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Alerte rouge aux pollens de graminées

allergieUne grande partie de l’Hexagone présente un risque « élevé » à « très élevé » d’allergie aux pollens de graminées. Un cauchemar pour les allergiques.

Gare aux pollens de graminées, pour certains, profiter des beaux jours dans les parcs relève du parcours du combattant. La période est en effet redoutée des allergiques, assaillis par les pollens. Depuis quelques jours, le risque d’allergie associé aux graminées « reste majoritairement élevé à très élevé », prévient le Réseau national de surveillance aérobiologique.

Vingt-six départements sont en alerte rouge. Seuls cinq départements de l’Hexagone présentent un risque « moyen »: le Finistère, l’Orne, la Mayenne, la Sarthe et les Alpes-Maritimes.

Les consultations s’enchaînent chez les allergologues. Deux fois par an, Clarisse vient faire des tests pour suivre l’évolution de ses allergies. Être sensible aux pollens de graminées peut se révéler très handicapant.

« Aérez très tôt le matin, lavez-vous les cheveux »
« Il y a des jours, c’est 50, 60, 70 éternuements dans la journée. La boîte de mouchoirs qui y passe, le nez comme ça … Il y a des jours, c’est compliqué », se plaint-elle à notre micro.

Hormis les traitements symptomatiques, des gestes simples peuvent simplifier le quotidien des allergiques. « Aérez très tôt le matin avant que la chaleur monte, ou très tard le soir après que la chaleur a baissé. Lavez-vous les cheveux pour enlever les pollens qui se seront accumulés dedans à cause de l’électricité statique », conseille le Dr Hervé Masson.

En France, les allergies aux pollens concernent plus de 20% de la population, selon le Réseau national de surveillance aérobiologique.

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Trachéite : traitement, symptômes, contagion, qu’est ce que c’est ?

TrachéiteDéfinition : qu’est ce que la trachéite ?
La trachéite est une inflammation des muqueuses de la trachée. Il s’agit du conduit de transit qui achemine l’air des voies aériennes supérieures (gorge, nez, oreilles) jusqu’au voies aériennes inférieures (poumons).

On distingue deux types de trachéites. La trachéite aiguë est passagère et se guérit au bout de quelques jours. La trachéite chronique est en revanche plus dure à traiter car l’inflammation dure plus longtemps.

Bien que provoquant une gêne, la trachéite est le plus souvent bénigne et n’entraîne aucune complication sérieuse. Elle est le plus souvent diagnostiquée en automne et au printemps.

Symptômes : comment reconnaître une trachéite ?
La trachéite se manifeste par une sensation d’irritation à la base du cou qui va provoquer une toux sèche et spasmodique. Ces quintes de toux font surtout leur apparition la nuit lors des changements de positions entraînant des troubles du sommeil. La contraction répétée du thorax peut entraîner des douleurs thoraciques.

En cas d’infection virale, une fièvre importante peut se déclarer. La trachéite peut parfois être associée à une laryngite, et s’accompagne alors d’une voix enrouée.

Causes de la trachéite
La trachéite est le plus souvent d’origine virale, provoquée par une infection ORL comme une bronchite, une rhinopharyngite ou une pharyngite. Dans certains cas, plus rares, c’est une bactérie qui en est la cause.

La trachéite n’est contagieuse que lorsqu’elle est d’origine infectieuse. Les particules sont expulsées lors de la toux et se propagent dans l’air.

Parmi les autres facteurs, on retrouve l’inhalation de tabac, de pollution ou autres substances néfastes pour le système respiratoire ainsi que des allergies, au pollen par exemple.

Traitement : comment soigner une trachéite ?
En cas de trachéite aiguë, la maladie tend d’elle-même vers la guérison au bout de quelques semaines. Le traitement vise donc à atténuer la toux et les douleurs thoraciques à l’aide de sirop et d’antitussif.

Un traitement naturel à base de boissons chaude, de miel, de thym ou de citron peut être également être mis en place. Certaines mesures simples comme humidifier la chambre ou rehausser les oreillers peuvent aider à trouver le sommeil.

Si la trachéite est chronique, il est impératif de trouver sa cause (syphilis, tuberculose …) pour pouvoir la traiter.

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Les principales allergies alimentaires

allergie.jpgLes aliments sont responsables d’un grand nombre d’allergies. Parmi eux, certains sont particulièrement propices à entraîner des réactions. Lait de vache, œufs de poule, arachides.

Les aliments qui peuvent entraîner des allergies alimentaires sont légion. Le point sur ces grands accusés de l’assiette.

L’allergie au lait de vache
C’est l’allergie du nourrisson la plus fréquente mais elle peut s’observer à tout âge. Elle débute en général au troisième  mois, lors de l’arrêt de l’allaitement maternel. Elle peut provoquer de simples troubles digestifs, mais aussi de l’eczéma, de l’urticaire chronique, voir un grand choc anaphylactique. Certaines morts subites inexpliquées du nourrisson pourraient lui être liées.

L’allergène majeur du lait de vache est la bêta-lactoglobuline mais la caséine et l’albumine sont aussi des protéines lactées potentiellement allergisantes. Enfin, l’allergène peut être un contaminant comme le nickel (cuves) ou la pénicilline (injectée à la vache laitière). Le diagnostic allergologique est établi par l’anamnèse, les tests cutanés et sanguins. Une polyallergie alimentaire est fréquente (arachide, œuf, soja).

En cas d’allergie, toute protéine lactée bovine doit être exclue de l’alimentation. En raison des allergies croisées, on supprime également les aliments à base de soja. Le régime exclut donc tous les laits, tous les produits laitiers et dérivés (yaourts, fromages blancs, petits suisses, fromages, beurre, crème fraîche), les substituts de lait à base de soja, tous les aliments contenant du lait même à l’état de traces et un grand nombre de produits infantiles (farines, petits pots, etc …). Le lactose additionné aux aliments ou à des médicaments peut être contaminé par les protéines de lait.

Une alimentation hypoallergénique avec des hydrolysats protéiques (Alfaré, Galliagène TCM, Nutramigen, Peptijunior, Pregestimil, etc …) permet l’arrêt des symptômes et favorise une auto-guérison spontanée dans 90 % des cas entre 9 et 12 mois.

L’allergie à l’œuf de poule
Les allergènes majeurs de l’œuf sont l’albumine (protéine thermolabile détruite par la chaleur) et l’ovomucoïde (protéine thermostable résistante à la chaleur). Dans ce dernier cas, la cuisson de l’œuf ne protège pas contre l’allergie.

L’allergie aux protéines d’œuf de poule est une allergie fréquente qui concerne 5 % des enfants atopiques. L’allergie à l’œuf peut être aussi brutale et aussi grave que l’allergie au lait. Certaines personnes très sensibles sont mêmes mortes de choc anaphylactique ou d’oedème du larynx, pour avoir seulement ingéré des particules résiduelles, provenant d’une minime trace d’œuf cuit, encore présente sur un ustensile de cuisine insuffisamment lavé.

L’allergie à l’œuf n’est heureusement pas toujours aussi grave. Elle se contente de provoquer en général de l’urticaire ou de l’eczéma. Certains enfants allergiques à l’œuf ne peuvent pas être vaccinés avec des vaccins en contenant des traces.

Le diagnostic de l’allergie à l’œuf est comparable à celui de l’allergie au lait. L’éviction prolongée de l’œuf permet dans 50 % des cas la réinstallation d’une tolérance à l’œuf, à vérifier en milieu médicalisé.

L’allergie à l’arachide
L’arachide ou cacahuète est une légumineuse très consommée aux Usa et de plus en plus utilisée en Europe. Son usage s’est répandu dans l’industrie agroalimentaire. Elle fut introduite involontairement dans les laits maternisés, comme contaminant de l’huile d’arachide. L’huile d’arachide, pourtant pure à 99 %, peut en effet contenir des traces suffisantes de protéines pour sensibiliser et provoquer une réaction allergique. La sensibilisation à l’arachide peut être aussi grave que l’allergie au lait ou à l’œuf.

L’arachide et le beurre de cacahuète sont également les plus fréquents des allergènes « masqués », présents dans de très nombreux aliments, comme les bouillies de céréales, les pâtisseries, les sauces, etc. Le diagnostic de l’allergie à l’arachide est comparable à celui des autres allergies. Sa guérison est exceptionnelle. En général, ce type d’allergie à l’arachide persiste toute la vie.

Les allergies alimentaires croisées avec l’allergie au latex
Le latex est une substance issue de l’hévéa (Hevea brasiliensis) et contenue dans les gants, tétines, ballons, préservatifs, matériel d’anesthésie, sondes urinaires, etc. Pour des raisons encore mal comprises, l’allergie au latex est de plus en plus fréquente dans tous les pays. Elle est croisée avec certains aliments : avocats, bananes, kiwis, noix de cajou, châtaignes, fruits de la passion etc …

Le talc, qui est fréquemment additionné aux gants de latex, entraîne en se volatilisant des microparticules antigéniques de latex qui peuvent provoquer une allergie respiratoire ou cutanée à distance du gant. La première cause des chocs allergiques au cours d’une intervention chirurgicale chez l’enfant est l’allergie aux protéines de latex.

Le choc a lieu au moment du contact avec le latex contenu dans les gants du chirurgien. Des gants en néoprène (garantis sans latex) sont disponibles dans tous les blocs opératoires pour assurer les soins aux enfants sensibilisés détectés lors de l’interrogatoire pré-opératoire effectué par l’anesthésiste.

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Les Français plus nombreux que jamais à souffrir de troubles de l’érection

troubles de l'érectionEn France, 61% des hommes ont déjà été victimes de troubles de l’érection, d’après une nouvelle étude de l’Ifop publiée ce mercredi. Un sujet encore majoritairement « tabou » chez la gente masculine, souligne l’étude.

Une étude de l’Ifop pour la plateforme de santé Charles.co, publiée ce mercredi, révèle que les Français n’ont jamais été aussi nombreux à souffrir de problèmes d’érection. Pas moins de 6 hommes sur 10 ont déjà rencontré des troubles érectiles au moins une fois au cours de leur vie : un chiffre en hausse continue ces 15 dernières années.

En 2005, ils n’étaient « que » 44% à en avoir déjà rencontré, contre 61% aujourd’hui. Et pour bon nombre de ces hommes, il ne s’agit pas d’un souvenir lointain ou d’une vague expérience de jeunesse, dans la mesure où ils sont plus d’un sur trois (38%) à admettre avoir connu une forme de troubles du désir ou de l’érection au cours des 12 derniers mois.

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Dépendance aux écrans et baisse de libido
Parmi les variables lourdes qui influent sur ce type de troubles, on trouve l’âge, le stress ainsi que le lieu de résidence. Les hommes habitants en agglomération parisienne (46%) y étant nettement plus sujets que les ruraux (36%).

Pour la toute première fois, cette étude montre aussi que la dépendance aux écrans peut avoir un impact sur la libido masculine. Chez les moins de 35 ans, le nombre d’individus victimes de troubles du désir est nettement supérieure à la moyenne chez les hommes visionnant quotidiennement « des vidéos pornographiques, les réseaux sociaux, les applis d’information ou les films et séries tels qu’en offrent des services comme Netflix ».

« Étant happés par le contenu hautement addictif figurant sur leurs écrans, les jeunes auraient moins d’intérêt physique pour leur partenaire au point de relayer le sexe au second plan », explique François Kraus, directeur du pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » à l’Ifop.

Un sujet encore tabou
Or, même en 2019, ces troubles génèrent des complexes chez les hommes, qui ont « une vision très phallocentrée du plaisir sexuel ». D’après l’étude, les hommes concernés ne sont pas toujours disposés à parler de ces troubles, que ce soit à leur partenaire ou à un professionnel de santé.

Près de deux tiers d’entre eux (63%) ont déjà eu des complexes sur leur capacité à avoir une érection, et 62% sur le fait de garder leur sexe en érection pendant tout un rapport. Par conséquent, le nombre d’hommes n’ayant jamais consulté de médecin à ce sujet s’élève à 72%, et seul un quart des hommes concernés en ont déjà parlé à quelqu’un.

Un homme sur trois (33%) reconnaît avoir déjà donné à son conjoint une fausse excuse pour masquer un problème sexuel, la fatigue physique étant de loin l’argument le plus avancé. Par ailleurs, les chiffres montrent que les hommes ayant des troubles de l’érection sont deux fois plus nombreux à être complexés par la taille de leur sexe.

« Une conception pénétrative du plaisir sexuel »
Cette étude révèle que « la gent masculine a encore « une conception très pénétrative du plaisir sexuel masculin ». 56% des hommes, et 64% des hommes de moins de 30 ans, estiment qu' »un rapport sexuel doit impliquer une pénétration pour être pleinement satisfaisant ».

Pour retrouver du désir, la grande part des hommes concernés fait marcher la fabrique à fantasmes. 43% ont recours au porno, et 42% repensent à de précédents rapports sexuels. Mais dans l’ensemble, les Français restent réticents à recourir à des médicaments permettant d’améliorer les problèmes d’érection, même si 56% d’entre eux pourraient l’envisager.

Les jeunes hommes âgés de moins de 30 ans se distinguent de leurs aînés du fait qu’ils recourent davantage aux produits psycho-actifs tels que le Viagra, la forte quantité d’alcool, ou encore la drogue et les produits aphrodisiaques.

Étude IFOP pour Charles.co réalisée en ligne du 19 au 24 avril 2019 auprès d’un échantillon de 1957 personnes, de la population masculine française âgée de 18 ans et plus, résident en France métropolitaine.

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La gonorrhée peut être transmise par un simple baiser avec la langue, selon une étude

La gonorrhéeContrairement à l’idée répandue, cette infection ne se transmet pas uniquement lors de rapports sexuels, ont constaté des chercheurs australiens.

Un simple baiser avec la langue peut suffire pour contracter la gonorrhée, ont révélé des chercheurs australiens dans une étude parue le 9 mai 2019 dans la revue Sexually Transmitted Infections. Cette annonce va à l’encontre de l’idée largement répandue, selon laquelle cette infection, aussi connue sous le nom de blennorragie ou « chaude-pisse », se transmet exclusivement lors de rapports sexuels.

Causée par la bactérie Neisseria gonorrhoeae, cette infection sexuellement transmissible peut infecter les organes génitaux, le rectum et la gorge. Les chercheurs australiens ont étudié les questionnaires remplis par 3000 hommes gays ou bisexuels, dont 6% ont été testés positif pour cette infection. Ils ont constaté que les hommes qui ont embrassé un nombre élevé de partenaires, en ayant ou non un rapport sexuel, ont plus de risques de contracter une blennorragie au niveau de la gorge.

Un bain de bouche en prévention
« Ces données remettent en cause les modes de transmission de la gonorrhée connus depuis 100 ans, où le pénis d’un partenaire est considéré comme la source de l’infection de la gorge », a écrit Eric Chow, l’auteur principal de l’étude, dans un courrier électronique au Washington Post.

Cette nouvelle étude pourrait permettre de mieux comprendre la propagation de cette maladie, et donc d’améliorer les moyens de lutte contre sa transmission. Un enjeu capital alors que le nombre d’antibiotiques efficaces pour guérir de cette maladie est de plus en plus réduit, s’inquiète le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis.

« Nous savons qu’il est peu probable que les gens arrêtent de s’embrasser et notre équipe effectue déjà un essai clinique pour déterminer si l’utilisation quotidienne d’un bain de bouche pourrait prévenir la blennorragie. Si cela fonctionne, ce pourrait être une intervention simple et peu coûteuse pour tout le monde », espère Eric Chow, l’auteur de l’étude.

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Une étude met en garde sur les dangers de l’opération de l’extension du pénis

extension du pénisDes complications peuvent aller jusqu’à une déformation du pénis, un dysfonctionnement érectile, voire un raccourcissement de l’organe.

Selon une toute récente étude réalisée par des chercheurs du King’s College de Londres et dont les résultats ont été publiés dans la revue Sexual Medicine Reviews, les opérations d’élargissement du pénis proposées par certains professionnels pourraient laisser de graves séquelles chez certains patients.

Comme le souligne le Guardian, les professionnels se sont appuyés sur 17 études antérieures qui évaluaient 21 types d’opérations d’élargissement du pénis. Le média britannique souligne également qu’outre-Manche, plusieurs centaines d’hommes ont eu recours à l’opération. Et de manière majoritaire, les patients regrettent leur choix puisque seuls 20% d’entre eux se disent satisfaits.

Complications
Et les conséquences d’une telle intervention chirurgicale sont nombreuses. Ainsi, dans leur compte rendu, les auteurs soulignent que nombreux sont les hommes à souffrir d’un engourdissement permanent. Des complications peuvent aller jusqu’à une déformation du pénis, un dysfonctionnement érectile, voire un raccourcissement de l’organe.

Sont plus largement pointées du doigt les deux méthodes les plus utilisées dans ce genre de cas : l’injection de produits de comblement dermique dans le pénis et l’incision du ligament suspenseur, qui se trouve au dessus de la verge.

« Charlatans »
De manière plus générale, les chirurgiens « coupables » de ce genre d’opération sont pointés du doigt par ces nouveaux travaux. « Ces procédures ne devraient presque jamais être effectuées », explique d’ailleurs Gordon Muir, urologue à l’hôpital King’s College et certains sont catalogués de « charlatans qui s’attaquaient à ces hommes vulnérables. »

« Beaucoup d’hommes qui souhaitent subir une procédure d’agrandissement de pénis ont un pénis de taille moyenne mais croient que leur taille est insuffisante. Malheureusement, certaines cliniques semblent l’ignorer. Les chirurgiens du secteur privé ne devraient pas le faire. C’est faux à tous les niveaux », complète-t-il.

De plus, Gordon Muir assure que ce type d’opération s’apparente à l’ablation d’une hernie qui n’est facturée que 3000 livres par les hôpitaux publics britanniques. Or, l’agrandissement du pénis n’est proposé que dans des cliniques privées, qui profitent de la situation pour faire bondir leurs tarifs jusqu’à 40.000 livres.

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Cancer colorectal : vers une pénurie de tests de dépistage ?

Depistage Cancer colorectalÀ la suite d’un problème juridique, difficile de trouver le test qui détecte les lésions avant qu’elles s’aggravent.

Si votre médecin vous conseille de faire le test de dépistage du cancer colorectal, pas sûr que vous trouviez le kit nécessaire.

En Auvergne-Rhônes-Alpes, Pays de Loire, Provence Alpes-Côte d’Azur et Ile-de-France (Essonne excepté) ils sont devenus quasiment introuvables, à la suite d’un imbroglio judiciaire. Le 1er avril, le tribunal administratif de Paris a annulé l’appel d’offres lancé par l’Assurance maladie et remporté par le laboratoire Cerba. Depuis, l’affaire s’est transformée en un drôle de micmac, la pénurie menace …

À la Ligue contre le cancer, on tire la sonnette d’alarme. Cette enveloppe bleue dans laquelle le patient glisse un échantillon de ses selles, avant de l’envoyer par la poste à un centre de diagnostic, sauve des vies. Ce kit gratuit qui est diffusé auprès des 50-74 ans, dans le cadre d’un programme de dépistage organisé comme pour le cancer du sein, n’emporte déjà pas une franche adhésion : rebutés par le geste à faire, les quinquagénaires le laissent souvent traîner dans leur tiroir, si bien qu’à peine un tiers des hommes et des femmes concernés, le renvoient, ce serait dommage d’en rajouter.

Pris à temps, il guérit dans neuf cas sur dix
Le cancer colorectal demeure le second cancer le plus meurtrier, avec près de 18 000 décès par an. Pourtant, pris à temps, il guérit dans 9 cas sur 10. Et c’est précisément l’utilité de ce test immunologique permettant de repérer des polypes (petites lésions) pour les retirer avant qu’ils n’évoluent en cancer.

L’Assurance maladie, qui a lancé un nouvel appel d’offres transitoire, plaide pourtant non coupable : « En lançant notre appel d’offres l’été dernier, on savait qu’on s’exposait à un risque de procès de la part de concurrents échaudés, on a donc pris les devants en commandant des stocks supplémentaires », explique son porte-parole.

Sauf que ces stocks, elle les cherche : « Dans une même région, il peut y avoir des centres de gestion qui n’ont plus de kits, mais il en reste chez les médecins. On est en train de faire un état précis des lieux. » Où sont passés les kits ?  Drôle de jeu de piste.