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Les ventes de cognac ont bondi à 3,4 milliards d’euros en 2018-2019

cognacTirées par l’appétit non démenti des américains pour l’eau-de-vie charentaise, les expéditions de cognac ont progressé de 6,9% en valeur lors de la campagne 2018-2019 qui vient de s’achever, selon le Bureau national interprofessionnel du cognac.

C’est tout simplement l’appellation de vins et spiritueux française qui réalise le plus gros chiffre d’affaires à l’export, devant même le champagne.

Les ventes de cognac ont à nouveau battu des records au terme de la campagne 2018-2019, close fin juillet, selon les chiffres dévoilés lundi par le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC), la fédération des viticulteurs, bouilleurs et négociants de la célèbre appellation charentaise.

Lors de cette campagne (du 1er août 2018 au 31 juillet dernier), les expéditions de cognac ont progressé de plus de 2,5% en volume et de près de 6,9% en valeur. Au total, ce sont ainsi 211,1 millions de bouteilles qui ont été expédiées, pour un chiffre d’affaires de 3,4 milliards d’euros au départ de Cognac, communique le BNIC.

10% des parcelles de vignes plantées en France, 25% des exportations
Le cognac contribue ainsi largement à l’excédent commercial des vins et spiritueux français, représentant à lui seul près d’un quart des exportations de vins et spiritueux français en valeur. Ceci alors que le vignoble consacré au cognac n’est que de 76.000 hectares, sur un total de près de 750.000 hectares de vignes plantées en France.

Le cognac se place ainsi « en tête des grandes appellations », souligne le bureau. Le montant des exportations dépasse en effet nettement celles de champagne, dont le chiffre d’affaires à l’export atteignait 2,9 milliards d’euros en 2018, d’après les chiffres du Comité Champagne. Le champagne reste cependant la première appellation française en termes de chiffre d’affaires total, étant donné le poids du marché intérieur (la France absorbe 42% de la production champenoise, mais moins de 2% de celle de cognac).

S’agissant du cognac, c’est l’Amérique du Nord qui représente de loin le plus gros marché, avec 46% des expéditions soit 97,7 millions de bouteilles sur la campagne 2018-2019 (+8,8 % en volume et +17,6 % en valeur). Toujours leader, les États-Unis portent cette dynamique avec 94,3 millions de bouteilles expédiées. Ce goût des Américains pour l’eau-de-vie charentaise s’explique notamment « par la présence historique du cognac sur ce marché, les investissements constants des maisons, et la présence marquée de la consommation en cocktail aux États-Unis », note le BNIC.

Au cours de cette campagne, les expéditions vers l’Asie ont légèrement décliné (-1,5% en volume et +1,8% en valeur) à 60,0 millions de bouteilles. Les professionnels de la filière disent rester « confiants sur le potentiel important de développement de cette zone, tirée par le marché chinois et l’appétence d’une population appréciant l’excellence du savoir-faire français et l’image d’un produit haut-de-gamme ».

Plus contrastées, les expéditions en Europe ont reculé de 4,6% en volume et de 6,4% en valeur, avec un total de plus de 39,4 millions de bouteille, compte tenu d’une contraction au Royaume-Uni (premier marché européen) et en Allemagne, alors que les ventes en Europe de l’Est ont continué à croître.

Par ailleurs les ventes dans des zones à fort potentiel (Afrique du Sud, Nigéria, Caraïbes) ont encore augmenté tant en volume (+12,3%) qu’en valeur (+13,2%). « La part de ces nouveaux marchés a été multipliée par trois sur les dix dernières campagnes », souligne le bureau.

Par qualité, les expéditions de cognacs VSOP (Very Superior Old Pale, vieillissement d’au moins quatre années comptées à partir du 1er avril suivant l’année de la vendange) ont progressé de 0,4% en volume et de 7,8% en valeur, celles des qualités VS (Very Special, vieillissement d’au moins deux ans) de 5,7% en volume et de 12,7% en valeur.

Afin d’assurer son développement à moyen et long terme, la filière Cognac met en œuvre un plan de plantations sur trois ans de 10.000 hectares, en ligne avec ses prévisions d’expéditions. Une fois ces nouvelles vignes plantées, le potentiel du vignoble sera de 86.000 hectares.

Le top 10 des expéditions directes d’eaux-de-vie de Cognac en 2018-2019 (en millions de bouteilles) :
1) États-Unis : 94,3 millions                        /  2) Singapour : 26,6 millions
3) Chine : 24,8 millions                               /   4) Royaume-uni : 10 millions
5) France : 4,7 millions                              /    6) Allemagne : 4,5 millions
7) Hong-Kong : 4,3 millions                     /     8) Lettonie : 3,8 millions
9) Afrique du Sud : 3,3 millions             /    10) Pays-Bas : 2,6 millions

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Le premier téléphérique transfrontière au monde reliera la Russie à la Chine

téléphériqueUn projet inédit de téléphérique transfrontière est enclenché dans l’Extrême-Orient russe.

Ses télécabines relieront en 7 minutes la Russie à la Chine en enjambant le grand fleuve Amour qui sépare les deux nations en ce lieu. Un cabinet d’architecte néerlandais a été retenu pour concevoir la future gare côté russe.

Alors que les téléphériques urbains fleurissent dans le monde, c’est un projet totalement inédit qui prend corps en Asie, dans l’Extrême-Orient russe. Le premier téléphérique transnational au monde reliera bientôt la Chine et la Russie, enjambant le fleuve Amour, vraie frontière naturelle dans cette zone.

Longue de 970 mètres, la future liaison acheminera dès 2022, en moins de 7 minutes, des passagers entre les villes de Heihe en Chine et de Blagoveshchensk en Russie, situées sur chaque rive du fleuve. D’une capacité de 457 passagers par heure et de 6000 à 7000 passagers au quotidien, ce projet impliquera un investissement, côté russe, de plus de 3,5 milliards de roubles (49,68 millions d’euros).

Le début des travaux fut lancé symboliquement en juillet
« Dans le monde, il n’existe pas d’États reliés par un téléphérique au-dessus d’une rivière. Ce projet créera un effet multiplicatif par le développement des infrastructures touristiques » a expliqué Vassili Orlov, gouverneur de la région côté russe, rapporte le site d’information francophone chine-magazine.com.

Un événement solennel marquant le début des travaux de construction devait se tenir le 18 juillet dernier, le départ symbolique du projet étant donné depuis une barge flottant au milieu du fleuve Amour.

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C’est côté russe que le projet paraît cependant le plus avancé. Il est géré par Strelka KB, un cabinet-conseil en urbanisme et en stratégie basé en Russie. Le cabinet d’architectes néerlandais UNStudio a déjà été retenu pour la conception de la future gare de Blagoveshchensk en Russie d’où partiront et arriveront les cabines du téléphérique survolant le fleuve.

Les architectes néerlandais ont prévu un bâtiment comportant quatre niveaux et offrant une plate-forme d’observation surélevée au-dessus de l’Amour faisant face à la cité chinoise de Heihe de l’autre côté du fleuve. En revanche, l’architecte qui concevra, côté chinois, la future station accueillant les cabines à Heihe n’a pas encore été annoncé publiquement.

L’Amour, qui est souvent totalement gelé en hiver, constitue depuis toujours un lien entre les deux villes de Heihe et Blagoveshchensk. Les deux cités ont de ce fait multiplié les échanges commerciaux et les transports entre elles. L’arrivée d’un téléphérique devrait y ajouter la dimension des flux touristiques circulant entre ces deux cultures si proches géographiquement en cet endroit, mais si différentes.

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Si la croissance résiste aux USA, c’est grâce aux consommateurs

croissanceGrâce aux nombreuses créations d’emplois, à l’augmentation des salaires, à la faible inflation, les Américains ont le moral et dépensent en masse.

Une vitalité qui permet de compenser la morosité du secteur industriel, frappé par l’affaiblissement de l’économie à l’étranger et les tensions commerciales avec la Chine.

L’économie des États-Unis montre des signes ambivalents, mêlant inquiétude et vitalité vis-à-vis du ralentissement mondial. Les consommateurs américains ont dopé leurs dépenses en juillet, les ventes au détail ayant grimpé de 0,7%, bien au-dessus des attentes des analystes. Magasins et distributeurs en ligne d’appareils électroniques, d’habillement et d’ameublement ont vu leurs ventes gonfler le mois dernier. Walmart, numéro un mondial de la distribution, qui annonçait ses résultats jeudi, a battu les prévisions de bénéfice au 2e trimestre et se montre optimiste pour le reste de l’année.

Si les ventes au détail ne représentent environ qu’un gros quart de la consommation, car les Américains dépensent davantage dans les services; elles donnent une première idée de l’évolution des dépenses de consommation des ménages.

Une consommation soutenue attendue au 3e trimestre
La consommation est la locomotive de l’économie américaine, générant 75% de la croissance du PIB. Alors que la croissance du Produit intérieur brut a atteint 2,1% en rythme annuel au 2e trimestre, l’expansion du 3e trimestre devrait se tasser un peu mais rester soutenue autour de 1,9%, selon la dernière projection de la banque centrale régionale d’Atlanta.

« Nous pensons que la solide confiance des consommateurs, les fortes créations d’emplois, la faible inflation et la croissance des salaires vont continuer à soutenir les dépenses de consommation au 3e trimestre, ce qui va contrebalancer le ralentissement de la croissance », a estimé Gregory Daco, économiste en chef pour les États-Unis d’Oxford Economics.

Une faible progression de la production industrielle
Car si l’optimisme semble de rigueur chez le consommateur, les industriels sont plus inquiets face à l’affaiblissement de l’économie à l’étranger et aux tensions commerciales. La production industrielle américaine s’est repliée en juillet (-0,2%) pour la seconde fois en quatre mois, plombée par un recul encore plus important (-0,4%) de la production manufacturière. Sur un an, de juillet 2018 à juillet 2019, la production industrielle, secteur cher à l’administration Trump qui veut « rendre à l’Amérique sa grandeur », n’a progressé que de 0,7%.

« Ce secteur manufacturier est en récession mais pas au point de menacer l’ensemble de l’économie », a commenté Ian Shepherdson, économiste en chef pour Pantheon Macroeconomics.

Pour Andrew Hunter, économiste pour Capital Economics, « la récession manufacturière s’est poursuivie au début du 3e trimestre. Mais les derniers chiffres donnent des raisons d’être optimiste, de même que les chiffres des ventes de détail ». « Il y a peu de signes que le malaise s’étende plus largement à l’économie », estime-t-il aussi.

Donald Trump lâche du lest dans son bras de fer avec la Chine
Consciente des signes d’affaiblissement de l’activité mais aussi de l’importance de la consommation pour la croissance, l’administration Trump a levé le pied dans l’escalade des tarifs douaniers avec la Chine. En début de semaine, le président américain a reporté à la mi-décembre l’imposition de taxes supplémentaires sur une partie des 300 milliards de dollars de marchandises chinoises importées qui devait entrer en vigueur dès le 1er septembre.

De son propre aveu, Donald Trump a admis ne pas vouloir mettre en danger la saison des achats de fin d’année. Une hausse des tarifs douaniers sur les produits de grande consommation, allant des téléphones aux jouets, tous fabriqués en Chine, risquerait en effet d’être répercutée sur les prix à la vente aux États-Unis.

« Les consommateurs sont dans la meilleure forme de tous les temps, avec plein d’argent », a lancé Donald Trump dans un tweet jeudi. Devant la presse plus tard dans la journée, Donald Trump a par ailleurs assuré que la prochaine session de négociations commerciales entre Pékin et Washington programmée début septembre était « toujours prévue ». « Nous parlons au téléphone, nous avons des entretiens productifs », a-t-il affirmé. Il a répété que la Chine « voulait parvenir à un accord » commercial et qu’il allait « bientôt » parler au président chinois Xi Jinping.

Alors que sur le front international, la conjoncture s’affaiblit,  l’activité en Allemagne et en Grande-Bretagne s’étant contractée au 2e trimestre,  les investisseurs se sont rués sur les bons du Trésor américains, provoquant une forte volatilité boursière et une chute des rendements sur les obligations d’État.

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Allemagne : la fin du miracle économique ?

angela merkelLe PIB de l’Allemagne s’est contracté au deuxième trimestre de 2019 et les entreprises tirent la sonnette d’alarme : les exportations reculent

Les beaux jours de l’économie allemande sont-ils en train de toucher à leur fin ?  L’Allemagne est-elle à la veille d’une récession ?  Depuis quelque temps, les indicateurs économiques sont au rouge et les rapports alarmants se succèdent. Celui de l’Office fédéral des statistiques est le dernier en date.

Après une décennie de forte croissante marquée par un taux de chômage très bas, des exportations record, une hausse régulière des salaires et de la consommation des ménages et des caisses de l’État pleines à craquer, les chiffres officiels sont en berne, comme le note l’Office fédéral des statistiques.

Pour le deuxième trimestre de cette année, le produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne s’est contracté de 0,1 % par rapport au trimestre précédent et surtout la sonnette d’alarme  pour ce pays champion à l’exportation, les entreprises annoncent une nette réduction de leurs ventes à l’étranger. « Les exportations ont diminué plus fortement que les importations », confirme l’Office des statistiques.

Ces chiffres ne sont pas une surprise, mais la confirmation d’une tendance observée depuis quelque temps déjà. Les experts mettent en garde depuis un moment et annoncent un net ralentissement de la croissance dans ce pays traditionnellement meilleur élève de la classe européenne.

Au mois de mai déjà, l’hebdomadaire Der Spiegel faisait son titre de la gueule de bois prévisible. On y voit un aigle en train de scruter le fond vide d’une bouteille de champagne et cette légende : « Les années grasses sont terminées. Pourquoi le miracle économique allemand est menacé. » Pessimiste, alarmiste presque, le journal s’attend à ce que l’Allemagne glisse en deuxième division des grandes puissances économiques.

Pas de plan de relance en vue
Selon le dernier rapport de la Bundesbank, la banque centrale allemande, la raison principale de cet essoufflement réside dans la chute des exportations qui représentent presque la moitié du PIB de ce pays troisième exportateur au monde. Et pas d’amélioration en vue. Les analystes estiment que cette tendance va se poursuivre pour le troisième trimestre 2019 déjà entamé, ce qui confirmerait officiellement la récession, définie comme une contraction du PIB pendant deux trimestres consécutifs.

Le ralentissement de l’économie mondiale, les incertitudes face à la guerre commerciale entre les USA et la Chine et les conséquences d’un Brexit imminent et brutal, voilà les facteurs responsables de cette détérioration. C’est avant tout l’industrie automobile allemande qui trinque. Trump, estiment les analystes, touche au cœur le succès du modèle allemand.

Et que fait le gouvernement face à cette situation préoccupante ?  Il continue de prêcher l’épargne. Il est exclu, vient de décider Angela Merkel, de s’endetter pour mettre en place un plan de relance destiné à revigorer l’économie. Pas question par conséquent de délier les cordons de la bourse de l’État pour le moment. La chancelière reconnaît que son pays traverse « une phase difficile » et attribue ce coup de mou aux tensions commerciales internationales ainsi qu’aux « nombreuses erreurs » commises par l’industrie automobile allemande.

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Pourquoi la Chine veut lancer sa propre cryptomonnaie

pourquoi-la-chine-veut-lancer-sa-propre-cryptomonnaie.jpgLa Chine planche sur l’équivalent d’un « crypto-yuan » depuis cinq ans déjà. D’après l’un des responsables de la Banque centrale chinoise, le projet serait désormais « presque prêt ».

Aucune date de sortie officielle n’a encore été communiquée. Mais le projet serait sur les rails depuis près de cinq ans et « presque prêt », selon les mots de l’un des responsables de la Banque populaire de Chine (BPC). Le pays envisage de lancer sa propre cryptomonnaie nationale, rapportent plusieurs médias. Concrètement, il s’agit pour la Chine de créer, sous forme d’application mobile, un portefeuille virtuel qui permettrait de convertir depuis son smartphone des yuans en l’équivalent de « crypto-yuans ».

Pour rappel, les cryptomonnaies sont des monnaies numériques, sécurisées et a priori décentralisées. Leur cours ne dépend en théorie d’aucune banque ni d’aucun gouvernement. Celui du bitcoin, la plus connue d’entre elles, varie par exemple en fonction de l’offre et de la demande, et également du nombre de bitcoins en circulation. Le crypto-yuan chinois serait une exception à cette règle. Il serait en l’occurrence centralisé, adossé sur le yuan et entièrement contrôlé par le gouvernement chinois.

« Remplacer l’argent liquide »
Ce projet n’a rien d’anecdotique pour Pékin, la Chine voit en cette cryptomonnaie un moyen de réduire la dépendance de son économie au dollar et de se prémunir des sanctions économiques américaines, à l’heure où les deux pays se livrent à une intense guerre commerciale.

D’après les mots de Fan Yifei, le gouverneur de la Banque populaire de Chine, cette monnaie numérique constituerait surtout une alternative de taille pour « remplacer l’argent liquide ». Le lancement de cette cryptomonnaie rime également avec une surveillance accrue du gouvernement chinois sur les transactions réalisées dans le pays.

Enfin, le crypto-yuan est vu comme une réponse à l’offensive des géants de la tech dans le secteur des cryptomonnaies. Le dévoilement, mi-juin, de la cryptomonnaie de Facebook a servi de catalyseur dans le pays. Le directeur de la BPC avait en réaction indiqué donner un coup d’accélérateur au projet de cryptomonnaie nationale, relevait le South China Morning Post.

De nouvelles informations sont néanmoins attendues pour saisir l’ensemble des applications possibles de cette cryptomonnaie. Les contours du cryptoyuan restent en effet flous à l’heure actuelle. « Il s’agit plus d’une représentation digitale d’une monnaie banque centrale que d’une vraie « cryptomonnaie », note par ailleurs Simon Polrot, spécialiste des questions juridiques liées aux cryptomonnaies, auprès de BFM Tech. « La BPC précise même que la technologie blockchain serait plus ou moins accessoire et ne serait pas la seule utilisée.

Depuis 2014
Pour la BPC, les premiers travaux sur la création d’une cryptomonnaie nationale remontent à 2014. A l’époque, le bitcoin valait l’équivalent de 500 dollars. Après de très importantes phases fluctuations, il est récemment repassé au-dessus des 11.000 dollars.

L’annonce donne un éclairage nouveau à plusieurs initiatives prises par la Chine vis-à-vis des cryptomonnaies. Le pays serre depuis 2017 la vis sur ce secteur en expansion. Début avril, la principale autorité de planification économique du pays envisageait d’interdire purement et simplement le minage de bitcoin. Cette activité, très gourmande en électricité, met à profit la puissance de calcul des ordinateurs pour créer cette monnaie numérique.

Quelques mois auparavant, les ICO (pour « initial coin offerings »), qui qualifient des levées de fonds en cryptomonnaies, avaient été interdites dans le pays. Des plateformes de transactions ont également été fermées. Enfin, des entreprises en pointe dans le secteur se sont vues forcées de délocaliser leurs activités. La Chine faisait notamment valoir la peur de fuites de capitaux pour justifier ces décisions. Mais de telles restrictions ont très vraisemblablement servi à préparer le terrain pour le lancement de son propre crypto-yuan.

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Le taux pivot du yuan à nouveau en baisse

Le taux pivot du yuan à nouveau en baisseLa banque centrale chinoise a fixé pour la journée de mercredi le taux pivot du yuan à 6,9996 pour un dollar, en repli de 0,44% par rapport à mardi.

La Chine, qui contrôle étroitement le cours de sa monnaie, l’a de nouveau laissé chuter mercredi pour le troisième jour consécutif face au dollar, en dépit de propos plus conciliants de Washington sur la guerre commerciale.

La banque centrale chinoise a fixé pour la journée de mercredi le taux pivot du yuan à 6,9996 pour un dollar, en repli de 0,44% par rapport à mardi. Il s’agit de son niveau le plus bas depuis mai 2008. La Banque centrale autorise quotidiennement sa devise à fluctuer de plus ou moins 2% par rapport à ce taux pivot. Sur le marché des changes onshore, le taux du yuan était en repli de 0,37% à 7,0455 face au dollar à 10h40 locales (4h40 au Luxembourg). La devise a franchi lundi le seuil symbolique des 7 yuans pour un dollar, son niveau le plus bas depuis 11 ans.

Escalade
La nouvelle a été vue comme une escalade dans la guerre commerciale entre Pékin et Washington, après la menace du président américain Donald Trump d’étendre des droits de douane supplémentaires à la quasi-totalité des importations en provenance de Chine à compter du 1er septembre. Une baisse du yuan favorise les exportations chinoises et pourrait atténuer l’impact de ces surtaxes.

Après avoir officiellement accusé Pékin de manipuler sa monnaie, l’administration Trump a semblé tenir mardi des propos plus conciliants envers la Chine. Le principal conseiller économique du président américain, Larry Kudlow, a indiqué que Donald Trump voulait toujours un accord commercial avec la Chine «mais seulement à condition que ce soit un bon accord».

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L’Insee confirme une croissance qui tient le coup et un chômage en baisse pour 2019

L'Insee confirme une croissance qui tient le coup et un chômage en baisse pour 2019L’Insee prévoit une croissance de 1,3% en France cette année, principalement alimentée par la consommation des ménages. Cette performance est meilleure que la moyenne de la zone euro et devrait permettre de continuer à faire baisser le chômage.

Après une courte période d’accalmie, l’horizon s’est à nouveau assombri pour l’économie mondiale. Alors qu’en début d’année, les négociations entre la Chine et les États-Unis semblaient se détendre, Donald Trump a relancé la machine à taxes sur les importations. Les incertitudes se sont renforcées, le commerce mondial devrait sensiblement ralentir cette année, tout comme l’ensemble des économies.

Pour compenser ces effets négatifs, les principaux pays de la zone euro, dont la France, ont décidé de mettre en place des mesures de soutien budgétaire. Le pari est de maintenir l’économie à niveau grâce à la consommation intérieure. Quoi qu’il en soit, la croissance de la zone euro ralentirait à 1,2% cette année, après 1,9% en 2018.

Moins sensible que ses voisins à l’évolution du commerce mondial, la France devrait un peu mieux s’en sortir. Dans sa note de conjoncture publiée ce jeudi, l’Insee prévoit une croissance de 1,3%, portée principalement par la consommation, mais aussi l’investissement des entreprises, bien qu’il soit moins dynamique. La croissance tricolore poursuivrait ainsi son ralentissement, après 1,7% en 2018 et 2,4% l’année précédente, mais à un rythme modéré. Pour mémoire, la croissance tournait autour de 1% entre 2014 et 2016.

L’attentisme des Français va-t-il se poursuivre ?
La situation n’est donc pas catastrophique. Toutefois, les statisticiens s’attendaient jusque-là à mieux. Lors de sa précédente estimation en mars, l’Insee tablait sur une croissance de 0,4% au premier et au deuxième trimestre de 2019. Désormais, il ne compte plus que sur un rythme de 0,3% pour les quatre trimestres de l’année, soit le même depuis un an et demi.

Que s’est-il passé ?   « La consommation a accéléré, mais moins que ce qu’on aurait pu attendre », explique Julien Pouget, chef du département de la conjoncture de l’Insee. Le pouvoir d’achat a pourtant bondi de 0,9% au premier trimestre, sous l’effet des mesures d’urgences sociales, en particulier la prime exceptionnelle. Malgré ce gain, la consommation a progressé de 0,4%, contre 0,5% attendu.

Cette prudence des ménages reflète un certain « attentisme », observe Julien Pouget. La crise des gilets jaunes est sans doute encore dans les têtes, même si la mobilisation dans la rue a fortement chuté. De manière générale, les experts de l’Insee ont observé que lorsque les Français ont des gains de pouvoir d’achat, ils mettent entre 9 et 21 mois pour les dépenser.

Le comportement des ménages pourraient encore changer dans les prochains mois. Sur l’ensemble de l’année, leur pouvoir d’achat aura augmenté en moyenne de 2,3%, du jamais-vu depuis 2007. Les mesures ont certes été décidées fin décembre mais certaines, comme le remboursement de la CSG pour les retraités ayant une pension entre 1200 et 2000 euros, sont intervenues il y a peu. Par ailleurs, la seconde baisse de la taxe d’habitation, qui constitue un fort gain de pouvoir d’achat, ne sera visible qu’à l’automne. Sachant que, depuis le point bas de fin 2018, la confiance des ménages se redresse nettement ces derniers mois, « on n’est pas à l’abri d’avoir de bonnes surprises », estime Julien Pouget.

Le chômage à 8,3%
Même si la croissance progresse à un rythme de 1,3% sur l’année, cela devrait rester suffisant pour faire baisser le chômage. Après 182.000 créations nettes d’emplois en 2018, l’Insee en prévoit 240.000 pour cette année. L’industrie et la construction seront les principaux pourvoyeurs d’emplois et les experts ont observé une bonne surprise du côté de l’intérim, dont l’évolution est stable alors qu’elle était attendue en baisse.

Par ailleurs, la population active (autrement dit les salariés et les chômeurs) croît à un niveau moins élevé qu’auparavant, notamment à cause du vieillissement de la population. Cela signifie qu’il y a plus de nouveaux retraités chaque année que de jeunes qui arrivent sur le marché du travail. De plus de 100.000 par an, la population active ne devrait gagner que 70.000 personnes en 2019. Les créations d’emplois étant nettement supérieures à ce niveau, le chômage devrait continuer sa décrue. L’Insee table sur une baisse de 0,5 point par rapport à fin 2018, pour atteindre 8,3%.