Publié dans Texte Actualité divers

La justice valide la transmission de documents financiers de Donald Trump au Congrès

Donald TrumpDans le cadre d’une enquête des démocrates visant Trump pour « entrave à la justice, corruption et abus de pouvoir », la justice a tranché et autorise le Congrès à exiger des documents sur les finances du président américain. La Maison Blanche avait refusé de les transmettre en mai dernier.

Le Congrès américain va pouvoir exiger des documents sur les finances de Donald Trump, selon la confirmation d’une cour d’appel. L’enquête en vue d’une procédure de destitution n’est pas l’unique épée de Damoclès au-dessus de la tête du président américain, puisque les démocrates lançaient déjà une enquête il y a quelques mois.

« Entrave à la justice, corruption et abus de pouvoir »‘
En mars, une commission parlementaire américaine dirigée par les démocrates avaient lancé une vaste enquête sur des soupçons d' »entrave à la justice, corruption et abus de pouvoir ». À l’époque, le ministre des Finances avait refusé de transmettre les déclarations d’impôts du président, jugeant la demande illégitime.

La décision de la cour d’appel permettant la transmission des documents sur les finances de Donald Trump peut toujours faire l’objet d’un recours devant la Cour suprême, plus haute juridiction des États-Unis.

L’enquête porte sur les affaires du président avant et depuis son arrivée à la Maison Blanche. Les démocrates soupçonnent notamment l’ancien magnat de l’immobilier d’avoir gonflé la valeur de ses avoirs pour obtenir des prêts. Pour en savoir plus, ils avaient ordonné en avril à son ancienne entreprise comptable, la firme Mazar, de leur transmettre toute une série de documents financiers.

Entre contestations de la Maison Blanche et soutien des juges
La Maison Blanche, qui dénonce un « harcèlement », avait saisi la justice pour bloquer cette injonction, comme elle l’a fait face à d’autres requêtes du Congrès. Dans son argumentaire, elle avait plaidé que le Congrès n’avait pas besoin de ces informations pour assurer son rôle de législateur. En mai, un juge de Washington avait rejeté cette lecture et estimé que ces documents pouvaient entrer dans le cadre d’une « enquête fondée ».

« Nous confirmons cette décision. Contrairement aux arguments du président, la commission est compétente en vertu des règles de la Chambre mais aussi de la Constitution pour émettre ces injonctions et Mazar doit s’y plier », a écrit le juge David Tatel.

Après avoir pris le contrôle de la Chambre des représentants en janvier, les démocrates ont lancé une série d’enquêtes sur les impôts de Donald Trump, ses finances ou les suites à donner à l’enquête russe. Leurs investigations se sont heurtées à un mur dressé par la Maison Blanche au nom de la défense des « prérogatives présidentielles ».

La procédure de destitution amplifie l’enquête
Le 7 octobre, un juge de New York avait, lui aussi, donné tort à Donald Trump en autorisant la transmission de ses déclarations d’impôts. Le président avait immédiatement fait appel, ce qui a suspendu l’application de la décision. Mais la bataille a pris une autre dimension depuis que les démocrates ont décidé, le 24 septembre, d’ouvrir une procédure pour destitution contre le milliardaire, qu’ils soupçonnent d’avoir fait pression sur l’Ukraine pour l’aider à salir un rival.

Depuis, les élus démocrates multiplient les injonctions contre le Département d’État, le ministre de l’Énergie, l’avocat personnel de Donald Trump.  La Maison Blanche a refusé mardi toute coopération, dénonçant une procédure « partisane et anticonstitutionnelle ».

Publicités
Publié dans Texte Actualité divers

Facebook fournit aussi des données personnelles aux opérateurs téléphoniques

facebookFacebook partage avec les fabricants de smartphones et opérateurs télécom des données sur les utilisateurs de son application, ainsi que de Messenger et Instagram.

Les pratiques de Facebook en matière d’exploitation des données personnelles constituent un large champ d’exploration. Un document confidentiel, examiné par The Intercept, souligne le partage d’un large panel de données entre l’entreprise, les fabricants de smartphones sur lesquels l’application est installée et les opérateurs téléphoniques, soit une centaine de sociétés différentes, dans cinquante pays.

Parmi les informations transmises par Facebook, les réseaux Wi-Fi choisis sur les smartphones concernés, leurs caractéristiques techniques, la localisation des utilisateurs de son application, leurs centres d’intérêt et les groupes d’amis auxquels ils appartiennent. Autant de données qui proviennent non seulement des versions iOS et Android de l’application Facebook, mais aussi d’Instagram et Messenger, également détenues par l’entreprise américaine.

D’après The Intercept, ces informations servent de socle aux entreprises clientes de la firme californienne pour évaluer leur réputation face à leurs concurrents, notamment dans le cas où un utilisateur de Facebook aurait basculé d’un opérateur téléphonique vers un autre. Le site spécialisé rapporte également la mise à profit de ces données pour évaluer les ressources d’un individu, et lui proposer, ou non, des offres promotionnelles sur certains smartphones.

Le partage de ces données s’inscrit dans le cadre d’un programme lancé en août dernier, sous le nom d' »Actionable Insights », et destiné à aider les opérateurs télécom à améliorer la connectivité dans le monde. Facebook maintient auprès de The Intercept que l’ensemble de ces informations est anonymisé et n’a pas été mis à profit pour établir le niveau de solvabilité des membres de son réseau.

En juin 2018 déjà, le New York Times révélait l’existence d’accords passés entre Facebook et une soixantaine de fabricants de téléphones, l’entreprise ayant ainsi ouvert son accès aux données personnelles de ses utilsateurs à au moins quatre constructeurs chinois de smartphones. L’article, contesté en partie par Facebook, mettait en lumière des partenariats de longue date avec Samsung, Apple, Microsoft ou encore BlackBerry, qui permettaient à ces entreprises d’en savoir plus sur les penchants religieux, politiques ou encore la situation matrimoniale des utilisateurs Facebook ayant acheté l’un de leurs téléphones. Pour rappel, Facebook se prépare à verser une amende de 3 à 5 milliards de dollars aux États-Unis, en raison de sa gestion largement controversée des données personnelles.

Publié dans Texte Actualité divers

Les risques liés à l’exposition aux lumières LED

ledCe sont les premières recommandations sanitaires sur l’exposition aux LED depuis 2010. Dans son expertise publiée ce mardi, l’Anses confirme la toxicité des LED sur la rétine, notamment à cause de la lumière bleue qu’elles émettent.

L’agence met aussi en évidence des effets de perturbation des rythmes biologiques. Ces dangers sont encore plus présents chez l’enfant et l’adolescent.

C’est un document de 420 pages, que nous avons pu consulter dès lundi, dans lequel l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) retrace l’état des connaissances scientifiques sur l’exposition aux LED de 2010 à 2017 pour les mettre à jour.

Lampes ou spots à la maison, affichage ou signalisation dans la rue ou dans les transports, jouets ou objets de décoration, sans parler des téléviseurs, téléphones mobiles ou tablettes : les éclairages à LED ont envahi notre quotidien ces dernières années.

Des risques à court et long terme
Les LED, de l’anglais « light-emitting diode », diodes électroluminescentes en français, ont la particularité d’émettre un éclairage intense, avec une lumière riche en longueur d’onde courtes: c’est ce qu’on appelle la lumière bleue. Or notre exposition à cette source lumineuse n’est pas sans conséquence.

La lumière bleue trop puissante peut d’abord conduire à une baisse de la vue, à cause d’un effet toxique sur la rétine. Les données scientifiques recueillies depuis 2010 ont confirmé à la fois des risques à court et long terme. Une exposition chronique pendant plusieurs années à une lumière riche en bleu peut ainsi augmenter les risques d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Bon à savoir, les éclairages à LED de type « blanc chaud »; qui tire vers le jaune (température de couleur inférieure à 3 000 K) présents dans nos habitats présentent un faible risque de toxicité car ils ne se différencient pas trop des éclairages traditionnels. « Reste à savoir ce qu’il se passe sur l’éclairage à long terme. Cela n’a pas été encore bien étudié », estime le professeur Francine Behar-Cohen, ophtalmologue et présidente du groupe de travail sur les LED.

En revanche, les lumières des lampes torches, les phares automobiles, les décorations comme les guirlandes de noël et les jouets peuvent être particulièrement riches en bleu. Et elles ne sont pas pas encadrées par la même réglementation que les lampes domestiques.

« Il faut au moins éviter de les regarder de manière trop proche. L’Agence appelle à réglementer ces objets pour éviter d’avoir sur le marché des objets avec une luminosité trop intense », explique Olivier Merckel, responsable de l’unité d’évaluation des risques des agents physiques à l’ANSES.

Perturbation du rythme biologique et du sommeil
Deuxième risque pointé par l’Anses, celui d’une perturbation de notre rythme biologique, et donc de notre sommeil. Concrètement, la lumière reçue par la rétine va envoyer des messages vers l’hypothalamus, dans notre cerveau, pour lui donner une indication du moment de la journée. C’est cette zone qui va déterminer la production de la mélatonine, l’hormone du sommeil, dont la sécrétion débute environ 2 heures avant le coucher, à condition d’avoir une intensité de lumière importante pendant la journée et une obscurité totale pendant la nuit.

Avec une exposition à la lumière bleue le soir ou la nuit, aussi faible soit-elle, à travers les écrans (télévision, ordinateur, tablette, téléphones mobiles…), notre rythme biologique est perdu. Notre sommeil dégradé.

« Les effets sanitaires associés à la perturbation de l’horloge biologique peuvent être des troubles métaboliques comme l’obésité ou le diabète, des pathologies cardio-vasculaires ou des cancers », précise Dina Attia, chef de projet dans l’unité d’évaluation des risques des agents physiques à l’Anses.

Des risques accrus chez les plus jeunes
L’Agence recommande donc de limiter l’usage des dispositifs à LED les plus riches en lumière bleue, surtout chez les enfants. Les deux risques, à savoir la toxicité pour la rétine et la perturbation de notre horloge biologique, sont en effet encore plus vérifiés chez les jeunes: les enfants naissent avec un cristallin clair, qui ne remplit pas son rôle de filtre de lumière bleue. Globalement, les plus de 60 ans filtrent deux fois mieux cette source lumineuse qu’une personne de 20 ans.

Maux de tête, fatigue visuelle… Le troisième risque est celui de la variation de la lumière induite par les LED, très sensibles aux fluctuations du courant électrique. Il en ressort que les enfants, les adolescents, et les professionnels exposés constamment à des LED pourraient être plus sensibles à ces effets.

Des dispositifs de protection à l’efficacité inégale
L’Anses s’intéresse enfin aux moyens de protection contre la lumière bleue : filtres sur écrans d’ordinateurs, verres de lunettes… L’agence note « une efficacité très variable en fonction des dispositifs » pour prévenir les dommages sur la rétine.  « Ce n’est pas forcément une mauvaise idée », estime Olivier Merckel. « Mais l’efficacité est très variable. Nous demandons des référentiels pour que les consommateurs soient informés du taux de réduction de la quantité de lumière bleue, et de l’efficacité avec une exposition à long terme », ajoute l’expert.

Les experts notent en revanche l’utilité de diminuer la température de couleur (vers un blanc chaud) et la luminosité des écrans pour réduire la quantité de bleu.

Publié dans Texte Actualité divers

Un document inédit d’Albert Einstein émerge du passé

Un document inédit d'Albert Einstein émerge du passéPrès de 140 ans après la naissance d’Albert Einstein, l’Université hébraïque de Jérusalem vient d’acquérir une centaine de pages manuscrites du physicien, dont un document inédit relatif à ses travaux sur la théorie du champ unifié.

L’Université hébraïque, dont Einstein fut l’un des pères fondateurs et qui détient le plus important fonds au monde de documents sur lui, a dévoilé mercredi à la presse une partie des 110 pages manuscrites qu’elle a reçues il y a deux semaines, après les avoir acquises auprès d’un collectionneur américain.

Il s’agit pour la plupart de feuilles de calculs mathématiques datant de la fin des années 40, mais aussi de lettres adressées à des collaborateurs et d’écrits plus personnels comme un courrier envoyé à l’un de ses fils, Hans Albert.

La quasi totalité de ces documents était connue des chercheurs et accessible sous forme de copies de plus ou moins bonne qualité, a déclaré Hanoch Gutfreund, conseiller scientifique aux archives d’Albert Einstein à l’Université hébraïque. Mais parmi les manuscrits figurait une page dont les chercheurs connaissaient l’existence sans l’avoir jamais vue.

Celle-ci fait partie d’un appendice de huit pages à un article datant de 1930 sur les efforts du savant pour élaborer une théorie du champ unifié, a affirmé M. Gutfreund, professeur de physique et ancien président de l’Université. Ces huit pages n’ont jamais été publiées mais les chercheurs disposaient selon lui de copies.

« Sauf que dans les copies que nous avions, il manquait une page, c’était un problème, une énigme (…) A notre grande surprise, et pour notre grand plaisir, cette page se trouve à présent ici », s’est-il félicité. Einstein a été gouverneur non-résident de l’Université hébraïque de Jérusalem jusqu’à sa mort en 1955.

Dans son testament, il a légué à l’Université tous ses écrits et son patrimoine intellectuel, y compris le droit à l’utilisation de son image, dont celle de la fameuse photo du physicien en train de tirer la langue.

Publié dans Texte Actualité divers

Des retraites indexées sur les salaires ?

Jean-Paul DelevoyeJean-Paul Delevoye, le Haut commissaire à la réforme des retraites, se montre favorable à une indexation des retraites sur les salaires et non sur l’inflation, selon un document de travail soumis aux organisations patronales et syndicales dont l’AFP a obtenu copie samedi, confirmant une information des «Echos».

Dans ce document d’une vingtaine de pages intitulé «Vers un système universel de retraite», il évoque également la possibilité de mettre en place une «règle d’or» pour ajuster les comptes du système des retraites de manière à garantir leur équilibre «sur un horizon pluriannuel», et estime qu’il faut prendre en compte les évolutions démographiques (espérance de vie, fécondité, migration).

Le système actuel d’indexation sur l’inflation présente «l’avantage de ne pas dévaloriser les droits acquis par rapport à l’évolution générale des prix et permet en outre d’octroyer un taux de remplacement à la liquidation plus élevé», souligne Jean-Paul Delevoye dans ce document. Toutefois, cette indexation peut être un facteur «d’inéquité», en ne valorisant pas «de la même façon les droits acquis en début, au milieu ou en fin de carrière».

Une indexation tenant compte de l’évolution des salaires «permettrait de maintenir constant le rythme d’acquisition des droits au cours de la carrière pour un individu moyen», entre autres. Elle permettrait «de faire profiter aux assurés ayant des carrières plates ou heurtées d’une revalorisation des droits tenant compte de l’évolution globale des salaires» et serait «également favorable à une moindre dépendance du système à la croissance».

Il s’était déjà prononcé sur le sujet en octobre, estimant qu’il serait «cohérent» d’indexer les retraites sur les salaires. Une telle réforme ouvre deux questions, selon le Haut commissaire : les retraites doivent-elles être indexées sur le salaire moyen par tête ou sur la masse salariale ?  Que faire pendant la période de transition entre les deux systèmes ?

Une « règle d’or » pour le système de retraites
En outre, les variations du cycle économique doivent être prises en compte dans le cadre de la réforme, selon lui. Il faut donc se demander si une «règle d’or de retour à l’équilibre» pour encadrer le pilotage financier du système est nécessaire, et s’il faut prévoir un «fonds de lissage des évolutions économiques».

En ce qui concerne la prise en compte de l’espérance de vie, elle «pourrait se présenter comme le fait d’indiquer que, pour atteindre un taux de remplacement équivalent, il est nécessaire pour chaque génération de partir un peu plus tardivement».

Enfin, le document de travail pose aussi la question de ce qu’il convient de faire des réserves de la quinzaine de régimes (Agirc-Arrco, MSA complémentaire…) : quel niveau elles doivent atteindre, pour quel objectif et avec quelle stratégie d’utilisation.

En 2016, les réserves accumulées par l’ensemble des régimes complémentaires français de retraite obligatoire représentent un montant de 118 milliards d’euros, soit 5,3% du PIB, rappelle le document.

Publié dans Texte Actualité divers

Le Royaume-Uni se fâche contre l’UE, qui qualifie Gibraltar de « colonie »

thérésa mayLe gouvernement britannique a jugé « complètement inacceptable » la référence à Gibraltar comme une « colonie » du Royaume-Uni, dans un document publié vendredi par le Conseil européen.

C’est une note de bas de page qui, dans la situation déjà tendue entre l’UE et le Royaume-Uni, ne va pas arranger les choses. Le gouvernement de Theresa May s’est agacé contre la référence à Gibraltar comme une « colonie » britannique, dans un document publié vendredi par le Conseil européen. Cette mention « Gibraltar est une colonie de la couronne britannique »  apparaît discrètement dans ce document qui propose d’exempter de visa les Britanniques souhaitant entrer dans l’espace Schengen après le Brexit pour une courte durée (jusqu’à 90 jours). Est également précisé une « controverse » entre l’Espagne et le Royaume-Uni en ce qui concerne sa souveraineté.

« Il est complètement inacceptable de décrire Gibraltar de cette façon », a réagi le porte-parole de la Première ministre britannique auprès de journalistes. « Gibraltar fait partie à part entière de la famille britannique et cela ne changera pas du fait de notre sortie de l’UE », a-t-il ajouté. Ce territoire de 6,8 km2, à l’extrémité sud de la péninsule ibérique, a été cédé par Madrid en 1713 à la couronne britannique, mais l’Espagne en revendique depuis longtemps la souveraineté.

Gibraltar craint que cet épisode « alimente le conflit »
Les 33.000 habitants du « Rocher » avaient rejeté l’idée d’une souveraineté partagée lors d’un référendum en 2002. « Toutes les parties devraient respecter le souhait démocratique du peuple de Gibraltar d’être britannique », a souligné un autre porte-parole du gouvernement britannique dans un communiqué.

« Le recours à un tel langage (…) ne contribue pas à bâtir un climat de compréhension et de confiance entre Gibraltar et l’Espagne alors que nous nous préparons à quitter l’UE », a réagi de son côté le gouvernement de Gibraltar dans un communiqué. « Cela aura en fait l’effet totalement inverse, en alimentant le conflit plutôt que la coopération », a-t-il ajouté. « Cela n’a pas du tout sa place dans l’Europe moderne d’aujourd’hui ».

Lors du référendum britannique de 2016 sur le Brexit, 96% des habitants de Gibraltar s’étaient exprimés en faveur de l’appartenance au bloc européen, le score le plus élevé pour le maintien. L’accord de divorce conclu entre Londres et Bruxelles, mais rejeté mi-janvier par les députés britanniques, comprend plusieurs dispositions concernant Gibraltar. Ces dernières prévoient de mettre en place des mesures pour collaborer dans la lutte contre la contrebande de tabac, entre polices, ainsi qu’en matière de droits des travailleurs et d’environnement.

Publié dans Texte Actualité divers

Londres signe un accord post-Brexit avec le Chili

londressigneunaccordpost-brexitaveclechiliLe Royaume-Uni a signé mercredi à Santiago «un accord commercial bilatéral» avec le Chili qui régira les relations commerciales des deux pays après l’entrée en vigueur du Brexit. Des discussions similaires sont en cours depuis des mois avec notamment avec la Suisse, la Norvège, la Corée du Sud et la Turquie.

Brexit «dur» ou «concerté»?   Déclenché le 29 mars ou différé ?  La confusion la plus totale sur le divorce du Royaume-Uni a beau régner, cela n’a pas empêché le gouvernement britannique de signer un premier accord commercial avec un pays non européen pour l’après Brexit.

Le Royaume-Uni a ainsi signé mercredi à Santiago «un accord commercial bilatéral» avec le Chili qui régira les relations commerciales des deux pays après l’entrée en vigueur du Brexit, a indiqué jeudi le ministère chilien des Affaires étrangères. Le document ne bouleverse pas les tarifs douaniers en vigueur, il se contente de «transférer les conditions de l’accord d’association conclu par le Chili avec l’Union européenne à un accord bilatéral avec le Royaume-Uni». Cette anticipation évite de créer un vide juridique au lendemain du divorce entre Londres et les Vingt-Sept.

Des discussions similaires sont en cours depuis des mois avec notamment avec la Suisse, la Norvège, la Corée du Sud et la Turquie. Faute d’accord, en sortant de l’Union européenne, qui négocie les traités commerciaux avec les pays tiers, Londres risque de perdre le bénéfice de ces ententes, de voir les droits de douane augmenter ou certaines normes ne plus être reconnues.

L’ambassadeur britannique au Chili, Jamie Bowden, a assuré que cet accord «est une avancée importante en vue d’une politique commerciale indépendante du Royaume-Uni». Les partisans du Brexit rêvent de cette indépendance commerciale susceptible selon eux de doper les échanges entre Londres et les pays extérieurs. Les adversaires du Brexit font valoir que le marché britannique risque de bien moins intéresser certains pays exportateurs que le marché européen des Vingt-Sept et ses 450 millions de consommateurs.