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Un nouveau test préoccupant alerte sur la composition des tampons et serviettes hygiéniques

Un nouveau test préoccupant alerte sur la composition des tampons et serviettes hygiéniquesL’alerte a de quoi inquiéter : des substances indésirables ont été détectées dans des tampons et serviettes hygiéniques.

Des molécules aux effets potentiellement délétères, et qui peuvent donc représenter un danger. Mais avant de s’affoler, mieux vaut se pencher sur la question du risque.

« Les contaminations par des résidus de molécules à risque persistent », révèle le magazine 60 millions de consommateurs dans son dernier numéro, paru jeudi. Entre autres résidus détectés lors d’analyses menées sur différentes marques de protections périodiques : des phtalates, ou encore du glyphosate, herbicide controversé dont l’utilisation, en France, devrait encore se poursuivre pendant au moins trois ans.

Des concentrations inférieures aux seuils sanitaires
Comme l’indiquent les termes employés par le magazine, les substances détectées dans les protections intimes l’ont été à l’état de « résidus ». Autrement dit, des traces, présentes « à un niveau largement inférieur aux seuils sanitaires », comme le souligne dans un communiqué le syndicat des fabricants de protections hygiéniques Group’hygiène.

Les révélations du magazine 60 millions de consommateurs succèdent à celles effectuées par l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, qui en juillet dernier, publiait un rapport indiquant lui aussi la présence de substances indésirables dans certaines protections périodiques. Mais comme c’est le cas aujourd’hui, les molécules décelées il y a sept mois l’avaient été « en très faibles concentrations », si bien que l’Anses avait conclu à une absence de risque pour les utilisatrices, comme le rappelle le syndicat Group’hygiène dans son communiqué : « L’Anses a clairement conclu en juillet dernier à l’absence de risques pour l’utilisation de ces produits ».

L’immobilisme des fabricants dénoncé
Reste que l’Agence sanitaire française en avait alors appelé au principe de précaution, en demandant aux industriels « d’améliorer la qualité de [leurs] produits afin d’éliminer ou de réduire au maximum la présence des substances chimiques ». Des recommandations visiblement non-suivies d’effets, au vu des résultats d’analyse que vient de dévoiler 60 millions de consommateurs.

Au-delà du risque sanitaire, c’est donc plutôt le manque de transparence des fabricants que les révélations du magazine permettent de mettre en lumière. « Encore trop de marques restent floues sur les ingrédients utilisés dans leurs protections périodiques », dénonce le mensuel, qui conclut que « Les marques mises en cause ne sont pas forcément les mêmes mais [que] le constat demeure ».

Un statu quo pour le moins regrettable, mais dont les conséquences en terme de risque sanitaire restent à considérer avec précaution. L’alerte sur le danger a de quoi inquiéter, mais le risque, lui, ne semble pas inviter à céder à la panique.

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Le parlement britannique publie un rapport au vitriol sur Facebook, «un gangster numérique»

facebookLes députés estiment que Facebook outrepasse allègrement la loi. Ils recommandent l’instauration d’un code de déontologie contraignant qui serait supervisé par une régulateur indépendant.

Les réseaux sociaux, en particulier Facebook, doivent être davantage régulés afin de les empêcher d’agir comme des « gangsters numériques » et de publier des infox, ont conclu des parlementaires britanniques dans un rapport très critique publié lundi. « Les entreprises comme Facebook ne devraient pas être autorisées à se comporter comme des gangsters numériques dans le monde en ligne, en se considérant au-dessus des lois », souligne la Commission sur le numérique, la culture, les médias et le sport de la Chambre des communes (DCMS) dans ce document.

Durant plus d’un an, cette commission a enquêté sur le phénomène des « fake news » et son impact sur les récents scrutins au Royaume-Uni, dont le référendum sur le Brexit en juin 2016, s’attardant principalement sur les pratiques de Facebook. Le géant américain est empêtré dans plusieurs affaires, comme les accusations d’ingérence russe sur sa plateforme dans l’élection présidentielle américaine de 2016 mais aussi le scandale de l’exploitation par la firme Cambridge Analytica de données d’utilisateurs à leur insu à des fins politiques, de même qu’une faille de sécurité ayant conduit au piratage de millions de comptes.

Poursuites judiciaires et lourdes amendes
Pour lutter contre les « contenus préjudiciables » ou « illégaux » et protéger les données personnelles des utilisateurs, le rapport d’une centaine de pages recommande l’instauration d’un « code de déontologie contraignant », dont le respect serait assuré par un régulateur indépendant, habilité à déclencher des poursuites judiciaires et à infliger de lourdes amendes.

Le président de la commission, Damian Collins, a dit à l’AFP espérer que « d’ici la fin de l’année, il y ait une solide proposition de législation » établissant le fonctionnement de ce régulateur. « Ces entreprises ne sont pas juste des plateformes », « ne sont pas neutres » et ont une « responsabilité limitée pour le contenu posté » a souligné M. Collins.

Se disant « ouvert à une réglementation significative », Facebook a assuré ne pas avoir attendu la publication du rapport pour agir. « Nous avons déjà opéré des changements substantiels pour que toute annonce politique sur Facebook soit autorisée, mentionne son financement et soit ensuite classée dans des archives consultables durant sept ans », a détaillé Karim Palant, responsable de la politique publique de Facebook au Royaume-Uni, dans un communiqué transmis à l’AFP.

Facebook ne fait pas assez d’efforts
Il a affirmé que l’entreprise avait « triplé la taille de l’équipe œuvrant à détecter et protéger les utilisateurs de mauvais contenus (en la portant) à 30.000 personnes et investi massivement dans l’apprentissage automatique, l’intelligence artificielle et la technologie de vision par ordinateur pour aider à empêcher ce type d’abus ».

Mais les membres de la Commission britannique estiment que « Facebook ne fait pas assez pour lutter contre la désinformation et d’autres formes de contenu nuisibles, ni pour protéger la confidentialité des données et agit de manière agressive contre d’autres entreprises qui pourraient représenter une menace commerciale pour Facebook », a dit M. Collins à l’AFP.

Le rapport appelle également le gouvernement britannique à mener une « enquête indépendante » sur l’« influence étrangère », russe notamment, et la désinformation lors du référendum sur le Brexit, mais aussi les élections législatives anticipées de 2017 et le référendum sur l’indépendance de l’Écosse en 2014.

Mark Zuckerberg s’est montré méprisant
Le ministre de la Culture, Jeremy Wright, s’entretiendra cette semaine aux États-Unis avec des représentants des géants Google, Facebook, Twitter et Apple, a indiqué un porte-parole du gouvernement. L’exécutif devrait aussi publier un « livre blanc » dans le courant de cette année, énonçant des propositions pour sécuriser davantage les réseaux sociaux. Le patron du géant américain, Mark Zuckerberg, est également mis sur la sellette par les députés pour s’être dérobé à leurs convocations et avoir envoyé à sa place un de ses adjoints. « En choisissant de ne pas comparaître devant le Comité et en choisissant de ne répondre personnellement à aucune de nos invitations, Mark Zuckerberg a manifesté son mépris », souligne le rapport. Damian Collins l’a accusé d’avoir « manqué de leadership ».

Avant le Royaume-Uni, Facebook était déjà dans le viseur de la France et de l’Allemagne. Début février, le gendarme allemand de la concurrence a restreint l’exploitation par le groupe des données de ses utilisateurs en lui interdisant de piocher d’autorité dans les informations collectées par des sites tiers ou des filiales, comme Instagram et WhatsApp. En novembre, le Parlement français avait adopté deux propositions de loi pour lutter contre « la manipulation de l’information » en période électorale.

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Qui est Virginie Viard, la nouvelle directrice artistique de Chanel qui succède à Karl Lagerfeld ?

Designer Karl Lagerfeld (Right) arrivesLe « bras droit » de Karl Lagerfeld, Virginie Viard, a été nommée ce mardi pour succéder à son mentor à la création des collections Chanel.

Elle considère Karl Lagerfeld comme « la rencontre de (sa) vie ». Virginie Viard a été nommée ce mardi à la création des collections chez Chanel pour succéder au célèbre couturier dont le décès a été annoncé dans la matinée.

Présentée par ce dernier comme son « bras droit et bras gauche à la fois », c’est elle qui l’avait remplacé le 22 janvier dernier lors du défilé de la prestigieuse maison au Grand Palais, à Paris. « Fatigué », Karl Lagerfeld manquait alors un défilé Chanel pour la première fois depuis son arrivée en 1983.

Discrète, Virginie Viard est restée dans l’ombre de son mentor qu’elle a toujours vouvoyé : « C’est la seule personne que je connais très bien et que je vouvoie. Ça me plaît », confiait-elle à Madame Figaro en 2017.

Pourtant, c’est une relation de longue date qui unissait les deux passionnés de mode, de 32 ans précisément. Virginie Viard a rencontré Karl Lagerfeld en 1987, lorsqu’elle a décroché un stage aux côtés de l’emblématique styliste.

« Mes parents sont amis avec un monsieur qui était le grand chambellan du prince Rainier. C’est lui qui en a parlé à Karl. À l’époque, faire un stage, c’était moins compliqué », se souvient-elle dans un entretien accordé au Temps.

Une carrière aux côtés de Karl Lagerfeld
Virginie Viard et le « Kaiser de la mode » ne se quitteront plus. Après cinq ans chez Chanel, Karl Lagerfeld l’emmène chez la maison « Chloé ». Dix ans plus tard, elle retrouve la maison de la rue Cambon où elle est nommée directrice du studio Chanel.

Son rôle : « Donner vie aux collections avec les ateliers et les maisons du Métier d’Art, d’après les croquis de Karl », expliquait-elle au Telegraph. Au Figaro, elle a détaillé comment elle réalisait en 3D les dessins de ce dernier : « Je traduis facilement ses croquis. Nous avons une connivence de longue date. Je suis directrice de studio, avec sept ateliers, huit collections. Mais c’est Karl qui dirige les essayages ». « Il me donne ses trucs et après je fais ma sauce », décrivait-elle.

D’ailleurs, elle n’a jamais envisagé travailler avec quelqu’un d’autre : « Sa manière de travailler est tellement marrante, sa manière d’être aussi! Il est trop drôle.  On ne s’embête pas deux secondes avec lui », soulignait-elle, ajoutant qu’ils travaillaient « tout le temps jusqu’à 21h30 et un peu les week-ends ».

« J’aime la mode qui dure »
Si elle dit toujours aimer « la frénésie des défilés » et « la cadence des collections », Virginie Viard n’hésite pas à se montrer critique envers le monde de la mode. « Aujourd’hui tout est faussé : la perpétuelle course à la tendance et la déferlante des collections me dépriment. J’aime la mode qui dure, celle qui s’inscrit dans le temps. Les vêtements qui, finalement, ne sont pas à la mode … « , expliquait-elle.

Ainsi, celle qui a vécu sur King’s Road en plein quartier punk à Londres en 1984 a gardé un style à la fois chic et Rock & Roll : « Le vêtement ne me fait pas peur. J’oscille entre romantico-vintage (mes robes en dentelle et mes combinaisons années 70) et esprit rock (en slim et boots) », assurait-elle.

Désormais, Virginie Viard va entamer un nouveau chapitre de sa carrière, devenant la première femme à la tête de la marque depuis Coco Chanel. Après plus de vingt ans en tant que directrice du studio, c’est à « la plus proche collaboratrice de Karl Lagerfeld […] qu’Alain Wertheimer (copropriétaire de Chanel) a confié le soin d’assurer la création des collections pour continuer de faire vivre l’héritage de Gabrielle Chanel et de Karl Lagerfeld », a indiqué Chanel dans un communiqué.

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Theresa May reste « déterminée » à mettre en oeuvre le Brexit dans les temps

thérésa mayLe Sunday Times évoque un projet d’évacuer la reine Elizabeth II de Londres en cas d’émeutes provoquées par un « no deal »

La Première ministre britannique Theresa May a réaffirmé dimanche sa détermination à mettre en œuvre le Brexit à la date prévue du 29 mars et à obtenir des concessions de l’UE sur l’accord de divorce, malgré le refus de Bruxelles de le renégocier.

« Je suis déterminée à mettre en œuvre le Brexit, et déterminée à le mettre en œuvre dans les temps  le 29 mars 2019 », a écrit la dirigeante conservatrice dans une tribune publiée dimanche par « The Sunday Telegraph ».

Elle a ainsi écarté la possibilité d’un report du Brexit, comme l’ont suggéré plusieurs responsables politiques, dont le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt ou le ministre du Commerce extérieur Liam Fox, afin de permettre l’adoption de la législation nécessaire à son exécution. Theresa May a également dit vouloir trouver une issue sur le Brexit qui soit susceptible de rallier une majorité au Parlement, Brexiters comme europhiles.

« Je serai armée d’un nouveau mandat »
« Quand je retournerai à Bruxelles, je me battrai pour la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, je serai armée d’un nouveau mandat, d’idées nouvelles et d’une détermination renouvelée pour convenir d’une solution pragmatique qui mette en oeuvre le Brexit », a-t-elle insisté.

Après le rejet cinglant mi-janvier, de l’accord de divorce conclu avec l’UE, les députés ont adopté mardi un amendement demandant des « arrangements alternatifs » aux dispositions relatives au « filet de sécurité » (ou « backstop ») visant à éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande.

Cette clause très controversée prévoit une union douanière entre le Royaume-Uni et l’UE, avec en sus, pour la province britannique d’Irlande du Nord, un alignement sur certaines réglementations européennes en matière sanitaire et de taxes. Les députés britanniques, en particulier les Brexiters, estiment qu’elle conduira à l’amarrage permanent de leur pays à l’UE.

Après le vote de cet amendement, Theresa May a dit vouloir rouvrir les négociations avec l’UE dans l’espoir d’éviter un « no deal », même si les Européens lui ont jusqu’ici adressé un refus ferme.

« C’est ce que le Parlement m’a chargée de faire », a-t-elle soulignée dans le Sunday Telegraph, affirmant que le chef de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, y était également favorable. Un soutien du Labour pourrait lui permettre de faire avaliser son accord, espère-t-elle. « Si nous nous serrons les coudes et parlons d’une seule voix, je crois que nous pouvons trouver la juste voie », a insisté Mme May.

Elle a réfuté qu’une réouverture des négociations sur le « backstop » menacerait l’accord de paix de 1998 ayant mis fin à trois décennies de violences en Irlande du Nord, comme l’a soutenu le ministre irlandais des Affaires étrangères dans le Sunday Times.

La cheffe de l’exécutif s’est engagée à faire voter un accord remanié « dès que possible ». Dans le cas où elle ne l’obtiendrait pas d’ici au 13 février, elle organisera un vote à la Chambre des communes le 14 février pour laisser les députés s’exprimer sur ce qu’ils veulent.

Évacuation de la reine ?
Downing Street a par ailleurs démenti dimanche des informations de presse selon lesquelles le gouvernement prévoyait d’organiser des élections anticipées le 6 juin, alors que le Parti travailliste apparaît en position de faiblesse.

Selon un sondage publié par l’hebdomadaire de gauche The Observer et réalisé auprès plus de 2.000 personnes, le Labour recueillait fin janvier-début février 34% d’intentions de vote, devancé de sept points par les conservateurs (41%). Il précise que des députés travaillistes envisagent de créer un nouveau parti, déçu notamment de la gestion du Brexit par Jeremy Corbyn.

Sans accord, le Royaume-Uni risque de quitter le bloc européen sans garde-fou fin mars, une hypothèse redoutée par les milieux économiques. « Nous serions capables de gérer un tel scénario mais il ne serait pas dans notre intérêt de s’engager sur cette voie », a déclaré Liam Fox sur Sky News, alors que les scénarios catastrophes se multiplient dans la presse.

Dimanche, le constructeur automobile japonais Nissan a annoncé qu’il renonçait à produire l’un de ses modèles, le crossover X-Trail, en Angleterre. « L’incertitude persistante autour des futures relations du Royaume-Uni avec l’UE n’aide pas des entreprises comme la nôtre à planifier l’avenir », justifie Gianluca de Ficchy, le président de Nissan Europe, dans un communiqué.

Le Sunday Times évoque lui un projet d’évacuer la reine Elizabeth II de Londres en cas d’émeutes provoquées par un « no deal ». Interrogé par l’AFP, le palais de Buckingham n’a pas fait de commentaire.

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Le Royaume-Uni se fâche contre l’UE, qui qualifie Gibraltar de « colonie »

thérésa mayLe gouvernement britannique a jugé « complètement inacceptable » la référence à Gibraltar comme une « colonie » du Royaume-Uni, dans un document publié vendredi par le Conseil européen.

C’est une note de bas de page qui, dans la situation déjà tendue entre l’UE et le Royaume-Uni, ne va pas arranger les choses. Le gouvernement de Theresa May s’est agacé contre la référence à Gibraltar comme une « colonie » britannique, dans un document publié vendredi par le Conseil européen. Cette mention « Gibraltar est une colonie de la couronne britannique »  apparaît discrètement dans ce document qui propose d’exempter de visa les Britanniques souhaitant entrer dans l’espace Schengen après le Brexit pour une courte durée (jusqu’à 90 jours). Est également précisé une « controverse » entre l’Espagne et le Royaume-Uni en ce qui concerne sa souveraineté.

« Il est complètement inacceptable de décrire Gibraltar de cette façon », a réagi le porte-parole de la Première ministre britannique auprès de journalistes. « Gibraltar fait partie à part entière de la famille britannique et cela ne changera pas du fait de notre sortie de l’UE », a-t-il ajouté. Ce territoire de 6,8 km2, à l’extrémité sud de la péninsule ibérique, a été cédé par Madrid en 1713 à la couronne britannique, mais l’Espagne en revendique depuis longtemps la souveraineté.

Gibraltar craint que cet épisode « alimente le conflit »
Les 33.000 habitants du « Rocher » avaient rejeté l’idée d’une souveraineté partagée lors d’un référendum en 2002. « Toutes les parties devraient respecter le souhait démocratique du peuple de Gibraltar d’être britannique », a souligné un autre porte-parole du gouvernement britannique dans un communiqué.

« Le recours à un tel langage (…) ne contribue pas à bâtir un climat de compréhension et de confiance entre Gibraltar et l’Espagne alors que nous nous préparons à quitter l’UE », a réagi de son côté le gouvernement de Gibraltar dans un communiqué. « Cela aura en fait l’effet totalement inverse, en alimentant le conflit plutôt que la coopération », a-t-il ajouté. « Cela n’a pas du tout sa place dans l’Europe moderne d’aujourd’hui ».

Lors du référendum britannique de 2016 sur le Brexit, 96% des habitants de Gibraltar s’étaient exprimés en faveur de l’appartenance au bloc européen, le score le plus élevé pour le maintien. L’accord de divorce conclu entre Londres et Bruxelles, mais rejeté mi-janvier par les députés britanniques, comprend plusieurs dispositions concernant Gibraltar. Ces dernières prévoient de mettre en place des mesures pour collaborer dans la lutte contre la contrebande de tabac, entre polices, ainsi qu’en matière de droits des travailleurs et d’environnement.

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De grandes marques remettent la consigne au goût du jour

consigneEn collaboration avec une vingtaine de géants de la grande distribution, une plateforme de commerce en ligne, Loop, va proposer des produits dans des emballages consignés, réutilisables ou recyclables. Ce service sera d’abord testé à Paris et New-York, dès le printemps.

La consigne ne sera bientôt plus uniquement l’apanage d’une poignée d’épiceries solidaires. Pressés de trouver des alternatives au plastique, les industriels se lancent eux aussi dans le zéro déchet. Vingt-cinq multinationales de la grande distribution, dont Procter&Gamble, Nestlé, PepsiCo, Unilever, Coca-Cola, Mondelez, Danone, ou encore le français Carrefour, vont commercialiser des produits vendus dans des emballages consignés, réutilisables ou recyclables via un site de commerce en ligne baptisé Loop (boucle).

Cette plateforme, présentée officiellement jeudi dernier lors du Forum économique de Davos, a été lancée par l’entreprise américaine Terracycle, présente dans une vingtaine de pays et spécialisée dans le traitement de déchets difficiles à recycler. Elle propose de «collecter les produits usagés sur le pas-de-porte des consommateurs en vue d’un recyclage et d’une réutilisation», précise un communiqué.

D’abord testé à Paris et New-York
L’opération sera testée à partir du mois de mai à Paris et New-York, avant d’être élargie à d’autres grandes villes comme Londres, Toronto, Tokyo, San Francisco. Tom Szaky, PDG de TerraCycle, ambitionne de «créer une nouvelle façon de consommer des produits de manière plus responsable», dans des «emballages durables, réutilisables ou entièrement recyclables».

Concrètement, comment cela fonctionne-t-il ?   Il s’agit d’un site de commerce en ligne sur lequel vous trouverez des produits de consommation courante : pâtes, huiles, biscuits, jus de fruit, produits de beauté et d’entretien. Lors du lancement, une centaine de références sera disponible. La particularité est que vous n’achetez que le produit et non son emballage, fabriqué dans un matériau réutilisable ou recyclable : acier pour les céréales, aluminium pour le shampoing, manche durable pour les brosse à dents (seule la tête se remplace) …

Une fois le contenu consommé, un transporteur partenaire vient récupérer les contenants à domicile. Ces derniers seront ensuite «nettoyés et réutilisés pour une future commande, ou recyclés», précise Loop dans un communiqué. «S’il y a des produits usagés récupérables, comme des couches, des tampons, des rasoirs ou des parties de brosse à dents, ils seront récupérés en vue d’une réutilisation ou d’un recyclage», précise encore la plateforme.

Les allers-retours se feront dans un sac spécifique destiné à éliminer les cartons et autres emballages. Il sera aussi possible de souscrire un abonnement pour recevoir le même produit une fois le contenant vide renvoyé. «Le montant de la consigne sera remboursé graduellement à chaque restitution» précise Carrefour qui va expérimenter le «système»

Loop en région parisienne à partir de l’été 2019, les produits coûteront environ le même prix que les mêmes produits avec emballage à usage unique. Mais il faudra régler une caution de quelques euros pour la consigne et les frais de transport :  25 euros de livraison à la première commande, gratuit à partir de 12 produits.

Pour les industriels, ce projet n’est pas forcément immédiatement rentable, mais c’est une façon de répondre à cette tendance de consommation du zéro déchet à laquelle les consommateurs sont de plus en plus sensibles. Et ce trente ans après la disparition des bouteilles consignées, délaissées au profit des emballages plastiques et les bouteilles en verre à usage unique.

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Henry Chapier : Décès de l’homme qui confessait les stars sur « le divan »

henry charpierHenry Chapier, critique de cinéma et célèbre animateur à la télévision de l’émission « Le Divan » est décédé dans la nuit de samedi à dimanche.

C’est un grand homme de culture qui s’est éteint. Le journaliste Henry Chapier est décédé à l’âge de 85 ans, annonce dimanche 27 janvier dans un communiqué la Maison européenne de la photographie, qu’il avait présidée de 1996 à 2017.  « Quelle tristesse de perdre un si grand Parisien », a réagi sur Twitter la maire de Paris, Anne Hidalgo, peu après l’annonce de sa mort.

Henry Chapier était connu du grand public comme l’animateur de la célèbre émission « Le Divan », diffusée sur FR3 de 1987 à 1994, dans laquelle il interviewait des personnalités culturelles et politiques. Dans cette émission devenue culte, Henry Chapier a reçu plus de 300 personnalités parmi lesquelles Serge Gainsbourg, Jean-Marie Le Pen, Spike Lee, Jeanne Moreau, le mime Marceau ou encore Simone Veil. A noter que cette émission a fait son retour à la télévision ces dernières années, avec Marc-Olivier Fogiel dans le rôle du confesseur.

Ce journaliste est né en Roumanie le 14 novembre 1933, d’un père français avocat et d’une actrice autrichienne, avant de fuir son pays natal avec sa famille en 1947. Il arrive en France à l’âge de 15 ans et s’illustre d’abord comme un critique de cinéma reconnu, notamment à Combat, puis au Quotidien de Paris.

Ce passionné de photo et d’art, qui parlait pas moins de sept langues, a co-fondé en 1978 « Paris Audiovisuel » qui deviendra la Maison européenne de la photographie et permettant à la capitale de devenir l’une des métropoles phares de la création photographique contemporaine.