Publié dans Texte Actualité divers

La France n’est pas le plus gros producteur de fromage en Europe

plateau fromageContrairement à ce qu’on pourrait penser, la France n’est pas le plus gros producteur de fromage dans l’Union Européenne. C’est un pays voisin qui trône en tête du classement depuis plusieurs années.

La France n’est pas le plus gros producteur de fromage d’Europe. Et cela n’est pas nouveau : ça fait cinq ans que ça dure selon Eurostat, l’office de statistiques de l’Union Européenne. Malgré l’importance des fromages dans la gastronomie française, nous ne sommes que le deuxième plus important producteur du vieux continent derrière l’Allemagne, qui produisait presque un quart du fromage européen (22%) en 2017.

L’hexagone (18%) se trouve tout de même largement devant l’Italie (12%) et les Pays-Bas (8%).
infographie union europenne

Selon Les Echos, qui s’étaient intéressés à la question dès 2013, de nombreux causes peuvent expliquer cette première place a priori surprenante :

L’Allemagne favorise davantage les grandes exploitations que la France grâce à sa législation, assure le quotidien économique : « les normes pesant sur les installations deviennent très lourdes et donc coûteuses dès que la ferme compte plus de 100 vaches en France, contre 300 en Allemagne ».

La France est dans une logique de la demande, expliquent aussi Les Echos. Elle propose des « petites séries de fromages certes à haute valeur ajoutée mais qui poussent à la hausse les coûts de production et de marketing ».

Contrairement à l’Allemagne, dont l’offre est très peu diversifiée, peu de références, peu de valeur ajoutée mais des bas prix, ce qui faciliterait les exportations. En clair, l’Allemagne privilégie la quantité à la qualité. Une stratégie payante pour vendre plus de produits, à moindre prix.
pays union europenneProduction ne rime pas forcément avec exportation. A ce jeu-là, ce sont toujours nos voisins d’Outre-Rhin qui sont en tête. Selon Eurostat, l’Allemagne exporte presque deux fois plus (1,2 million de tonnes par an) que la France (0,7 million de t.)

Les Pays-Bas dépassent également la France, d’une courte tête (0,9 million de t.). Les Hollandais, célèbres pour leur gouda ou leur édam, sont spécialisés dans les fromages à pâte mi-dure.

L’Italie, quatrième producteur européen, est elle en tête des fromages à pâte dure, comme le parmesan. Mais le pays est également connue pour la mozzarella et le mascarpone.

Les États-Unis : le plus grand amateur de fromages européens
Près de 13% des exportations ont été réalisées en dehors de l’Union Européenne. Les principaux clients sont les États-Unis (17% des exportations), le Japon (11%), la Suisse (7%), la Corée du Sud et l’Arabie Saoudite (5%).

importateur union europenne

On notera que la Suisse exporte quasiment autant de fromage dans l’UE (52.000 tonnes par an) qu’elle en importe (60.000 t.). Gruyère, fromage à raclette, Tête de Moine : les Helvètes offrent une variété que peu de pays sont capables de proposer.

Publicités
Publié dans Texte Actualité divers

Pour devenir citoyen, il faut obligatoirement serrer la main au Danemark

poignée de mainCertains maires du pays ont déjà indiqué qu’ils feraient tout pour ne pas avoir à respecter cette loi qu’ils jugent contraire à la liberté de religion, notamment pour les naturalisés de confession musulmane.

Une loi entrée en vigueur au Danemark le 1er janvier oblige tout nouveau citoyen du pays à serrer la main du maire ou du fonctionnaire présent à la cérémonie de naturalisation. Les détracteurs de cette mesure y voient une atteinte à la liberté de religion, explique Le Monde.

Certains néo-Danois musulmans peuvent en effet estimer inacceptable de serrer la main d’une personne de sexe opposé et préférer placer leur main sur la poitrine en signe de salut. Mais pour les partisans de cette loi, elle permettrait à l’ensemble des individus naturalisés d’exprimer leur loyauté et leur respect des valeurs du pays.

Certains maires hostiles à la mesure
« C’est clairement un symbole. (…) Dans ce pays nous avons l’égalité, nous l’avons depuis plusieurs générations et nous avons lutté dur pour cela. Il est donc de notre devoir de la protéger et de la respecter », a ainsi estimé Inger Stojberg, la ministre de l’Intégration danoise.

Reste que certains maires ne sont pas sensibles à ces arguments et ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils feraient le nécessaire pour ne pas avoir à imposer la poignée de mains.

Des lois de plus en plus strictes
Le quotidien français rappelle que depuis quelques années, les lois du Danemark relatives à l’immigration et à l’assimilation des personnes d’origine étrangère sont de plus en plus strictes.

Par exemple, les biens de valeur des migrants peuvent être saisis pour financer le coût de leur accueil dans le pays. La création d’un centre pour les immigrants délinquants en attente d’expulsion sur une île isolée est également en projet.

Publié dans Texte Actualité divers

Uber s’intéresse désormais aux vélos et trottinettes autonomes

uber trottinetteL’entreprise californienne a annoncé recruter des ingénieurs en robotique pour développer un projet de trottinettes et de vélos autonomes. Une innovation majeure pour le géant américain des VTC qui cherche à diversifier ses services et, surtout, devenir rentable.

Des vélos en libre-service qui rouleraient tout seuls vers le client, des trottinettes électriques qui se rendraient d’elles-mêmes à leur base de chargement.  Cette idée, surréaliste en apparence, ne sera pas mise en application demain, mais Uber semble y réfléchir pour après-demain. En effet, la célèbre entreprise de VTC a publié des annonces pour recruter des ingénieurs en «robotique de micro-mobilité».

L’idée fait suite au développement croissant ces dernières années de ces deux-roues en libre-service, dont l’organisation ne dépend pas de bornes de stationnement mais d’une application mobile permettant de les localiser à distance. Trottinettes, vélos ou voitures (dans certaines villes) apparaissent sur l’écran, il ne reste ensuite qu’à les débloquer en scannant un QR code avec son smartphone.

Uber a déjà racheté l’entreprise californienne Jump Bikes au printemps 2018 qui exploitait alors 250 vélos électriques à San Francisco. Le géant du transport a aussi investi dans les trottinettes électriques Lime, débarquées en juin dernier à Paris.

L’objectif de l’automatisation de ces services, qui pourrait sembler n’être qu’un «gadget», est «d’améliorer la sécurité, l’expérience du conducteur et l’efficacité opérationnelle de nos vélos et trottinettes électriques partagés grâce à l’utilisation des technologies de détection et de robotique», explique Uber.

En quête de nouvelles économies
La société californienne ne précise cependant pas que, mécaniquement, une telle innovation lui permettrait de réaliser des économies au niveau du personnel. En effet, les services de partage de vélos et de trottinettes électriques doivent payer des personnes salariées ou non  pour récupérer, charger et réparer les deux-roues durant la nuit, lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

Il s’agit d’opérations logistiques coûteuses qui réduisent considérablement les profits des opérateurs. Rendre les moyens de locomotion autonomes permettrait de baisser les coûts de gestion et, à long terme, de rentabiliser ces services qui impliquent des investissements particulièrement coûteux.

Car Uber ne cesse de perdre de l’argent. En 2016, le géant américain a enregistré une perte nette évaluée à 3 milliards de dollars. L’année suivante, elle atteignait 4,5 milliards. En 2018, rien qu’au deuxième trimestre, l’entreprise perdait encore 891 millions. Ces pertes, qui interviennent alors même que la croissance de l’activité est toujours très forte, s’expliquent par de forts investissements, notamment en recherche et développement.

Le VTC en danger
Uber, comme les autres entreprises de VTC, cherche par tous les moyens à diversifier ses services pour pérenniser son existence. Pour cela, le géant américain manifeste depuis un an sa volonté de réorienter sa stratégie sur le développement des deux-roues. Surtout, de plus en plus de villes tentent de limiter la prolifération des VTC.

Début août 2018, par exemple, la ville de New York a gelé pour un an les nouvelles licences de VTC et imposé un salaire minimum pour les chauffeurs, des mesures inédites aux États-Unis. À Londres, Uber a été temporairement interdit de circuler. En Bulgarie, l’entreprise est interdite. Son activité est également impossible au Danemark et en Hongrie.

En France, la loi Grandguillaume de décembre 2016 a permis de mieux contrôler le statut des chauffeurs VTC. Effective depuis le 1er janvier 2018, elle a entraîné une baisse de 25% du nombre de conducteurs enregistrés sur sa plateforme, ce qui a entraîné une hausse du temps d’attente des clients et du coût moyen des courses.

Enfin, l’image du géant des VTC a été tout particulièrement ternie en mars 2018, lorsqu’une de ses voitures autonomes en phase de test a percuté une femme qui traversait une rue de l’Arizona. L’accident avait stoppé net les recherches en la matière, qui ont finalement pu recommencer. Il est certain qu’avec des trottinettes et des vélos autonomes, Uber s’oriente vers des services beaucoup moins dangereux pour les piétons.

Publié dans Texte Actualité divers

Nouveau classement annuel du taux de démocratie dans le monde

taux de démocratieLe magazine britannique, qui a dévoilé son nouveau classement annuel du taux de démocratie dans le monde, place toujours la France à la 29e position et la classe dans le groupe des démocraties « imparfaites ».

Bonne nouvelle pour le monde : le taux de démocratie se stabilise en 2018, alors qu’il ne faisait que régresser ces dernières années. Toutefois, l’Europe voit son niveau de démocratie reculer peu à peu, malgré le leadership avéré des pays scandinaves. Ce constat est dressé par la 11e édition du classement des démocraties, réalisé annuellement par le magazine britannique The Economist.

Pour ce faire, The Economist Intelligence Unit attribue à chaque pays une note, dite indice de démocratie, allant jusqu’à 10. Elle est calculée à partir de cinq catégories comprenant les processus électoraux et le pluralisme, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique et la culture politique des pays. À partir de ces indices, les pays sont classés en 4 systèmes : les «vraies» démocraties, les démocraties «imparfaites», les régimes hybrides puis les régimes autoritaires. Cette année, seulement 20 territoires sur 167 sont considérés comme des démocraties totales, qui ne concentrent que 4,5% de la population mondiale. Sans surprise, les pays nordiques domptent le classement. À sa tête figurent la Norvège, l’Islande, la Suède, la Nouvelle-Zélande et le Danemark.

Le rapport du magazine semble affirmer que la démocratie en Europe de l’Ouest diminue et parle même de «malaise démocratique». Avec une baisse de quelques centièmes, l’Europe occidentale obtient une note de 8,35 alors qu’en 2017, elle s’élevait à 8,38. Cette légère régression peut paraître insignifiante. Cependant, les pays d’Europe, à l’exception des pays nordiques, ne s’en sortent pas si bien. Trois États ont chuté : l’Italie, l’Autriche (de la 15e à la 16e place), et la Turquie (de la 100 à la 110e), que The Economist intègre à l’Europe dans son classement. L’Italie, gouvernée par une coalition populiste, passe de la 21e place à la 33e place. Selon les experts du rapport, toutes les mesures prises par la Ligue, parti d’extrême droite de Matteo Salvini, et sa «rhétorique anti-étrangers» contribuent «au risque de détérioration des libertés civiles». L’Autriche perd en grade pour des raisons similaires: son parti extrémiste et anti-immigrés, le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), en serait l’origine selon le rapport. La Turquie d’Erdogan demeure associée aux régimes hybrides et ne cesse de décroître depuis 6 ans. Alors que la France séjourne à la 29e position, elle demeure toujours dans le groupe des démocraties «imparfaites», avec une note assez basse pour la catégorie «culture politique». Un groupe dont il est difficile de se détacher pour plusieurs pays européens à l’image du Portugal, de la Belgique, de la Grèce ou encore de Chypre.

La Corée du Nord, lanterne rouge du classement
Les États-Unis, mieux positionnés que la France avec la 25e place, sont eux aussi bloqués au statut de démocratie «imparfaite». Malgré son retard sur le continent nord-américain, l’Asie enregistre la meilleure progression depuis 2006. La Chine a par exemple gagné 9 places et se positionne maintenant au 130e rang. Du côté de l’Amérique latine, deux pays ont vu leur réputation d’état possiblement démocratique s’écrouler: le Nicaragua et le Venezuela. En perdant 17 places chacun, le Nicaragua atterrit à la 122e place et rejoint le Venezuela dans le groupe des régimes autoritaires. Le rapport explique cette descente par la crise politique «la plus déstabilisante» traversée par le pays de Daniel Ortega. Ce classement est bouclé par des régimes dictatoriaux dont le Tchad, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, la Syrie et la lanterne rouge du classement : le régime autoritaire de Corée du Nord qui finit 167e.

Ce classement annuel est également l’occasion d’étudier la participation politique des populations. Une hausse des votes a été ressentie mondialement. Très forte dans les continents africain et asiatique, elle a contribué à la fine amélioration des deux régions au niveau démocratique.

Publié dans Texte Actualité divers

Contrôle des chômeurs : comment font-ils ailleurs ?

pole emploiLe durcissement du contrôle des chômeurs, dont les nouvelles règles ont été dévoilées par un récent décret, passe mal auprès des syndicats.

Ces derniers dénoncent en effet « un signal de défiance » envoyé aux demandeurs d’emploi. Mais qu’en est-il chez nos voisins européens ?   Tour d’horizon

Le Royaume-Uni se montre particulièrement sévère avec ses demandeurs d’emploi
Au Jobcenter plus, sorte de Pôle emploi local, les rendez-vous avec les conseillers sont fréquents et obligatoires. Les chômeurs doivent également passer 35 heures par semaine au minimum sur un site de recherche d’emploi : cette démarche est contrôlée et sanctionnée si elle n’est pas effectuée. Ils ont également l’obligation d’accepter le premier emploi qui leur est proposé, à défaut de quoi leur allocation est suspendue, voire supprimée. Son montant est d’ailleurs bien inférieur à ce que perçoivent les chômeurs français ayant droit à des indemnités : au maximum 400 euros par mois, sur une durée limitée à six mois. Last but not least, les fraudeurs encourent une amende pouvant aller jusqu’à 7000 euros. Outre-Manche, le taux de chômage est particulièrement bas : 4,1%.

Trois mois de vacances pour les chômeurs allemands
En Allemagne, le contrôle des chômeurs est également plus dur qu’en France. Les bénéficiaires d’allocations doivent pouvoir prouver qu’ils cherchent un travail. A défaut, celles-ci peuvent être provisoirement réduites. Ce principe vaut même pour les chômeurs de longue durée. Ceux qui ne se présenteraient pas à un rendez-vous sans motif valable voient leurs indemnités amputées de 10% pendant trois mois. Et s’ils refusent un emploi jugé acceptable, leurs allocations sont réduites de 30% pendant trois mois.

Petite particularité allemandes : les demandeurs d’emploi ont droit chaque année à trois semaines de vacances. Ils ne peuvent en revanche partir loin de leur domicile qu’avec l’accord de leur conseiller.

En Italie, les contrôles sont pour ainsi dire inexistants
Le Figaro nous apprend que les chômeurs n’ont pas besoin de pointer pour toucher leurs allocations.

En Espagne, il n’existe pas de contrôle à proprement parler
Mais les chômeurs doivent renouveler leur inscription sur les listes tous les trois mois, se rendre obligatoirement aux convocations, la participation à des travaux d’intérêt général ou à des formations. A défaut, des sanctions peuvent intervenir, pouvant aller de la suspension à la suppression des allocations.

Et puis il y a le modèle danois, particulièrement strict
La liste des obligations est longue : se rendre aux convocations, postuler à au moins deux offres d’emploi par semaine, et accepter la première offre d’emploi proposée dans un délai de 24 heures, sous peine de perdre le bénéfice des allocations. Les demandeurs d’emploi doivent également se connecter sur un compte dédié tous les jours, à défaut de quoi un avertissement leur est adressé. Au bout de trois avertissements, les allocations sont carrément supprimées.

En revanche, le modèle danois st relativement généreux, puisqu’il accorde à un chômeur 90% de son salaire pendant deux ans. L’indemnité est néanmoins plafonnée à 2500 euros par mois. Là encore, une condition doit être remplie : avoir cotisé à une caisse d’assurance chômage.