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Bientôt une solution aux querelles pour le Wi-Fi à la maison ?

Wi-FiUne équipe de chercheurs a mis au point un programme capable de déterminer quel contenu nécessite plus de bande passante qu’un autre. Améliorant ainsi l’expérience des uns, sans détériorer celle des autres.

Quand un réseau Wi-Fi est partagé entre plusieurs utilisateurs, il peut devenir difficile de profiter de contenus vidéo en bonne qualité. Pixellisation de l’image, ralentissements … De quoi gâcher l’expérience d’un bon film ou d’un match de football. Une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) pense avoir trouvé la solution pour venir à bout de ce problème, a repéré le média américain spécialisé Engadget.

Le groupe du Computer Science and Artificial Intelligence Laboratory a mis au point un programme appelé Minerva, capable d’analyser les vidéos avant de les lire pour déterminer dans quelle mesure l’expérience utilisateur serait affectée si elles étaient lues en qualité inférieure.

Répartir la bande passante selon le contenu
Un match nécessite une meilleure qualité d’image qu’un banal dessin animé. Actuellement, quand deux personnes sont connectées à un même réseau Wi-Fi, que l’une regarde du football sur son ordinateur et que l’autre choisit de voir La Reine des neiges sur sa tablette, elles se partagent équitablement la bande passante. Si ce n’est pas dérangeant quand il s’agit d’un dessin-animé, ça l’est nettement plus pour un match en haute définition.

Avec Minerva, le problème n’existera plus : le programme déterminera que le contenu sportif nécessite plus de bande passante que l’autre. Mais le champ d’application de ce programme informatique ne se limitera pas au Wi-Fi familial. Il pourrait fonctionner sur les connexions internet de régions entières et rendrait ainsi très heureux les amateurs de plateformes de streaming comme Netflix.

Mieux encore, le système pourrait être introduit par les fournisseurs vidéo sans avoir besoin de changer de matériel, assure l’équipe. Mais il faudra se montrer patient, le projet est encore au stade expérimental.

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Génétique, anatomie, reproduction : tout savoir sur la girafe

girafe.jpgLa girafe, considérée comme « vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), a perdu 40% de sa population entre 1985 et 2015.

Voici quelques faits étranges ou cocasses concernant l’une des icônes de l’Afrique, et plus grand animal terrestre au monde.

1) Des vertèbres de 25 centimètres de long
La girafe peut mesurer jusqu’à 5,5 mètres de haut, et impressionne particulièrement par la taille de son cou. Comme chez l’homme, le cou de la girafe ne compte que sept vertèbres, mais chacune d’entre elles mesure quelque 25 cm de long.

Ce cou est particulièrement utile pour atteindre les feuilles des arbres dont les girafes se nourrissent. Il est toutefois trop court pour permettre à la girafe d’atteindre le sol avec son museau pour boire de l’eau sans qu’elle plie ou écarte les pattes, une entreprise difficile pour cet animal longiligne. Heureusement pour elle, la girafe n’a pas besoin de boire tous les jours, car elle s’hydrate avec les plantes qu’elle ingère. Le cou est aussi utilisé pour un rituel très élaboré dans lequel les girafes s’affrontent en balançant leur cou pour établir leur domination.

2) « Tu as les taches de ta mère »
Avec son pelage tacheté, ses longues pattes et son cou, la girafe,  animal charismatique qui ne fait toutefois pas partie du célèbre « Big Five » (lion, éléphant, rhinocéros, buffle et léopard) a reçu le nom latin de « camelopardalis », qui veut dire chameau-léopard. Ces taches ne servent pas qu’à se camoufler.

Selon la Fondation pour la préservation de la girafe, chaque tache est entourée d’un système très élaboré de vaisseaux sanguins qui fonctionne comme une fenêtre thermique, permettant de réguler la température du corps. Comme une empreinte digitale pour l’homme, chaque girafe a un pelage au motif unique. Et selon une étude publiée dans la revue PeerJ, des chercheurs ont noté que deux caractéristiques des taches sur 11 semblent héritées de la mère : la circularité (taches sphériques ou plus elliptiques) et la forme des contours (lisses ou dentelés).

3) Un cerveau situé à deux mètres du cœur
Chez cet animal hors de proportion, la langue peut mesurer jusqu’à 50 cm et lui permet de brouter avec plus de facilité les étages supérieurs de son arbre favori, l’acacia. Les scientifiques pensent que la couleur bleue-noire de la langue la protège d’une exposition prolongée au soleil. Il est également largement accepté que la salive de la girafe a des propriétés antiseptiques pour protéger sa langue des épines de l’acacia. Le cœur d’une girafe pèse 11 kilos et est assez puissant pour relever le défi d’envoyer le sang jusqu’au cerveau, situé à environ deux mètres de lui.

Afin de protéger le cerveau de changements subits de pression sanguine lorsqu’elle se penche en avant pour boire, le système coronaire de la girafe comporte des valves qui régulent le flux sanguin. Il possède également des vaisseaux sanguins élastiques qui se dilatent et se contractent pour réguler ce flux. Les vaisseaux sanguins des pattes de la girafe ont été étudié par la Nasa pour la conception des combinaisons spatiales.

4) Un nouveau-né capable de courir moins d’une heure après la naissance
Parmi les mammifères, les girafes ont une des plus longues périodes de gestation : 15 mois. Elles accouchent debout, ce qui signifie que leur progéniture tombe de près de deux mètres de haut en naissant. Cette étonnante introduction à la vie met les nouveaux-nés sur leurs pattes. Ils sont prêts à courir en moins d’une heure. Un bébé girafe est plus grand que la moyenne des humains adultes. Dans la nature, les girafes peuvent vivre jusqu’à 25 ans, contre 35 ans en captivité.

5) Quatre espèces distinctes de girafes
L’ancêtre de la girafe est un animal ressemblant à une antilope de près de 3 m de haut, qui sillonnait les forêts d’Asie et d’Europe il y a entre 30 et 50 millions d’années. L’animal vivant qui lui est le plus proche est l’okapi. En septembre 2016, une étude scientifique a montré qu’il y avait en fait quatre espèces distinctes de girafes et non une seule séparée en neuf sous-espèces, comme on le pensait jusque-là. Des discussions sont en cours pour faire reconnaître cette taxonomie par l’IUCN, ce qui favoriserait la mise en place de mesures de protection spécifiques.

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La nanocellulose aiguise les appétits de l’industrie

nanocelluloseExtraite de plantes ou de papier, la nanocellulose est biodégradable, renouvelable, compostable et très résistante.

Elle s’impose comme un matériau d’avenir en application de surface ou dans des mélanges pour fabriquer papiers, carton, panneaux de bois, cosmétiques …

La nanocellulose constitue un matériau prometteur aux applications industrielles variées, même si les recherches se poursuivent pour préciser ses débouchés et améliorer sa rentabilité, selon des spécialistes du secteur. « Un énorme potentiel : c’est le futur de l’emballage et de la cosmétique (…) Vous en aurez partout d’ici moins de dix ans », affirme Karim Missoum, PDG d’Inofib, une start-up issue du pôle de recherche Grenoble INP étudiant les applications possibles.

En avril, une étude du cabinet de conseil EY pour le ministère de l’Économie, menée avec les fédérations industrielles du papier et de la chimie, plaçait la nanocellulose parmi les solutions les plus encourageantes pour l’avenir de ces filières. Son atout clé : « La nanofibre de cellulose est cinq fois plus légère que l’acier et cinq fois plus résistante », indiquait ce rapport, publié par le pôle de prospective du ministère, vantant « l’ouverture vers de nouveaux marchés » pour les industriels du secteur. De fait, les recherches s’intensifient depuis plusieurs années sur ce matériau de taille nanométrique (milliardième de mètre).

Pour renforcer l’imperméabilité du carton
Ainsi, à Grenoble, le Centre technique du papier (CTP) et l’institut technologique FCBA travaillent depuis 2006 sur la production, puis sur les applications, en testant différentes matières de base (pâte à papier, poussières de découpe, résidus de l’industrie papetière), explique Michel Petit-Conil, qui dirige une équipe sur le sujet. Le processus consiste à libérer des fibrilles de cellulose de la paroi de la fibre papetière, qui s’agglomèrent sous forme de gel. « La nanocellulose, c’est de la cellulose pure, c’est biodégradable, renouvelable, compostable, durable », souligne Michel Petit-Conil.

Les débouchés potentiels sont nombreux, en application de surface ou dans des mélanges (papiers et carton, panneaux de bois, vernis, encres, cosmétiques). Le laboratoire du CTP a ainsi développé une application de « lamination humide » pour les emballages, avec « un film 100% nanocellulose qu’on dépose à la surface d’un papier ou d’un carton » pour en renforcer l’imperméabilité, explique Michel Petit-Conil.

Réduire la consommation énergétique lors de la fabrication
Mais l’objectif est maintenant de produire des nanocelluloses à très haute concentration, et de réduire la consommation énergétique liée à la fabrication, qui reste un enjeu majeur même si elle été « réduite de façon drastique », ajoute-t-il. La nanocellulose existe aussi sous une deuxième forme, les nanocristaux de cellulose, qui ont des propriétés différentes des fibrilles et se dispersent bien dans l’eau sans former de gel.

« Il y a des propriétés optiques qui ne sont possibles qu’avec les nanocristaux, qui forment des cristaux liquides » ou permettent d’obtenir « une couleur sans aucun colorant », explique Isabelle Capron, qui anime une équipe de recherche sur les nanostructures à l’Inra de Nantes.

Un marché estimé à 661 millions de dollars en 2023
Reste la difficulté liée aux autorisations pour les nanomatériaux, notamment en France. « Mais pour tous les pays asiatiques, qui n’ont jamais eu de réglementation sur les nanocelluloses (…) ça se fait très bien », observe Isabelle Capron. « Il y a un vrai boom, tant au niveau des brevets que des articles et de la production », ajoute-t-elle.

Le marché mondial de la nanocellulose est estimé à 285 millions de dollars et devrait plus que doubler pour atteindre 661 millions de dollars en 2023, selon le groupe canadien CelluForce, en pointe dans la production de cristaux de nanocellulose, qui se réfère à une étude indépendante.

« Le produit est vraiment encore récent », mais « il y a un vrai engouement », confirme Karim Missoum, le PDG d’Inofib. « En 2012, on était trois à vouloir essayer d’industrialiser ce produit. Fin 2018, ils étaient 63 producteurs à travers le monde, ça a pris un vrai essor », note-t-il. Pour lui, « il y a vraiment une filière à créer, à industrialiser, et les acteurs français ont encore leur place sur le marché s’ils se motivent. Il y a encore du marché à prendre ».

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L’économie de Tchernobyl relancée grâce à la vodka ATOMIK

L'économie de Tchernobyl relancée grâce à la vodka ATOMIKLes scientifiques à l’origine du projet espèrent lancer la production à petite échelle dès cette année dans cette ville d’Ukraine condamnée par l’explosion de sa centrale nucléaire en 1986.

Une équipe de chercheurs britanniques a contribué à la production d’une vodka sans radioactivité baptisée « ATOMIK » à partir de récoltes effectuées près du site de Tchernobyl (Ukraine), contaminé par l’accident de la centrale nucléaire de 1986, a indiqué jeudi l’université de Portsmouth.

« C’est la bouteille d’alcool la plus importante au monde parce qu’elle pourrait aider les communautés vivant dans et autour des zones sinistrées à reprendre pied », a assuré dans un communiqué le professeur Jim Smith.

L’équipe a trouvé de la radioactivité dans les céréales mais après le processus de distillation, la seule radioactivité encore présente était du carbone 14 « au même niveau que dans tout autre alcool fort », souligne le communiqué.

Après l’accident en avril 1986, une zone d’exclusion de 30 kilomètres a été établie autour de la centrale. L’exploitation agricole est toujours interdite dans cette zone et les environs, sauf pour des cultures à très petite échelle.

Région radioactive pour plus de 20.000 ans
« Des milliers de gens vivent encore dans la zone de relogement obligatoire où l’exploitation de terres agricoles et les investissements restent interdits », a souligné Jim Smith.

Les scientifiques sont en train de créer une entreprise à vocation sociale, la Société des spiritueux de Tchernobyl, et espèrent lancer la production à petite échelle dès cette année. Les trois quarts des profits iront à la communauté locale.

L’explosion dans la centrale nucléaire de Tchernobyl avait fait 30 morts le 26 avril 1986 et des centaines d’autres de maladies liées à l’accident. Le bilan exact reste contesté. Les scientifiques estiment que la région sera encore radioactive pendant quelque 24.000 ans.

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Une étude juge la coupe menstruelle aussi sûre et efficace que les serviettes et les tampons

coupe menstruelleLa toute première étude scientifique réalisée sur la coupe menstruelle indique que cette protection hygiénique est aussi sûre et efficace que les serviettes et les tampons, en plus d’être économique car réutilisable.

Les coupes menstruelles, peu chères et réutilisables, sont sûres et aussi efficaces que les serviettes et les tampons pour les femmes qui en portent pendant leurs règles, démontre la première grande étude scientifique publiée sur ce sujet.

Quelque 70% des femmes qui ont déjà utilisé des coupes menstruelles assurent qu’elles préfèrent continuer à le faire, selon ces travaux parus mercredi dans la revue médicale The Lancet Public Health.

La toute première étude sur le sujet
Cette étude compile 43 travaux précédents, portant sur 3.300 femmes. C’est la première à évaluer les coupes menstruelles, dispositif relativement peu connu par rapport aux serviettes et aux tampons.

« 1,9 milliard de femmes dans le monde sont en âge d’avoir leurs règles  et passent donc en moyenne 65 jours par an à gérer leur flux de sang menstruel  et pourtant, il n’y a que peu d’études de qualité qui comparent les moyens de protection », a souligné l’une des auteurs de l’étude, Penelope Phillips-Howard, professeure à la Liverpool School of Tropical Medicine.

Nombre de femmes dans le monde n’ont pas accès à ces moyens de protection, ce qui peut être handicapant pour elles à l’école, au travail ou dans leur vie quotidienne, notent les chercheurs.

Pas de risque supplémentaire d’infection
Fabriquées en silicone ou en latex, les coupes s’insèrent dans le vagin afin de recueillir le sang menstruel. Elles doivent être vidées toutes les quatre à douze heures.

Premier enseignement de l’étude : elles représentent une protection aussi efficace que les tampons et les serviettes, qui, eux, absorbent le sang. Par ailleurs, l’étude n’a pas mis en évidence de risque supplémentaire d’infection.

Cinq cas de syndrome de choc toxique menstruel ont certes été observés. Mais dans la mesure où le nombre total d’utilisatrices de coupes est inconnu, les chercheurs n’ont pu dire si le risque était plus élevé qu’avec les tampons.

Une option économique
Ce syndrome rare est dû à une bactérie, le staphylocoque doré. Il entraîne fièvre, baisse de la tension et d’autres atteintes potentiellement graves (digestives, musculaires, rénales, etc). Pour l’éviter, les autorités sanitaires recommandent de ne pas garder trop longtemps la même protection interne, tampon ou coupe.

Enfin, l’étude s’est penchée sur le coût des coupes menstruelles. Dans certains pays, elles coûtent moins d’un dollar et sont 5 à 7% plus chères qu’une boîte de 12 serviettes ou tampons. Mais sur le long terme, elles sont très économiques puisqu’elles peuvent être réutilisées et durer jusqu’à dix ans. Dans les pays les plus riches, certains modèles peuvent toutefois aller jusqu’à 40 dollars.

« Ces résultats montrent que les coupes peuvent être une option sûre et économique pour les femmes », a jugé une spécialiste britannique de santé publique, Julie Hennegan, dans un commentaire également publié par The Lancet Public Health.

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Google vous traque aussi sur les sites pornos

homme visionne xxxUne étude montre que le géant américain dispose de mouchards sur des milliers de sites pornographiques. En théorie, les informations collectées sont anonymes. Mais la plupart des plateformes sont très mal sécurisées.

Google vous suit aussi sur Pornhub, des chercheurs ont utilisé un logiciel (baptisé webXray) capable d’analyser un site Web et de détecter toutes les informations envoyées vers d’autres sites, grâce à de petits logiciels baptisés trackers.

Leur but : compatibiliser l’audience de chaque page Web et suivre le parcours en ligne d’un internaute, afin de lui proposer des publicités en fonction des sites visités. D’après leur étude, publiée le 15 juillet dernier et repérée par le New York Times, les sites pornographiques sont particulièrement riches en mouchards en tous genres.

Autrement dit, eux aussi collectent des informations au sujet des pages visitées par les internautes (et donc des vidéos pour adultes qu’ils ont vues), avant de les renvoyer vers des partenaires.

Des informations “spécifiques et intimes”
Sur 22.484 sites pornographiques analysés par les chercheurs, 93% renvoient des données vers des entreprises tierces. Et dans le domaine, le principal acteur n’est autre que Google, dont les trackers sont présents sur 74% des sites étudiés. Suivent des entreprises spécialisées dans le ciblage publicitaire en ligne comme exoClick ou JuicyAds, mais également d’autres géants américains comme Oracle et Facebook, présent sur “seulement” 10% des sites. L’utilisation de la fonction de navigation privée ayant pour seul impact d’interrompre l’enregistrement de l’historique de navigation sur sa propre machine, n’empêche en rien ce partage de données.

tabeau

D’après les chercheurs, la multiplication de ces trackers publicitaires sur les sites pornographiques pose problème. “Le fait que le suivi en ligne sur les sites pour adultes soit similaire à celui des sites de commerce en ligne doit alerter. Il ne s’agit pas de regarder les photos d’un pull et de les voir réapparaître sur d’autres pages Web. Il s’agit là d’informations bien plus spécifiques et intimes”, s’alarme Elena Maris, chercheuse chez Microsoft, qui a dirigé les travaux aux côtés de chercheurs de l’université de Pennsylvanie et de l’université Carnegie-Mellon.

Des données anonymes, mais mal protégées
En plus du nombre de sites concernés, leur mauvaise sécurisation est pointée du doigt. Au total, seuls 17% prennent le soin de chiffrer les données échangées, laissant 83% d’entre eux vulnérables, face à d’éventuelles tentatives de piratage.

Comme le rappelle le New York Times, ces trackers publicitaires sont identiques à ceux que l’on retrouve sur des millions de sites Web (dont BFMTV.com). Qu’elles soient chiffrées ou non, les données transmises sont anonymes: en aucun cas le nom, le prénom ou le numéro de téléphone d’un internaute n’est collecté ou transmis. Le suivi se fait souvent grâce à l’adresse IP, qui prend la forme d’une suite de chiffres et qui permet d’identifier une machine.

Si Google et Facebook assurent ne pas se servir des informations collectées sur les sites pornos pour diffuser de la publicité ciblée aux internautes, rien ne dit que les autres acteurs n’en profitent pas, ou ne les revendent pas.

Bien que ces informations demeurent anonymes, elles sont associées aux adresses des pages consultées. Dans le cas des sites pornographiques, ces dernières peuvent contenir des termes très explicites. D’après l’étude, près de la moitié de ces adresses (URL) intègrent des mots donnant un indice sur la nature d’une vidéo consultée. En cas de piratage ou d’action malveillante, l’association d’une adresse IP et des termes recherchés par le visiteur d’un site pornographique pourrait, dans le pire cas, permettre de retrouver un individu et d’identifier ses goûts les plus intimes.

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Les boissons sucrées associées à un plus grand risque de cancer

boissons sucréesDans un article paru ce mercredi dans le British Medical Journal, une équipe de chercheurs français a observé un lien entre consommation de boissons sucrées et augmentation du risque de cancer.

On connaissait l’impact des boissons sucrées sur le surpoids, l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires. En revanche, sur le cancer, peu d’études publiés. « Nous savons que l’obésité et le surpoids sont des facteurs de risque de cancer. Mais le lien entre consommation de boissons sucrées et risque de cancer n’a pas été établi. C’est ce que nous cherchons à faire », nous explique Mathilde Touvier, directrice de l’équipe de recherche en Epidémiologie Nutritionnelle à l’Inserm.

Un risque accru de cancer du sein
Au total, 101.257 participants de la cohorte française NutriNet-Santé, suivis entre 2009 et 2018, ont été inclus dans cette étude. « Ils ont rempli des questionnaires sur leur alimentation, leur mode de vie, leur consommation de tabac ou d’alcool par exemple  et bien sûr de consommation de boissons sucrées. On a suivi et on suit encore en permanence l’apparition de nouveaux cas de maladies, notamment de cancer », ajoute la chercheuse.

Une augmentation d’environ 18% du risque de cancer
Principale conclusion: la consommation de boissons sucrées est associée à un risque plus élevé de cancer (2193 cas sur 101.257 participants), et en particulier de cancer du sein (693 cas).

Concrètement, une augmentation de 100 millilitres de la consommation moyenne quotidienne de boissons sucrées, soit un petit verre, est associée à une augmentation d’environ 18% du risque de cancer. Pas de différence entre un jus de fruits 100% pur jus et un soda. « Cet enseignement est en cohérence avec ce que recommande Santé publique France, à savoir de consommer moins d’un verre de boissons sucrées par jour », ajoute Mathilde Touvier.

Pas de lien de cause à effet
Si elle observe une association entre consommation de boissons sucrées et risque accru de cancer, cette étude n’établit pas formellement un lien de cause à effet : « Il faut que cette étude soit reproduite par des confrères à l’étranger pour étudier d’autres populations. Lorsque nous aurons une accumulation d’études, ce sera un argument supplémentaire en vue du lien de cause à effet ». Un argument de plus, aussi, dans le débat national autour de la « taxe soda ».