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Affaire Grégory : l’avocat de la famille appelle les « gens qui savent la vérité à briser le silence »

affaire gregoryAprès l’annulation, la semaine dernière, de la garde à vue de Murielle Bolle en 1984, l’avocat des parents de Grégory Villemin demande aux habitants de la vallée de la Vologne de faire « éclore la vérité ».

Saura-t-on un jour la vérité sur l’affaire Grégory, l’un des dossiers les plus énigmatiques de l’histoire criminelle en France ?  L’avocat de ses parents, en tout cas, ne désespère pas. Invité lundi soir de l’émission L’heure du crime sur RTL, Thierry Moser, a lancé un appel à témoin aux Vosgiens pour faire « éclore la vérité ».

« C’est moralement monstrueux de se taire »
Thierry Moser, qui représente Christine et Jean-Marie Villemin s’est dit « convaincu que dans cette région de Lépanges, il y a des gens qui savent la vérité ». L’avocat a donc lancé un « appel à témoin » : « J’invite ces gens à briser le silence, à sortir du silence et à nous aider à faire éclore la vérité. Parce que je rappelle quand même qu’il s’agit de l’assassinat d’un petit enfant de quatre ans et je dis que c’est moralement monstrueux de se taire alors que peut-être on a des révélations à faire ».

« Crime collectif »
Il a par ailleurs indiqué que ses clients sont persuadés que la mort de leur fils est une œuvre collective: « Nous sommes convaincus, mes confrères et moi, ainsi que Christine et Jean-Marie, que Bernard Laroche a enlevé l’enfant, que Murielle Bolle se trouvait dans le véhicule avec sa belle-sœur au moment de l’enlèvement. » Et d’ajouter : « Nous pensons que nous sommes en présence d’un crime collectif [dont] Bernard Laroche est l’un des rouages ».

L’enquête se poursuit désormais à Dijon. Également interrogé mardi par France info, le représentant des époux Villemin estime que la « combativité » de ses clients doit finir par payer : « Je voudrais que la tragédie de la Vologne fasse partie de ces dossiers dont on dira dans quelques temps que la persévérance a payé, et que la combativité des époux Villemin a été récompensée. »

35 ans d’errements judiciaires
Le 16 octobre 1984, le corps de Grégory Villemin, est découvert dans la Vologne (Vosges), pieds et mains liés. Son oncle a reçu quelques heures plus tôt un appel téléphonique anonyme revendiquant l’assassinat. Le lendemain, les parents du petit garçon, Jean-Marie et Christine Villemin, reçoivent la lettre d’un « corbeau » : « J’espère que tu mourras de chagrin le chef. Ce n’est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance. Pauvre con. »

35 ans plus tard, le nom du ou des assassins n’est toujours pas connu. L’affaire a connu de multiples rebondissements, dont le dernier en date, celui de l’annulation de la garde à vue de Murielle Bolle en 1984, fragilise encore un peu plus une procédure entachée d’errements judiciaires.

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Affaire Gregory : «Nous sommes convaincus que Bernard Laroche l’a enlevé»

L’avocat des parents du petit Grégory, tué en octobre 1984 dans l’est de la France, lance un appel à témoins. «Il y a des gens qui savent la vérité», estime-t-il.

Un nouvel épisode est venu s’ajouter la semaine dernière à l’interminable affaire Grégory, cet enfant de 4 ans retrouvé mort dans la Vologne en octobre 1984. Jeudi dernier, la cour d’appel de Paris annulait la garde à vue de Murielle Bolle, qui avait été entendue alors qu’elle n’avait que 15 ans. Il était notamment reproché aux gendarmes de l’avoir interrogée sans la présence d’un avocat et de ne pas lui avoir notifié son droit au silence. La chambre de l’instruction de la cour d’appel n’a en revanche pas annulé les déclarations de l’adolescente.

murielle bolleLors de ce fameux interrogatoire, Murielle Bolle avait accusé son beau-frère, Bernard Laroche, d’avoir kidnappé le garçonnet en sa présence. Elle avait ensuite répété ses propos devant le juge d’instruction, avant de se rétracter en dénonçant la pression des gendarmes. La rumeur continue cependant d’affirmer qu’en réalité, la jeune fille avait été violentée par sa famille après ses aveux. Et que c’était par peur qu’elle aurait finalement décidé de se rétracter. Depuis ce spectaculaire revirement, Murielle Bolle ne cesse de clamer l’innocence de Bernard Laroche, abattu par le père de Grégory en 1985.

«Moralement monstrueux de se taire»
La décision de la cour d’appel de Paris n’a pas entamé la persévérance des époux Villemin, Jean-Marie et Christine, les parents du petit garçon. Au contraire, ils sont satisfaits que l’enquête ne soit pas bloquée et qu’elle puisse suivre son cours. Interrogé par RTL, leur avocat s’en remet aux personnes susceptibles de pouvoir les aider : «Je lance un appel à témoin. Je suis convaincu que dans cette région de Lépanges, il y a des gens qui savent la vérité et j’invite ces gens à briser le silence», indique Me Thierry Moser. L’avocat ajoute estime qu’il est «moralement monstrueux de se taire alors que peut-être on a des révélations à faire».

Le représentant des Villemin ne s’en cache pas : ses clients et lui-même sont persuadés que Murielle Bolle avait dit la vérité lors de sa garde à vue. «Nous sommes convaincus que Bernard Laroche a enlevé l’enfant et que Murielle Bolle se trouvait dans le véhicule au moment de l’enlèvement», affirme-t-il, évoquant un «crime collectif». L’avocat indique cependant qu’il ne compte pas insister pour que Murielle Bolle soit à nouveau mise en examen. «Nous pensons que (cette) gamine de 15 ans a pu ne pas réaliser que Laroche participait à la commission d’un crime», estime Me Moser.

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Les Américains profondément divisés sur la question de la destitution de Donald Trump

Donald TrumpLundi, CNN a publié un sondage montrant qu’alors que le procès en destitution de Donald Trump débute ce mardi au Sénat, l’opinion américaine est très partagée, parcourue de nombreuses fractures.

L’événement, solennel et compassé, apparaît pourtant comme le point d’orgue d’un mandat et d’une législature empreints d’une certaine extravagance. Ce mardi, le procès en destitution de Donald Trump débute au Sénat des États-Unis. A dix mois de l’élection présidentielle, il est accusé par la chambre haute, qui récupère le dossier des mains de la Chambre des Représentants, d’avoir fait pression sur l’État ukrainien, moyennant un chantage autour d’une aide militaire, pour qu’il ouvre une enquête sur Joe Biden, possible obstacle démocrate sur la route de sa réélection. A cet abus de pouvoir supposé s’ajoute le chef d’entrave à la bonne marche du Congrès, l’opposition reprochant à Donald Trump d’avoir empêché la venue de témoins devant la chambre basse.

Électorat contre électorat
L’aventure présidentielle de Donald Trump a toutefois fort peu de chances, pour ne pas dire aucune, de tourner court au sein d’un Sénat dominé par « ses » Républicains. L’enjeu est ailleurs et réside dans la bataille de l’opinion. Le sondage de SSRS commandé par la chaîne CNN a cherché à explorer cette dernière et il en ressort l’image d’un électorat très partagé autour des questions soulevées par cette procédure, qui connaît ici sa troisième édition dans l’histoire américaine.

51% des Américains souhaitent que le Sénat condamne le président des États-Unis et l’expulse de fait de la Maison Blanche, tandis que 45% rejettent une telle éventualité. Ces 51% de détracteurs se composent bien sûr d’ensembles très dissemblables. Quand les sympathisants démocrates plébiscitent la première option à hauteur de 89% d’entre eux, seuls 8% des partisans des Républicains les rejoignent en canon. Les non-alignés, ou « indépendants » dans la langue politique américaine, sont bien embêtés : 48% verraient d’un bon œil le départ de Donald Trump et 46% s’opposent à une condamnation.

Césures
Les césures sont nombreuses. Elles ressemblent parfois à des fractures, notamment lorsqu’on considère l’aspect social et scolaire de l’affaire. A titre d’exemple, lorsque 44% des Américains blancs diplômés soutiennent une fin anticipée du mandat de Donald Trump, ils ne sont plus que 27% à appuyer cette perspective parmi leurs pareils dépourvus d’un diplôme universitaire.

Comme le montre la mention de la couleur de peau du personnel considéré ci-dessus, le clivage est aussi fonction de l’appartenance ethnique. Ainsi, 86% des Américains noirs ont donné de la voix pour pousser Donald Trump vers la sortie, comme 65% des hispaniques mais le score passe à 42% au sein des Américains blancs. Femmes et hommes rendent aussi un avis différent. 59% des premières approuvent l’idée d’une condamnation contre 42% de ces derniers.

La turbulence est accueillie diversement suivant les âges également. 56% des individus évoluant sous une barre fixée à 45 ans prônent aussi une défaite de Donald Trump devant le Sénat, alors que 50% des personnes se situant au-dessus de ce seuil veulent écarter cette possibilité.

La question des témoins
Plusieurs consensus se dégagent en revanche sur le fond. Ainsi, 58% des Américains jugent que leur président a bien abusé de son pouvoir pour obtenir un bénéfice politique personnel dans ses échanges avec le président ukrainien et ils sont encore 57% à l’accuser d’avoir entravé les travaux des Représentants. Se pose alors la question de la réception de nouveaux témoins au Sénat. Pour 69% des sondés, oui, le Sénat devrait pouvoir auditionner des personnalités n’ayant pour le moment pas été sommées de livrer leurs explications devant les institutions. Les sénateurs démocrates ont besoin de faire basculer quatre de leurs homologues républicains pour lancer les convocations.

Or, c’est là que ça se gâte. Interrogé à ce propos, l’électorat républicain rétorque, à hauteur de 48%, qu’il veut voir de nouveaux témoins, et à 44% qu’il ne veut pas en entendre parler. Enfin, y a-t-il lieu de tirer de cette enquête d’opinion des enseignements quant à la température des citoyens dans les États qui s’annoncent les plus disputés dans dix mois ?  Si on prend les 15 États où l’écart séparant Donald Trump d’Hillary Clinton en 2016 était de huit points ou moins, on constate que deux blocs d’égale force se font face: 49% contre 49%.

Sondage conduit pour CNN par SSRS, du 16 au 19 janvier, au sein d’un panel national de 1156 adultes contactés sur leur ligne fixe ou leur portable par un intervieweur. Les résultats comportent une marge d’erreur de plus ou moins 3,4 points.

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En France, 5,4 millions de patients étaient sans médecin traitant en 2019

medecinMalgré une recherche active pour plus de la moitié d’entre eux, 5,4 millions de patients en France n’avaient pas de médecin traitant en 2019.

En France, 5,4 millions de patients n’avaient pas de médecin traitant en 2019, et ce malgré une recherche active pour plus de la moitié d’entre eux, souligne le directeur général de l’Assurance maladie, Nicolas Revel, dans un entretien au magazine spécialisé Le Généraliste  paru  vendredi, se disant « très attentif » à la situation.

« Il y a toujours eu, au cours des dernières années, environ 10% de patients sans médecin traitant », rappelle Nicolas Revel, reconduit à son poste début novembre pour un deuxième mandat de cinq ans. « En 2019, c’était le cas de 5,4 millions de patients », ajoute-t-il.

« Parmi eux, une part de patients plutôt jeunes et bien portants n’ont pas cherché à en trouver un », mais « plus de la moitié de nos concitoyens sans médecin traitant sont en recherche réelle d’un praticien attitré, faute souvent d’avoir pu en retrouver un au moment du départ à la retraite de leur généraliste », explique-t-il.

« Nous sommes très attentifs à cette situation. D’autant que parmi les personnes concernées figure un nombre significatif de patients en ALD (affection longue durée), de plus de 70 ans ou souffrant d’une pathologie chronique », souligne-t-il.

« Si nous ne faisons rien, cette tendance va s’accroître inéluctablement dans les prochaines années », prévient-il, appelant à une organisation collective.

Près d’un généraliste sur deux refuse de nouveaux de nouveaux patients
Selon une enquête de l’association UFC-Que Choisir publiée en novembre 2019, près d’un généraliste sur deux (44%) refuse de devenir le médecin traitant de nouveaux patients.

Mais pas question de revoir ce dispositif, indispensable à un meilleur remboursement, estime Nicolas Revel, jugeant au contraire qu’il faut le « conforter » pour « améliorer la prévention » et « le suivi des pathologies chroniques ».

Mieux vaut selon lui permettre aux médecins d’accroître leur patientèle, la médiane pour les généralistes traitants est actuellement de 850 patients , notamment grâce au déploiement des assistant médicaux, nouveau métier pour lesquels, « depuis septembre, un peu plus de 500 contrats ont été signés ou sont en passe de l’être (238 signés et 271 sont en cours) ».

Pour autant, l’Assurance maladie n’entend pas appliquer une « double peine » aux patients qui ne trouvent pas de médecin traitant en les pénalisant financièrement, souligne Nicolas Revel. Chaque caisse « a donc identifié les patients dans cette situation et pris les mesures pour qu’ils ne soient pas impactés », assure-t-il.

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Le procès du producteur Harvey Weinstein s’ouvre à New York ce lundi

Harvey WeinsteinParmi plus de 80 accusations d’harcèlement ou agression sexuelle, le procès ne concerne directement que deux femmes. Une condamnation de cet ancien patron du studio Miramax serait une victoire majeure pour le mouvement #MeToo.

Le producteur de cinéma américain Harvey Weinstein est attendu ce lundi à New York à l’ouverture de son procès ultra-médiatisé pour agressions sexuelles, deux ans après un scandale qui a engendré le mouvement #MeToo et fait tomber de nombreux hommes de pouvoir.

Depuis les révélations du New York Times, le 5 octobre 2017, plus de 80 femmes, y compris des célébrités comme Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie ou Léa Seydoux, ont accusé cet ancien magnat hollywoodien de 67 ans de les avoir harcelées ou agressées sexuellement.

Le procès ne concerne directement que deux femmes
Mais le procès ne concerne directement que deux d’entre elles, témoin de la difficulté de construire un dossier pénal sans preuve matérielle et sans témoin, autour d’allégations qui remontent souvent à plusieurs années.

L’ancienne assistante de production Mimi Haleyi affirme qu’Harvey Weinstein l’a agressée sexuellement dans son appartement new-yorkais en juillet 2006. La seconde victime présumée, demeurée anonyme, l’accuse elle d’un viol en mars 2013 dans une chambre d’hôtel, également à New York. L’acte d’accusation a été modifié en août pour inclure l’actrice Annabella Sciorra, qui affirme avoir été sexuellement agressée par Harvey Weinstein en 1993.

Si les faits la concernant sont prescrits, ils doivent permettre à l’accusation d’étayer le chef d’inculpation de comportement sexuel « prédateur », qui fait risquer la perpétuité au producteur.

Une condamnation serait une victoire majeure pour #MeToo
Une condamnation de l’ancien patron du studio Miramax serait une victoire majeure pour le mouvement qui combat harcèlement sexuel et discrimination à Hollywood et au-delà. Car plus de deux ans après la naissance de #MeToo, si de nombreux hommes de pouvoir dénoncés par ce mouvement sont tombés en disgrâce, la quasi-totalité a échappé à des poursuites pénales.

Le seul autre procès en vue concerne le chanteur R. Kelly, inculpé l’an dernier d’une série d’agressions sexuelles sur des jeunes femmes, parfois mineures. En septembre 2018, l’acteur américain Bill Cosby a certes été condamné à une peine minimum de trois ans de prison, mais les poursuites avaient été initiées fin 2015, avant la déferlante post-Weinstein.

« Suivi dans le monde entier »
« Il est clair que ce sera le procès pénal le plus en vue aux États-Unis », qui « sera suivi dans le monde entier », a résumé Gloria Allred, avocate de Mimi Haleyi et de l’actrice Annabella Sciorra.  Le juge d’État James Burke a accepté que la comédienne de 59 ans, qui dit avoir été violée par l’accusé durant la période 1993-94, témoigne au procès.

Si Harvey Weinstein est devenu un paria pour l’opinion depuis deux ans, l’accusation est loin d’être assurée d’obtenir la condamnation de celui qui fut le producteur indépendant le plus puissant du monde. Bien avant l’ouverture du procès, censé durer environ six semaines, les avocats du sexagénaire ont tenté de saper les témoignages des deux victimes présumées.

La défense a ainsi déjà produit courriers électroniques et textos montrant qu’elles étaient chacune restées en contact avec leur agresseur présumé plusieurs mois après les faits supposés.

Des faits rapportés qui ne « sont qu’une partie de l’histoire »
Ces échanges « vous amèneront à penser que les faits rapportés jusqu’ici ne sont qu’une partie de l’histoire », affirmait en juillet l’avocate Donna Rotunno, qui mènera l’équipe de cinq avocats chargés de défendre Harvey Weinstein. Cette avocate de Chicago est connue pour avoir défendu plusieurs hommes accusés d’agression sexuelle et pour sa pugnacité.

Connu pour son impatience et ses accès de colère, l’ex-producteur a changé plusieurs fois d’avocats avant de choisir cette pénaliste de Chicago qui a déjà défendu, avec succès, des dizaines d’hommes accusés de harcèlement ou d’agression sexuelle.

En face, l’accusation a obtenu, outre Annabella Sciorra, de pouvoir faire témoigner trois autres victimes présumées d’Harvey Weinstein, pour pouvoir brosser le tableau d’un prédateur sexuel insatiable.

Harvey Weinstein dit être en prise à des « démons intérieurs »
Le producteur a admis des « erreurs » et être en prise à des « démons » intérieurs, mais il a toujours affirmé que ses relations sexuelles étaient toutes consenties. Il a déclenché un tollé mi-décembre en s’indignant, dans un entretien au New York Post, de ne pas être reconnu comme un pionnier de la promotion des femmes à Hollywood.

« Les jurés et le juge sont censés ignorer tout ça », explique Joseph Cabosky, professeur à l’université de Caroline du Nord, « mais on sait très bien que c’est impossible ».

Joan Illuzzi-Orbon, la procureure, adjointe du procureur de Manhattan Cyrus Vance, mènera l’accusation lors du procès, forte de plus de trois décennies d’expérience. Avant le début du procès, elle a obtenu le relèvement de la caution de l’accusé, qu’elle accusait de prendre des libertés avec sa surveillance électronique. Elle dirigeait en 2011 l’équipe qui enquêtait sur Dominique Strauss-Kahn et l’incident du Sofitel. Elle avait recommandé l’abandon des poursuites, finalement acté, contre le directeur du Fonds monétaire international.

Aucune des superstars attendues à la barre
Si aucune des superstars qui ont accusé Harvey Weinstein de les avoir harcelées ou agressées, comme Ashley Judd, Gwyneth Paltrow ou Angelina Jolie, ne sont attendues à la barre, certaines -comme Rosanna Arquette- ont prévu d’assister à certaines audiences.

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Carlos Ghosn est rentré au Liban ce lundi, en violation de son assignation à résidence à Tokyo

Carlos GhosnCarlos Ghosn serait arrivé à l’aéroport de Beyrouth à bord d’un avion privé en provenance de la Turquie. Selon nos informations, il a atterri ce lundi dans la capitale libanaise.

Carlos Ghosn, l’ancien patron du groupe Renault-Nissan, est rentré à Beyrouth, au Liban, d’où il est un ressortissant, selon une information du journal libanais L’Orient Le Jour confirmée auprès de BFMTV par une source proche du dossier. Il est pourtant assigné à résidence à Tokyo depuis huit mois, avec interdiction de quitter le pays, en attente de son procès qui doit débuter au printemps 2020.

Il serait arrivé à l’aéroport de Beyrouth à bord d’un avion privé en provenance de la Turquie, selon le quotidien libanais Al Joumhouria.

Quatre chefs d’inculpation
Les circonstances précises entourant son départ du Japon ne sont pas encore connues. L’entourage de l’homme de 65 ans a indiqué à Europe 1 que ce dernier ne veut pas se soustraire à la justice, mais que le contexte juridique nippon ne lui laissait pas la possibilité d’espérer un procès équitable.

L’homme d’affaires à la triple nationalité libanaise, française et brésilienne, a été arrêté le 19 novembre 2018 à son arrivée dans la capitale japonaise. Il est sous le coup de quatre chefs d’inculpation pour abus de confiance et minoration de revenus aux autorités boursières sur la période de 2010 à 2018. Il risque jusqu’à 15 ans de prison.

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Certaines assurances vie évacuent discrètement la garantie totale du capital

assurances vieAprès enquête, l’association de défense des consommateurs CLCV accuse certains assureurs de ne plus garantir à 100% le capital épargné sur les fonds en euros alors que cela a toujours été la règle.

Les contrats d’assurance-vie en fonds euros sont en plein bouleversement, une révolution qui touche une grande partie des épargnants puisque ces contrats représentent 80% des encours en France.

Avec des taux d’intérêt de plus en plus faibles, les grands assureurs baissent les rémunération et appellent les épargnants à diversifier leurs contrats avec des unités de compte plus risquées mais plus rémunératrices. D’autres ont même décidé de limiter l’accès à ces contrats à capital garanti comme Allianz qui n’ouvrira plus de contrats à 100% en fonds euros.

Et il semble que la notion même de « capital garanti » qui structure ces contrats depuis toujours soit remise en cause. C’est en tout cas une des conclusions d’une enquête de l’association de défense des consommateurs CLCV qui a envoyé 955 questionnaires, un par contrat d’assurance nouveau ou ancien, à 113 contacts, assureurs ou distributeurs.

« Les épargnants ont été trompés » par les acteurs du marché « sur les points majeurs du fonds en euros », dont certains contrats ont « perdu leur garantie intégrale en capital », accuse l’association.

Traditionnellement, les fonds « euros » fonctionnaient de la manière suivante: « Si un épargnant a investi 100 euros, après paiement des frais sur versement, il doit être assuré de récupérer 100, quoi qu’il arrive et quels que soient les autres frais », rappelle CLCV.

L’association vise les frais de gestion demandés par les assureurs : selon CLCV, la moitié des nouveaux contrats permet aux compagnies de prélever ces frais même si cela conduit l’épargnant à se retrouver in fine avec un montant inférieur à sa mise initiale.

Tour de passe-passe
« Si la quasi-unanimité des contrats fermés à la souscription propose une telle garantie, près de 49% des contrats ouverts à la souscription ne l’offrent plus. Dans ce cas, le plus souvent, l’assureur s’autorise à imputer tous les ans les frais de gestion sur le capital. Ainsi, la garantie du capital baisse avec le temps avec une garantie de l’ordre de 92 % seulement au bout de huit ans », peut-on lire. La CLCV note que les anciens contrats, fermés à la souscription, n’amputent eux presque jamais le capital initialement investi.

« Avec ce tour de passe-passe, les assureurs sont parvenus à transformer la garantie totale du fonds en euros en garantie partielle, mais aussi à s’assurer la perception des frais de gestion, quel que soit l’environnement économique », s’étrangle la CLCV.

L’association n’hésite pas à nommer les établissements qui de fait n’offrent plus une garantie à 100% du capital. « Sont concernés les contrats de notre panel proposés par HSBC, mais également par Prédica, la filiale assurance vie du Crédit Agricole. Floriane 2, LCL Vie ou encore Espace Liberté 3 n’ont pas de garantie intégrale en capital. Du côté des assureurs traditionnels : ces pratiques sont particulièrement visibles chez Generali et Spirica ».

Face à cette situation, l’association demande « la mention expresse de l’absence de garantie sur le fonds en euros dans les documents commerciaux, publicitaires et contractuels dès lors que l’assuré n’est pas sûr de récupérer 100 à tout moment s’il a investi 100 après frais sur versements ».

Contactée par l’AFP, la Fédération française de l’assurance n’était pas immédiatement disponible pour commenter les conclusions de cette étude.