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Comment devenir journaliste malgré la crise ?

journalisteDans un contexte de crise de confiance envers les journalistes, et surtout de crise que traversent les grands médias, ce métier continue de séduire les jeunes.

Mais comment peut-on devenir journaliste ?  En quoi consiste le métier ?  Quel est le salaire des débutants ?  Quelles sont les meilleures écoles ?  Comment trouver son premier poste ?   Le Figaro Étudiant vous donne les pistes à suivre.

Si journaliste fait partie des métiers les plus détestés des Français, et des professions qui recrutent le moins, ce métier attire paradoxalement toujours autant les jeunes. La preuve, le dernier concours de l’IJBA Bordeaux a attiré 913 candidats pour seulement 36 places, soit 3,9 % de réussite seulement. Élise Lucet, la célèbre présentatrice de «Cash Investigation» et d’«Envoyé Spécial» ou David Pujadas, aujourd’hui présentateur sur LCI font toujours rêver. En 2018, selon l’Observatoire des métiers de la presse, on comptait 35 297 journalistes en France. 57,7% des journalistes travaillent en presse écrite, 16,7 % en télévision, 9,7% en radio et 9,1% en agence de presse.

La création de newsrooms a provoqué un appel d’air
La presse écrite reste le secteur dominant parmi les cartes de presse. Mais la crise qui sévit dans de nombreux journaux a des conséquences. Le nombre de cartes de presse est, en 2018, en baisse de 0,4 % par rapport à 2017. «On a connu beaucoup de regroupements de titres de presse ainsi que des plans sociaux parmi les gros titres, donc, oui, forcément, la crise a un impact sur le nombre de journalistes», affirme Claude Cordier, vice-président de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. «Toutefois, la création de newsrooms (salles de presse web) a provoqué un appel d’air», souligne Julie Joly, directrice du CFJ, qui souligne que ses diplômés trouvent tous du travail à l’issue de leurs études.

Quel métier ?
«La plus belle définition du métier de journaliste est celle d’Albert Londres : «Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie». Le journaliste a pour principale mission d’informer le public. Le reporter recueille une nouvelle et la vérifie. Doté d’une grande réactivité, il est à l’affût de l’actualité. Une fois la nouvelle récoltée, il croise ses sources afin de mettre à la disposition de son public une information fiable. Il cisèle ensuite son écriture pour rendre le message accessible au lecteur et choisit un angle d’attaque original, susceptible de l’attirer. «Mais comme l’explique Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur judiciaire du Figaro, être journaliste, c’est aller plus loin que la «petite phrase», et expliquer le sens des petits et des grands silences, c’est aller auprès des gens, raconter leur vie non pas comme nous l’imaginons mais comme ils la vivent. C’est douter à chaque instant de ce qu’on nous dit, en n’oubliant jamais que rien n’est pire que de se faire instrumentaliser sans s’en rendre compte».

«Le journaliste fait une «photo» d’une situation, avec ses clairs et ses obscurs»
Pour Charles Haquet, grand reporter au service étranger de L’Express, «un journaliste décrit la réalité, telle qu’il la perçoit. Il apporte à ses lecteurs des clés de compréhension du monde, en essayant d’être le plus objectif possible, et de donner la parole à toutes les parties. Affranchi des pouvoirs, le journaliste donne un éclairage indépendant, c’est le garant de sa crédibilité. En reportage, le journaliste fait une «photo» d’une situation, avec ses contrastes, ses clairs et ses obscurs. Le journaliste joue aussi un rôle de contre-pouvoir».

Le journaliste peut travailler pour la télévision, la radio, une agence de presse, un journal papier ou un site web. Ce métier recouvre un large panel de fonctions, allant du journaliste reporter d’images (JRI), au journaliste radio, en passant par le secrétaire de rédaction et par l’agencier. Le JRI (journaliste reporte d’image) réalise des reportages pour la télévision ou le web. Le journaliste radio doit avant tout avoir une bonne voix, une bonne diction. Quant au secrétaire de rédaction (SR), il relit et corrige les papiers des rédacteurs, destinés au print, c’est-à-dire à la presse papier. Il est un maillon essentiel de la chaîne. L’agencier, lui, travaille au service d’une agence de presse. Autrement dit, il travaille dans un organisme qui recueille des informations et les vend aux médias. Ainsi, ces derniers obtiennent des informations sur des pays dans lesquels ils n’ont pas assez ou pas du tout de journalistes et peuvent informer leurs lecteurs en temps réel.

Internet a transformé le métier de journaliste
L’arrivée d’Internet dans les années 2000 a bouleversé le métier de journaliste. Les journalistes d’aujourd’hui doivent être plus réactifs, écrire rapidement avec des titres plus accrocheurs. Les médias usent des réseaux sociaux afin de partager leur contenu et d’augmenter leur audience. Jean Bernard Litzler, journaliste au Figaro Immobilier, est témoin de cette évolution. «Le web offre plus de liberté, de souplesse que le papier mais j’avais choisi la presse écrite pour avoir un temps de recul. Maintenant, c’est fini. Le web c’est la tyrannie du temps réel», assène-t-il. Un journaliste peut se spécialiser dans divers domaines dont le sport, l’économie, la culture ou encore la politique. «Dans mon cas, être journaliste c’est expliquer de manière pédagogique la fabrique de la loi et ses conséquences sur le quotidien des Français», explique Delphine Girard, journaliste à Public Sénat, chaîne de télévision politique et parlementaire.

La carte de presse permet d’entrer dans les tribunaux
Le statut de journaliste donne droit à une carte de presse, renouvelée tous les ans et attribuée par la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP). Elle certifie que l’individu exerce en tant que journaliste. «La carte de presse est un outil de travail, qui permet d’entrer dans les tribunaux, le palais de justice ou les ministères, par exemple. Elle donne des accréditations pour couvrir des manifestations officielles. C’est aussi un outil de protection qui permet aux journalistes de passer les checkpoints (frontières), en temps de guerre. En tant qu’outil social, elle permet de voir son ancienneté professionnelle reconnue au sein de son entreprise. Cet outil professionnel établit également que l’on est journaliste», définit Claude Cordier vice-président de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. La carte de presse permet aussi au journaliste d’obtenir une entrée gratuite dans les musées nationaux. Elle offre enfin à son bénéficiaire des avantages fiscaux. Chaque journaliste peut ainsi déduire de ses revenus imposables une somme plafonnée à 7650 euros.

60 ans de journalismeLa profession a toutefois perdu de son prestige, et avec le web, les conditions d’exercice sont beaucoup plus rudes que par le passé, comme le souligne le plus vieux journaliste de France, Philippe Bouvard, qui a connu la presse des années 50. «Seuls les détenteurs d’une véritable vocation ne cherchent pas plus loin que la fonction qui consiste à servir d’intermédiaire entre l’actualité et le consommateur d’informations. Pour le statut social, ils repasseront car il y a belle lurette que, même en province, les journalistes ont cessé d’être considérés comme des notables», écrit-il dans son ouvrage Je crois me souvenir… , 60 ans de journalisme (Flammarion).

Les plus du métier : Cette profession est véritablement exaltante. Exit le quotidien morose et répétitif. Le journaliste découvre sans cesse de nouveaux visages et des paysages inconnus. «J’aime m’intéresser au quotidien des autres», explique Johan, tout juste sorti du CUEJ Strasbourg. Marguerite, étudiante en dernière année à l’EjT, rejoint Johan sur cette impression de découverte permanente. Elle apprécie de faire de nouvelles rencontres. «L’avantage de ce métier pour moi, qui suis surtout intéressée par la culture, c’est qu’on a accès aux coulisses et à un nombre insensé de choses auxquelles le grand public n’aura jamais accès», s’extasie-t-elle. C’est également un métier stimulant d’un point de vue intellectuel. Le journaliste ne cesse d’apprendre des nouvelles choses. Il peut aussi retirer la satisfaction d’apprendre quelque chose à son public, qu’il soit auditeur, téléspectateur ou lecteur.

Les moins du métier : Ce métier est prenant, voire chronophage. Charles Haquet, de L’Express, reconnaît que son métier est difficilement compatible avec une vie de famille : «Dans mon cas, je voyage fréquemment, ce qui implique une charge de travail plus importante pour ma femme qui doit s’occuper des enfants lorsque je suis parti. Et puis, les dîners annulés en cas de départ précipité, les week-ends passés à l’étranger, le décalage horaire au retour : toutes ces contraintes demandent beaucoup de compréhension de sa part», avoue-t-il.

En effet, le journaliste ne compte pas ses heures. Il doit être prêt à travailler le week-end et les soirs de semaine. En radio, les matinaliers doivent être prêts à se lever à 4 heures du matin. De même, comme le souligne Marguerite, élève de l’EJT, l’actualité est imprévisible. Il n’est donc pas aisé de s’organiser. Enfin, autre inconvénient, c’est un travail qui peut être précaire. À la sortie de l’école, les jeunes diplômés trouvent rarement un CDD ou un CDI et ont souvent le statut de pigiste.

Quel profil ?
Il n’y a pas un seul profil type pour devenir journaliste. «À partir du moment où la personne est curieuse, passionnée, désireuse d’apprendre et de transmettre, ce métier est ouvert dans l’absolu», constate Pierre Ginabat, directeur de l’EJT. «Nous avons dans l’école aussi bien des «geeks» (passionnés d’informatique NDLR), que des littéraires, des passionnés d’actu. Mais ils ont un point commun, la curiosité et la volonté de transmettre l’information», complète Julie Joly, directrice du CFJ. Cette profession nécessite toutefois certaines qualités: une solide culture générale, un esprit critique prononcé, une certaine «originalité», selon Johan, et un goût pour le contact humain. Il est également préférable de maîtriser plusieurs techniques de réalisation : l’écriture, la photo et la vidéo. C’est un métier ouvert aux femmes. D’ailleurs, la profession se féminise de plus en plus. En effet, la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels relève 47% de femmes et 53% d’hommes parmi les détenteurs de la carte de presse en 2018.

Quel âge ?
Il n’y a pas d’âge pour être journaliste. Toutefois, en ce qui concerne les études de journalisme, c’est différent. Certaines écoles imposent une limite d’âge aux candidats. Pour postuler au CFJ Paris, par exemple, il faut être âgé de moins de 26 ans au 31 décembre de l’année du concours, sauf si la direction accorde une dérogation.

Quel bac ?
Si les étudiants qui se destinent à des études de journalisme suivent un bac général, il n’est pas obligatoire de faire un bac littéraire. Certains cursus sont accessibles dès le bac mais la plupart exigent un bac+3 minimum ainsi que des stages dans des médias.

Quelles études ?
Aucune formation spécifique n’est obligatoire pour devenir journaliste. Toutefois, le fait de faire une école de journalisme permet de trouver plus facilement du travail. «L’étudiant va découvrir ses atouts, apprendre aux côtés de journalistes confirmés, occupera tous les postes d’une rédaction, participera à des concours organisés par de grands médias. Ce qui lui permettra de se faire repérer, et de faciliter son insertion professionnelle», expose Julie Joly du CFJ.

Il existe deux types d’écoles de journalisme. Les plus convoitées sont les 14 écoles reconnues par la profession, ce sont les écoles qui répondent aux critères de la CPNEJ (Commission paritaire nationale de l’emploi des journalistes).

Les écoles publiques reconnues : Parmi les écoles, certaines sont publiques: l’école de journalisme de Sciences Po, l’IUT de Lannion, l’IUT de Nice, l’EPJT de Tours, le CUEJ de Strasbourg, le Celsa de Paris, l’EJDG de Grenoble, l’IFP Paris, l’IJBA de Bordeaux et l’EJCAM de Marseille.

Les écoles privées reconnues : D’autres formations, à l’instar du CFJ Paris, de l’EJT Toulouse, de l’ESJ Lille ou de l’IPJ Paris sont privées. L’École Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille est considérée comme la meilleure école, à l’échelle nationale, selon le classement des meilleures écoles de journalisme du Figaro Etudiant réalisé en 2018.

Ces écoles sont le plus souvent accessibles sur concours après un bac +3. Aucune licence n’est privilégiée. Certains font une classe préparatoire (littéraire, économique voire scientifiques), ou une licence d’histoire de sciences politiques ou un IEP (Institut d’études politiques). «La base, c’est de s’intéresser énormément à l’actualité et aux autres. Pour cela, on peut faire de la littérature, des maths, des sciences, de l’histoire, du droit, de l’économie», insiste Pierre Ginabat, directeur de l’École de journalisme de Toulouse. À titre d’exemple, Jean-Bernard Litzler, journaliste au Figaro immobilier, a suivi des études à l’IEP Strasbourg avant d’entrer au CFJ Paris.

Des prépas en journalisme existent pour se préparer aux concours (moins de 5 % de réussite). L’ESJ Lille propose, par exemple, la prépa égalité des chances. Il s’agit d’une préparation aux concours des écoles de journalisme ouverte à de jeunes boursiers. Ipésup propose une formation spécialisée aux sept meilleures écoles de journalisme, à raison d’une demi-journée hebdomadaire de cours pendant quatre mois. Depuis 2017, le CFJ s’associe à l’école W pour proposer une préparation aux concours de journalisme.

Toutefois, les jeunes journalistes issus d’écoles reconnues restent minoritaires. Ainsi, selon l’Observatoire des métiers de la presse, parmi les 1788 premières de demande de carte de presse, 298 sortent d’écoles de journalisme reconnues par la profession, soit 17 % seulement.

Que valent les écoles non reconnues ?
Beaucoup sortent d’écoles non reconnues. On peut citer, de manière non exhaustive le CFPJ, l’ESJ Pro, l’IEJ Paris, l’ISCPA, l’ISFJ, Studio école de France, HEJ, EFJ à Levallois. D’autres sortent de l’université lesquelles proposent des formations professionnelles comme le master 2 métiers du journalisme de l’Université de Montpellier par exemple, ou le master journalisme de l’Université de Cergy-Pontoise. Moins sélectives que les écoles reconnues, elles permettent néanmoins aux meilleurs éléments d’intégrer des rédactions nationales. À titre d’exemple, Adrien Renouard vient de signer un CDI à l’édition premium du Figaro, à 26 ans, après avoir fait une licence d’histoire puis un master de journalisme à l’Université Catholique de Lille, cursus non reconnu par la profession. Il enrichit des articles et les met en valeur.

Toutefois, encore aujourd’hui, les jeunes journalistes issus d’écoles reconnues sont minoritaires. Ainsi, selon l’Observatoire des métiers de la presse, parmi les 1788 premières de demande de carte de presse, 298 sortent d’écoles de journalisme reconnues par la profession, soit 17 % seulement.

Combien coûtent les études ?
Lorsque l’école est publique, les élèves paient des droits universitaires. Il faudra compter 4 500 euros par an pour l’ESJ Lille, une école privée, par exemple. Les frais de scolarité de l’EJT Toulouse, école privée elle aussi, s’élèvent à 4 250 euros par an, en première et en deuxième année, et à 3 000 euros en dernière année. Pour l’IJBA Bordeaux,école publique, les frais d’inscription universitaires sont appliqués, soit environ 256 €. Pour l’ESJ Paris, cursus non reconnu, il faut payer 6 000 euros par an environ.

Comment trouver son premier job ?
Il n’est pas aisé pour les journalistes débutants de s’assurer une situation stable. Pour se faire remarquer positivement, Pierre Ginabat recommande vivement de se montrer appliqué et rigoureux. «Un journaliste impliqué, sur qui on peut s’appuyer et avoir confiance se démarquera du lot», assure-t-il.

Delphine Girard, de Public Sénat, conseille de «tout lire, les journaux, les hebdos, des romans. S’informer tout le temps. Il faut s’accrocher car le métier n’est pas facile et la précarité reste la règle avec beaucoup de CDD ou de piges mais c’est un métier formidable avec une actualité toujours surprenante».

Charles Haquet, grand reporter à L’Express, recommande de s’entraîner à la manière d’un sportif. «C’est un métier «artisanal», qui demande de la répétition. Il faut travailler ses gestes: apprendre à poser des questions, à mettre à l’aise ses interlocuteurs, à bien préparer ses interviews, à travailler son plan, à bien travailler ses «accroches», à voir comment font les autres, à enrichir son vocabulaire et à réfléchir en permanence à sa pratique», affirme-t-il. Il encourage les jeunes journalistes à ne jamais cesser d’y croire.
Faire jouer son réseau

Le jeune diplômé peut également envoyer des idées de sujets à des rédacteurs en chef afin que ceux-ci puissent leur proposer de piger pour leur média. Si un journaliste souhaite postuler à une offre ou bien soumettre une candidature spontanée, il doit envoyer un CV, bien sûr, mais il ne doit pas hésiter à insérer des liens vers ses publications. Le recruteur sera ainsi à même d’évaluer les productions du candidat.

Faire jouer son réseau, construit lors de l’école de journalisme, est aussi indispensable. Outre les groupes réservés aux étudiants des écoles, des groupes Facebook, comme «Réseau journalistes et médias: offres d’emploi, de piges, de collaborations» ou «Emplois dans la presse.com» ou encore «Entre2piges.com» permettent de publier des offres d’emploi.

Difficile de le nier : le métier se précarise. D’après l’Observatoire des métiers de la presse, il y a 10 ans, les CDI représentaient la plus grande part du total des premières demandes de cartes de presse, élément servant à prouver l’activité de journaliste. Aujourd’hui, ce sont les pigistes rémunérés à l’article, au reportage ou à la photo qui sont en tête (37,2%). Les CDD représentent 34,1% des nouvelles demandes de cartes et les CDI, 28,3%. Paradoxalement, le chômage est faible. Et seulement 1350 cartes chômeurs ont été attribuées en 2018 (3,82 % des journalistes). Elles sont accordées à des journalistes titulaires de la carte de presse mais qui sont au chômage. La particularité de ce métier est qu’un journaliste qui perd son travail peut toujours travailler comme pigiste.

Quel salaire ?
Selon l’Observatoire des métiers de la presse, le revenu médian brut mensuel des journalistes en CDI, en 2017, était de 3 591 euros brut. Les CDD gagnaient 1 954 euros. En ce qui concerne les pigistes, ils avaient un revenu médian de 2 000 euros.

Selon la grille des salaires publiée par le SNJ (syndicat national des journalistes), dans un quotidien parisien, la pige est payée 66,98 € le feuillet (1500 signes), un rédacteur stagiaire (diplômé d’une école agréé par la profession, embauché mais pas encore titulaire de la carte de presse) 2162, 62 € brut, un chef de service 3541,32 € par mois, un rédacteur en chef adjoint 4517,25 €, un rédacteur en chef 5430 , 49 €.

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25 des pires excuses pour ne pas aller au travail

excuse bidonIl est des matins plus difficiles que d’autres et parfois, à l’heure où le réveil sonne, l’appel de l’oreiller est plus fort. Dans ces moments-là, certains employés n’ont pas de scrupules à inventer des excuses bidons pour ne pas aller travailler.

Du traditionnel décès de hamster à la plus incongrue langue coincée dans une pince à linge, certains employés regorgent d’inventivité pour prendre un jour de congé.

Six patrons sur dix ne croient pas aux excuses de leurs employés « Dans une période économique difficile, il est vital pour les entreprises de gérer les absences dues aux maladies », estime Gill Landon, directeur du développement de Benenden Health. Pourtant, plus de 50% des employeurs ne croient pas leurs employés lorsque ceux-ci les appellent pour se porter pâle. D’ailleurs, 33% vérifient d’ailleurs sur les réseaux sociaux la véracité des faits. Une suspicion légitime puisque les employés avouent qu’ils auraient pu venir travailler dans plus d’un cinquième des cas.

L’étude dévoile que la recevabilité des excuses dépendrait dans la majeure partie des cas, de la personne qui les profère. Certaines aussi seraient plus valables que d’autres. Pour les employeurs, les nausées, virus et autres douleurs abdominales sont les raisons les plus crédibles et acceptables pour manquer le travail. Celles qui suivent en revanche ont dû en laisser perplexes plus d’un …

Les excuses les plus bidons

– Une conserve de haricots est tombée sur mon gros orteil.
– J’ai nagé trop vite et je me suis cogné la tête contre le rebord de la piscine.
– J’ai été mordu par un insecte.
– Le frein à main de ma voiture s’est cassé et elle s’est éclatée contre un réverbère.
– Mon chien a eu une grosse frayeur et je ne veux pas le laisser tout seul.
– Mon hamster est mort.
– Je me suis blessé pendant l’amour.
– J’ai dérapé sur une pièce.
– J’ai passé une nuit blanche.
– Ma mère est morte (pour la deuxième fois).
– J’ai des hallucinations.
– Je suis coincé chez moi car la porte est cassée.
– Ma nouvelle petite amie m’a mordu à un endroit sensible.
– Je me suis brûlé la main sur le grille-pain.
– Le chien a mangé mes chaussures.
– Mon poisson est malade.
– J’ai avalé du white spirit.
– Mon orteil est coincé dans la baignoire.
– J’ai coincé ma langue dans une pince à linge.
J’ai trop bu et je me suis endormi sur le sol de quelqu’un et je e n’ai aucune idée d’où je suis.
– Mon pantalon a craqué sur le chemin.
– J’utilise une nouvelle solution pour les lentilles et mes yeux pleurent tout seuls.
– Je me suis bloqué le nez.
– Ma teinture capillaire est un désastre.
– J’ai mal au doigt.

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Alerte job de rêve : recevoir 40.000€ pour des mater films et séries

tv job.jpegAvis aux amateurs de séries et de films, on a trouvé le job de vos rêves

Le « Netflix and chill » fait partie de votre passe-temps favori ? Pourquoi continuer à le faire gratuitement alors que vous pouvez gagner 40 000€ annuels uniquement pour regarder des séries …   Sur Instagram, la chaîne anglaise de streaming NowTv a posté une annonce des plus alléchantes : la plateforme cherche un ou une sériephile pour regarder toutes les programmations disponibles telles que Game of thrones, True detective ou The walking dead, entre autres.

Comment participer ?
Si vous êtes persuadé que vous ferez l’affaire avec brio, voici les étapes à suivre pour postuler et tenter d’être le gagnant de cette terrible expérience. Il vous suffit de poster une vidéo sur Instagram en expliquant pourquoi vous méritez de gagner le concours. (N’oubliez pas le hashtag #BoxSetSabbatical et la mention @NOWTV). Soyez original, montrez votre pointure en termes de séries et de films, employez un jargon simple et pointilleux. Un jury où figure notamment le comédien Joel Dommett étudiera les candidatures pour élire le grand gagnant, que le meilleur gagne.

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Les femmes qui ont un travail stressant grossissent plus que les hommes

balance poidsUne étude suédoise, réalisée par des chercheurs de l’université de Göteborg, vient de révéler que les femmes sont plus sujettes à la prise de poids que leurs collègues masculins lorsque leur charge de travail est importante et stressante.

« Le travail, c’est la santé » ?   Cela fait maintenant un bout de temps qu’on sait que ce n’est pas complètement vrai et qu’on peut désormais lui imputer de nombreux maux : burn out, mal de dos, stress …  Et ce n’est pas une récente étude suédoise qui risque de dire le contraire. En effet, d’après elle, on peut également accuser notre milieu professionnel d’être responsable de nos kilos en trop. Surtout si l’on est une femme.

Pour établir un lien entre la prise de poids et les exigences d’un emploi
Menées par des chercheurs de l’Université de Göteborg (Suède), l’étude s’est penchée sur le cas de 3.872 participants (hommes et femmes). Sur une période de 20 ans et à 3 occasions, les volontaires ont été interrogés sur des variables telles que leur IMC (Indice de masse corporelle), les exigences de leur travail et le contrôle qu’ils avaient sur leur vie professionnelle. Ils ont été suivis soit lorsqu’ils avaient entre 30 et 50 ans soit lorsqu’ils avaient entre 40 à 60 ans.

Afin de déterminer le niveau d’exigence d’un emploi, il leur a été demandé d’estimer leur rythme de travail, les éventuelles pressions psychologiques, le délai qui leur était laissé pour accomplir ce qui était attendu d’eux et la fréquence de demandes contradictoires auxquelles ils devaient faire face.

Pour mieux établir le degré de contrôle qu’ils avaient dans leur domaine professionnel, ils ont été interrogés sur le nombre de fois où ils avaient appris quelque chose de nouveau, sur l’aspect créatif et les compétences avancées que demande leur travail et s’ils sentaient qu’ils avaient la possibilité de choisir eux-mêmes quoi et comment faire.

Après avoir analysé les données, les chercheurs ont constaté des disparités entre les hommes et les femmes concernant la prise de poids en fonction de leur emploi.

Les femmes prennent encore plus de poids lorsqu’elles occupent un emploi exigeant
Les hommes et les femmes sont égaux en matière de prise de poids, certes considérable (un gain de 10% ou plus de leur masse corporelle) lorsqu’ils ont peu de contrôle ou de responsabilités dans leur emploi. La différence est nettement plus significative lorsqu’il s’agit des femmes qui ont davantage de responsabilités.

« Nous avons pu nous rendre compte que des emplois très exigeants avaient une incidence sur la prise de poids des femmes alors que cette association n’a pas été constatée chez les hommes », explique la chercheuse Sofia Klingberg, principale auteure des travaux. Des données qui viennent corroborer une récente étude canadienne qui montrait que les femmes qui travaillaient trop avaient plus de risques de développer un diabète que leurs collègues masculins.

De plus, les chiffres montrent que chez un peu plus de la moitié de celles qui occupent des emplois stressants et à responsabilités, la prise de poids était, en moyenne, 20 % plus élevée que chez les autres femmes qui exercent un travail moins exigeant et qui subissent moins de pression.

Les chercheurs admettent ne pas avoir encore examiné les causes sous-jacentes pouvant expliquer cette différence de prise de poids en fonction de la vie professionnelle mais la chercheuse Sofia Klingberg avance tout de même une possibilité : « il est tout à fait concevable que cela soit lié à une combinaison entre les grandes exigences professionnelles et les responsabilités à la maison que doivent souvent assumer les femmes. Cela peut rendre compliqué le fait de trouver du temps pour faire de l’exercice et mener une vie saine ».

La charge mentale subie par les femmes pourrait donc expliquer ces chiffres. Ce qui n’est guère étonnant quand on sait qu’elle peut être aussi responsable d’autres maux, comme l’avait expliqué le Dr Aurélia Schneider, psychiatre et interviewée par France TV Info : « Par exemple, elle peut provoquer des troubles anxieux, certaines maladies de peau quand elles sont trop stressées (psoriasis, eczéma) ».

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Après le travail au noir, le phénomène du travail «au gris» de plus en plus répandu

oui care etudeD’après une étude de la société Oui Care, le travail en partie dissimulé, notamment dans le secteur des services à la personne, est en forte expansion en France.

Vous avez l’habitude de déclarer votre baby-sitter mais samedi dernier, il est resté deux heures de plus que d’ordinaire. Vous n’avez pas pris la peine de déclarer ce travail supplémentaire, d’ailleurs, vous l’avez payé en liquide. Cette pratique de plus en plus répandue, que ce soit du côté des particuliers employeurs comme des salariés, porte un nom : le travail au gris. Une activité professionnelle ni entièrement illégale comme le travail au noir, ni totalement déclarée, pour être dans les clous.

Ainsi 31 % des personnes qui font appel à une nounou à la sortie de l’école ne déclarent qu’une partie des heures réalisées, contre 18 % en 2013 et 3 % en 2008, d’après une étude de la société Oui Care. « En 2018, on constate que le travail au noir a plutôt tendance à baisser alors que le travail au gris augmente sur toutes les activités », souligne l’étude. Cette tendance est marquée dans les services à la personne, en particulier l’accompagnement des seniors à domicile : 41 % des employeurs ne déclarent pas toutes les heures (18 % n’en déclarent aucune).

Les Urssaf ne font pas la différence
Pour les caisses publiques, le manque à gagner, difficile à calculer, est estimé entre 3 et 6 milliards d’euros en 2016. Pourtant, les Urssaf (qui collectent les cotisations sociales) ne font pas la différence entre travail au gris et travail au noir. Parmi les 1500 inspecteurs répartis sur l’ensemble du territoire, 15 à 20 % sont spécialisés dans la lutte contre le travail illégal. « Les contrôles sont aléatoires, dans toute la France et ils touchent tous les secteurs : le gardiennage, le déménagement, les tâches ménagères … », explique Emmanuel Dellacherie, directeur réglementation et contrôle de l’Acoss, l’agence qui pilote le recouvrement des cotisations.

« Travailler au gris entraîne une prise de risque tant du côté de l’employeur que du salarié et ne permet pas au travailleur de cotiser et d’acquérir des droits sociaux comme la retraite ou la sécurité sociale », détaille Guillaume Richard, le PDG de Oui Care. D’ailleurs, « il est devenu moins intéressant de travailler au noir. Les employeurs peuvent aujourd’hui bénéficier d’exonérations fiscales intéressantes, mais ils ne le savent pas » explique le dirigeant.

D’autant que ces réductions ou crédits d’impôt peuvent s’accompagner de différentes aides. Finalement, le coût d’un service peut être inférieur quand il est déclaré par rapport au noir. Résultat, faute d’être informés, les particuliers employeurs prennent plus de risque et paient souvent plus cher.

Le rôle clé des plates-formes
« L’essor des plates-formes qui fonctionnent avec des autoentrepreneurs entraîne une modification du monde du travail et favorise la multiplication des fraudes », prétend Guillaume Richard. Grâce aux sites comme AlloVoisins, Hellocasa, NeedHelp ou encore Frizbiz, il est facile de savoir que son voisin peut bricoler une étagère et le payer au noir de la main à la main la fois prochaine.

Pourtant, les plates-formes pourraient être de bonnes alliées des percepteurs de cotisations. C’est en tout cas ce qu’assure Benjamin Suchar, le fondateur de Yoopies, un site pour trouver ou proposer un baby-sitting. « Sur notre plate-forme, tout est automatisé : nous déclarons pour vous les cotisations dues et nous pré-remplissons les demandes d’aides et de crédits d’impôts auxquelles les particuliers employeurs peuvent prétendre », explique-t-il.

Une démarche qui tend à être de plus en plus poussée. À la demande des plates-formes, un système informatique leur permettra l’année prochaine d’automatiser totalement les démarches administratives des particuliers-employeurs avec les différents services de l’État. « En clair, nous ferons directement et automatiquement les demandes de crédit d’impôts et d’aides. La déclaration sera non seulement plus rentable, mais plus sécurisante et automatique. » une petite révolution.

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Europa-Park : Le parc d’attractions propose 700 postes pour sa saison 2019

europa park allemagneLe parc allemand recrute du personnel pour ses attractions, la restauration, l’hôtellerie ou encore l’entretien du site

Comme souvent, pour préparer la saison estivale du site allemand, Europa-Park recrute. Ce sont, cette fois, 700 emplois sont à pourvoir dans le parc d’attractions, situé à Rust.

Du personnel (emplois à temps plein et partiel) est recherché dans les secteurs d’activité suivants : les attractions, la restauration, l’hôtellerie (réceptionnistes, serveurs, cuisiniers, agents d’entretien), les boutiques (vendeurs) et l’entretien.

Trois journées de l’emploi
A cette occasion, le parc propose du 14 au 16 février, trois journées de l’emploi à Europa-Park organisé en partenariat avec le Pôle emploi de Sélestat (Bas-Rhin).

Les candidats doivent impérativement être mobiles et avoir des notions courantes d’allemand (niveau A1 à C1) ou d’alsacien. Ils peuvent postuler via le site Internet dédié ou au 00 49 78 22 77 15 444

Les demandeurs d’emploi doivent néanmoins s’inscrire aux ateliers préparatoires de Pôle emploi Sélestat : le prochain aura lieu le 31 janvier à 9h. Après validation de la candidature, les postulants sont convoqués à un entretien de recrutement individuel.

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Réforme de l’assurance chômage : le patronat se retire des négociations

OMEA VISUELS POUR LE RAPPORT D'ACTIVITÉ 2011

Le Medef et la CPME ont annoncé ce lundi 28 janvier suspendre leur participation à la négociation sur l’assurance-chômage dans l’attente d’une clarification du gouvernement sur le bonus-malus sur les contrats courts.

Haro sur le bonus-malus : les deux principales organisations patronales ont suspendu ce lundi 28 janvier leur participation à la négociation sur l’assurance chômage, fâchées par la « détermination » d’Emmanuel Macron à mettre en place ce dispositif réclamé par les syndicats pour lutter contre la précarité.

Le 24 janvier, lors de sa rencontre avec des citoyens dans la Drôme, le chef de l’État avait réaffirmé sa volonté de réguler les contrats courts par le bonus-malus, passant notamment par des pénalités pour « ceux qui multiplient les intérimaires ».

« Dans ces conditions, le Medef constate qu’il n’est pas en situation de poursuivre la négociation sans une clarification préalable du gouvernement sur la suite qui serait donnée à un accord entre partenaires sociaux », ajoute l’organisation patronale.

La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) annonce également la suspension de sa participation aux négociations, expliquant qu’elle « se refuse à cautionner une nouvelle forme de taxation des entreprises qui créent des emplois ».

Un effet « dévastateur » pour l’emploi
En 20 ans, les CDD de moins d’un mois ont été multipliés par 2,5, une source de précarité et un surcoût de deux milliards d’euros pour l’Unedic qui gère l’assurance chômage.

Le système de bonus-malus consiste à moduler les cotisations chômage de l’employeur en fonction du taux de rupture de contrats de travail. L’idée est de faire varier la cotisation patronale à l’assurance chômage, actuellement de 4,05%, en fonction du taux de rupture de contrats donnant lieu à inscription à Pôle emploi, promesse présidentielle soutenue par les syndicats.

Mais le patronat y est fermement opposé. En novembre, au tout début de la négociation sur l’assurance chômage, Geoffroy Roux de Bézieux, le patron du Medef, avait assuré qu’un tel système allait « détruire des CDD et des emplois intérim sans pour autant créer de CDI ». La CPME est contre toute « nouvelle forme de taxation des entreprises qui créent des emplois ». Elle estime que ce serait « dévastateur » pour l’économie française et pour l’emploi.

Pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, « le patronat portera la responsabilité de l’échec » de la négociation sur la réforme de l’assurance chômage s’il persiste à refuser tout mécanisme de « bonus-malus ».

« Soit on a une séance de négociation, cette semaine, telle qu’elle est prévue (jeudi), et on discute, y compris de la façon dont on responsabilise les employeurs dans l’utilisation de ces contrats courts, soit le patronat portera la responsabilité de l’échec de ces négociations », a-t-il affirmé au micro de RMC/BFM TV.

« L’État doit reprendre la main » en cas d’échec des négociations
Démarrée en novembre, la négociation doit prendre fin le 20 février après avoir été prolongée de deux séances, syndicats et patronat échouant notamment à se mettre d’accord sur un mécanisme qui réduirait le recours excessif aux contrats courts.

Lors de ses vœux aux acteurs économiques, le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire a déclaré lundi qu’Emmanuel Macron et le Premier ministre Édouard Philippe avaient « indiqué à plusieurs reprises que nous laissons la main aux partenaires sociaux et si les partenaires sociaux n’arrivaient pas à trouver un accord, c’est l’État qui devrait prendre la main et prendre ses responsabilités ».

« Ce qui compte à mes yeux, en tant que ministre de l’Économie, c’est que cette réforme de l’assurance chômage ait lieu en 2019 (…) pour avoir plus de justice dans l’indemnisation du chômage et plus d’efficacité et inciter plus pour le retour a l’emploi ».