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Le tendre message de Jamel Debbouze à Mélissa Theuriau

Jamel Debbouze à Mélissa TheuriauJamel Debbouze et Mélissa Theuriau sont mariés depuis 11 ans. L’humoriste a rendu hommage à son épouse ce mercredi sur Instagram.

« I love her 3000 », c’est avec cette petite phrase et une photo que Jamel Debbouze a évoqué son épouse depuis 11 ans, Mélissa Theuriau. Le couple s’est marié le 7 mai 2008 dans les Yvelines.

L’humoriste a choisi pour l’occasion un cliché pris lors de festival de Cannes en 2010.

« 11 ans déjà »
La journaliste, productrice de l’émission Au tableau sur C8, a également évoqué cet anniversaire dans une story Instagram. Posant à côté d’un bouquet de roses rouges, elle écrit : « 11 ans déjà ».

Jamel Debbouze et Mélissa Theuriau ont deux enfants, Léon, 10 ans et demi et Lila, 7 ans. L’humoriste, créateur du Jamel Comédy Club et du Marrakech du rire, est actuellement en tournée dans toute la France, avec son spectacle Maintenant ou Jamel. Lors de son passage à Dunkerque le 1er avril dernier, il a défié la championne du cri de la mouette.

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Plus belle la vie : Michel Cordes, alias Roland, quitte la série

Michel CordesLe comédien, âgé de 73 ans, veut mettre un terme à sa carrière. Il devrait faire ses adieux au feuilleton de France 3 cet automne.

Triste nouvelle pour les fans de Plus belle la vie : Michel Cordes, qui joue depuis 2004 Roland, le patron du Mistral, quitte la série, révèle TéléStar. Âgé de 73 ans, il a réduit ces derniers temps ses apparitions à l’écran et souhaite « mettre un terme à sa carrière de comédien », précise le site. Son départ fera l’objet d’un épisode spécial ou d’un prime cet automne.

Laurent Orry, qui joue Jérôme Belesta depuis 2015, a lui aussi annoncé son intention de quitter le feuilleton. Il avait déjà menacé de claquer la porte en 2017, mécontent du traitement de son personnage.

Absente depuis plus d’un an de Plus belle la vie, Laetitia Milot reviendra quant à elle « cette année, c’est sûr », a-t-elle assuré dans une interview accordée il y a plusieurs semaines à Télé 7 Jours : « Les auteurs préparent un retour surprise de Mélanie dans la quotidienne. Peut-être pour le prime time des 15 ans, on verra … »

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Hommage du cinéma français à son dernier « grand duc » Jean-Pierre Marielle

Jean-Pierre MarielleLe monde du cinéma français a rendu hommage jeudi à l’acteur Jean-Pierre Marielle, décédé la veille à l’âge de 87 ans, louant son élégance et sa voix caverneuse.

Inoubliable interprète de Monsieur de Sainte-Colombe dans « Tous les matins du monde » (1991), le comédien est mort d’une longue maladie, a annoncé son épouse, l’actrice Agathe Natanson, à l’AFP.

« Quel coup dur, je suis effondré « , a réagi Jean-Paul Belmondo, son ami du conservatoire avec qui il a fait les « 400 coups ». « C’était plus qu’un ami », a souligné « Bébel », saluant la mémoire d' »un grand comédien, une forte personnalité sachant tout à la fois manier l’humour de façon redoutable et travailler avec le plus grand sérieux ».

« Jean-Pierre est parti rejoindre Jean, Philippe et les autres … C’est tout un cinéma qui part avec lui », écrit le réalisateur et comédien Guillaume Canet sur les réseaux sociaux. Avec Jean Rochefort et Philippe Noiret, ses acolytes des « Grands Ducs » déjà disparus, Jean-Pierre Marielle incarnait toute une époque.

« Qu’est-ce qu’un acteur ?  Une voix, un phrasé. Il avait une voix, il avait un phrasé, une grande originalité, il détestait les modes, les ambiances, les doxas », relève le comédien Fabrice Luchini sur RTL.

« Les César ?  Rien à foutre »
Pour le cinéaste Jean-Pierre Mocky qui a travaillé avec lui, Jean-Pierre Marielle « avait beaucoup de prestance ». « Il jouait des rôles de fanfaron. Même dans la vie, c’était un grand gars, il était très drôle, il passait son temps à faire des plaisanteries », a-t-il dit sur Franceinfo.

Le cinéaste Bertrand Blier, qui a fait trois films avec l’acteur, a souligné sur RTL que Jean-Pierre Marielle était « très particulier ». « C’était un garçon secret, mystérieux, souvent angoissé, (…) mais « j’ai beaucoup de bons souvenirs avec lui », a-t-il ajouté.

Christian Clavier a également fait part de son « émotion ». « Que de plaisir de tourner avec un si Grand acteur et avec lui le souvenir de mémorables tournages. Merci pour ces grands moments inoubliables »

Avec la disparition de Jean-Pierre Marielle, s’éteint une des dernières figures de « la bande du conservatoire », formée au début des années 50 par Jean-Paul Belmondo, Claude Rich ou Jean Rochefort, l' »ami de toute une vie », décédé en octobre 2017.

Le comédien a joué dans plus d’une centaine de films (sous la direction notamment d’Audiard, Blier, Molinaro, Mocky, Sautet, Tavernier, Miller) et d’innombrables pièces et téléfilms.

S’il a été nommé sept fois aux César notamment pour son rôle dans « Tous les matins du monde », il n’a jamais reçu de statuette. « Les César, j’en ai rien à foutre », répondait-il. Ce qui n’a pas empêché l’Académie de lui rendre hommage jeudi et de saluer en lui « un formidable interprète, qui incarnait ses rôles avec cet humour piquant et un certain cynisme qui lui étaient si propres ».

Répliques fleuries
Il « avait cette gouaille imprévisible, ce grain de folie qui transcendent un immense acteur. Sa voix si reconnaissable par son moelleux et la justesse de sa diction nous entraînait aux frontières d?un génie irremplaçable, à la Serrault, à la Piccoli.  Lui », s’est souvenu l’ancien président du festival de Cannes, Gilles Jacob.

D’abord acteur de théâtre et de boulevard, Jean-Pierre Marielle sera ignoré de la Nouvelle vague et connaîtra des débuts timides au cinéma avant d’exploser à la fin des années 60, autant dans des films comiques que tragiques, d’auteur que grand public.

S’ensuit dans les années 70 une période prolifique devant les caméras et des répliques fleuries dans les films devenus culte de Joël Séria (« Les galettes de Pont-Aven », « Comme la lune »). Parmi ses autres rôles marquants, figurent « Que la Fête commence » de Bertrand Tavernier, « Dupont Lajoie » d’Yves Boisset, mais aussi « Coup de Torchon » de Tavernier, « Tenue de soirée » de Blier, « Uranus » de Claude Berri, « La Petite Lili » de Claude Miller et « Les âmes grises » d’Yves Angelo.

En guise d’hommage, France 3 va diffuser jeudi soir « Pièce montée » de Denys Granier-Deferre, où il incarne un prêtre et Paris Première « Les galettes de Pont-Aven ». Arte diffusera de son côté lundi soir « Tous les matins du monde ».

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Européennes 2019 : les élections de la dernière chance ?

Européennes 2019Cohésion menacée, percée des eurosceptiques …

Le 26 mai se tient un scrutin particulièrement chargé en incertitudes et périls pour l’Union européenne. France 24 est au rendez-vous pour vous intéresser à tous ses enjeux.

L’année 2019 sera-t-elle un bon cru pour les élections européennes ?  Intronisé en 2014, le patron de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait déclaré diriger la « Commission de la dernière chance » : un exécutif censé obtenir des résultats concrets avec une direction plus « politique ». Cinq ans plus tard, le 26 mai, d’aucuns prédisent des « élections de la dernière chance ».

L’Europe serait ainsi au pied du mur et sa cohésion menacée par la percée de partis nationalistes, populistes ou eurosceptiques. On a constaté, ces dernières années, leur progression dans les scrutins nationaux : l’extrême droite a accédé au pouvoir dans au moins six pays. En Italie, où le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini éclipse ses partenaires de coalition repoussant les navires de réfugiés en Méditerranée. En Autriche, où le FPÖ impose son agenda anti-migrants aux conservateurs.

Ces partis sont également en soutien du gouvernement en Bulgarie, en Finlande, en Grèce, et en Slovaquie … Tous d’accord pour repousser les étrangers plus loin et empêcher toute solution solidaire de la crise migratoire.

Atmosphère de fin de règne ?
Que dire des deux pays suivis à la loupe par Bruxelles pour leurs infractions répétées à l’État de droit ?   La Pologne et la Hongrie, où des partis conservateurs-nationalistes tiennent le haut de l’affiche, avec une rhétorique qui rejoint la droite la plus extrême. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, « suspendu » de son parti de centre-droit, le PPE, s’est déclaré favorable à une « démocratie illibérale » et se veut chef de file des rebelles de l’Est.

Du côté de l’extrême-gauche, la cible n’est pas la solidarité mais les accords commerciaux et les politiques européennes jugés ultra-libéraux : et pour cause, mathématiquement, les deux tiers des leaders européens sont classés au centre ou à droite.

Eurosceptiques au cœur des institutions ?
Alors oui, si on fait les comptes, sur les 705 sièges attribués aux eurodéputés de 27 pays (suite du départ du Royaume-Uni), beaucoup risquent d’être occupés par des eurosceptiques : un quart au moins. Est-ce assez pour bloquer la machine communautaire ?   Le Parlement européen devra composer une majorité non plus seulement avec les deux grands partis traditionnels (Parti Populaire européen à droite, socialistes et démocrates à gauche), mais sans doute avec un troisième soutien, voire des majorités à la carte.

Sauf que la Commission européenne va, elle aussi, changer de visage, les pays étant censés nommer de nouveaux commissaires à leur goût,  y compris bon nombre de populistes de plus en plus décomplexés : la méthode « consensuelle », de mise pour faire avancer les dossiers, risque d’en prendre un coup.

Les extrêmes ne cherchent plus la sortie
Ce vote est surtout marqué par des incertitudes sans précédents. Les europhiles se sont réjouis un peu trop tôt du mauvais exemple du Brexit, qui dissuade désormais les souverainistes de se réclamer de l’ »exit » : finie la revendication du ‘Frexit’, ‘Öxit’, ‘Italexit’ et autre ‘Hongrexit’, sauf pour une poignée de marginaux dans le paysage politique.

La mode est de tenter de détricoter le projet européen de l’intérieur. Sauf qu’il y a aujourd’hui un gros point d’interrogation sur le départ programmé des Britanniques : et s’ils restaient ?

Si la date du Brexit est repoussée bien au delà du 12 avril, les Britanniques devront participer au vote : et l’on devrait regonfler les rangs des élus de Strasbourg à 751, dont beaucoup d’élus britanniques pro-Brexit.  L’histoire du serpent qui se mord la queue. Les électeurs vont-ils une fois encore bouder ce scrutin pourtant crucial pour leur avenir ?   À la dernière consultation, ils étaient à peine 42 % à se déplacer. Hâtons-nous de rendre l’élection européenne populaire.

Sur France 24, chaîne internationale de reportages et de débats, nous vous proposons une couverture aussi riche que variée : notre « bus de l’Europe » avec quatre reporters embarqués allant à la rencontre des Européens, deux débats avec des têtes de listes françaises et européennes mais aussi des émissions spéciales en co-production France 24, Deutsche Welle, ou encore France 24, Public Sénat et enfin, dès le 13 mai, un « Journal de l’Europe » tous les jours.

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Les intox de Marine Le Pen dans « L’Émission politique »

Marine Le PenInvitée de France 2, la dirigeante du RN a formulé plusieurs contre-vérités.

« Eh bien, moi, je vous dis que oui  » Ce cri du cœur de Marine Le Pen au cours de « L’Émission politique », jeudi 14 mars, illustre bien le bras de fer qu’elle a engagé ces dernières semaines avec les médias qui rectifient certaines de ses affirmations. Un rapport aux faits tout personnel qui l’a amenée à formuler plusieurs contre-vérités lors de cette intervention et bien souvent à les maintenir, malgré les démentis. Retour sur cinq séquences.

1) Un mensonge pour justifier son opposition aux onze vaccins obligatoires
Ce qu’elle a dit : Marine Le Pen a été interrogée en début d’émission sur son opposition au nouveau calendrier vaccinal pour les enfants mis en place en 2018. Désormais onze vaccins sont obligatoires, contre trois par le passé. Le journaliste Thomas Sotto lui a demandé si elle maintenait sa position sur le sujet alors que la rougeole a causé son premier décès en France de l’année 2019 mercredi 13 mars. Voici la réponse de la députée :« La rougeole était déjà un vaccin qui était obligatoire avant. […] La rougeole a toujours fait partie des vaccins obligatoires pour les enfants. » Elle a, par ailleurs, réaffirmé qu’il était, selon elle, « contestable » d’avoir mis en place « un pack de onze vaccins obligatoires ».

Pourquoi c’est faux
Dans l’ancien calendrier, trois vaccins étaient obligatoires pour la petite enfance : ceux contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP). Huit autres vaccins étaient alors simplement recommandés : ceux contre la coqueluche, le virus de l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque, le méningocoque C et les virus des oreillons, de la rubéole et de la rougeole, donc la justification de Marine Le Pen est donc mensongère : le vaccin contre la rougeole n’était pas un vaccin obligatoire par le passé et l’est devenu sur décision de la majorité actuelle. Or, c’était notamment à cause de la recrudescence de ce virus, qui peut être mortel et entraîner de graves complications (notamment en cas d’encéphalite), que le gouvernement a décidé de rendre obligatoire les huit vaccins qui n’étaient, auparavant, que recommandés.

En s’opposant aux onze vaccins obligatoires, Marine Le Pen s’était donc explicitement opposée à ce que le vaccin contre la rougeole devienne obligatoire. Le fait qu’elle refuse de s’en expliquer aujourd’hui semble donc traduire un certain embarras quant à cette prise de position passée.

2) Une grosse confusion sur le smic
Ce qu’elle a dit : Face à la ministre chargée des affaires européennes, Nathalie Loiseau, Marine Le Pen a critiqué l’idée de mettre en place un salaire minimum européen défendu par Emmanuel Macron : « Vous avez dit vouloir un smic européen. La Bulgarie, 4,40 euros. La France, je crois qu’on est à 36 euros, me semble-t-il. Donc comment est-ce qu’on arrive à faire un smic européen, si ce n’est avec un moins-disant ? »

Nathalie Loiseau s’est alors étonnée par le montant de « 36 euros », demandant à la députée RN à « quelle durée » de travail il serait censé correspondre. « Non, mais ça ne change rien Madame Loiseau, 4,40 euros en Bulgarie. Je crois que la Roumanie, c’est 5,50 euros », lui a rétorqué Marine Le Pen.

Pourquoi c’est trompeur
Le smic horaire en France est de 10,03 euros brut depuis janvier 2019. Les 36 euros évoqués par Marine Le Pen semblent donc sortir de nulle part à première vue, et plusieurs responsables de la majorité se sont empressés de tacler la députée sur Twitter, comme le porte-parole du gouvernement sur Twitter : Sauf qu’en réalité Marine Le Pen a cité une statistique bien réelle : il s’agit du coût horaire moyen de la main-d’œuvre en Europe évalué par Eurostat, un calcul qui englobe le salaire et les cotisations à la charge des employeurs. En 2016, cet indicateur chiffrait l’heure de travail à 4,40 euros en Bulgarie, 5,50 euros en Roumanie et 35,60 euros pour la France, soit à peu de chose près les trois chiffres cités par la députée RN.

Un salaire minimum européen ne ferait pas baisser le smic français. On ne peut donc pas dire que cette dernière a inventé un chiffre. En revanche, elle l’utilise à mauvais escient puisqu’elle l’assimile au salaire minimum, ce qu’il n’est pas, c’est un salaire moyen.

Et au-delà de cela, il est assez trompeur de prétendre qu’instaurer un salaire minimum européen reviendrait à faire baisser le salaire minimum français, comme Marine Le Pen l’a sous-entendu à plusieurs reprises au cours de cet échange. La hiérarchie des normes nationales et européennes fonctionne, en réalité, à l’avantage des salariés (la norme européenne ne prévaut que lorsqu’elle est mieux disante). C’est notamment le cas pour la durée légale maximum du travail hebdomadaire, qui est de 35 heures en France et 48 heures en Europe. Pour les salariés français, c’est bien la première règle qui s’applique.

3) Toujours le même mensonge sur le traité d’Aix-la-Chapelle
Ce qu’elle a dit : Marine Le Pen a été interrogée par le youtubeur Hugo Travers sur ses déclarations sur le traité d’Aix-la-Chapelle. La députée a, en effet, affirmé à plusieurs reprises que le texte prévoyait le partage du siège permanent de la France au Conseil de sécurité de l’ONU avec l’Allemagne. Or, ce n’est pas le cas.

Mais Marine Le Pen a balayé l’objection d’un revers de main. Selon elle, le traité « sous-entend » ce partage du siège de la France. Pis, il l’imposerait, car il « impose de partager des positions » communes avec l’Allemagne et l’Europe.

Pourquoi c’est faux
Le traité d’Aix-la-Chapelle est explicite : pas question de modifier quoi que ce soit en ce qui concerne le siège permanent de la France au Conseil de sécurité de l’ONU. Il propose, en revanche, que la France y conserve son siège permanent que l’Allemagne en décroche un également, et cette option est présentée dans l’article 8 du texte comme « une priorité de la diplomatie franco-allemande ».

Marine Le Pen a donc eu tort de répéter ces dernières semaines que ce traité envisagerait que la France partage son siège. Pour justifier ce mensonge, la dirigeante tente désormais de s’appuyer sur un autre article du texte (consultable ici), le cinquième, qui dit ceci : « Les deux États […] établiront des échanges au sein de leurs représentations permanentes auprès des Nations unies à New York, en particulier entre leurs équipes du Conseil de sécurité, leurs représentations permanentes auprès de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord et leurs représentations permanentes auprès de l’Union européenne, ainsi qu’entre les organismes des deux États chargés de coordonner l’action européenne. »

Contrairement à ce qu’affirme Marine Le Pen, il n’est pas question ici d’« imposer » des positions communes aux deux États, mais simplement qu’ils s’accordent pour une meilleure coopération. On peut tout à fait contester cette ambition, mais elle est, en réalité, bien loin de l’affirmation initiale de la députée RN.

4) Et toujours la même intox sur les supposés privilèges des migrants
Ce qu’elle a dit : Marine Le Pen a également été interpellée sur ses propos récents, où elle affirmait qu’un « migrant fraîchement débarqué » en France pourrait « toucher davantage qu’un retraité modeste ». Là encore, l’ancienne candidate à la présidentielle refuse de concéder qu’il pourrait s’agir d’un mensonge, malgré les nombreux démentis publiés à ce sujet ces dernières semaines.

La dirigeante a expliqué additionner trois choses : « le logement » à hauteur de 480 euros, « la gratuité des soins » à hauteur de 250 euros et « l’allocation » de 204 euros, pour un total de « 934 euros par mois » en faveur des migrants selon, qui serait supérieur à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), qui est de 868 euros par mois.

Pourquoi c’est faux
Cette argumentation de Marine Le Pen pose problème à plusieurs niveaux. D’abord parce qu’elle prend le cas particulier des demandeurs d’asile pour illustrer la réalité des « migrants », alors qu’ils ne représentent qu’une minorité des étrangers arrivant en France.

Ensuite, parce qu’elle minore la protection accordée aux retraités modestes. Une personne âgée seule qui ne bénéficie que du niveau de revenus de l’ASPA (868 euros par mois) serait, selon toute vraisemblance, éligible à l’aide personnalisée au logement (APL) à hauteur d’environ 250 euros par mois selon les situations. Suffisant pour largement dépasser les 934 euros par mois prétendument accordés aux demandeurs d’asile.

Mais surtout, le calcul de Marine Le Pen est trompeur parce qu’il additionne une prestation sociale monétaire, l’allocation pour demandeur d’asile (ADA), avec d’autres formes de protection sociale : la prise en charge des soins et, dans certains cas, le fait de bénéficier d’un hébergement d’urgence ou en centre d’accueil spécialisé. Ces deux derniers points ont certes un coût pour l’État, mais on ne peut les confondre avec une aide monétaire , personne ne prétend, par exemple, comptabiliser le coût d’un séjour à l’hôpital dans le revenu d’un salarié.

Enfin, il faut garder à l’esprit que le fait d’être hébergé dans un centre d’accueil est une situation qui est difficilement comparable avec le fait d’être locataire ou propriétaire d’un logement traditionnel. Beaucoup de demandeurs d’asile doivent, par exemple, partager leur chambre et/ou des pièces de vie avec d’autres personnes ou familles et, dans tous les cas, quitter ces logements une fois que leur dossier a été étudié.

5) Un faux argument sur les chiffres du chômage
Ce qu’elle a dit : « Il y a six millions de Français qui sont au chômage aujourd’hui », a affirmé Marine Le Pen. Le taux de chômage « est descendu sous les 9 % », a alors fait valoir Nathalie Loiseau. « Ce n’est pas vrai », a rétorqué l’ancienne candidate à la présidentielle. « Pôle emploi dit l’inverse de l’Insee […], vous prenez les chiffres quand ça vous arrange. »

Pourquoi c’est faux
Marine Le Pen entretient ici plusieurs confusions. D’abord sur le recul du chômage observé ces derniers mois. Au quatrième trimestre 2018, le taux de chômage était de 8,8 % en France (hors Mayotte), son plus bas niveau depuis 2009, selon l’Insee. La baisse reste relative, de l’ordre de 0,3 point sur l’année.

Il est vrai qu’il existe une autre statistique sur le chômage, celle de Pôle emploi, avec une méthodologie différente. Mais contrairement à ce que dit la dirigeante du RN, elle fait également apparaître un recul du chômage : le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas d’activité, a diminué de l’ordre de 1,4 % sur un an en France.

Dans les deux cas, la baisse reste modérée, mais bien réelle. Marine Le Pen a donc tort d’opposer les deux sources sur la période récente. Il est arrivé par le passé que l’Insee et Pôle emploi fassent apparaître des tendances divergentes, mais ce n’est pas le cas ici.

Enfin, le chiffre en lui-même de « six millions de chômeurs » avancés par Marine Le Pen est trompeur. En réalité, on comptait 3,7 millions de personnes sans activité (catégorie A selon Pôle emploi en France) environ fin 2018. Pour arriver aux six millions évoqués par la députée, il faut ajouter les catégories B et C de Pôle emploi (pour un total de 5,9 millions précisément). Mais les 2,2 millions de demandeurs d’emploi supplémentaires intégrés à ce calcul ont tout de même une activité, mais à temps partiel : ce ne sont pas des chômeurs.

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Victoires de la musique 2019

Jeanne AddedLe palmarès des Victoires de la musique est dévoilé ce vendredi soir à la Seine musicale, à Paris.

Jeanne Added, Angèle, Bigflo et Oli … La jeune garde pourrait prendre le pouvoir aux 34e Victoires de la musique.

Après la razzia du rap en 2018 dans le sillage d’Orelsan, qui avait raflé trois trophées dont celui d' »artiste masculin », cette édition, retransmise en direct sur France 2 et France Inter, pourrait renouveler un peu plus encore les générations parmi les lauréats.

Cette année, l’académie de 600 votants (artistes, producteurs de disque et de spectacles, critiques…) a choisi de mettre en lumière des artistes pour beaucoup inconnus il y a deux ans, puisqu’un peu plus du tiers des nommés sont en lice avec leur premier album.

« J’espère que le rap sera respecté pour ce qu’il est »
Camélia Jordana a obtenu la première récompense de la soirée aux 34e Victoires de la musique, dans la catégorie « album de musiques du monde ».

Damso a également remporté de son côté la Victoire de l’album rap. « J’espère que le rap sera respecté pour ce qu’il est et non pour ce qu’on veut qu’il soit. Avec ce genre d’initiative, ça commence à s’ouvrir », a déclaré Damso au micro de BFMTV.

Jeanne Added a reçu deux prix. En plus d’être sacrée artiste féminine de l’année aux Victoires de la musique 2019, la jeune femme a reçu la Victoire du meilleur album rock.

Voici les artistes nommés et les lauréats

Album de musiques du monde : Fatoumata Diawara (Fenfo) / Camelia Jordana (Lost) / Delgres (Mo Jodi)

Album rap : Moha la Squale (Bendero) / Damso (Lithopédion) / Georgio (XX5)

Album de musiques électroniques : The Blaze (Dancehall) / Her (Her) / Synapson (Super 8)

Album de musiques urbaines : Eddy de Pretto (Cure) / Bigflo et Oli (La vie de rêve) / Aya Nakamura (Nakamura)

Création Audiovisuelle : Jain, Alright / Orelsan et Damso, Rêves Bizarres / Angèle, Tout Oublier

Album rock : Feu ! Chatterton (L’Oiseleur) / Miossec (Les Rescapés) / Jeanne Added (Radiate)

Album de chansons variétés : Christine & The Queens (Chris) / Alain Bashung (En amont) / Alain Chamfort (Le Désordre des choses)

Artiste féminine de l’année : Jeanne Added / Christine & The Queens / Vanessa Paradis

Révélation scène : Tim Dup / Clara Luciani / Therapie Taxi

Victoire concert : Eddy de Pretto / Orelsan / Shaka Ponk

Artiste masculin de l’année :  Bigflo & Oli / Etienne Daho / Eddy de Pretto

Album révélation : Angèle (Brol) / Foé (Il) / Roni Alter (Roni Alter)

Chanson originale : Boulevard des Airs, Je me dis que toi aussi / Louane et Julien Doré, Midi sur Novembre / Aya Nakamura, Djaja / Orelsan et Damso, Rêves Bizarres