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Décès de Sébastien Demorand, critique gastronomique et ancien juré de MasterChef

Sébastien DemorandLe journaliste et ancien juré de l’émission MasterChef, Sébastien Demorand vient de mourir à l’âge de 50 ans.

L’invention du terme « bistronomie », désormais de toutes les conversations sur la gastronomie, c’était lui. Le journaliste gastronomique Sébastien Demorand vient de mourir, des suites d’un cancer, a-t-on appris ce mardi, confirmant une une information du Point. Il avait 50 ans.

Frère aîné du journaliste de France Inter Nicolas Demorand, Sébastien Demorand a longtemps officié sur RTL, animant la chronique Ça vaut le goût ou l’émission Maison Jardin Cuisine. Et collaboré au Parisien, à L’Optimum et au Fooding.

Elégance de dandy
Il était surtout connu du grand public pour sa participation au concours culinaire de TF1 MasterChef, en tant que membre du jury, au côté des chefs Yves Camdeborde et Frédéric Anton. Son élégance de dandy et ses critiques acides ont fait les riches heures du programme de 2010 à 2014.

En 2016, Sébastien Demorand avait lancé avec Cyrille Rossetto Le Bel Ordinaire, « cave-cantine-épicerie », à Paris, fruit d’un financement participatif.

Et s’il était « passé de l’autre côté de la farce », comme il l’évoquait avec humour au Parisien, en 2017, il continuait de donner de la voix dans le micro de la webradio Radiovino, où il est question de « vins natures, de bien manger et où l’on raconte de belles histoires ».

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Bernard Tapie : les matchs de sa vie

BFMTV a diffusé ce lundi soir son nouveau long reportage intitulé « Bernard Tapie : les matchs de sa vie » dans l’émission « Ligne Rouge ». Un reportage qui retrace la ou plutôt les vies de l’homme d’affaires, de vendeur de télé à ministre.

Bernard Tapie

« Il n’y a pas un scénariste au monde qui oserait écrire un scénario aussi fou que tout ce qui est arrivé à Bernard. » Le réalisateur Claude Lelouch est bien placé pour livrer un aperçu de la vie de Bernard Tapie, lui qui l’a fait tourner dans son premier film et qui le retrouvera une nouvelle fois au cinéma, dans ce qui pourrait être sa dernière œuvre. L’homme d’affaires lutte depuis des années contre un double cancer de l’œsophage et de l’estomac, le dernier combat d’une vie, ou plutôt de ses vies.

En 1966, Bernard Tapie a 23 ans, et se fait surnommer Bernard Tapy (prononcer Tapaille). Le jeune homme s’essaie à la musique, trois 45 tours plus tard, il abandonne. Loin de déprimer, il se lance dans une nouvelle aventure : la vente de télévision. Le commerce, une vocation pour Bernard Tapie, originaire d’un milieu ouvrier, qui rencontre ses premiers succès en faisant du porte-à-porte. Rapidement, il ouvre un magasin près de la Gare de l’Est. L’entrepreneur Tapie est lancé.

« Ce sont des origines modestes. J’ai connu le père et la mère. La maman c’est un personnage formidable et très important. Elle était en admiration devant son fils. Quand vous êtes aimé comme il a été aimé par sa maman, il n’y a rien qui vous arrête, confie Benoît Bartherotte, ancien ami de Bernard Tapie. Il vendrait une bouse à une vache. »

Le « chasseur »
La première bataille de Bernard Tapie est celle de l’argent. « Avec un avocat, qui n’est autre Jean-Louis Borloo, ils mettent au point un système par lequel ils rachètent les sociétés décrépites ou en presque faillite » détaille Denis Demonpion, journaliste, auteur de « Tapie-Sarkozy : les clefs du scandale« . L’homme d’affaires a également des contacts au tribunal de commerce qui lui fournissent les bonnes informations. La Vie Claire, Teraillon, Testut, plus qu’un entrepreneur ou un manager, Bernard Tapie se fond en « chasseur », à la recherche de la bonne affaire.

« Ce qu’il a compris dans la vie c’est qu’il fallait racheter une marque et que le potentiel et la notoriété de la marque étaient plus importants que tout le reste », note Christophe Bouchet, auteur de « L’aventure Tapie ».

Une recherche de notoriété qu’il pousse jusqu’à lui-même pour imposer la marque Tapie. Car à travers ses activités, Bernard Tapie recherche la lumière. Une nouvelle expérience musicale, des apparitions dans les émissions-phare des années 80, puis une tentative de battre le record de la traversée de l’Atlantique à la voile. Au cœur de ces activités, si diverses qu’elles soient, un point commun: la rage de réussir. Il y parviendra en 1985 avec son équipe de cyclisme La Vie Claire. Cette année-là, sous les couleurs de cette équipe, Bernard Hinault remporte son cinquième Tour de France.

« Le fait que le patron vienne manger à la même table, et qu’il n’était pas trois tables plus loin en train de manger du caviar ou du foie gras, pour nous c’était très bien. Il n’y avait pas la différence entre les champions et les équipiers », raconte le champion.

La réussite au cœur de la méthode
La méthode Tapie fonctionne également avec l’Olympique de Marseille qu’il rachète en 1986. « Cet homme aurait pu être un gourou, tellement il était fort dans tout ce qui est relation humaine et tirer le maximum des gens, se souvient Eric Di Meco, ancien joueur de l’OM. (…) Il nous mettait une telle pression, il était tellement malin dans ce qu’il nous disait avant le match qu’on était motivé. Quand il n’était pas là, c’était le Club Med. » Preuve de cette réussite qu’il met en scène : la victoire de son club en Ligue des Champions, le seul club français encore détenteur de ce trophée à ce jour.

A Marseille, l’homme d’affaires est adulé, mais regarde plus haut. Et le pouvoir lui fait du pied. « Il y a une forme de respect de l’animal chez Tapie, et réciproquement chez François Mitterrand séduit par le fauve, l’animalité », décrypte Christophe Bouchet. En 1988, Bernard Tapie est candidat aux Législatives à Marseille. Une nouvelle aventure loin de l’effrayer. « J’étais pas surprise, j’étais horrifiée, se souvient Noëlle Bellone. Horrifiée parce que déjà je n’avais pas été embauchée pour ça, et puis je lui dis ‘Bernard, pourquoi moi ? J e n’ai pas l’habitude des campagnes électorales.’ Lui d’ailleurs non plus. »  « Il me dit ‘mais Noëlle c’est comme gagner une entreprise, un business plan, il faut qu’on gagne' », ajoute la secrétaire générale du groupe Bernard Tapie.

L’affaire VA-OM : le début de la chute
En politique aussi, le businessman prend le dessus, sa méthode fonctionne encore. Après l’Assemblée nationale en 1989, Bernard Tapie fait son entrée au gouvernement en 1992 lorsqu’il est nommé ministre de la Ville. Dans le même temps, une enquête est ouverte pour des soupçons de truquage du match Valenciennes-OM. Pas de quoi ébranler le « fauve » dont les combats vont glisser sur le terrain de la justice.

« Il a fait irruption dans mon bureau, en m’expliquant qu’il était un peu en retard, qu’il venait de quitter le président de la République, se souvient Eric De Montgolfier, ancien procureur de Valenciennes. Il a brossé le décor. Il y a quelques phrases qui me reviennent encore parce que c’était un peu grossier comme procédé. ‘Un homme comme vous, dans un si petit poste, vous méritez mieux’. Il cherchait manifestement à m’impressionner. »

La tentative de pression ne fonctionne pas et Bernard Tapie sera finalement condamné à 8 mois de prison ferme. Incarcéré, il ne perd pas de son aura, comme se rappelle Jacques Séguéla. Le publicitaire entend encore les « Allez l’OM, Allez Tapie », scandés par les autres détenus quand il venait voir Bernard Tapie au parloir. Mais les ennuis s’accumulent et il est également condamné pour abus de biens sociaux, fraude fiscale, faux et usage de faux. Au point que depuis cette époque, le nom de Bernard Tapie réapparaît régulièrement dans les pages « justice » des journaux.

Il s’agit du plus long combat de sa vie. En 2008, après une procédure d’arbitrage controversée pour trancher le dossier de la vente d’Adidas au Crédit Lyonnais, Bernard Tapie touche 403 millions d’euros dont 45 millions d’euros au titre de préjudice moral. Loin de se faire discret, Bernard Tapie rachète le quotidien La Provence, dépense beaucoup d’argent : un hôtel particulier à Neuilly-sur-Seine, une villa à Saint-Tropez ou encore un yacht de luxe. « Il est irrécupérable, il est trop grave », se dit alors Benoît Bartherotte, son ancien ami.

Sa bataille contre le cancer
Pour gagner cette bataille, Bernard Tapie est soupçonné d’avoir manœuvré au plus haut niveau de l’Etat. Cette année encore, l’affaire a fait reparler d’elle. En mars dernier, Bernard Tapie était convoqué devant le tribunal correctionnel de Paris. Accusé « d’escroquerie » et de « détournement de fonds publics », il a été relaxé en juillet dernier. Une décision qui clôt une nouvelle étape car le parquet a fait appel. Le prochain round, Bernard Tapie promet de l’aborder avec autant de combativité.

« C’est un bagarreur, rappelle Pierre Arditi, qui a tourné avec lui dans Hommes, femmes : mode d’emploi. La faucheuse elle va avoir fort à faire j’espère même qu’elle va s’en prendre plein la guerre et que mon petit camarade lui fera un pied de nez l’heure venue. » Car Bernard Tapie lutte depuis 2017 contre un double cancer. Soigné à Marseille, il est traité par MRIdian, une machine à la pointe de la technologie. « Ce qui m’a frappé chez lui, c’est son élan vital qu’on voit chez tous les patients qui sont atteints d’une grave maladie. Il a décidé que la maladie ne l’abattrait pas », juge le professeur Patrick Bacqué, doyen de la faculté de médecine de Nice.

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Décès du chanteur américain David Olney

david olneyFigure de la folk, David Olney s’est éteint en plein milieu d’une chanson, samedi soir lors d’un festival en Floride.

L’auteur-compositeur-interprète américain David Olney, figure du folk-rock, est mort sur scène samedi soir à l’âge de 71 ans. Le musicien se produisait au 30A Songwriters Festival, à Santa Rosa Beach en Floride, et s’est arrêté en plein milieu d’une chanson. D’après le Guardian, le manager du chanteur pense qu’il a été victime d’une crise cardiaque.

La chanteuse Amy Rigby, qui se produisait avec David Olney et était assise à ses côtés, a raconté ce qui s’était passé sur Facebook : « Olney était au milieu de sa troisième chanson lorsqu’il s’est arrêté, s’est excusé et a fermé les yeux », écrit-elle, comme le rapporte Variety. « Il était immobile, assis bien droit avec sa guitare dans les mains (…) je souhaite que l’image soit aussi gracieuse et digne que la scène l’était, parce qu’au départ on aurait dit qu’il marquait simplement une pause. »

« Nous avons tous perdu quelqu’un d’important »
Le public a effectivement d’abord cru à une pause, d’après le média américain. « Scott Miller (un autre musicien,NDLR) a eu la présence d’esprit de dire que nous devions le ranimer », poursuit la chanteuse. « Les médecins du public et les gens de 30A ont tous travaillé si dur pour le ramener … Nous avons tous perdu quelqu’un d’important hier soir. » Comme Scott Miller le raconte sur Facebook, des secours se sont présentés sur les lieux.

Né en 1948 à Rhode Island, David Olney s’est installé à Nashville, berceau de la country, à 25 ans. Sa prolifique carrière compte près d’une trentaine d’albums. Il a également fait partie de groupes comme les X-Rays. Il laisse derrière lui son épouse Regine, sa fille Lillian et son fils Redding.

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Décès de Georges Duboeuf, le « pape du Beaujolais »

Georges DuboeufGeorges Duboeuf, l’un des pères du Beaujolais nouveau, est mort samedi d’une hémorragie cérébrale.

En 2018, il avait passé la main à son fils Franck à la tête de la société des Vins Georges Duboeuf et ses 30 millions de bouteilles par an.

Il était parfois surnommé « le pape du Beaujolais »: Georges Duboeuf, célèbre négociant de cette région viticole, est mort samedi en fin d’après midi, a-t-on appris ce dimanche auprès de ses proches.

L’homme de 86 ans, l’un des pères du Beaujolais nouveau, s’est éteint vers 18 heures suite à une hémorragie cérébrale survenue à son domicile de Romanèche-Thorins (Saône-et-Loire), a précisé Anne Duboeuf, l’épouse de son fils Franck, confirmant une information du journal Le Progrès.

« Cela m’attriste beaucoup. Il va nous manquer. C’était un compagnon de route, un ami fidèle », a pour sa part témoigné le chef étoilé Georges Blanc, pour qui Georges Duboeuf était un « ambassadeur infatigable du Beaujolais ».

Cet inlassable promoteur du Beaujolais nouveau, auquel son nom est associé dans de nombreux pays étrangers, avait officiellement passé la main en 2018 à son fils Franck à la tête de la société des Vins Georges Duboeuf et ses 30 millions de bouteilles par an, basée à Romanèche-Thorins.

« Il a fait monter le drapeau du Beaujolais dans le monde entier »
Dans le village, l’entreprise fondée en 1964 avait essaimé, avec un site de vinification, un musée baptisé « le Hameau du vin », un magasin, des bureaux, une salle de dégustation ou encore un site d’embouteillage. Georges Duboeuf, dont la famille est dans le vin depuis quatre siècles, n’avait pas connu son père, disparu quand il était enfant. Il était aussi connu pour avoir organisé de mythiques fêtes du Beaujolais nouveau dans les années 1980.

Des stars, des coureurs automobiles, des chanteurs, des restaurateurs étoilés et des hommes politiques s’y pressaient. « Il a été un personnage fort de la région, dont il s’était rendu compte du potentiel. Il a fait monter le drapeau du Beaujolais dans le monde entier », estime Dominique Piron, président d’InterBeaujolais. « Il a beaucoup contribué » à la création des célébrations du Beaujolais nouveau, a-t-il ajouté. Georges Duboeuf « avait du nez, de l’intuition, un temps d’avance sur tout le monde ».

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Décès de l’acteur Andrew Dunbar

Andrew DunbarL’acteur s’est éteint chez lui, le soir du réveillon de Noël

L’acteur Andrew Dunbar, âgé de 30 ans, a été retrouvé mort chez lui à Belfast mardi soir lors du réveillon de Noël, rapportent plusieurs médias britanniques, dont Metro UK et le Daily Mail. Ses funérailles ont eut  lieu  lundi à 14h, d’après Belfast Live. On ignore encore la cause de son décès soudain.

Le jeune homme, DJ en parallèle de sa carrière de comédien, est notamment connu pour avoir fait de la figuration dans plusieurs épisodes de la série à succès Game Of Thrones, pour laquelle il officiait également en tant que doublure de l’acteur Alfie Allen, dans le rôle de Theon Greyjoy. On a également pu le voir dans les séries Line Of Duty et Derry Girls.

« Même au milieu des milliers de figurants qui passaient par la salle de Game Of Thrones, Andrew s’est toujours démarqué », a confié la cheffe maquilleuse chargée de la figuration, Pamela Smyth, au Belfast Live.

Son agence The Extra Dept a annoncé dans un communiqué être « choquée et attristée » par la mort d’Andrew Dunbar. « Nous avons tant de bons souvenirs avec lui. Il était si versatile que nous pouvions le placer sur n’importe quel projet, il était si talentueux qu’il finissait toujours pas apparaître à l’écran, et si aimé que les équipes de production le réclamaient encore et encore ».

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Décès d’Allee Willis, compositrice du générique de la série Friends

Allee WillisOriginaire de Detroit, elle aura marqué toute une génération en composant le célèbre générique I’ll be there for you, joué par The Rembrandts.

La compositrice américaine Allee Willis, notamment connue pour avoir écrit le célèbre générique de la série Friends, est décédée à l’âge de 72 ans, a annoncé mercredi sa compagne.

« Repose au Boogie Wonderland », a posté sur Instagram Prudence Fenton en référence au morceau du groupe Earth, Wind & Fire que sa partenaire avait co-écrit à la fin des années 1970.

Allee Willis était également derrière un autre gros succès du groupe de funk, September, sorti en 1978.

Friends, Le Flic de Beverly Hills …
Originaire de Detroit, elle aura marqué toute une génération en composant le célèbre générique I’ll be there for you, joué par The Rembrandts, de la non moins célèbre série TV Friends.

Un autre générique, celui du film Le Flic de Beverly Hills, lui a valu en 1985 de remporter un Grammy Award, récompense de l’industrie musicale américaine.

« Quelques-unes de mes chansons resteront à jamais et j’en suis très heureuse », avait-elle confié l’an dernier dans un entretien au New York Times. Selon son agente, citée par le quotidien new-yorkais, Allee Willis est morte mardi d’un arrêt cardiaque. Elle avait été intronisée en 2018 au Hall of Fame des compositeurs.

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Décès d’Anna Karina

Anna KarinaL’actrice, icône de la Nouvelle Vague, est morte à Paris samedi. Elle avait tourné sept films avec Godard, parmi lesquels, une femme est une femme et Pierrot le fou avec Jean-Paul Belmondo.

L’actrice Anna Karina, principalement connue pour ses rôles dans les films de Jean-Luc Godard, est morte samedi à Paris des suites d’un cancer, à l’âge de 79 ans.

D’origine danoise, l’actrice brune au visage pâle dévoré par de grands yeux bleu-gris avait tourné sept films avec Jean-Luc Godard, alors son compagnon, dans les années 60. Elle a également eu une carrière de chanteuse, notamment aux côtés de Serge Gainsbourg.

« Anna est partie hier dans un hôpital parisien des suites d’un cancer. C’était une artiste libre, unique », a déclaré à l’AFP son agent Laurent Balandras, selon qui la comédienne s’est éteinte auprès de son mari, le réalisateur américain Dennis Berry.

« Aujourd’hui, le cinéma français est orphelin. Il perd l’une de ses légendes », a tweeté le ministre de la Culture Franck Riester. La Cinémathèque française a, elle, fait part de son « immense tristesse ».

« Qu’est-ce que j’peux faire ? J’sais pas quoi faire … »
Dans la mémoire des cinéphiles, Anna Karina gardera l’image d’une ingénue libertaire, en particulier avec cette réplique culte : « Qu’est-ce que j’peux faire ?  J’sais pas quoi faire… » (Pierrot le fou, 1965).

D’une enfance au Danemark ballottée entre une mère distante, une grand-mère morte trop tôt et un grand-père adoré, elle avait gardé une fragilité à fleur de peau.

Encore mineure, elle débarque en stop à Paris avec l’intention de devenir actrice. Elle y est vite repérée pour entamer une carrière de mannequin. De son vrai nom Hanne Karin Bayer, elle est rebaptisée Anna Karina par la couturière Coco Chanel. Jean-Luc Godard la repère dans une publicité et lui propose un petit rôle dans A bout de souffle avec Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo, qu’elle décline.

Il la rappellera quelques mois plus tard pour le rôle principal du Petit soldat, un film sur la guerre d’Algérie qui sera interdit. Sur le tournage naît entre eux une idylle qui durera plusieurs années.

Sept films avec Jean-Luc Godard
Ils vont tourner sept films ensemble parmi lesquels Une femme est une femme (prix de la meilleure interprétation au festival de Berlin en 1962), Vivre sa vie, Pierrot le fou avec Jean-Paul Belmondo.

Pendant dix ans, Anna Karina n’arrête pas de tourner mais elle reste l’actrice fétiche de Jean-Luc Godard. Ni Chabrol ni Truffaut, les autres réalisateurs de la Nouvelle vague, ne la font tourner.

« J’étais la femme de Jean-Luc. Ça leur faisait sans doute un peu peur », racontera-t-elle plus tard. Comme chanteuse, elle avait rencontré un grand succès en 1967 avec Sous le soleil exactement de Serge Gainsbourg, chanson tirée du téléfilm de comédie musicale Anna de Pierre Koralnik.