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Theresa May diffère un vote sur l’accord pour le renégocier

thérésa mayLa Première ministre britannique veut se donner plus de temps pour tenter de renégocier le texte avec Bruxelles.

Reculer pour mieux sauter ?   La Première ministre britannique Theresa May a différé dimanche « d’ici au 12 mars » un vote des députés sur l’accord de Brexit, voulant se donner plus de temps pour tenter de rediscuter le texte avec Bruxelles malgré l’échéance qui se rapproche dangereusement.

S’attirant une volée de bois vert au Royaume-Uni, la dirigeante conservatrice a promis la tenue d’ici au 12 mars, plutôt qu’au cours de la semaine à venir, d’un vote à la Chambre des communes sur le traité de retrait, s’exprimant à son arrivée à Charm el-Cheikh (Égypte), où elle participe jusqu’à lundi à un sommet UE-Ligue arabe.

Elle avait précédemment indiqué se laisser jusqu’à mardi pour trouver une issue sur le Brexit. Depuis le rejet massif de l’accord de divorce par les députés britanniques en janvier, Theresa May tente de renégocier avec Bruxelles une nouvelle version du texte susceptible de rallier une majorité parlementaire. Sans succès jusqu’à présent.

« Pouvoir sortir avec un accord le 29 mars »
Elle souhaite obtenir des « changements contraignants » au « filet de sécurité » (ou « backstop » en anglais), une disposition décriée au Royaume-Uni censée garder ouverte la frontière en Irlande après le Brexit. En Égypte, elle s’est entretenue dimanche avec le président du Conseil européen Donald Tusk, qui a rappelé « la nécessité pour l’UE à 27 d’avoir des clarifications sur le fait qu’une proposition (…) puisse réunir une majorité au Royaume-Uni, avant que la question ne soit traitée par le Conseil européen ».

Theresa May rencontrera lundi la chancelière allemande Angela Merkel et les négociateurs britanniques retourneront à Bruxelles mardi. Elle fera ce jour-là une déclaration devant la Chambre des communes, à la veille d’un débat au Parlement sur la conduite à tenir.

« Nous avons eu de bons progrès, des discussions constructives avec l’UE et nous poursuivrons ce travail de manière à pouvoir sortir avec un accord le 29 mars », a-t-elle expliqué. « Quitter l’Union européenne avec un accord le 29 est toujours à notre portée et c’est ce à quoi je vais travailler », a-t-elle assuré.

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Pyramides de Gizeh : le secret de leur alignement enfin découvert ?

L’alignement des pyramides de Gizeh demeure à ce jour un mystère pour les scientifiques. Une nouvelle théorie propose d’expliquer comment les Égyptiens de l’époque seraient parvenus à un tel degré de précision.

Depuis des siècles, les chercheurs se demandent comment les Égyptiens de la période antique ont construit les pyramides, et notamment comment ceux-ci sont parvenus à les aligner avec autant de précision. Une nouvelle théorie suggère que les constructeurs des pyramides auraient pu utiliser l’équinoxe d’automne pour parvenir à cet étonnant résultat.

Le tracé du « cercle indien »
Les quatre angles de la grande pyramide de Gizeh sont étonnamment droits et presque parfaitement alignés avec les quatre points cardinaux. Les trois pyramides sont elles-mêmes alignées les unes avec les autres dans des proportions quasi parfaites. S’il nous est aujourd’hui possible de le constater avec des drones et des données satellites, à l’époque, accomplir un tel exploit n’allait pas de soi.

Pyramides de Gizeh

En 2018, l’archéologue et ingénieur Glen Dash propose une hypothèse simple et élégante : les Égyptiens se seraient basés sur l’équinoxe d’automne pour établir leurs mesures, avec l’aide d’un gnomon (un bâton que l’on plante dans le sol pour y projeter l’ombre du Soleil). Grâce à une série de mesures effectuées depuis l’équinoxe du 22 septembre 2016, Dash est parvenu à démontrer que la méthode dite du « cercle indien » permettait d’obtenir avec une relative précision l’orientation des points cardinaux.

Du bâton à la pyramide
Grâce au gnomon, il est possible de suivre la trajectoire du Soleil à travers le ciel en reportant à intervalles réguliers l’ombre projetée par l’extrémité supérieure du bâton sur le sol. Une fois cette courbe tracée, il suffit de dessiner un cercle prenant pour centre le gnomon, et de marquer les deux points d’intersection entre le cercle et la courbe. Tracez une droite d’un point à l’autre et vous obtiendrez alors une ligne voyageant d’est en ouest (ou l’inverse), pourvu que vos mesures soient prises lors de l’équinoxe.

(Pour un aperçu visuel de cette méthode, cliquez ici.)
La marge d’erreur de cette méthode, mesurée par Dash, s’avère parfaitement coïncider avec la légère erreur d’un quinzième de degré que l’on note dans l’orientation des trois pyramides. Bien entendu, cette découverte n’offre aucune garantie que la technique aurait pu être employée par les Égyptiens, mais elle propose néanmoins une piste d’étude qui n’est pas dénuée d’intérêt.

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Égypte : gros tour de vis sur la natalité

naissanceLes autorités égyptiennes ont lancé une campagne de sensibilisation encourageant les familles à avoir deux enfants au maximum, rapporte « The Guardian ».

La natalité est devenue une question primordiale pour les autorités égyptiennes. Face à la rareté de certaines ressources, particulièrement l’eau potable, ces dernières ont décidé d’encourager les familles à limiter leur nombre d’enfants à deux, rapporte The Guardian. Une campagne d’action sur cinq ans, baptisée «  Deux, c’est suffisant  », s’est installée dans le métro égyptien. Des affiches montrent une facture de 50 livres égyptiennes et posent la question : «  Vous voudriez diviser cela en cinq ou en deux ? » Avec ce plan, le gouvernement prévoit également d’installer des centres de planning familial sur tout le territoire, où les moyens de contraception sont moins chers qu’en pharmacie, précise le quotidien britannique.

Un enfant naît toutes les quinze secondes en Égypte, précise The Guardian. Avec 104 millions d’habitants, la question est prise très au sérieux puisqu’en 2017, le président Abdel-Fatah al-Sissi a déclaré que l’Égypte avait «  deux challenges : le terrorisme et la surpopulation  ». Afin de montrer que les autorités ne plaisantaient pas, le Premier ministre Mostafa Madbouly a récemment annoncé que le gouvernement ne donnerait plus d’aide financière aux familles au-delà du deuxième enfant.

Changer les mentalités
Mais, selon le quotidien britannique, la campagne de sensibilisation pourrait manquer d’efficacité dans ses moyens. Si le programme prévoit d’augmenter les cours d’éducation sexuelle pour les professionnels de santé, il ne prévoit rien dans les écoles, où l’éducation sexuelle est inexistante. Cité par The Guardian, un gynécologue du Caire, Hussein S. Gohar, estime que la campagne doit débuter auprès des plus jeunes afin «  de les éduquer à la sexualité, mais aussi à la contraception. Après il faudra sensibiliser les personnes qui vont se marier et les couples déjà mariés  ».

Selon lui, le gouvernement pourrait aussi se heurter à un problème de taille : l’interdiction de l’avortement. «  Si la législation se met à punir les couples qui ont un troisième enfant, il faut leur permettre d’avoir une voie de sortie, en autorisant l’arrêt médical de grossesse et même les cliniques d’avortement  ». Pour un autre gynécologue, les autorités doivent aussi s’interroger sur les mentalités, particulièrement dans les milieux ruraux. «  Pour une famille qui possède une ferme, les travailleurs supplémentaires coûtent de l’argent. Mais avoir plus d’enfants signifie qu’ils peuvent aider pour s’occuper des animaux, des machines ou de la récolte  », conclut-il.

Natalia Kanem, directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population, soulève aussi la question des femmes, qui peuvent être mères très jeunes. «  Si vous avez une population qui est jeune, ces jeunes ont tendance à avoir des enfants au même âge que leur mère, donc il y a une accélération, sauf si les femmes peuvent prendre la décision d’avoir un enfant plus tard, de se marier plus tard  », explique-t-elle. «  Quand les femmes sont laissées pour compte, la moitié de la population l’est  », conclut-elle.