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Quels dangers pour vos médicaments pendant la canicule ?

Quels dangers pour vos médicaments pendant la caniculeS’hydrater, chercher l’ombre et le frais, éviter tout effort sportif… et faire attention à ses médicaments. BFMTV.com vous explique comment et pourquoi la canicule peut nuire à votre traitement médical.

L’Hexagone est frappé par une seconde canicule depuis lundi, qui devrait durer jusqu’à vendredi. Plusieurs recommandations concernant la santé sont diffusées par le gouvernement : s’hydrater, ne pas être exposé au soleil pendant les heures les plus chaudes, essayer d’éviter les efforts physiques … Mais aussi : « en cas de maladies chroniques ou de traitement médicamenteux régulier, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant ou votre pharmacien ».

Outre la plus grande attention portée aux personnes malades en cas de chaleurs extrêmes, l’ANSM (Agence Nationale de la Santé et du Médicament) recommande de prendre aussi garde aux médicaments en eux-mêmes.

« L’exposition à des températures élevées, pour des périodes plus ou moins prolongées, peut avoir une incidence sur la conservation des médicaments, particulièrement ceux nécessitant des précautions particulières de stockage et de conservation », explique l’ANSM sur son site.

Il existe différentes températures auxquelles conserver ses médicaments, comme l’explique l’ANSM : ceux à garder entre +2 et +8°C, ceux à conserver à une température inférieure à 25 ou 30°C et les médicaments à conserver à température ambiante.

Attention à la chaîne du froid
Le premier type de traitement est particulièrement sensible aux changements de températures, et « plus il fait chaud, plus la moindre défaillance peut-être fatale dans la chaîne du froid », explique Yohann Caboni, directeur général et cofondateur de Koovea, entreprise de suivi de températures en temps réel de produits, notamment de garantie de la chaîne du froid.

Le potentiel immunogène des vaccins ou les anti-venins, qui doivent être conservés entre 2 et 8°C, peut par exemple être altéré en cas d’exposition trop longue à la chaleur. En cas de transport, il faut donc les conserver dans un sac isotherme réfrigéré.

Ces produits étant habituellement « conservés dans des réfrigérateurs ou des chambres froides, les températures élevées devraient être sans conséquence sur leur stabilité », écrit l’ANSM, précisant toutefois : « s’ils sont utilisés assez rapidement une fois sortis du réfrigérateur ».

Chez Koovea, qui s’occupe du suivi de la chaîne du froid pour le transport des médicament du laboratoire à la pharmacie, il faut être particulièrement vigilant. « C’est pendant cette période de canicule extrême que l’on se rend compte de la défaillance de certaines chaînes », explique Yohann Caboni à BFMTV.com

Ne pas consommer les produits à l’apparence changée
Les médicaments devant être conservés entre 25 et 30°C peuvent être exposés pendant « plusieurs semaines à une température constante de 40°C », sans être dégradés, assure l’ANSM. Ceux devant être gardé à température ambiante ont, eux, « montré l’absence de dégradation après exposition pendant 6 mois à une température de 40°C ».

L’Agence du médicament précise cependant que les médicaments biologiques tels que l’insuline, « se conservent hors du réfrigérateur après ouverture à des températures ne dépassant pas 25°C ou 30°C ».

Ces règles de températures des médicaments sont précisées sur leur notice, « à défaut, évitez de les exposer à des températures supérieures à 25°C », explicite le site de l’Assurance Santé Ameli. Il ajoute que les produits ayant fondu sous la chaleur  comme les ovules, les pommades ou encore les suppositoires ne doivent pas être utilisés. Il en va de même pour « tout produit dont l’apparence extérieure est visiblement modifiée. En effet, cette altération de son aspect extérieur pourrait indiquer une modification des propriétés. »

Des médicaments à éviter par grosses chaleurs
Certains médicaments sont à éviter parce qu’ils peuvent accentuer les risques liés à la canicule, et nécessitent donc une vigilance accrue. En cas de doute ou de ressenti étrange après avoir pris votre médicament, il faut immédiatement en parler à son médecin.

Les diurétiques peuvent par exemple aggraver la déshydratation, « les médicaments contre la tension et l’angine de poitrine peuvent aggraver une hypotension », « des médicaments pour traiter une épilepsie peuvent devenir toxiques en cas de déshydratation » ou encore « certains médicaments soignant la maladie de Parkinson, l’incontinence urinaire ou l’allergie peuvent gêner la transpiration » prévient l’ANSM.

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Expérimentation du cannabis thérapeutique : l’Agence du médicament donne son feu vert

cannabisL’Agence du médicament (ANSM) a donné jeudi son feu vert à une expérimentation du cannabis thérapeutique en France selon le cadre proposé fin juin par un groupe d’experts.

« Après analyse, l’Agence du médicament entérine l’avis du CSST », le comité d’experts mis en place pour réfléchir aux contours de l’expérimentation du cannabis thérapeutique, a indiqué jeudi l’autorité sanitaire dans un communiqué.

« Le cadre global qu’ils posent est un cadre à partir duquel on peut travailler, leurs propositions nous paraissent des bonnes propositions », a précisé Dominique Martin, directeur général de l’Agence nationale du médicament.

Saluant un travail « remarquablement conduit », le dirigeant souligne que le comité a « pris le temps nécessaire d’écouter les uns et les autres », dans les différentes dimensions du dossier  médicales, économiques, associatives  et n’a « pas perdu de temps » depuis sa nomination.

L’ANSM, qui avait donné fin 2018 un accord de principe au lancement d’une expérimentation du cannabis thérapeutique en France, avait alors demandé à ce comité de se pencher sur la forme à donner à cette opération. L’enjeu étant que l’ampleur de l’expérimentation et la qualité des données recueillies soient suffisantes pour, à son terme, juger de la pertinence d’une légalisation du cannabis à visée médicale.

Pas question de « joints sur ordonnance »
Pour ce test « en situation réelle », le cannabis thérapeutique pourra être prescrit chez des patients en « impasse thérapeutique », souffrant de certaines formes d’épilepsies résistantes aux traitements, de douleurs neuropathiques (résultant de lésions nerveuses) non soulagées par d’autres thérapies, d’effets secondaires des chimiothérapies ou encore pour les soins palliatifs et les contractions musculaires incontrôlées de la sclérose en plaques ou d’autres pathologies du système nerveux central.

Pas question toutefois de « joint sur ordonnance »: les produits prescrits seront inhalés (huile, fleurs séchées) ou ingérées (solutions buvables, gouttes et capsules d’huile).

Le comité de treize spécialistes, présidé par le psychiatre et pharmacologue Nicolas Authier, a aussi recommandé de réserver la « prescription initiale » de produits à base de cannabis aux médecins exerçant dans des centres de référence (centres anti-douleur, centres experts de la sclérose en plaques, etc …).  Les médecins participant à l’expérimentation seront volontaires et auront obligatoirement suivi une formation en ligne, dont les modalités restent à déterminer.

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Misophonie : quand les bruits rendent fou

MisophonieBruits de bouche, tapotement de clavier ou tic-tac d’une horloge, la misophonie se traduit par la haine de certains sons. Des techniques existent pour lutter contre ce trouble.

C’est un trouble dont souffriraient 3 à 5% des Français. La « misophonie » se traduit par la haine de certains sons. Bruits de respiration, de mastication ou encore tic-tac d’une horloge, ces sons sont vécus comme un agacement, voire une souffrance pour certains.

Misophonie« Je bloque dessus »
L’acteur Bruno Salomone souffre de ce trouble. Celui qui a récemment publié le livre Les Misophones, explique sur notre antenne l’irritabilité liée à certains sons : « C’est le principe de la goutte d’eau, qui revient tout le temps. A priori c’est un bruit joli mais si ça dure un certain temps, je ne peux pas, je bloque dessus et je vais chercher où est cette goutte d’eau. C’est plein de petits bruits qui sont anodins pour la plupart des gens mais qui sont sournois », confie l’acteur.

Stratégies d’exclusion
La misophonie n’est pas reconnue comme une maladie mais comme un trouble psychique pouvant entraîner des comportements asociaux : agacement, agressivité verbale, ou isolement, dans les cas les plus extrêmes, explique à BFMTV, Philippe Metzger, audioprothésiste : « Si la misophonie n’est pas très accentuée, la personne vivra très bien. Elle sera simplement un peu gênée par certains bruits qui vont lui paraître pénibles. Pour d’autres qui sont vraiment gênés, cela va aller jusqu’à des stratégies dites d’exclusion. Ils vont fuir tous les lieux où il pourrait y avoir ce bruit, par exemple, les repas entre amis ou en famille ».

Une étude publiée en 2017 des chercheurs de l’université de Newcastle avait fait remarquer que l’imagerie cérébrale des personnes atteintes de misophonie présente une anomalie dans le mécanisme de contrôle émotionnel, ce qui amène leur cerveau à réagir excessivement à l’écoute de ces sons.

Solutions thérapeutiques
Cette activité cérébrale serait liée à des connexions neurologiques différentes à partir du lobe frontal, ce qui entraîne une augmentation de la fréquence cardiaque et de la sudation.

Pour vivre avec ce trouble, cette même étude proposait des solutions thérapeutiques qui consistent à identifier la signature cérébrale de ces sons déclencheurs puis tenter un traitement tel que le neuro-feedback. Cette technique consiste à utiliser un processus d’apprentissage pour entraîner le cerveau à modifier et à réguler son activité cérébrale.

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Comment soigner un coup de soleil ?

coup de soleilPiégés par le soleil ?   Pas de panique. Si la brûlure est légère, il existe des remèdes simples pour soigner un coup de soleil.

Avec le retour des beaux jours et l’arrivée des vacances d’été, attention aux coups de soleil. Quels gestes adopter si, malgré la crème solaire, on ne parvient pas à les éviter ?    Si la brûlure est légère, il est tout à fait possible de se soigner soi-même grâce à des remèdes naturels ou des pommades cicatrisantes. Si la brûlure est plus importante, l’intervention du médecin peut néanmoins être nécessaire.

La règle d’or : beaucoup s’hydrater
La règle d’or en cas de coups de soleil: boire beaucoup d’eau pour permettre d’hydrater l’organisme. Le soleil déshydrate en effet le corps. C’est d’ailleurs pour cela que l’on se sent fatigué après une journée de farniente à la plage.

Il faut ensuite éviter de se ré-exposer au soleil en attendant que la brûlure disparaisse. Le cas échéant, il faut se couvrir ou appliquer de la crème solaire d’indice supérieur à 50.

Crèmes hydratantes, argile, aloé vera et vinaigre de cidre
Pour soulager un léger coup de soleil, la première chose à faire est de rafraîchir la zone qui a été brûlée.  « Rafraîchissez la zone brûlée avec de l’eau du robinet (entre 15°C et 25°C), environ 15 minutes, jusqu’à disparition totale de la douleur, ou prenez un bain tiède et non froid si la zone brûlée est étendue », conseille le site Ameli.fr. (cliquez ici)

Ensuite, il est possible d’appliquer une pommade calmante et hydratante comme la Biafine, qui aidera à la cicatrisation. On peut aussi opter pour plusieurs remèdes naturels comme appliquer du yaourt, du vinaigre de cidre ou du gel d’aloé vera sur la zone brûlée.

Autre astuce : utiliser de l’argile mélangée avec de l’huile essentielle de lavande, connue pour ses vertus cicatrisantes. La recette est très simple : il suffit de mélanger de la poudre d’argile verte avec de l’eau froide et de rajouter cinq gouttes d’huile essentielle de lavande. On applique ensuite la mixture pendant une à deux heures.

Les vertus thérapeutiques de ces remèdes naturels n’ont pas été prouvées scientifiquement. Ils aident néanmoins à soulager la douleur.

Quand consulter un médecin ?
Ces premiers conseils fonctionnent uniquement sur de légers coups de soleil. Si quelques heures après l’exposition des cloques apparaissent, il s’agit alors d’une brûlure de second degré.

Dans le cas où les cloques sont assez petites et entourées d’une zone rouge, on a affaire à une brûlure de second degré superficiel. « Des précautions supplémentaires sont à prendre pour éviter une infection. Nettoyez les zones brûlées au savon, avec un antiseptique dermique. Les cloques peuvent s’infecter car les bactéries présentes sur la peau ne sont pas détruites par un coup de soleil », explique encore le site Ameli.

Si les brûlures couvrent plus de 10% du corps, que les cloques sont importantes ou touchent des zones sensibles du corps, ou que la douleur s’accompagne d’étourdissements et de signes de déshydratation, il est alors indispensable de consulter un médecin qui déterminera le traitement à adopter.

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Alerte rouge aux pollens de graminées

allergieUne grande partie de l’Hexagone présente un risque « élevé » à « très élevé » d’allergie aux pollens de graminées. Un cauchemar pour les allergiques.

Gare aux pollens de graminées, pour certains, profiter des beaux jours dans les parcs relève du parcours du combattant. La période est en effet redoutée des allergiques, assaillis par les pollens. Depuis quelques jours, le risque d’allergie associé aux graminées « reste majoritairement élevé à très élevé », prévient le Réseau national de surveillance aérobiologique.

Vingt-six départements sont en alerte rouge. Seuls cinq départements de l’Hexagone présentent un risque « moyen »: le Finistère, l’Orne, la Mayenne, la Sarthe et les Alpes-Maritimes.

Les consultations s’enchaînent chez les allergologues. Deux fois par an, Clarisse vient faire des tests pour suivre l’évolution de ses allergies. Être sensible aux pollens de graminées peut se révéler très handicapant.

« Aérez très tôt le matin, lavez-vous les cheveux »
« Il y a des jours, c’est 50, 60, 70 éternuements dans la journée. La boîte de mouchoirs qui y passe, le nez comme ça … Il y a des jours, c’est compliqué », se plaint-elle à notre micro.

Hormis les traitements symptomatiques, des gestes simples peuvent simplifier le quotidien des allergiques. « Aérez très tôt le matin avant que la chaleur monte, ou très tard le soir après que la chaleur a baissé. Lavez-vous les cheveux pour enlever les pollens qui se seront accumulés dedans à cause de l’électricité statique », conseille le Dr Hervé Masson.

En France, les allergies aux pollens concernent plus de 20% de la population, selon le Réseau national de surveillance aérobiologique.

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Trachéite : traitement, symptômes, contagion, qu’est ce que c’est ?

TrachéiteDéfinition : qu’est ce que la trachéite ?
La trachéite est une inflammation des muqueuses de la trachée. Il s’agit du conduit de transit qui achemine l’air des voies aériennes supérieures (gorge, nez, oreilles) jusqu’au voies aériennes inférieures (poumons).

On distingue deux types de trachéites. La trachéite aiguë est passagère et se guérit au bout de quelques jours. La trachéite chronique est en revanche plus dure à traiter car l’inflammation dure plus longtemps.

Bien que provoquant une gêne, la trachéite est le plus souvent bénigne et n’entraîne aucune complication sérieuse. Elle est le plus souvent diagnostiquée en automne et au printemps.

Symptômes : comment reconnaître une trachéite ?
La trachéite se manifeste par une sensation d’irritation à la base du cou qui va provoquer une toux sèche et spasmodique. Ces quintes de toux font surtout leur apparition la nuit lors des changements de positions entraînant des troubles du sommeil. La contraction répétée du thorax peut entraîner des douleurs thoraciques.

En cas d’infection virale, une fièvre importante peut se déclarer. La trachéite peut parfois être associée à une laryngite, et s’accompagne alors d’une voix enrouée.

Causes de la trachéite
La trachéite est le plus souvent d’origine virale, provoquée par une infection ORL comme une bronchite, une rhinopharyngite ou une pharyngite. Dans certains cas, plus rares, c’est une bactérie qui en est la cause.

La trachéite n’est contagieuse que lorsqu’elle est d’origine infectieuse. Les particules sont expulsées lors de la toux et se propagent dans l’air.

Parmi les autres facteurs, on retrouve l’inhalation de tabac, de pollution ou autres substances néfastes pour le système respiratoire ainsi que des allergies, au pollen par exemple.

Traitement : comment soigner une trachéite ?
En cas de trachéite aiguë, la maladie tend d’elle-même vers la guérison au bout de quelques semaines. Le traitement vise donc à atténuer la toux et les douleurs thoraciques à l’aide de sirop et d’antitussif.

Un traitement naturel à base de boissons chaude, de miel, de thym ou de citron peut être également être mis en place. Certaines mesures simples comme humidifier la chambre ou rehausser les oreillers peuvent aider à trouver le sommeil.

Si la trachéite est chronique, il est impératif de trouver sa cause (syphilis, tuberculose …) pour pouvoir la traiter.

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Les principales allergies alimentaires

allergie.jpgLes aliments sont responsables d’un grand nombre d’allergies. Parmi eux, certains sont particulièrement propices à entraîner des réactions. Lait de vache, œufs de poule, arachides.

Les aliments qui peuvent entraîner des allergies alimentaires sont légion. Le point sur ces grands accusés de l’assiette.

L’allergie au lait de vache
C’est l’allergie du nourrisson la plus fréquente mais elle peut s’observer à tout âge. Elle débute en général au troisième  mois, lors de l’arrêt de l’allaitement maternel. Elle peut provoquer de simples troubles digestifs, mais aussi de l’eczéma, de l’urticaire chronique, voir un grand choc anaphylactique. Certaines morts subites inexpliquées du nourrisson pourraient lui être liées.

L’allergène majeur du lait de vache est la bêta-lactoglobuline mais la caséine et l’albumine sont aussi des protéines lactées potentiellement allergisantes. Enfin, l’allergène peut être un contaminant comme le nickel (cuves) ou la pénicilline (injectée à la vache laitière). Le diagnostic allergologique est établi par l’anamnèse, les tests cutanés et sanguins. Une polyallergie alimentaire est fréquente (arachide, œuf, soja).

En cas d’allergie, toute protéine lactée bovine doit être exclue de l’alimentation. En raison des allergies croisées, on supprime également les aliments à base de soja. Le régime exclut donc tous les laits, tous les produits laitiers et dérivés (yaourts, fromages blancs, petits suisses, fromages, beurre, crème fraîche), les substituts de lait à base de soja, tous les aliments contenant du lait même à l’état de traces et un grand nombre de produits infantiles (farines, petits pots, etc …). Le lactose additionné aux aliments ou à des médicaments peut être contaminé par les protéines de lait.

Une alimentation hypoallergénique avec des hydrolysats protéiques (Alfaré, Galliagène TCM, Nutramigen, Peptijunior, Pregestimil, etc …) permet l’arrêt des symptômes et favorise une auto-guérison spontanée dans 90 % des cas entre 9 et 12 mois.

L’allergie à l’œuf de poule
Les allergènes majeurs de l’œuf sont l’albumine (protéine thermolabile détruite par la chaleur) et l’ovomucoïde (protéine thermostable résistante à la chaleur). Dans ce dernier cas, la cuisson de l’œuf ne protège pas contre l’allergie.

L’allergie aux protéines d’œuf de poule est une allergie fréquente qui concerne 5 % des enfants atopiques. L’allergie à l’œuf peut être aussi brutale et aussi grave que l’allergie au lait. Certaines personnes très sensibles sont mêmes mortes de choc anaphylactique ou d’oedème du larynx, pour avoir seulement ingéré des particules résiduelles, provenant d’une minime trace d’œuf cuit, encore présente sur un ustensile de cuisine insuffisamment lavé.

L’allergie à l’œuf n’est heureusement pas toujours aussi grave. Elle se contente de provoquer en général de l’urticaire ou de l’eczéma. Certains enfants allergiques à l’œuf ne peuvent pas être vaccinés avec des vaccins en contenant des traces.

Le diagnostic de l’allergie à l’œuf est comparable à celui de l’allergie au lait. L’éviction prolongée de l’œuf permet dans 50 % des cas la réinstallation d’une tolérance à l’œuf, à vérifier en milieu médicalisé.

L’allergie à l’arachide
L’arachide ou cacahuète est une légumineuse très consommée aux Usa et de plus en plus utilisée en Europe. Son usage s’est répandu dans l’industrie agroalimentaire. Elle fut introduite involontairement dans les laits maternisés, comme contaminant de l’huile d’arachide. L’huile d’arachide, pourtant pure à 99 %, peut en effet contenir des traces suffisantes de protéines pour sensibiliser et provoquer une réaction allergique. La sensibilisation à l’arachide peut être aussi grave que l’allergie au lait ou à l’œuf.

L’arachide et le beurre de cacahuète sont également les plus fréquents des allergènes « masqués », présents dans de très nombreux aliments, comme les bouillies de céréales, les pâtisseries, les sauces, etc. Le diagnostic de l’allergie à l’arachide est comparable à celui des autres allergies. Sa guérison est exceptionnelle. En général, ce type d’allergie à l’arachide persiste toute la vie.

Les allergies alimentaires croisées avec l’allergie au latex
Le latex est une substance issue de l’hévéa (Hevea brasiliensis) et contenue dans les gants, tétines, ballons, préservatifs, matériel d’anesthésie, sondes urinaires, etc. Pour des raisons encore mal comprises, l’allergie au latex est de plus en plus fréquente dans tous les pays. Elle est croisée avec certains aliments : avocats, bananes, kiwis, noix de cajou, châtaignes, fruits de la passion etc …

Le talc, qui est fréquemment additionné aux gants de latex, entraîne en se volatilisant des microparticules antigéniques de latex qui peuvent provoquer une allergie respiratoire ou cutanée à distance du gant. La première cause des chocs allergiques au cours d’une intervention chirurgicale chez l’enfant est l’allergie aux protéines de latex.

Le choc a lieu au moment du contact avec le latex contenu dans les gants du chirurgien. Des gants en néoprène (garantis sans latex) sont disponibles dans tous les blocs opératoires pour assurer les soins aux enfants sensibilisés détectés lors de l’interrogatoire pré-opératoire effectué par l’anesthésiste.