.

Commission européenne
C’est la branche exécutive de l’UE. Présidée depuis 2014 par l’ex-Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, la Commission européenne est « chargée d’élaborer des propositions législatives et met en œuvre les décisions du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne ». Gardienne des traités (TUE et TFUE), elle s’appuie sur ces derniers pour établir les budgets annuels de l’UE, qui doivent être approuvés par le Parlement et le Conseil de l’UE.

Son président est proposé par les chefs d’État et de gouvernement réunis au sein du Conseil européen, en tenant compte des résultats des élections du Parlement européen. Pour être élu, le candidat doit être approuvé par la majorité des députés européens. Les commissaires et vice-présidents de la nouvelle équipe sont, eux, sélectionnés par le président élu, sur la base des propositions des États membres.

En coordination avec la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), la célèbre instance bruxelloise veille à l’application correcte de la législation européenne dans tous les États membres. Elle peut décider d’en sanctionner certains pour non-respect de principes « fondamentaux » de l’UE. Ce qu’elle a fait pour la première fois contre la Pologne, fin 2017, via une procédure de l’article 7.

La Commission européenne vérifie par ailleurs l’application correcte des traités et des décisions à l’échelle européenne, ainsi que l’attribution des subventions publiques. Elle peut saisir la CJUE dans le cas où un État membre manque à ses devoirs. Elle veille aussi à l’application,  cette fonction fait d’ailleurs l’objet de beaucoup de critiques au niveau des populations,  des règles de concurrence et sanctionne les entreprises ne les respectant pas.

Parlement européen
Il s’agit d’un des organes les plus visibles de l’UE et c’est par son truchement que l’Europe revient au cœur des actualités politiques nationales en 2019. Ses 751 membres, qui remettent leur siège en jeu lors des élections européennes (du 23 au 26 mai prochain), adoptent la législation de l’Union conjointement avec le Conseil de l’UE.

Le Parlement européen se prononce aussi sur les accords internationaux et sur les potentiels élargissements de la zone. Il établit le budget de l’UE, conjointement avec le Conseil, et approuve le « cadre financier pluriannuel », budget de long terme.

Ses travaux s’articulent, de manière semblable au fonctionnement de l’Assemblée nationale française, autour de séances en commission (il y en a vingt, auxquelles s’ajoutent deux sous-commissions) à Bruxelles et de sessions plénières, où ont lieu les votes définitifs. Elles se déroulent normalement à Strasbourg quatre jours par mois, mais des sessions supplémentaires ont parfois lieu à Bruxelles.

Conseil européen
Il se tient plusieurs fois par an, souvent à Bruxelles, et est toujours agrémenté du même rituel: les chefs d’États membres de l’UE arrivent un à un, se succèdent devant les micros avant de retrouver Jean-Claude Juncker, lui serrer la main, prendre la pose pour les caméras, puis rentrer dans une enceinte. À la sortie, les participants prennent le temps de s’adresser aux médias pour faire leur bilan du sommet, entre « avancées », « délibérations » et « progrès ». C’est cela, un Conseil européen.

Réunissant l’ensemble des dirigeants des pays de l’UE afin de définir les priorités politiques de celle-ci, cette instance représente le plus haut niveau de coopération entre États membres. S’y côtoient Emmanuel Macron, Angela Merkel, Theresa May, Alexis Tsipras ou Viktor Orban, pour citer des exemples connus.

Le Conseil européen (à ne pas confondre avec le Conseil de l’UE, encore moins avec le Conseil de l’Europe) se réunit généralement de façon trimestrielle, sous la houlette d’un président permanent, en l’occurrence le Polonais Donald Tusk. Des réunions extraordinaires peuvent être convoquées, comme ce fut le cas tout au long de la crise grecque.

Du Conseil européen émanent les « grandes orientations » et priorités politiques de l’UE. Il n’adopte aucun acte législatif, mais s’occupe plutôt des questions complexes qui nécessite le plus élevé niveau de coopération intergouvernementale. Il définit la politique étrangère et de sécurité commune de l’UE et désigne les candidats à certaines hautes fonctions européennes, comme la présidence de la BCE ou de la Commission. Sur chaque question, le Conseil européen peut demander à ladite Commission d’élaborer une proposition ou se tourner vers le Conseil de l’UE.

Conseil de l’Union européenne
En apparence, c’est le grade inférieur au Conseil européen. Mais c’est ici que beaucoup de politiques européennes se déterminent. Le Conseil de l’UE réunit régulièrement, une fois par mois selon les cas, les ministres nationaux de chaque pays dans des domaines spécifiques. Il se décline en dix « formations »: Agriculture & pêche,  Compétitivité, Affaires économiques & financières, Environnement,  Affaires étrangères,  Affaires générales, etc …

Habilités à engager l’action de leur gouvernement sur les points convenus lors des réunions, les ministres examinent, modifient, adoptent des lois et coordonnent ensemble les politiques européennes. Ils délibèrent, au même titre que le Parlement européen, en proposant des amendements à des textes soumis par la Commission. En cas de désaccord, une deuxième et une troisième lectures sont possibles.

En outre et plus fondamentalement, le Conseil de l’UE coordonne les politiques des États membres; développe la politique étrangère et de sécurité émanant du Conseil européen, conclut des accords entre l’UE et les pays extérieurs ou les organisations internationales et adopte le budget annuel de l’UE de concert avec le Parlement européen. À l’issue des débats, qui sont publics, les décisions sont généralement prises à la majorité qualifiée (soit 55% des pays, soit des pays qui, ensemble, représentent au moins 65% de la population totale de l’UE).

Cour de justice de l’Union européenne
La CJUE interprète la législation européenne afin d’en garantir l’application uniforme dans tous les pays de l’UE. Elle statue sur les différends juridiques opposant les gouvernements des États membres et les institutions européennes.

Elle peut également, dans certaines circonstances, être saisie par des particuliers, des entreprises ou des organisations souhaitant intenter une action contre une institution de l’UE lorsqu’ils estiment qu’elle a porté atteinte à leurs droits. Notamment ceux ayant trait à la concurrence libre et non faussée.

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L’UE et le Royaume-Uni s’accordent sur un nouveau délai de six mois

brexitLa Première ministre britannique et les 27 dirigeants européens se sont mis d’accord sur un report du Brexit au 31 octobre au plus tard.

Objectif : éviter les dégâts d’un divorce brutal, sans accord. Les dirigeants européens ont proposé un report de la date du Brexit au 31 octobre, avec un point d’étape « en juin » après plusieurs heures de difficiles tractations. La Première ministre britannique a accepté cette proposition, même si elle avait plaidé plus tôt pour un report jusqu’au 30 juin seulement. La dirigeante conservatrice a annoncé qu’elle allait s’adresser aux députés britanniques jeudi et la poursuite des discussions avec l’opposition travailliste pour tenter de trouver un compromis à même de rassembler une majorité parlementaire.

La date du 31 octobre se situe juste avant la prise de fonction en novembre de la nouvelle Commission européenne. Le point d’étape en juin interviendrait, lui, au cours d’un sommet européen régulier déjà programmé les 20 et 21 juin, a indiqué une source européenne.

Un Brexit au 31 octobre impliquerait que les Britanniques aient participé aux élections européennes fin mai. Mais l’offre d’une longue extension n’empêchera pas le Royaume-Uni de quitter l’UE avant cette date, et donc d’éviter d’avoir à organiser ce scrutin.

« Si nous arrivons à trouver un accord maintenant (…) nous pouvons encore sortir le 22 mai », a déclaré Theresa May, qui veut croire à un miracle au sein du parlement britannique, qui jusqu’ici a rejeté à trois reprises l’accord de divorce qu’elle a conclu avec Bruxelles sans se mettre d’accord sur une proposition alternative.

Malgré leur lassitude face aux tergiversations de Londres, les responsables européens s’étaient tous montrés disposés à donner plus de temps aux Britanniques. Mais Paris menait le camp des pays exigeant des conditions « strictes ». « Pour moi, rien n’est acquis », avait averti Emmanuel Macron à son arrivée, jugeant « indispensable que rien ne compromette le projet européen ». « Rien n’est acquis, et en particulier quand j’entends les rumeurs, aucune extension longue », avait-il insisté, faisant allusion au scénario considéré comme le plus probable.

Mettre la pression sur les Britanniques pour qu’ils approuvent enfin l’accord
« Je veux que nous puissions partir d’une façon ordonnée et sans heurts le plus tôt possible », avait de son côté déclaré Theresa May, toujours sans majorité parlementaire pour soutenir son traité de retrait et engagée depuis peu dans des discussions avec l’opposition travailliste pour sortir de l’impasse.

Les dirigeants des pays européens ont cherché le meilleur moyen de mettre la pression sur les Britanniques pour qu’ils approuvent enfin l’accord de retrait, tout en évitant que cela ne finisse par conduire à un « no deal » redouté de part et d’autre. Une rencontre entre la chancelière allemande et Emmanuel Macron a eu lieu juste avant le début du sommet pour « accorder » les positions des deux poids lourds du Conseil européen.

« Plus la période (de la prolongation) sera longue, plus les garanties devront être sérieuses » afin de « ne pas mettre en danger le fonctionnement de l’UE », avait souligné la présidence française, notamment appuyée par la Belgique et le Luxembourg. Ces pays s’inquiètent de la capacité de nuisance que pourrait avoir un Royaume-Uni qui garderait un pied dans l’UE et l’autre dehors pendant une durée indéterminée.

« Tout n’est pas préférable à un ‘no deal’, a fait valoir la présidence française, jugeant qu’il « n’est pas question d’importer dans l’UE la crise politique britannique » à force de vouloir éviter à tout prix un divorce sans accord. D’autant que les prochains mois seront délicats, avec l’installation d’une nouvelle Commission européenne début novembre et des discussions difficiles sur le futur budget à long terme de l’UE.

« Il peut y avoir des engagements sur la façon dont le Royaume-Uni se comporte », a observé un diplomate européen, suggérant notamment que Londres puisse renoncer à son droit de veto ou à la possibilité d’avoir un membre au sein de la prochaine Commission.

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Le Manneken-Pis, symbole de Bruxelles, « eco-responsable » et sans fuite

Manneken-PisLe jet ininterrompu du Manneken-Pis partait directement à l’égout! De quoi ternir l’image du Bruxellois le plus connu au monde, jusqu’à ce que l’anomalie soit réparée et que l’eau de cette fontaine vieille de 400 ans puisse s’écouler en circuit fermé, sans fuite.

Passage obligé des touristes dans la capitale belge, la fontaine avec son petit bonhomme (Manneke en néerlandais) en train d’uriner cachait un problème de tuyauterie que personne ne soupçonnait.

Et qui vient d’être résolu, courant mars, par la simple pose d’une gouttière sous le monument classé, afin de ne plus perdre « 1.500 à 2.500 litres d’eau par jour », selon la municipalité. Soit l’équivalent de ce que consomment « quatre à cinq ménages bruxellois ».

L’ancienneté du problème n’est pas connue. « On préfère regarder vers l’avenir », dit en souriant Régis Callens, le technicien municipal chargé du dossier.  « Il manquait juste la jonction entre la vasque (où atterrit le jet, ndlr) et le bac de récupération » à partir duquel une pompe renvoie l’eau vers la petite statue en bronze, explique-t-il à l’AFP.

« On a simplement placé une petite gouttière qui récupère l’eau de la vasque. Donc on est vraiment dans un circuit fermé, on n’a plus de perte », ajoute le technicien en montrant le nouveau dispositif en souterrain.

La Ville de Bruxelles doit gérer la consommation de 350 à 400 compteurs d’eau pour ses écoles, bâtiments administratifs et autres monuments publics.  La consommation anormale de la fontaine du Manneken-Pis a été repérée grâce à un nouveau système de « mouchards » placés sur les compteurs et renseignant en temps réel sur les éventuelles fuites.

 « Insouciance bruxelloise »
« On veut mener une vraie politique de limitation du gaspillage », fait valoir Benoît Hellings, le nouveau premier adjoint (Ecolo) en fonction depuis fin 2018. L’opération anti-fuite sur le célèbre petit bonhomme de 55 cm est pour lui une opportunité idéale pour faire de la prévention.

« On veut dire aux Bruxellois, aux Belges et à tous les Européens : si Manneken-Pis est capable de ne plus gaspiller l’eau potable, vous pouvez le faire vous aussi. Manneken-Pis est devenu éco-responsable, devenez le aussi « , poursuit l’élu.

Si certaines archives font remonter la création de la fontaine au XIVe siècle, la statue en bronze du garçon nu, qui rappelle un angelot sans ailes, date de 1619. Celle qui est visible aujourd’hui à l’angle de deux rues pavées du centre historique n’est toutefois qu’une copie.

La statue originale est conservée depuis un demi-siècle au musée de la Ville de Bruxelles, pour éviter le vol. Côté symboles, le Manneken-Pis « incarne l’insouciance et la résistance bruxelloises », selon la page dédiée du site de la région Bruxelles-Capitale.

Une des légendes circulant à son propos veut que l’enfant ait sauvé Bruxelles d’une gigantesque explosion à la poudre à canon qui menaçait au XVIIe siècle les murs de la ville. Il aurait éteint la mèche en urinant dessus.

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Les députés britanniques votent contre toutes les solutions alternatives au plan de Theresa May

brexitLes élus ont rejeté aux quatre nouvelles options de sortie de l’Union européenne qui leur avaient été présentées par Theresa May afin de conserver une coopération étendue avec l’UE.

Les députés britanniques ont voté ce lundi soir contre les quatre options alternatives à l’accord de Brexit conclu par la Première ministre Theresa May avec Bruxelles.

Après avoir rejeté trois fois déjà l’accord de Theresa May, avoir voté la semaine dernière contre huit propositions parlementaires pour tenter de sortir de l’impasse, les élus ont rejeté les nouvelles options, d’initiative parlementaire, qui leur étaient présentées.

4 propositions refusées
Parmi les solutions proposées figuraient les deux qui ont recueilli le plus de suffrages mercredi, à savoir l’organisation d’un référendum sur tout accord de divorce conclu avec Bruxelles et la mise en place d’une union douanière avec l’UE. Une troisième option proposait d’arrêter le processus de Brexit en cas d’absence d’accord à deux jours de la date de sortie, qui a été reportée au 12 avril.

Enfin, la proposition d’un modèle « Norvège + », également connue sous le nom de « Common Market 2.0 », préconisait le maintien du Royaume-Uni au sein du marché unique, synonyme de liberté de circulation des biens, capitaux, services et personnes, comme la Norvège, ainsi qu’une union douanière spécifique avec l’UE, soit une politique de droits de douane et commerciale commune.

Un no-deal devenu « presque inévitable »
Le parlement « a une nouvelle fois échoué à trouver une majorité claire pour chacune des options » présentées, a réagi le secrétaire d’État au Brexit Stephen Barclay.  « La position légale par défaut est que le Royaume-Uni va quitter l’UE dans onze jours » sans accord, a-t-il ajouté.

L’auteur de la proposition « Norvège + », le conservateur Nick Boles a immédiatement annoncé qu’il quittait le Parti conservateur.  « J’ai tout donné pour tenter de trouver un compromis qui pourrait mener le pays hors de l’UE tout en maintenant notre puissance économique et notre cohésion politique », a-t-il dit visiblement très ému. « J’accepte que j’ai échoué. J’ai échoué surtout parce que mon parti refuse le compromis », a-t-il accusé.

Theresa May n’a de son côté pas exclu de présenter une quatrième fois au vote son accord de divorce. Quant au référent Brexit du parlement européen Guy Verhofstadt, il a affirmé sur Twitter qu’une sortie du Royaume-Uni de l’UE « sans accord » était devenue « presque inévitable », juste après les votes des parlementaires britanniques.

« Mercredi, c’est la dernière chance pour le Royaume-Uni de sortir de l’impasse ou faire face à l’abyme », a déclaré l’eurodéputé belge libéral Verhofstadt.

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Theresa May envisage de soumettre une 4ème fois l’accord de Brexit aux députés

Theresa MayLa Première ministre britannique Theresa May envisageait samedi de soumettre une quatrième fois aux députés l’accord de retrait de l’Union européenne, pour éviter une sortie brutale, sans accord, de l’UE le 12 avril.

Le texte a été rejeté vendredi par les députés par 344 voix contre 286, une marge cependant plus faible que les deux fois précédentes.  « La position du gouvernement est que nous pensons que la meilleure façon de respecter le référendum est de mettre en œuvre l’accord », a déclaré samedi à la BBC le président du Parti conservateur, Brandon Lewis.

L’adoption du texte est censée permettre au Royaume-Uni de quitter le giron de l’UE avec une période de transition jusqu’à fin 2020, afin d’éviter une rupture trop brutale de liens tissés pendant 46 ans.

Plusieurs députés très eurosceptiques comme Boris Johnson, Jacob Rees-Mogg ou Dominic Raab ont finalement soutenu l’accord, changeant leur fusil d’épaule.  « Au moins nous nous dirigeons dans la bonne direction », a déclaré à des journalistes un porte-parole de Theresa May vendredi.

Les députés doivent étudier lundi des scénarios alternatifs de sortie de l’Union européenne, après avoir échoué mercredi à rassembler une majorité sur huit options qui leur étaient présentées.

Le leader du Labour appelle Theresa May à la démission
Devant les députés, Theresa May a assuré vendredi qu’elle continuerait à « plaider en faveur d’un Brexit ordonné », mais elle a reconnu aussi la nécessité de se mettre d’accord sur une « autre voie ».

Selon plusieurs quotidiens britanniques, Downing Street envisage de mettre les députés face à un choix: soit ils votent l’accord de Theresa May, soit un projet alternatif qui recueillerait le soutien de nombreux députés lundi et pencherait pour un Brexit plus doux que le texte actuel.

La cheffe du gouvernement espèrerait ainsi convaincre les eurosceptiques de son parti conservateur de voter pour son accord de retrait, qu’ils rejettent jusqu’à présent car ils considèrent qu’il ne coupe pas suffisamment les liens avec l’UE.

Près de trois ans après le référendum de juin 2016, qui avait vu le camp du « Leave » l’emporter à 52%, le Parlement reste très divisé et le sentiment de frustration domine dans la population.

Pour sortir de l’impasse, la députée conservatrice et ancienne ministre, Nicky Morgan, a évoqué l’idée d’un « gouvernement d’union nationale », une hypothèse rejetée par Brandon Lewis qui estime que cela « ne change pas l’arithmétique parlementaire », les députés ayant été jusqu’à présent incapables de s’accorder sur le Brexit.

Le leader du Labour, principal parti d’opposition, a lui appelé Theresa May à démissionner. De leur côté, les eurosceptiques font pression pour que le Royaume-Uni se détache de l’UE, quitte à partir sans accord. Des milliers de manifestants pro-Brexit, drapeaux britanniques en main, se sont rassemblés à Londres vendredi, jour où le pays était censé quitter l’UE.

Un sommet européen spécial convoqué le 10 avril
Faute d’accord approuvé par le Parlement, un « no deal » (sortie sans accord) le 12 avril, hypothèse qui affole les milieux économiques, reste le scénario « par défaut », a averti vendredi Theresa May.

Le « no deal » est une « possibilité croissante », a déclaré le Premier ministre irlandais Leo Varadkar. Le rejet de l’accord « accroît très fortement les risques d’une sortie sans accord », a aussi réagi la présidence française, appelant les Britanniques à « présenter dans les tous prochains jours un plan alternatif (élections législatives, référendum, union douanière …) ».

Pour éviter cette sortie brutale, Theresa May pourrait se résigner à demander un nouveau report, de plus longue durée, mais qui l’obligerait à organiser des élections européennes fin mai. Un sommet européen spécial a été convoqué le 10 avril.

Selon le tabloïd The Sun, 170 députés conservateurs, dont une dizaine de ministres, ont écrit à la cheffe de gouvernement pour exiger que le Royaume-Uni quitte l’UE rapidement et ne participe pas aux élections européennes.

Brandon Lewis a confirmé avoir connaissance de cette lettre, qu’il n’a lui-même « pas signée ». « Nous devrions faire tout ce que l’on peut pour quitter l’UE de manière ordonnée le plus rapidement possible », a-t-il déclaré à la BBC, ajoutant :  « l’accord est la bonne façon de le faire ».