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Décès du journaliste Eugène Saccomano, grande voix du foot

Eugène SaccomanoLe journaliste Eugène Saccomano, grande voix du foot sur Europe 1 et RTL, est mort ce lundi à l’âge de 83 ans. Il a marqué l’histoire de la radio française depuis les années 1960.

Eugène Saccomano, l’une des voix les plus célèbres du foot français, est mort ce lundi à l’âge de 83 ans, annoncent Var-Matin, Le Point et RTL. D’abord à Europe 1, de 1960 à 2001, puis à RTL, qu’il quittera finalement en 2012, Eugène Saccomano a vu passer cinq décennies de football français. Habitant et conseiller municipal de La Garde-Freinet (Var), il est décédé en région parisienne, selon Var-Matin.

Ancien directeur des sports d’Europe 1 où il a passé plus de 40 ans, il avait rejoint RTL entre 2001 et 2012. Né à Marseille, Eugène Saccomano avait débuté comme journaliste au journal Le Provençal avant de devenir correspondant d’Europe 1 dans le Sud. Il rejoint ensuite la rédaction parisienne de la radio puis son service des sports, dont il prendra la tête.

Il avait lancé en 1996 l’émission quotidienne « Europe Sport » et a remporté en 2000 le grand prix des médias pour la meilleure émission de radio avec « Le match du lundi ». « Eugène Saccomano, c’est beaucoup plus qu’une voix, c’est un divin babil par la magie duquel l’audition d’un match de football à la radio devient un plaisir rare et précieux », écrivait Le Figaro en 1999. Après plus de 40 ans, le journaliste avait quitté Europe 1 « sans verser une larme » et il avait « préféré passer dans l’équipe d’en face », RTL, où il avait notamment animé « On refait le match ».

Noël Le Graët : « Sa voix portait toujours le foot »
« C’est l’homme du football, confie Noël Le Graët, le président de la Fédération française, sur RMC. Sa voix portait toujours le foot. Elle était exceptionnelle. Il suivait l’actualité en permanence avec beaucoup d’élégance. On a tous beaucoup de tristesse. Il a marqué son époque. On se souviendra de sa voix. C’était toujours quelqu’un de très respectueux. »

Jean-Michel Larqué : « Il a été un précurseur »
« Eugène Saccomano, c’était la passion et une voix, explique Jean-Michel Larqué sur RMC. Mais le football n’était pas sa passion première, c’était avant tout un romancier. Il avait une culture générale bien au-dessus de la moyenne. Il a été un précurseur, puisqu’il y a encore aujourd’hui des émissions qui reprennent sa thématique. Il a aussi inventé les trémolos, repris aujourd’hui par Jano Resseguié. C’est même lui qui a inventé le tandem journaliste et consultant. C’était une voix incroyable. Même quand il ne se passait rien, il fallait lui donner l’antenne… »

Il a inspiré le film Borsalino
Originaire de Marseille, Eugène Saccomano était profondément attaché au département du Gard, où il a grandi, et était d’ailleurs un fervent supporter du Nîmes Olympique.

Mais avant de se faire connaître de millions d’auditeurs pour ses fabuleuses envolées lyriques autour du rectangle vert et l’émission « On refait le match », il s’était aussi distingué pour sa plume. En 1959, alors journaliste au quotidien Le Provençal, il a écrit le roman Bandits à Marseille, qui inspirera le film Borsalino en 1970 avec Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. Il avait également consacré des ouvrages à Céline et Giono.

« Beaucoup de gens me prennent pour un con, pour un footeux qui ne comprend que le foot dans la vie, qui est un maniaque des tribunes de presse. Je le suis mais j’adore la littérature aussi. Le plaisir que j’ai, c’est de découvrir de nouveaux livres », confiait-il à France Info en 2014.

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Décès de Philippe Tome, co-créateur du Petit Spirou

plilipe tomeLe scénariste belge Philippe Tome, co-créateur du Petit Spirou, est mort à l’âge de 62 ans.

Le Petit Spirou est orphelin. Philippe Vandevelde, dit Philippe Tome, scénariste qui a co-créé le petit personnage, vient de mourir à l’âge de 62 ans.

« C’est avec une grande tristesse que nous venons d’apprendre la mort de Philippe Tome survenue hier à l’âge de 62 ans. Nous présentons nos condoléances à la famille et aux amis de cet immense auteur », a publié le compte Facebook Franquin et Cie ce dimanche.

Polar noir et humour potache
Il avait imaginé en 1987 avec Janry, son complice de toujours, rencontré à un cours de BD, Le petit Spirou. Ensemble, ils avaient auparavant écrit pendant six ans des aventures de Spirou et Fantasio chez Dupuis, prenant la suite de Fournier et Broca, et avant eux Jijé et Franquin. L’idée était de « rajeunir le lectorat », évoquait Philippe Tome dans ActuaBD en 2012, mais aussi de « renouer avec le 100% humour ».

Le scénariste originaire de Bruxelles avait aussi créé en 1985, avec le dessinateur Luc Warnant (suivi à partir de 1989 par Bruno Gazzotti, puis par Dan Verlinden), la bande dessinée policière et humoristique SODA.

Scénariste inclassable, il signe également en 2008, Berceuse assassine, dessiné par Ralph Meyer. Un thriller sombre, aux airs de film noir américain, aux antipodes de SODA et du Petit Spirou. « Ce que j’aime, disait-il à ActuaBD, c’est que si on enlève la signature de mes albums, les gens ne peuvent pas se rendre compte que c’est le même gars qui fait Le Petit Spirou et Berceuse Assassine ».

Sur les réseaux sociaux, les hommages à Philippe Tome sont nombreux, et montrent à quel point il a marqué l’histoire de la bande dessinée. Et l’enfance de bien des lecteurs.

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Déces d’Ariane Carletti : l’émouvant témoignage de sa fille

ariane carlettiÉléonore Sarrazin, la fille de l’animatrice phare du Club Dorothée, raconte le combat de sa mère contre le cancer.

Ariane Carletti, figure importante du Club Dorothée, est morte cette semaine à l’âge de 61 ans des suites d’un cancer. Sa fille Éléonore Sarrazin a raconté dans Le Parisien le combat contre la maladie de l’actrice et chanteuse.

« Elle s’est battue comme une lionne », explique la jeune femme de 25 ans, qui a suivi les pas de sa mère en devenant elle aussi actrice. « Elle a été super courageuse. Ma mère a affronté des montagnes qui étaient énormes. Elle les a gravies les unes après les autres. C’est juste que la dernière était un peu trop rude. Elle est partie entourée d’énormément d’amour. »

En raison de son état de santé, Ariane Carletti a dû refuser de nombreux projets : « Beaucoup de gens lui ont proposé de monter sur les planches », confirme Éléonore Sarrazin. « Elle savait pertinemment qu’elle ne pouvait pas être fiable. À certaines périodes, son taux d’énergie pouvait changer du tout au tout. Et elle ne voulait pas porter la responsabilité d’être sur scène. »

« Elle ne voulait pas qu’on s’inquiète »
Ariane Carletti restait tout de même optimiste malgré l’avancée de la maladie : « Encore lundi, elle nous parlait de ce qu’elle désirait manger et quelles vacances elle aimerait organiser », se souvient sa fille. Face à la maladie, Ariane Carletti restait cependant pudique : « Entre nous, on n’a jamais voulu en parler, parce qu’il y avait de la coquetterie de sa part. Elle ne voulait pas qu’on s’inquiète. Elle n’a jamais voulu mentir aux gens non plus, ni être malhonnête. Alors, ça faisait quelque temps qu’elle s’était un peu repliée. »

Fille d’un réalisateur et d’une actrice, Ariane Carletti a été une des animatrices phares du Club Dorothée dans les années 80 et 90. Elle a aussi été l’interprète de générique de plusieurs dessins animés cultes, comme Dragon Ball ou Yakari.

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Le stress pèse au quotidien sur la vie des salariés

stressQuelle que soit la période de leur carrière, les salariés se disent exposés au stress, selon un sondage Indeed. Avec sur le podium des moments les plus angoissants, l’entretien d’embauche et les conflits au travail.

Même si on aime son boulot, celui-ci peut être source de stress. C’est en tout cas le sentiment qu’on 66% des Français interrogés par le moteur de recherche d’emploi Indeed. Et à en croire les chiffres, aucune période de la carrière professionnelle n’apporte un répit.

Le paroxysme de l’angoisse est atteint quand il faut décrocher un travail. Pour un Français sur deux la période où ils étaient à la recherche d’un emploi a été stressante, et même pour 15% d’entre eux cela a représenté la période la plus stressante de leur vie.

D’où vient cette angoisse ?   41% craignent qu’aucun recruteur ne s’intéresse à leur profil. 37% appréhendent de ne pas être à la hauteur, et enfin 29% ont peur de ne pas trouver un emploi correspondant à leurs valeurs.

Mais la pire source de stress est l’entretien d’embauche, qui est une source d’angoisse pour 61% des personnes interrogées et provoque même de la peur chez 34%. Et ces tensions peuvent jouer des tours aux candidats, qui en perdent leurs moyens. 1 Français sur 2 estime avoir déjà compromis ses chances d’obtenir le poste convoité à cause du stress.

Demander une augmentation, un moment difficile
Mais une fois embauchés, le stress continue d’accompagner les Français. Notamment lors des premières semaines de présence dans une nouvelle entreprise. En premier lieu, ils craignent de ne pas s’intégrer (40%), puis que leur travail soit mal jugé (31%), de se retrouver en conflit avec des collègues à l’esprit très compétitif (30%). A cela s’ajoute une épée de Damoclès : la crainte de ne pas transformer leur période d’essai en CDI (30%).

La fin de période d’intégration ne marque pas l’entrée dans une totale sérénité, d’autres motifs de stress vont apparaître. Le fait de devoir gérer une situation conflictuelle avec un collègue ou un supérieur hiérarchique est cité par 54% des sondés. Et il y a un moment que les salariés redoutent par-dessus tout : demander une augmentation. C’est une telle source d’angoisse que 75% des sondés appréhendent davantage de demander une augmentation que de demander leur conjoint(e) en mariage.

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Décès du créateur des emballages Tetra Pak

L’industriel suédois Hans Rausing s’est éteint à 93 ans. «Hans Rausing avait une force exceptionnelle et jusqu’au bout un engagement pour l’entrepreneuriat en Suède et dans le monde», a indiqué sa famille dans un communiqué.

En 1929, son père, Ruben Rausing, avait fondé dans le sud de la Suède une usine spécialisée dans le conditionnement. Il y développe le premier emballage en carton de forme de tétraèdre, un berlingot, pour les produits laitiers, ce qui va révolutionner le conditionnement des boissons.

Né en 1926, Hans Rausing fait grandir l’entreprise, baptisée en 1951 Tetra Pak, en référence à la forme des emballages. Directeur-général puis président du groupe, il multiplie les innovations qui le font connaître au-delà des frontières du royaume scandinave.

Machines à lait UHT
«Quand j’ai commencé comme DG en 1954, Tetra Pak avait sept employé et en 1993 quand j’ai quitté mes fonctions de président, nous étions 36 000», avait-il expliqué en 2008, dans une rare interview au quotidien suédois Sydsvenskan. Sous son impulsion, et celle de son frère à qui il revendra ses parts en 1995, Tetra Pak améliore ses emballages avec des matériaux aseptisés et de nouvelles formes, c’est la création des briques, mais aussi le conditionnement du lait en développant les machines à lait UHT.

En 1991, Tetra Pak acquiert Alfa Laval, l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’équipements et d’usines pour les industries agroalimentaires et le secteur de l’agriculture. Le groupe devient ensuite Tetra Laval.

Réputation entachée
La fortune de Hans Rausing, qui avait quitté la Suède pour le Royaume-Uni pour des raisons fiscales dans les années 1980, est estimée à 12 milliards de dollars (10,9 milliards d’euros) selon le magazine Forbes.

La réputation de la famille avait été entachée en 2012 quand son fils, toxicomane, avait été condamné à la prison avec sursis pour ne pas avoir fait enterrer sa femme, dont le corps décomposé avait été retrouvé à leur domicile. Le cadavre d’Eva Rausing, qu’il avait rencontrée à la fin des années 1980 dans une clinique de désintoxication, était alors dans un état de décomposition avancé.

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Décès de de Marcel Ledun

Marcel LedunCet ancien journaliste de Nord Eclair et ex-attaché de presse de la Foire internationale de Lille avait 90 ans.

Marcel Ledun, marionnettiste de Nounours dans Bonne nuit les petits, est mort. D’après La Voix du Nord, il s’est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi à l’EHPAD Saint-Antoine de Lille, où il résidait depuis peu. Il avait 90 ans.

Ancien journaliste de Nord Eclair et ex-attaché de presse de la Foire internationale de Lille, Marcel Ledun avait rejoint en 1962 ce programme court pour enfants, diffusé sur l’ORTF, rappelle le quotidien.

bonne nuit les petitsIl animait le gentil compagnon du marchand de sable, parfois accompagné de son neveu Oscar, qui demandait chaque soir comment s’était passée la journée de Pimprenelle et Nicolas, et leur racontait une histoire, avant qu’ils ne s’endorment à coups de poussière dorée.

Après 568 épisodes de 5 minutes et cinq émissions spéciales, Bonne nuit les petits s’est poursuivi sur TF1 à partir de 1976, sous le titre de Nounours, avant d’être proposé par France 2 dans les années 90.

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Décès de Michel Aumont

Michel AumontConnu pour ses seconds rôles dans Un dimanche à la campagne et Ripoux contre ripoux, Michel Aumont a décroché quatre Molières et trois nominations aux César.

L’acteur Michel Aumont, connu pour ses rôles dans Un dimanche à la campagne de Bertrand Tavernier et Ripoux contre ripoux de Claude Zidi, est mort mercredi 28 août à l’âge de 82 ans, comme l’a confirmé son entourage à BFMTV.

Grand second rôle du cinéma français et ancien pensionnaire de la Comédie-Française, Michel Aumont a décroché au cours de ses cinquante ans de carrière quatre Molières. Il a aussi reçu trois nominations au César du meilleur second rôle masculin pour Des enfants gâtés (1977), Courage fuyons (1979) et Un dimanche à la campagne (1984).

Un habitué des films de Claude Zidi et de Francis Veber
Excellent dans les rôles de commissaire et d’homme politique, Michel Aumont a participé à plusieurs films mémorables des années 1970 comme La Gifle de Claude Pinoteau, Monsieur Klein de Joseph Losey et Mort d’un pourri de Georges Lautner. Plus récemment, il est apparu dans Palais Royal de Valérie Lemercier.

Michel Aumont a aussi noué des relations privilégiées avec deux maîtres de la comédie à la française. Sous la direction de Claude Zidi, il a joué dans La Course à l’échalote, Bête mais discipliné et surtout Ripoux contre ripoux.

Francis Veber l’a quant à lui employé dans Le Jouet, Les Compères, Le Placard, Tais-toi! et La Doublure. Des succès populaires qui ont permis à Michel Aumont de devenir un des seconds rôles les plus prolifiques et les plus connus du cinéma français.