Publié dans Texte Actualité divers

Les fournitures scolaires, la cantine et les voyages sont payés par les écoles pour tous les élèves en Suède

ecole fournitureLa loi, instaurée depuis une cinquantaine d’années, garantit une gratuité de l’éducation et gomme certaines inégalités liées aux revenus des familles

Jusqu’à 16 ans, l’école est gratuite en Suède. Vraiment gratuite : les familles des élèves ne paient ni la cantine, ni les livres, ni les voyages scolaires, ni les fournitures de base. Selon la loi, c’est aux communes de financer tout cela jusqu’à l’âge où la scolarité n’est plus obligatoire, révèle FranceInfo.

La règle, instaurée pour préserver l’égalité entre les citoyens, n’est par ailleurs soumise à aucun critère de revenus des foyers. « L’argent ne doit pas être un obstacle pour étudier », indique Erik Nilsson, conseiller au ministère suédois de l’Éducation. « Cela fait cinquante ans que ça ne fait plus débat en Suède. »

Une « idée fondatrice » en Suède
« Nous avons eu des gouvernements sociaux-démocrates dans ce pays pendant de nombreuses années », poursuit le conseiller. « Une de nos idées fondatrices c’est que l’éducation doit être gratuite : les livres, les ordinateurs, les repas, et toutes les fournitures scolaires. »

Selon le témoignage d’un père de famille français vivant en Suède recueilli par FranceInfo, les fournitures sont données en début d’année aux enfants avec les livres scolaires. A partir de 16 ans, la prise en charge par les communes n’est plus obligatoire mais certains établissements continuent de tout financer. A Stockholm, un lycée propose par exemple à chaque ado un ordinateur portable pendant trois ans.

Publié dans Texte Actualité divers

Quels sont les dispositif anti-fraude lors du baccalauréat ?

bacMalgré de la prévention, de nombreuses interdictions et moyens de surveillance, en 2018, 528 cas de fraude ont été sanctionnés lors du baccalauréat.

Quels moyens l’Éducation nationale met-elle en place pour lutter contre la fraude lors de cette épreuve notable ?

Parmi les 743.594 inscrits au baccalauréat 2019, certains ont certainement fait l’impasse sur des sujets ou matières, et préparé leurs anti-sèches afin d’éviter la copie blanche le jour J. Sur 753.148 candidats en 2018, 528 cas de fraude ont été recensés et sanctionnés (572 en 2017). Qu’a prévu le gouvernement pour palier les triches cette année ?

Pour prévenir toute fraude, les élèves sont informés dès le début de l’épreuve de ce qu’ils sont autorisés à faire, ou non. « Une notice d’information affichée à la porte de chaque salle d’examen est lue par les surveillants au début de chaque épreuve », explique le rapport 2019 du baccalauréat du ministère de l’Éducation nationale.

Quel est le rôle des surveillants ?
Les surveillants sont chargés de surveiller qu’aucun candidat ne communique avec un autre pendant l’épreuve, n’utilise aucune information, document ou matériel non autorisé par le sujet, et que personne ne s’est substitué à la personne inscrite. Les téléphones, mais également tous les appareils non autorisés, doivent être rangés dans les sacs des candidats.

Si le surveillant est témoin d’une tricherie, « il n’empêche pas le candidat de poursuivre l’épreuve mais saisit les pièces ou matériels qui permettront d’établir ultérieurement la réalité des faits (document papiers…) », explique le site Service-public.

Un procès-verbal est rédigé et « transmis au recteur qui saisit la commission de discipline du bac », qui prendra une décision sur ce cas. En attendant le délibéré de cette commission, l’élève n’aura pas ses résultats et ne pourra pas s’inscrire dans un établissement public d’enseignement supérieur.

Des détecteurs de téléphones depuis 2013
« Depuis 2013, toutes les académies sont équipées de détecteurs de téléphones portables dont le nombre et l’emplacement sont confidentiels », explique le rapport du ministère. « Ce dispositif a pour but de lutter préventivement contre l’utilisation frauduleuse des nouvelles technologies ».

Il ne s’agit pas de brouilleurs d’ondes, mais de moyens de détecter des échanges via un téléphone, alors que son utilisation est formellement interdite, quelle que soit l’épreuve. « Les recteurs sont chargés de répartir les appareils de façon aléatoire dans l’académie et veillent à les faire circuler entre les centres d’examen tout au long des épreuves », explique le ministère de l’Éducation.

Quelles sanctions sont prononcées pour fraude ?

Les sanctions administratives
Au menu des sanctions les moins graves : le blâme (rappel à l’ordre écrit et solennel), la privation de toute mention portée sur le diplôme finalement délivré au candidat admis. Puis viennent: l’interdiction de passer tout examen conduisant à l’obtention du baccalauréat ou du diplôme d’un établissement public post-baccalauréat pour une durée maximum de cinq ans. Le fraudeur avéré peut également être interdit de s’inscrire dans un établissement public de l’enseignement supérieur pour une durée maximum de cinq ans.

Les sanctions pénales
Des sanctions plus lourdes, avec amende et prison, sont aussi possibles en cas de triches plus graves, selon la loi du 23 décembre 1901 réprimant les fraudes dans les examens et concours publics.

Les fraudeurs sont passibles de trois ans de prison et 9000 euros d’amende s’ils communiquent « avant l’examen ou le concours, à quelqu’une des parties intéressées, le texte ou le sujet de l’épreuve, ou bien en faisant usage de pièces fausses, telles que diplômes, certificats, extraits de naissance ou autres, ou bien en substituant une tierce personne au véritable candidat ». Les complices de la tricherie encourent les même peines.

Quelles fraudes sont les plus commises ?
En 2018, 170 interdictions de deux ans assorties de sursis ont été prononcées, d’après les chiffres du ministère de l’Éducation Nationale diffusés ce jeudi, une baisse de 8% par rapport à 2017. 165 interdictions d’un an assorties de sursis (+ 32%). Le nombre de blâmes avait, lui, diminué de 14%, avec 160 blâmes.

Malgré le dispositif des détecteurs de portables, l’utilisation de nouvelles technologies (téléphones portables, lecteur mp3) pour frauder au baccalauréat reste la tricherie numéro une, avec 43,75% des cas en 2018 (40,38% en 2017). Les classiques anti-sèches se placent en deuxième position (31,82% en 2018, 29,54% en 2017).

Plus complexes, les falsifications de dossiers d’épreuves pratiques représentent 11,55% des fraudes (17,66% en 2017). La falsification de copies, « plagiat de documents tel que copie du manuel, copie du cours ou d’Internet », représente 4,17% (1,73% en 2017). Enfin les cas de communication entre candidats restent mineurs : 2,84% des cas en 2018, 4,55% en 2017.

Publié dans Texte Actualité divers

Un jeune Français sur 20 illettré, un sur dix en difficulté de lecture

Un jeune Français sur 20 illettré, un sur dix en difficulté de lectureSelon une étude réalisée par le ministère de l’Éducation, 11,5% des 713.000 jeunes à avoir participé à la Journée Défense et citoyenneté en 2018 « sont en difficulté de lecture ».

C’est l’un des objectifs de la Journée Défense et citoyenneté (JDC) que les jeunes Français suivent à l’adolescence : faire un état des lieux des capacités de lecture et d’écriture parmi les plus de 16 ans.

D’après une étude du ministère de l’Éducation publiée ce jeudi, plus d’un jeune Français sur dix (11,25%) est « en difficulté de lecture » et un sur vingt en situation d’illettrisme. L’étude s’appuie sur les tests conduits auprès des 713.000 participants à la JDC en 2018, âgés de 16 à 25 ans.

Ceux qui rencontrent les difficultés les plus sévères et qui représentent 5,2% de l’ensemble « peuvent être considérés en situation d’illettrisme » caractérisé notamment par « un déficit important de vocabulaire ». Les jeunes du niveau au-dessus (6,3% de l’ensemble) ont, quant à eux, « un niveau lexical oral correct, mais ne parviennent pas à comprendre les textes écrits ».

Plus de trois quarts de « lecteurs efficaces »
On trouve ensuite, selon les données de l’enquête, 10,9% de jeunes « aux acquis limités », qui « parviennent à compenser leurs difficultés pour accéder à un certain niveau de compréhension ». Pour ces profils, la lecture « reste une activité laborieuse mais qu’ils savent mettre en œuvre pour en retirer les fruits ».

Selon la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), à l’origine de la note, quelque 77,6% de jeunes sont enfin des « lecteurs efficaces ». Les jeunes en difficulté de lecture sont « de moins en moins nombreux à mesure que le niveau d’études s’élève », souligne l’étude. Ils représentent 45,8% chez ceux qui n’ont pas dépassé le niveau collège et 4,7% chez ceux qui déclarent suivre ou avoir suivi une filière générale ou technologique au lycée.

Par ailleurs le pourcentage de jeunes en difficulté est très différent selon le sexe : 13,2% des garçons contre 9,6% des filles, poursuit l’enquête, qui est menée tous les ans depuis 2009.

La fréquence des difficultés de lecture est enfin plus prononcée dans les départements du Nord et certains en Île-de-France (17,2% de jeunes en difficulté de lecture dans l’Aisne, 15,4% dans la Somme, 12,3% en Seine-Saint-Denis).

Publié dans Texte Famille

Comment vivre avec un adulte à la maison ?

tanguyÀ l’occasion de la sortie du film Tanguy, le retour, la Dr Marie-Claude Gavard fait le point avec nous sur le phénomène Tanguy.

Loin des clichés délivrés par le film, la cohabitation n’est pas nécessairement un désastre. Il suffit de quelques règles de vie, de respect et de pédagogie.

Dix-huit ans après, Tanguy revient, au-delà du film, le « phénomène Tanguy » est aujourd’hui un véritable sujet de société. En effet, après une diminution amorcée au milieu des années 1990, le taux de cohabitation des jeunes de 20 à 30 ans avec leurs parents augmente de nouveau depuis le début des années 2000. Ainsi, en 2013, près d’un jeune adulte de 18 à 29 ans sur deux (46 %) habite chez ses parents tout ou partie de l’année. Et, aujourd’hui, les jeunes ont tendance à quitter le domicile parental vers l’âge de 24-25 ans, soit 5 ans plus tard qu’il y a quarante ans.

Qui sont les nouveaux Tanguy ?
Une émancipation financière difficile, pour l’Insee, une des principales causes du « phénomène Tanguy » est la hausse de la population étudiante. En effet, « pour les plus jeunes, habiter avec ses parents concerne surtout les étudiants (58%) » comme le souligne une étude réalisée par l’institut en janvier 2018. Et pour cause, depuis les années 70, près d’un jeune de moins de 25 ans sur deux poursuit des études. Bien qu’ils soient moins d’un tiers à vivre au domicile de leurs parents, l’âge moyen de fin d’études ne cesse d’augmenter, expliquant en partie ce phénomène.

Seconde raison évoquée par l’étude, la hausse du chômage et des emplois précaires : « Parmi les actifs de 25-29 ans, ceux qui cohabitent avec leurs parents sont moins bien insérés dans l’emploi : ils occupent plus fréquemment des emplois à durée limitée et sont plus souvent au chômage ». Depuis les années 2000, le taux de chômage des jeunes n’a fait qu’augmenter, malgré une forte baisse en 2008. Or, cette insécurité professionnelle peut être un véritable frein à l’indépendance compte tenu du prix des loyers et des exigences des propriétaires, en particulier dans les grandes villes.

Certains jeunes sont également tout simplement immatures et peuvent avoir peur de se retrouver seuls. Et puis, rester chez ses parents permet de moins se confronter à une vie amoureuse. Mais, ce phénomène s’explique aussi par le développement du phénomène du zapping et donc la superficialité des relations amoureuses des jeunes. Cela allant de pair avec le report de l’âge de la mise en ménage des jeunes.

Mais, « parmi les 25-29 ans, une personne sur deux qui vit chez ses parents occupe un emploi, et dans neuf cas sur dix en tant que salarié » selon l’Insee. Cela prouve bien que l’on peut rester chez ses parents tout en gagnant sa vie. La Dr Marie-Claude Gavard, psychiatre à Paris, explique en partie cela par le nombre croissant de jeunes qui, ayant pour projet de monter leur propre société, repoussent le moment du départ pour économiser le plus d’argent possible.

Une société en pleine évolution
Du point de vue familial, la Dr Marie-Claude Gavard décrypte également ce phénomène par une bonne communication parents-enfants entre la génération Baby Boom et la génération Y.  S’il existait une certaine incompréhension entre les jeunes de mai 68 et leurs parents, il semblerait qu’aujourd’hui parents et enfants se comprennent mieux. « Beaucoup des parents de jeunes de la génération Y s’intéressent aux questions de développement personnel et à la psychologie.

Ils sont donc plus attentifs à l’épanouissement de leurs enfants et dans l’ouverture et le dialogue, ce qui créé des relations propices à une collocation de longue durée. Les enfants ont moins envie de partir dès leurs dix-huit ans et les parents sont plus à même d’accepter, voire de trouver qu’avoir un Tanguy à la maison est finalement quelque chose d’agréable » détaille la psychiatre, rappelant toutefois que cette situation n’est pas encore une généralité.

Les parents peuvent également avoir peur de souffrir « du syndrome du nid vide », explique l’experte. Les parents peuvent déprimer à l’idée de ne plus avoir leurs enfants à charge et se voir vieillir d’un coup. « Dans beaucoup de cas, à cela s’ajoute la peur de se retrouver seul avec son mari ou sa femme. Ce tête à tête peut être tellement inquiétant que les parents préfèrent garder leur enfant, et en particulier le petit dernier, à la maison le plus longtemps possible » explique-t-elle.

Rupture, perte d’emploi, nouveau projet, comment réagir quand son enfant revient à la maison ?
Lorsque le dernier enfant est parti de la maison, les parents peuvent enfin souffler. Après plus de vingt-cinq ans à n’avoir existé qu’en tant que parents et à avoir la pensée constamment occupée par leurs enfants, le couple se retrouve seul. « Les parents découvrent alors un autre pendant de leur vie. Ils doivent réapprendre à exister en tant que couple et ce sans grand projet de maison, d’enfant ou de carrière.

Il y a une bulle qui se referme sur le couple. Et ils peuvent enfin s’autoriser à vivre différemment et à repenser à eux, à leur propre bonheur. C’est un grand moment de renaissance pour les parents, un moment de vie incroyable où l’on revit enfin sans contrainte » précise la Dr Marie-Claude Gavard. Alors, quand un Tanguy débarque à la maison après une rupture amoureuse ou la perte d’un emploi, les parents peuvent avoir du mal à accepter l’idée de cette cohabitation qu’ils n’avaient pas désirée. Leur liberté retrouvée est de nouveau bafouée.

De leur côté, les enfants peuvent être perturbés de ne pas être accueillis avec bonheur. « Après un ou plusieurs échecs amoureux, le repli sur soi et le manque de confiance en soi s’amplifient et l’envie de rester dans le cocon familial rassurant affectivement apparaît comme nécessaire » explique la psychiatre. Il est donc primordial que l’enfant explique à ses parents pourquoi il veut revenir chez eux  et non pas se trouver une collocation par exemple  et de se fixer une date de départ pour ne pas que les parents se sentent prisonniers de cette situation.

La Dr Marie-Claude Gavard conseille aussi d’établir des règles de vie entre adultes. Pour elle, « tout est question de respect du désir et des aspirations de chacun. Les parents ne sont pas au service des enfants : ils peuvent dépanner, mais ils ne doivent pas se priver de vivre leur vie de cinquantenaires « . Les parents ne doivent pas redevenir les bonnes à tout faire de leur enfant.

Celui-ci doit contribuer à l’intendance de la maison : faire les courses, le ménage, la cuisine et participer financièrement s’il le peut. Un Tanguy qui revient sait tout faire, il n’est donc pas question que ce soit un poids. Les parents, quant à eux, ne doivent pas ramener le Tanguy à sa situation d’enfant et doivent respecter sa liberté. Il n’est, par exemple, pas nécessaire de le harceler pour savoir ce qu’il fait de ses journées ou lui imposer un couvre-feu.

Comment faire pour que nos enfants ne deviennent pas des Tanguy ?
Si vous vous demandez comment faire pour que vos enfants ne s’éternisent pas trop chez vous, n’entretenez pas une relation de parents « au service des enfants ». Les parents, dans leur éducation, ont tout intérêt à autonomiser leurs enfants. Il est nécessaire de leur apprendre à cuisiner, à ranger leur chambre, à repasser … dès qu’ils sont en mesure de le faire. Alors, l’intendance ne leur posera aucun problème et ils auront moins peur de s’émanciper.

Et, même si un jeune est très craintif et manque de confiance en lui, le bon rôle des parents est de le pousser un peu dehors pour qu’il puisse voler de ses propres ailes. Mais, il est très important de le faire en douceur et de ne pas passer par des stratégies violentes et non-verbales comme les parents de Tanguy le font dans le film : discutez et dites à votre enfant qu’il est temps de partir, de prendre ses responsabilités quitte à l’aider à payer son loyer au départ. Mais surtout, n’oubliez pas de dire à vos enfants que vous n’êtes pas que des parents.

Publié dans Texte Actualité divers

Plusieurs personnalités s’unissent pour une meilleure représentation du clitoris dans les manuels scolaires

manuels scolairesDaphné Burki, Élie Sémoun et bien d’autres signent une tribune dans Le Monde afin de lutter contre « l’analphabétisme sexuel » qui résulte d’une méconnaissance de l’organe sexuel féminin. Et interpellent le gouvernement afin d’apporter une solution.

Plusieurs personnalités se mobilisent contre une inégalité instaurée entre les sexes dès le collège : la mauvaise représentation du clitoris dans les manuels scolaires tandis que le pénis y figure. À la veille de la Journée internationale des droits des femmes, une centaine de personnes, hommes comme femmes, célèbres ou pas, demandent la fin de l' »analphabétisme sexuel » dans une tribune publiée par Le Monde. Parmi les signataires, Clara Luciani, Lio, Bruno Solo ou encore Lisa Azuelos.

« En 2019, seul un manuel de sciences de la vie et de la Terre (SVT), celui des éditions Magnard sur huit représente correctement le clitoris. Les sept autres éditeurs ont conservé leurs dessins erronés », peut-on lire en introduction du texte, signé également par Angèle, Daphné Burki ou encore Élie Sémoun.

Les sexualités « sur un pied d’égalité »
La tribune, qui voit dans cette représentation égalitaire « une condition sine qua non d’égalité de traitement des deux sexes », détaille les enjeux de cette requête : « Mettre sur un pied d’égalité les sexualités masculines et féminines, c’est lancer les bases d’une sexualité dans laquelle les deux partenaires, dans le cadre d’une relation hétérosexuelle, sont aussi importants l’un que l’autre et ont chacun leur mot à dire (…). »

Lutter contre la culture du viol
« Parler du clitoris et de plaisir féminin s’inscrit aussi dans une lutte contre la culture du viol », poursuit la tribune. « En faisant du plaisir féminin un tabou (…) on alimente la représentation d’un plaisir masculin prédominant (…). » Et de rappeler quelques chiffres sur le fléau de l’excision : « l’INED (Institut national d’études démographiques, ndlr) décomptait 53.000 personnes excisées résidant en France en 2004. »

Les signataires, qui souhaitent faire tomber le « bastion du patriarcat » qu’est la « non-reconnaissance du clitoris comme organe du plaisir féminin », alertent Marlène Schiappa et Jean-Michel Blanquer, et demandent à ce que soit mentionné « explicitement le clitoris dans les programmes de SVT. » Une pétition en ce sens a déjà rassemblé près de 35.000 signatures.

Publié dans Texte Réflexion

Vos enfants ne sont pas vos enfants

childrenVos enfants ne sont pas vos enfants, ils sont les fils et les filles, de l’appel de la vie à elle-même. Ils viennent à travers vous, mais non de vous. Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non pas vos pensées car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leur corps, mais pas leur âme car leur âme habite la maison de demain que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.

Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde a hier. Vous êtes les arcs par qui vos enfants comme des flèches vivantes sont projetés.

L’archer voit le but sur le chemin de l’infini et il vous tend de sa puissance pour que ses flèches puissent voler vite et loin. Que votre tension par la main de l’archer soit pour la joie, car de même qu’il aime la flèche qui vole, il aime l’arc qui est stable.

Gibran Khalil