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À partir de ce mardi 5 novembre à 16h47, les Françaises travailleront pour rien

egalité salaire homme femmeÀ partir de cette date, les Françaises cesseront d’être symboliquement payées pour leur travail, si l’on compare leur salaire moyen à celui des hommes.

C’est une date qui n’a presque pas évolué en dix ans. À partir de ce mardi 5 novembre, à 16h47 pétantes, les Françaises travailleront symboliquement, pour rien. Selon Eurostat, le salaire brut moyen des Françaises est toujours inférieur de 15,4% à celui des hommes, contre 15,6% en 2010.

Et si le calcul de l’écart salarial est parfois contesté et sa date précise varie selon les calculs, il n’en reste pas moins qu’un écart de rémunération entre les femmes et les hommes demeure. Pour faire émerger la question des inégalités salariales dans le débat public, l’économiste féministe Rebecca Amsellem a créé le mouvement #5novembre16h17 (la date et l’heure sont mis à jour chaque année) il y a quatre ans sur Twitter.

Les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes sont complexes. Pour autant, il a été démontré que plus les femmes avaient d’enfants, plus elles faisaient des pauses dans leur carrière et travaillaient à temps partiel. Selon l’Observatoire des inégalités, les écarts de salaires entre les sexes sont les plus importants chez les cadres supérieurs, avec une différence de salaire de 21% entre les hommes et les femmes, à travail égal. À l’inverse, l’écart le plus faible est observé chez les employés (- 8%), une catégorie socio-professionnelle majoritairement féminine.

Un index pour pointer les inégalités entre les femmes et les hommes
Pour faire face à cette situation, le gouvernement  qui a décrété l’égalité entre les femmes et les hommes grande cause du quinquennat  a réagi en mettant en place un index d’inégalités entre les femmes et les hommes.

Instauré par la loi « pour choisir son avenir professionnel » de septembre 2018 et piloté par le ministère du Travail, cet index mesure une série d’indicateurs dans les entreprises parmi lesquels : les écarts de rémunération, les augmentations et les promotions, le pourcentage de salariées ayant bénéficié d’une augmentation au moment du retour de congé maternité (une obligation depuis 2006) ou encore le nombre de femmes dans les plus hautes fonctions de l’entreprise.

Les sociétés ont l’obligation de communiquer leurs résultats à l’inspection du travail et publier le score global obtenu sur leur site internet. À ce jour, seules les entreprises de plus de 250 employés sont concernées. Au 1er mars, la mesure s’étendra aux entreprises de plus de 50 salariés.

L’écart de salaire entre les femmes et les hommes est de 16% dans l’Union européenne
Dans l’ensemble des 28 pays membres de l’Union Européenne, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes est en moyenne un peu plus élevé (16%) qu’en France. Pour cette raison, Bruxelles a fixé la Journée européenne de l’égalité salariale au lundi 4 novembre.

« Cela fait 60 ans que l’égalité des salaires est inscrite dans les traités européens. Pourtant, les femmes européennes continuent de travailler gratuitement pendant deux mois par rapport à leurs collègues masculins et les progrès réalisés sont encore trop lents », ont écrit Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, ainsi que Marianne Thyssen et Vera Jourova, les deux commissaires chargées de l’emploi et de l’égalité des genres dans un communiqué.

L’écart salarial entre les hommes et les femmes est de 25,6% en Estonie et 21% en Allemagne, et de 5% seulement au Luxembourg. Pour réduire cet écart, l’Union européenne a récemment encouragé les pays membres à mettre en place des dispositifs qui visent à améliorer la transparence des salaires dans les entreprises et le renforcement du congé paternité.

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La fin du changement d’heure, c’est pour quand ?

heureDepuis 1976, la France passe à l’heure d’hiver au dernier week-end d’octobre. Mais ce changement devrait prendre fin en 2021, sur une initiative de la Commission européenne.

Cette nuit à 3 heures du matin, il sera en fait 2 heures. Comme chaque année au dernier week-end d’octobre, l’heure d’hiver fait son grand retour mais c’est probablement l’une des dernières fois que les Français y sont confrontés. La question de l’abandon du changement d’heure est dans les tuyaux de la Commission européenne depuis plus d’un an. Le 12 septembre 2018, l’institution a présenté une proposition visant à mettre un terme au changement d’heure.

Elle devait initialement être concrétisée en 2019 mais les eurodéputés ont voté un report de la mesure en 2021. Dans un peu plus d’un an, nous devrions donc avoir tiré un trait sur l’éternelle question : « On perd ou on gagne une heure de sommeil ? » Cette confusion dure depuis l’instauration du changement d’heure en 1976 qui a ensuite été généralisée à la plupart des pays de l’UE en 1998.

« A l’origine, l’objectif était d’économiser l’énergie en faisant correspondre au mieux les heures d’activités avec celles d’ensoleillement », explique le gouvernement sur son site Internet.

Rester à l’heure d’été ?
Mais ces dernières années, des scientifiques ont pointé du doigt les effets négatifs de ces changements sur la santé humaine. Ils sont notamment contestés en raison de leur influence sur les rythmes biologiques et les accidents de la route. Durant les premières semaines qui suivent le passage à l’heure d’hiver, le nombre d’accidents impliquant des cyclistes et des piétons augmente drastiquement.

« Cette période est en effet marquée par un pic d’accidentalité de +50% des accidents de piétons pour la seule tranche horaire 17h-19h (et +18% sur la tranche horaire 7h/9h) », observe le ministère de l’Intérieur. Résultat, l’Union européenne a décidé d’y mettre un terme.

Alors, faut-il opter pour l’heure d’hiver ou pour l’heure d’été ?   Telle est désormais la question. Chaque État membre de l’Union européenne est libre de choisir son fuseau horaire. Cette décision sera ensuite soumise à l’évaluation de la Commission européenne chargée de s’assurer que l’heure choisie par chaque pays ne perturbe pas le fonctionnement du marché intérieur. Les différents états de l’UE ont jusqu’à avril prochain pour se coordonner. En France, l’heure d’été est pour l’instant plébiscitée par 59% des Français, selon un sondage publié par l’Assemblée nationale.

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A quoi s’attendre après la démission du chef du gouvernement en Italie ?

italieL’Italie se retrouve sans gouvernement et dans l’incertitude après la démission du Premier ministre Giuseppe Conte, ce mardi. La coalition populiste de la Ligue de Matteo Salvini et du Mouvement 5 Étoiles vole en éclat après 14 mois de cohabitation.

En annonçant son intention d’aller « voir le président de la République pour lui présenter sa démission ce mardi, Giuseppe Conte a fait éclater le 65e gouvernement de la République italienne, né en juin 2018. L’Italie se retrouve ainsi sans gouvernement, ce qui ouvre la voie à plusieurs jours de consultations afin de former un nouveau gouvernement.

Lors de cette annonce, Giuseppe Conte a lancé un virulent réquisitoire contre Matteo Salvini. Dans son discours à charge, Giuseppe Conte a qualifié le vice-président du conseil italien et ministre de l’Intérieur d' »irresponsable », et l’a accusé de faire « courir de graves risques au pays ». Conte a enfin dénoncé l’appel Salvini à ce qu’on lui donne « les pleins pouvoirs », une expression rappelant le régime fasciste de Mussolini, se disant également « préoccupé » de voir le leader des souverainistes appeler ses partisans à « descendre dans la rue » pour le soutenir.

Sergio Mattarella aux manettes
Plusieurs hypothèses se dessinent désormais. Des pourparlers vont devoir débuter entre les différentes positions politiques parmi lesquelles le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocrate, en vue de former une nouvelle coalition.

Le président de la République, Sergio Mattarella, est désormais l’homme de la situation. C’est lui qui va devoir lancer des consultations pour explorer la possibilité d’une nouvelle majorité, puisqu’il est chargé de vérifier la viabilité de toute nouvelle coalition gouvernementale. S’il juge qu’aucune majorité solide n’existe pour gouverner, il pourrait décider de convoquer rapidement de nouvelles élections législatives.

Vers un second gouvernement Conte ?
L’un des scénarios envisageables est que le chef de l’État demande à Giuseppe Conte de rester à la tête du pays pour piloter un gouvernement de transition. D’autant que dans la presse italienne, beaucoup d’observateurs estiment que le président du Conseil sort grandi de cette crise. Mardi, celui-ci a été accueilli au Sénat par une banderole : « Conte l’Italie t’aime ». Dans une lettre ouverte publiée ce mardi, le chef du M5S Luigi di Maio, l’a même qualifié de « serviteur de la Nation dont l’Italie ne peut pas se passer ».

Si cela venait à se concrétiser, Giuseppe Conte pourrait mener un gouvernement « Conte bis », et ainsi avancer dans l’élaboration du budget pour 2020. Cela pourrait permettre d’éviter une hausse automatique de la TVA prévue l’an prochain si rien n’est fait avant pour combler un trou de 23 milliards dans les caisses de l’État. Cela donnerait le temps au Parti démocrate et au Mouvement 5 Étoiles (M5S) de s’entendre sur un pacte pour « un gouvernement fort et de renouvellement dans son programme », selon les termes du chef du Parti Démocrate Nicola Zingaretti.

L’idée d’une alliance PD-M5S est venue, par surprise, de l’ancien chef de gouvernement Matteo Renzi, toujours poids lourd du PD, qui a proposé à ses anciens ennemis du M5S une réconciliation et un gouvernement « institutionnel ». Pour amadouer certains dirigeants Cinq Étoiles encore réticents, Matteo Renzi a assuré lors du débat parlementaire qu’il « ne ferait pas partie » d’une telle majorité, laissant entendre que le Parti Démocrate pourrait appuyer au parlement un gouvernement entièrement formé de ministres M5S, sans exiger de fauteuils.

L’avènement d’une coalition pro-européenne ?
L’autre piste que pourrait emprunter Sergio Mattarella lui a été soufflée par l’ancien Premier ministre et ancien président de la Commission européenne Romano Prodi. Celui-ci a proposé un gouvernement pro-européen baptisé « Ursula », du nom de la nouvelle présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen. Romano Prodi, toujours très écouté, imagine une alliance gauche-droite pour que l’Italie revienne au premier plan en Europe.

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Succession de Juncker : impasse dans les négociations pour trouver le candidat idéal

JunckerLes délicates négociations engagées au sommet européen pour trouver une personnalité acceptable pour la présidence de la Commission semblaient dans l’impasse jeudi, car aucun des prétendants en lice ne fait consensus.

Le président du Conseil Donald Tusk, mandaté pour trouver un accord entre les chefs d’États et le Parlement, a refroidi les maigres espoirs de parvenir à une solution au cours de cette réunion. « Hier j’étais prudemment optimiste. Aujourd’hui je suis davantage prudent qu’optimiste », a-t-il dit dans un tweet, où on le voit dialoguer avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron.

M. Tusk a fait cette déclaration pessimiste après son entretien avec les deux dirigeants, a-t-on souligné dans son entourage. Le sommet s’est ouvert avec un développement majeur : les chefs des groupes Socialiste et centriste Renew Europe au Parlement européen ont annoncé jeudi matin au prétendant du PPE, l’Allemand Manfred Weber, qu’ils ne soutiendraient pas sa candidature en cas de vote, signifiant la fin de ses espoirs de présider la Commission européenne, ont indiqué à l’AFP le président du groupe des Verts Philippe Lamberts et des représentants du groupe PPE.

M. Macron, opposé à la nomination de Manfred Weber, s’est dit satisfait de ce lâchage. Mais Mme Merkel a refusé de le donner pour acquis. Elle a réaffirmé son soutien au système des « Spitzenkandidaten » désignés par chaque famille politique pour prétendre à la présidence de la Commission européenne et laissé entendre qu’aucune décision ne serait prise sur les nominations au cours du sommet.

Le PPE a décidé de maintenir la candidature de Manfred Weber, ont expliqué ses dirigeants à l’AFP. « Manfred Weber n’est pas mort, j’ai déjeuné avec lui », a lancé, caustique, le président du Parlement, l’Italien Antonio Tajani, membre du PPE.

Les deux autres prétendants sont le Néerlandais Frans Timmermans pour les Socialistes et la Danoise Margrethe Vestager pour les Libéraux-centristes de Renew Europe. L’élu, qui succèdera le 1er novembre au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, devra obtenir le soutien de 21 des 28 dirigeants européens et rallier une majorité d’au moins 376 voix au Parlement.

Un coup de Paris et Madrid
« La personne capable de réunir cette double majorité n’est pas encore connue », a confié un diplomate européen. Un accord se dessine pour la répartition des quatre postes de pouvoir. Le PPE, premier groupe au Parlement, revendique la présidence de la Commission européenne, et cette exigence n’est pas contestée mais il faudra un autre candidat que Manfred Weber, ont indiqué à l’AFP trois responsables.

Les Libéraux veulent la présidence du Conseil européen et les Socialistes obtiendraient le poste de chef de la diplomatie européenne et se partageraient les cinq années du mandat de présidence du Parlement avec les Verts, à raison de deux ans et demi chacun.

Restent à trouver les noms pour chacune des fonctions. Le Premier ministre libéral du Luxembourg Xavier Bettel a déclaré ne pas être candidat. Le Belge Charles Michel, cité pour la présidence du Conseil, n’a pas fait de déclarations.

L’accord devra respecter des exigences de parité et d’équilibre géographiques. Donald Tusk s’est engagé à faire nommer deux femmes. Plusieurs autres sujets difficiles ont été inscrits à l’ordre du jour de ce sommet. Des discussions animées sont notamment attendues sur l’objectif de neutralité carbone, un équilibre entre les émissions et les absorptions de gaz à effet de serre par les sols et les forêts  à l’horizon 2050.

Dans un projet de conclusions vu par l’AFP, cette date, réclamée par les défenseurs de l’environnement comme gage de bonne volonté politique après la forte progression du vote Verts aux européennes, apparaît, mais sous la forme d’une requête et non d’un engagement. Les dirigeants demandent aux ministres et à la Commission de travailler sur « les conditions, les incitations et le cadre à mettre en place, afin de déterminer comment assurer une transition d’ici 2050 » vers cette « neutralité climatique ».

L’Allemagne, qui a mis un peu de temps à se déclarer publiquement, a finalement rejoint le clan de ceux qui soutiennent 2050. « Je peux expressément soutenir cet objectif pour l’Allemagne », a déclaré la chancelière Angela Merkel.

Mais le sommet court à l’échec si les dirigeants européens s’écharpent pendant leurs discussion sur les nominations lors du dîner. Les prises de positions de la chancelière et des autres dirigeants du PPE montraient une irritation contre le mauvais coup porté contre leur prétendant.

« La prise de position des chefs des groupes Libéraux et Socialiste a été prise à Paris et à Madrid », accusaient jeudi les représentants de la famille PPE. En cas d’échec sur les noms jeudi, un sommet extraordinaire est envisagé le 1er juillet, à la veille de la session inaugurale du nouveau Parlement au cours de laquelle il doit élire son président.

« Il faut trouver rapidement un accord car nous devons avoir une Commission européenne opérationnelle pour gérer le Brexit, surtout si Boris Johnson devient Premier ministre du Royaume-Uni », a insisté un diplomate de haut rang.

Les discussions pourraient se poursuivre en marge du sommet du G20 à Osaka vendredi et samedi, où six dirigeants européens seront présents, a estimé un responsable européen.

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Comment le gouvernement veut éviter de nouvelles hausses de tarifs d’électricité

electricitéAlors que les tarifs de l’électricité ont augmenté de 5,9% en juin, et qu’une nouvelle hausse est prévue en août, le gouvernement souhaite modifier les règles pour assurer une stabilité des prix.

C’est une mesure qui devrait éviter une nouvelle flambée des prix l’année prochaine. Alors que l’examen du projet de loi Énergie et climat démarre ce mardi en commission, un amendement du gouvernement prévoit de relever le plafond du nucléaire à tarif réglementé disponible pour les concurrents d’EDF.

Ce plafond, fixé aujourd’hui à 100 térawattheures (un quart de la production d’EDF), passerait à 150 TWH. « C’est le dépassement de ce plafond qui explique en grande partie la forte hausse des prix cette année, car les fournisseurs alternatifs ont dû se fournir sur le marché, à des prix bien plus élevés », selon François Carlier, de l’association de consommateurs CLCV, qui a déposé un recours devant le conseil d’État contre cette hausse.

« Ce qu’on souhaite c’est que tous les consommateurs bénéficient du coût relativement stable de l’électricité produite par les centrales nucléaires historiques », explique François de Rugy, le ministre de la Transition écologique au journal Les Echos, « Il faut donc donner accès à un volume plus important à cette électricité à un prix stable ».

Les tarifs du nucléaire en hausse ?
Problème : EDF est évidemment très défavorable au relèvement du plafond, qui va avoir un impact conséquent sur sa rentabilité. Pour faire passer la pilule, le gouvernement envisage donc d’augmenter le prix de l’Arenh (accès régulé à l’énergie nucléaire historique), c’est-à-dire le tarif auquel EDF vend son nucléaire réglementé à ses concurrents.

Pour François de Rugy, « le prix est fixé à 42 euros par mégawattheure depuis plus de 7 ans. Il n’est pas illégitime de demander une réévaluation. Il y a la réalité des consommateurs et la réalité des producteurs ». Dans l’entourage du ministre, on se veut rassurant, et on assure que cette hausse interviendrait dans un second temps, dans le cadre de discussions avec la Commission européenne.

Une solution court-termiste pour les associations de consommateurs
Si les associations de consommateurs s’accordent sur l’effet positif à court terme du relèvement du plafond, elles réclament toujours une réforme de fond permettant de garantir une stabilité des prix pour les consommateurs.

Selon François Carlier, de la CLCV, « grâce au relèvement du plafond, l’an prochain, on aura une relative stabilité des prix. Mais si le tarif du nucléaire vendu par EDF passe de 42 à 46 euros par exemple, les deux effets risquent de s’annuler. Et surtout, en augmentant le prix du nucléaire, le gouvernement entre dans une logique inflationniste, le prix du nucléaire ne baissera plus, et bientôt le problème se posera de nouveau ».

Même son de cloche du côté de l’UFC-Que Choisir. Pour Cédric Musso, directeur national de l’action politique de l’association, « le gouvernement est dans une logique court-termiste. Il n’a pas pris à temps les reformes de fond (fiscalité, reforme de la méthode de calcul) avant la hausse spectaculaire de 6%.

Et aujourd’hui, si la remontée du plafond est une réponse immédiate, dont la portée est conditionnée au tarif de l’Arenh, reste la question cruciale de l’avenir.   Il faut en effet rappeler qu’en principe l’Arenh doit disparaître en 2025, et personne n’en parle ».

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Google de nouveau attaqué pour abus de position dominante

GoogleIdealo, le comparateur de prix du géant Axel Springer, a décidé d’intenter un procès à Google en Allemagne. Il réclame un demi-milliard d’euros de dommages et intérêts au géant américain pour abus de position dominante.

Une autre amende pourrait bientôt s’ajouter à celle de presque 3 milliards d’euros infligée par la Commission européenne à Google. Idealo, le comparateur de prix du groupe internet allemand Axel Springer, vient d’intenter une action en justice contre le géant américain du web. Avec exactement les mêmes griefs que Bruxelles envers Google : l’abus de position dominante.

Idéalo accuse en effet, le groupe américain de favoriser, dans son moteur de recherche, les résultats de son propre comparateur de prix, « Google Shopping ». Ce qui caractérise à ses yeux une violation des lois européennes et allemandes sur la concurrence.

« Depuis 2008, Google a donné un avantage illégal et anticoncurrentiel à son service de comparaison de prix en le plaçant éminemment en tête de ses résultats de recherche et en rétrogradant les offres concurrentes. De plus, le service de comparaison de produits et de prix de Google, en raison de sa faible qualité et de l’absence de contenu propre, n’aurait jusqu’à aujourd’hui légalement aucune possibilité d’obtenir le meilleur classement dans les résultats de recherche par pertinence de Google », écrit Idealo dans son communiqué.

Google et Axel Springer déjà en bisbilles
Le comparateur de prix allemand réclame ainsi un demi-milliard d’euros de dommages et intérêts à Google. Un montant qui pourrait augmenter au cours de la procédure, prévient Idealo qui s’attend par ailleurs « à ce que le différend juridique s’étende sur plusieurs années ».

En 2017, Google a été condamné à 2,74 milliards d’euros d’amende par Bruxelles pour la même raison : la Commission européenne a estimé que le groupe manipulait les résultats de son moteur de recherche pour systématiquement favoriser son service Google Shopping au détriment de la concurrence.

Au total, Google a été mis trois fois à l’amende en Europe pour abus de position dominante. Le géant américain s’est aussi vu réclamer 4,34 milliards pour avoir imposé son moteur de recherche aux smartphone qui utilisent son système d’exploitation mobile, Android, et 1,49 milliard pour les conditions anti-concurrentielles fixées à ses clients à travers sa régie publicitaire, AdSense.

De son côté Axel Springer, le propriétaire d’Idealo, n’en est pas à son premier bras-de-fer avec Google. Déjà en 2014, le géant allemand des médias avait volontairement déréférencé ses titres comme The Welt ou Computerbild, du moteur de recherche américain. Un moyen de dénoncer l’exploitation des contenus photos, extraits et résumé d’article dans « Google Actualités », sans aucune rétribution de ceux qui produisent ces contenus.

Finalement, Axel Springer dont les titres de presse avaient pâti d’une baisse de trafic de 40%, est revenu sur Google. Mais il a intenté avec d’autres médias allemands une action groupée, toujours pour abus de position dominante. L’Allemand a par ailleurs acheté 20% du capital de Qwant, un moteur de recherche français concurrent de Google dont il veut se différencier en restant respectueux de la vie privée de ses utilisateurs.

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Européennes 2019 : les élections de la dernière chance ?

Européennes 2019Cohésion menacée, percée des eurosceptiques …

Le 26 mai se tient un scrutin particulièrement chargé en incertitudes et périls pour l’Union européenne. France 24 est au rendez-vous pour vous intéresser à tous ses enjeux.

L’année 2019 sera-t-elle un bon cru pour les élections européennes ?  Intronisé en 2014, le patron de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait déclaré diriger la « Commission de la dernière chance » : un exécutif censé obtenir des résultats concrets avec une direction plus « politique ». Cinq ans plus tard, le 26 mai, d’aucuns prédisent des « élections de la dernière chance ».

L’Europe serait ainsi au pied du mur et sa cohésion menacée par la percée de partis nationalistes, populistes ou eurosceptiques. On a constaté, ces dernières années, leur progression dans les scrutins nationaux : l’extrême droite a accédé au pouvoir dans au moins six pays. En Italie, où le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini éclipse ses partenaires de coalition repoussant les navires de réfugiés en Méditerranée. En Autriche, où le FPÖ impose son agenda anti-migrants aux conservateurs.

Ces partis sont également en soutien du gouvernement en Bulgarie, en Finlande, en Grèce, et en Slovaquie … Tous d’accord pour repousser les étrangers plus loin et empêcher toute solution solidaire de la crise migratoire.

Atmosphère de fin de règne ?
Que dire des deux pays suivis à la loupe par Bruxelles pour leurs infractions répétées à l’État de droit ?   La Pologne et la Hongrie, où des partis conservateurs-nationalistes tiennent le haut de l’affiche, avec une rhétorique qui rejoint la droite la plus extrême. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, « suspendu » de son parti de centre-droit, le PPE, s’est déclaré favorable à une « démocratie illibérale » et se veut chef de file des rebelles de l’Est.

Du côté de l’extrême-gauche, la cible n’est pas la solidarité mais les accords commerciaux et les politiques européennes jugés ultra-libéraux : et pour cause, mathématiquement, les deux tiers des leaders européens sont classés au centre ou à droite.

Eurosceptiques au cœur des institutions ?
Alors oui, si on fait les comptes, sur les 705 sièges attribués aux eurodéputés de 27 pays (suite du départ du Royaume-Uni), beaucoup risquent d’être occupés par des eurosceptiques : un quart au moins. Est-ce assez pour bloquer la machine communautaire ?   Le Parlement européen devra composer une majorité non plus seulement avec les deux grands partis traditionnels (Parti Populaire européen à droite, socialistes et démocrates à gauche), mais sans doute avec un troisième soutien, voire des majorités à la carte.

Sauf que la Commission européenne va, elle aussi, changer de visage, les pays étant censés nommer de nouveaux commissaires à leur goût,  y compris bon nombre de populistes de plus en plus décomplexés : la méthode « consensuelle », de mise pour faire avancer les dossiers, risque d’en prendre un coup.

Les extrêmes ne cherchent plus la sortie
Ce vote est surtout marqué par des incertitudes sans précédents. Les europhiles se sont réjouis un peu trop tôt du mauvais exemple du Brexit, qui dissuade désormais les souverainistes de se réclamer de l’ »exit » : finie la revendication du ‘Frexit’, ‘Öxit’, ‘Italexit’ et autre ‘Hongrexit’, sauf pour une poignée de marginaux dans le paysage politique.

La mode est de tenter de détricoter le projet européen de l’intérieur. Sauf qu’il y a aujourd’hui un gros point d’interrogation sur le départ programmé des Britanniques : et s’ils restaient ?

Si la date du Brexit est repoussée bien au delà du 12 avril, les Britanniques devront participer au vote : et l’on devrait regonfler les rangs des élus de Strasbourg à 751, dont beaucoup d’élus britanniques pro-Brexit.  L’histoire du serpent qui se mord la queue. Les électeurs vont-ils une fois encore bouder ce scrutin pourtant crucial pour leur avenir ?   À la dernière consultation, ils étaient à peine 42 % à se déplacer. Hâtons-nous de rendre l’élection européenne populaire.

Sur France 24, chaîne internationale de reportages et de débats, nous vous proposons une couverture aussi riche que variée : notre « bus de l’Europe » avec quatre reporters embarqués allant à la rencontre des Européens, deux débats avec des têtes de listes françaises et européennes mais aussi des émissions spéciales en co-production France 24, Deutsche Welle, ou encore France 24, Public Sénat et enfin, dès le 13 mai, un « Journal de l’Europe » tous les jours.